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hout her

• 8/05/2006 - 04 - Cosmogonie kemet : Cheik Anta Diop

Posté dans KEMETOLOGIE

 

Vous l'avez compris il ne s'agit pas dans ces pages de raconter le « mythe osirien » mais de presenter quelques Ntjer du nome D'Onou du fait de l'importance qu'il ont pris dans la théolgie et la cosmogonie kemet.


LA COSMOGONIE KEMET


Voici un extrait de Cheik Anta Diop résumant la cosmogonie kemet. A comparer les éléments ainsi rassemblés avec ce qu'on sait d'autres cosmogonies négro-africaines, il devient alors possible de démontrer ce en quoi elles sont "génétiquement" apparentées.



Cheikh Anta DIOP, Civilisation ou Barbarie, éd. Présence Africaine, 1988, PP. 388-390

La « cosmogonie » égyptienne qui va être résumée ici est attestée dans les textes des pyramides (2600 av. J.C.), pour nous en tenir à des faits sûrs, c’est-à-dire à une époque où les Grecs mêmes n’existaient pas encore dans l’histoire, et où les notions de philosophie chinoise ou hindoue étaient des non-sens.


On peut distinguer quatre grands systèmes de pensée en Egypte pour tenter d’expliquer l’origine de l’univers et l’apparition de tout ce qui est :


- le système hermopolitain
- le système héliopolitain
- le système memphite
- le système thébain


[…] Selon ces systèmes, l’univers n’a pas été créé ex nihilo, à un jour donné ; mais il a toujours existé une matière incréée, sans commencement ni fin (l’apeiron sans limite et sans détermination d’Anaximandre, Hésiode, etc.) ; cette matière chaotique était à l’origine, l’équivalent du non-être, du seul fait qu’elle était inorganisée : ainsi le non-être n’est pas ici l’équivalent du néant, d’un néant d’où surgirait un jour, on ne sait comment, la matière qui sera la substance de l’univers. Cette matière chaotique contenait à l’état d’archétypes (Platon) toutes les essences de l’ensemble des êtres futurs qui allaient être appelés à l’existence : ciel, étoiles, terre, air, feu, animaux, plantes, humains, etc. Cette matière primordiale, le noun ou « eaux primordiales », était élevée au niveau d’une divinité. Ainsi, dès le début, chaque principe d’explication de l’univers est doublé d’une divinité, et au fur et à mesure que la pensée philosophique se développe en Egypte, et particulièrement en Grèce (école matérialiste), celle-ci cède le pas à celui-là.


La matière primitive contenait aussi la loi de transformation, le principe d’évolution de la matière à travers le temps, considéré également comme divinité : kheper. C’est la loi du devenir qui, agissant sur la matière à travers le temps, va actualiser les archétypes, les essences, les êtres qui sont donc créés longtemps en puissance, avant d’être créés en acte […] Entraînée ainsi dans son propre mouvement d’évolution, la matière éternelle, incréée, à force de franchir les paliers de l’organisation finit par prendre conscience d’elle-même. La première conscience émerge ainsi du noun primordial, […] elle est Dieu, Ra, le Démiurge (Platon), qui va achever la création.


Jusqu’ici, la « cosmogonie » égyptienne est d’essence matérialiste ; car c’est faire profession de foi matérialiste que de postuler l’existence d’une matière éternelle incréée, excluant le néant et contenant comme une propriété intrinsèque son propre principe d’évolution. Cette composante matérialiste de la pensée égyptienne prévaudra chez les atomistes grecs et latins : Démocrite, Epicure, Lucrèce.


Mais avec l’apparition du démurge,Ra, la cosmogonie égyptienne prend une nouvelle direction par l’introduction d’une composante idéaliste : Ra achève la création par le verbe (religion judéo-chrétienne, islam), par le logos (Héraclite), par l’esprit (idéalisme objectif de Hegel). Il suffit que Ra conçoive les êtres pour qu’ils émergent dans l’existence. Il y a donc un rapport évident, objectif, entre l’esprit et les choses.


Le réel est nécessairement rationnel, intelligible, puisqu’il est esprit, donc l’esprit peut appréhender la nature extérieure. Ra est le premier Dieu, le premier démiurge de l’histoire qui ait créé par le verbe. Tous les autres dieux de l’histoire sont venus après lui et il existe un rapport historique démontrable entre la parole de Ra, le Ka –ou la raison universelle présente partout dans l’univers, et en chaque chose- et le logos de la philosophie grecque ou le Verbe des religions révélées.


TERMINOLOGIE


Au stade ou nous en sommes maintenant, je crois que nous pourrons désormais nous passer des terminologies grecs pour continuer dans le domaine d'Hout Her. Il n'est pas imperatif de connaître ou d'avoir une connaissance des medou nter ou de la translittération pour comprendre la suite. Cher lecteur vous vous doutez bien que ce bog n'est pas, et ne va pas se transformer en cours d'étude et de translittération des medou nter.

 

Seulement pour garder la cohérence et essayer de coller au plus près aux finesses des concepts Hathorique je crois qu'il faut garder à l'esprit les noms africain d'origine. Je crois que je n'ai peut être pas assez insister sur ce point au départ, les nomes sont des totems et chaque nom est investi de pouvoir totemique. Ren qui veut dire :  "le nom" mais peut se traduire aussi par : "vibrations, emanations puissante du nter" signifie aussi un liens qui unis les habitant de ce nome à la puissance totemique du nome....exemple le nome d' Iker : "le crocodile" donne aux habitants de ce nome la puissance totemique et métamorphique du crocodile.(nter SOBEK) Il arrive que nome, totem, et nter porte le meme medou nter.

Etant donné qu''il y a un tres haut niveau conceptuel dans la théolgie etla cosmognoie kamite, le fait de garder les noms et titre originel, permet a l'esprit d'en evacuer tout les concepte greco-romain  par lequel ils ont été vulgariser  dans l'égyptologie occidental.

 


 

DISTINCTF IMPORTANT

 


 

A ce niveau du blog je crois qu'il y a un autre distinctif important à faire entre trois notions qui possédent un tronc commun mais qui difffèrent sur bien des points, il s'agit de :

 

la kamitolgie -  l'égyptologie  - et l'egyptomanie.

 

De l'egyptomanie je dirais seulement ceci : parfois il s'agit d'amateurs très instruits qui lisent beaucoup et ont des réferences comme J. Yoyotte,  E. hornung, Gardiner, I. Franco, Dimitri Meeks, C. jacq, ou C. Desroches Noblecourt. Ils lisent aussi énormement les parutions et les bulletins officiels archéologiques concerant les fouilles et les découvertes sur les sites égyptiens.

Puis il y a malheureusement la grande masse des fantaisistes de tous bords,  qui voient des extra-terrestres, l'agent Fox Mulder, ou les rescapés de l'atlantide , les francs-maçons, le grâal, la revanche du pharaon maudit, ou  la vallée perdue de la momie égarée, ....et Stargate SG1 . Ces seconds connaissent encore moins l’Egypte ancienne, savent à peine lire le Medu Neter, du nouvel empire, souvent appris à grand peine dans les ouvrages de C. Jacq ...... Il faut dire que dans l'égyptomania il y a une littérature des plus prolifique. Un peu tout et n'importe quoi, souvent bien illustrée avec : l'explication vraie des pyramides et tout et tout, le mystère des sphynx résolut et tout et tout, très bien illustrées de grandes planches à l'aspect scientifique et en couleur, sans compter les photos extraites des collections du musée du Caire qui sont tres belles aussi. Puis ceci entrecoupé de Mdu Nter avec une mention : voici la traduction du texte, et cette traduction est des plus fantaisiste qu'il soit.

 

L'égyptologie : Elle est faite par des chercheurs et des amateurs érudits en archéologie kamite, certains sont véritable puit de science, cependant du fait de leurs etudes et leur formation ils perdent de vue le point fondemental de kemet:  c'est une terre africaine. Et ils n'étudient jamais kemet dans le contexte africain ou des langues africaines, ils se contentent de rester dans le monde meditéranéen et gréco-romain D'Herodote, de Diodore et Jamblique. Et aussi de faire parfois des amalgames avec l'egypte du monde arabe actuel. ( dérapages fréquents chez Deroches-Noblecourt )  Ces Egyptologues méconnaissent où occulte l’Afrique, puisqu’ils situent leurs travaux sur KEMET dans le cadre exclusif et abscons des études orientales; ( d'où leur manque flagrant d'outil conceptuels ) dépourvus qu’ils sont des clefs africaines pour ce faire. En outre ils ne comprennent pas les langues africaines contemporaines , leur interet restant centré sur les langues arabes, et chaldo-mesopotamiene.

 

La Kemetologie : Etudes négro-africaine selon Cheik Anta Diop et Théophile Obenga qui progressent dans le contexte des nations et cultures africaines, recoupent souvent les informations des Egyptologues. Elles s'en separent cependant rapidement en ce qui concerne l'évolution des influences des populations nilotiques et pan-nilotiques.

A ce jour, seuls les chercheurs de l’école africaine, diopienne, possèdent le bagage scientifique nécessaire à ce type de recherches.


RESUME DE LA THEORIE GENERALE DE CHEIKH ANTA DIOP


Paléoanthropologie


Sapiens sapiens, est apparu il y a environ 150 000 années sous les latitudes tropicales de l’Afrique. Il est né noir/nègre en raison d'une loi scientifique dite de GLOGER selon laquelle l'organisme des animaux originaires de ces latitudes tropicales produit davantage de mélanine leur permettant d'y supporter l'intensité accrue des rayonnements solaires. 
Il s’agit d’un fait scientifiquement établi, par les travaux de YVES COPENS et plus récemment ceux de LUIGI LUCA CAVALLI SFORZA. D’ailleurs, Cheikh Anta Diop en tire surtout des conséquences épistémologiques pour le renouvellement de l’historiographie africaine.
En effet, la chaîne d’hominisation africaine est la seule qui soit complète. C’est aussi la plus ancienne et la plus prolifique. Ailleurs on trouve des fossiles humains représentant des maillons épars d’une séquence d’hominisation incertaine. Ainsi, pendant des millénaires, il n’y a eu d’hommes sur Terre que de noirs, nulle part ailleurs dans le monde qu’en Afrique. Puis des colonies humaines émigrèrent dans les régions limitrophes de l’Afrique. Là où sont attestés les plus anciens fossiles humains après ceux de l’Afrique, c’est-à-dire en Europe méridionale et en Asie du sud-ouest.
Notons l’extrême cohérence de cette théorie (dite "out of Africa") : les fossiles humains sont d’autant plus anciens qu’ils se trouvent en Afrique ou près de l’Afrique. Tandis qu’ils sont d’autant plus récents qu’ils se trouvent loin de l’Afrique. Aucun exemple contraire à cette règle de cohérence n’a été apporté à ce jour. ( Et ce malgré les moyens de recherche faramineux mis en œuvre hors d’Afrique, depuis tant de décennies, par certaines instance occidentale pour contrecarrer cette théorie.)


Climatologie


La principale cause naturelle des premières migrations humaines consiste aux évolutions climatiques : en la succession de périodes pluvieuses et de sécheresses en Afrique, correspondant respectivement à des périodes de glaciation et de précipitation en Europe méridionale et en Asie du sud-ouest. Dans les premiers temps, homo sapiens sapiens a suivi la disponibilité naturelle de ses ressources alimentaires au gré des conjonctures climatiques.
Mais les catalyseurs culturels de cette migration consistent en la maîtrise du feu, permettant de vivre dans des contrées froides, et l’invention de la navigation permettant de traverser de vastes étendues aquatiques.
L’on comprend que né en Afrique, l’homme y expérimente les plus anciennes techniques culturelles avant d’aller conquérir la planète, précisément grâce à elles. C’est ainsi que la fabrication d’outils, la poterie, la sédentarisation, la domestication, l’agriculture, la cuisson, etc. sont attestées en Afrique et ses contrées limitrophes antérieurement à tout autre endroit du monde.

Kemetologie


C’est le domaine le plus controversé, mais aussi où les contributions directes de  Cheikh Anta Diop  et ses épigones sont plus novatrices et décisives. Elles n’ont pas d’équivalent du côté des contradicteurs de l’école africaine.

La civilisation kamétienne est une civilisation négro-africaine :


- Par ses habitants : KAMET en égyptien ancien s’écrit avec comme racine le mot (KAM) pour dire noir, la marque du collectif ( trois traits verticaux) et le déterminatif figurant un homme et femme. L’ensemble de la graphie peut/doit s’entendre « une collectivité d’hommes et de femmes ayant ceci de caractéristique qu’ils sont noirs ». En d’autres termes les KAMETIOU se désignaient dans leur propre langue comme un peuple (une collectivité) de Nègres (noir/kam) ;
[Dans son « Histoire culturelle de l’Afrique noire » OSCAR PFOUMA analyse les occurrences du mot KM.T, et permet de valider linguistiquement l’interprétation ici proposée.] - On peut mobiliser également du matériel iconographique et anthropométrique pour soutenir la négrité des Kamétiou. Mais, il me semble que  Cheikh Anta Diop invoque ce type d’argument négativement : pour dire qu’à partir des mêmes documents ayant permis de postuler le caractère leucoderme, en tout cas non-nègre, des Kamétiou, il est possible de conclure au contraire à leur négrité. Que pour trancher cette affaire, il faudrait convenir d’un protocole de recherche sur le taux de mélanine des fossiles humains disponibles et couvrant toutes les périodes de la civilisation kamétique. Faute de quoi, ce type d’arguments qui ne suffit pas en soi doit être complété par d’autres, notamment linguistiques et socio-culturels.

 

Par la langue : « Toute langue est l’archive première, la boîte noire d’une civilisation et de son histoire » [Alain ANSELIN, La cruche et le Tilapia, éd. de l’UNIRAG, 1995, P19.]
L’argument linguistique comporte deux temps forts. D’abord démonstration est faite que le Kamétique n’est pas une langue sémitique, encore moins afro-asiatique (puisque l’Afro-asiatique n’a aucune réalité scientifiquement démontrable).
Ensuite, la parenté génétique du Kamétique (égyptien ancien) avec les langues négro-africaines contemporaines est positivement établie, grâce aux travaux de Cheikh Anta Diop   et Théophile OBENGA. Il en résulte que les langues négro-africaines contemporaines et le Kamétique ont un ancêtre linguistique commun dont la matrice théorique a été reconstituée par OBENGA qui l’a baptisée « NEGRO-EGYPTIEN ».
D’autres contributions remarquables ont été apportées à cet argument linguistique, notamment par Alain ANSELIN qui ouvre un autre front sur l’africanité de l’écriture kamétique, le MEDU NETJER : « Il est clair que l’absence répétée des paires d’homophones nécessaires à l’établissement du code hiéroglyphique dans une famille de langues donnée rend difficile d’affirmer que cet univers linguistique puisse rendre compte de l’élaboration de l’écriture hiéroglyphique […] Le paradigme africain, doté d’un pouvoir explicatif plus grand, invalide pour cette raison le paradigme sémitique devenu « classique », fondé sur l’induction que les égyptiens « devaient » être « sémites », dans le cadre réducteur du « chamito-sémitisme » » [Alain ANSELIN, L’oreille et la cuisse, éd. TYANABA, 1999 ; P.9]

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• 8/05/2006 - 03 - Cosmogonie du nome d' ONOU

Posté dans KEMETOLOGIE

 

Quelques mots sur la cosmogonie du sepat d' ONOU - (hèliopolis en grec ancien) - Onou qui signifie quelque chose comme : le solide souverain.

Voici ce que nous raconte cette cosmogonie :

De toute éternité il y avait le NOUN

ATOUM s'est façonné une image et s'est extrait du Noun puis vient a l'existence.
atoum cracha SHOU ( l'air - masculin) et Expectorat TEFNOUT ( L'humide - féminin)

Shou et Tefnout s'accouplèrent et de Tefnout naquîrent : GEB (la terre - masculin) et NOUT( le ciel - feminin ). Ici, on peut noter que pour les kamites on dit "le" terre et "la" ciel.

Geb et Nout s'accouplèrent et de Nout naquîrent : Her (Horus) Our s ir (Osiris) Ir s (Isis) s th (seth)  Nebet-Hout (Nephtys)

Ainsi naquîrent les ntjer de kemet.


Mais en fait le théologie kemet est un peu plus complexe car dans ce processus on voit internenir tour a tour,  les netjer serpents primordiaux, le placenta de l'univers, le tertre des origines,  Ioûssias la grande masturbatrice,  Djéouthy-Thoth - le coeur de Ré - et Hout-Her la fille de Ré. et bien d'autre protagonistes avant que ne commence la théologie d'Onou, nomée par les égyptologues : mythe osirien.

A noter aussi le triple nom du Créateur : Il est : Khépri le matin -  Il est Ré, Rê ou Râ à midi - Il est Atoum le soir. Mais dans la cosmogonie d'Onou c'est en tant qu'Atoum perpétuel qu'il agit. Nous reviendrons sur ces conceptions et l'importance des noms (ren) pour les kamites.

Il est noter aussi, une chose déplorable trop courante encore de nos jours qu'est de voit le monde ancien de Kemet au travers les yeux des grecs anciens. Les habitudes on la vie dure, et on nomme toujours les Ntjer par leur nom grec et non kamite, ainsi que les nomes, et divers personnages historique. Ainsi le fameux "Khéops" en grec dont le nom est en fait : Khnoum k ou f ui ( Khnoum avec lui - ou khnoum le soutien ) D'ou l'obligation de toujours devoir traduire du hieroglyphique en copte, du copte, en grec ancien, du grec ancien en latin, et du latin, en vernaculaire. Cette chaine est beaucoup trop longue et autant s'habituer immediatement au nom réel et Kemet. Pour les noms des nomes, beaucoups sont cités en arabes actuel, ce qui ne correspond en rien à la réalité Kemet. Ce qui fait que pour beaucoup tout ceci deviens un cafoulli désordonné. Nous essayerons de palier a ceci dans la translitération, que nous verrons un peu plus tard.

 


 

ATOUM

Représenté sous l'apparence d'un homme coiffé de la double couronne, tenant le Ouas et le Ankh, il est souvent vêtu d'un simple pagne. Il est aussi représenté par homme à tête de bélier.

Très ancien Ntjer cosmique, Atoum est le Neter de la création,il est donc l'ancêtre créateur des éléments de l'univers, celui qui a rendu possible l'exsitence par sa propre existence, il a donnée à l'unviers et au cosmos ses lois et ses regles il est Mâât celui qui regit l'harmoine cosmique, a noter qu'en tant que Maât il prend un aspect feminin. Plus tard, il sera considéré comme un kheperou de Rê (representé par le solei)l lorsque l'astre solaire tombe vers le couchant. On peut noter aussi qu'a l'époque tardive le taureau Mnévis, (à ne pas confondre avec le boeuf Api) choisi par les prêtres selon des critères très stricts, se voulait être l'incarnation terrestre d'Atoum.

C'est de la semence d'Atoum que naquirent Shou et Tefnout.

 

KHREPRI

Khrepri est certainement avec bat un des plus anciens Ntjer kemet. Il a été découvert des objets ressemblant à des « scarabées » datant de la période néolithique (8000-6000 av J-C).
On connaît avec certitude l'attachementdes kemet a Khepri depuis au moins de la 5ème dynastie (2494-2345 av J-C) dans les « Textes des Pyramides », où l'on ordonne au soleil d'apparaître sous l'irou de Khepri. Durant l'Ancien Empire, Khépri apparaît comme le dieu solaire tout au long de sa course, ce rôle sera modifié par la suite. Khépri est un ntjer primordial, C'est aussi le créateur qui s'est lui même créé et dans les textes des pyramides il est dit : «Salut à toi Khépri. Celui qui est venu à l'existence par lui même. Tu viens à l'existence en ce tiens nom de Khépri» . A l'Epoque Archaïque, Khépri était considéré comme une manifestation d'Atoum (dans ce cas-là, c'est un scarabée à tête de bélier) et plus tard, il fut identifié à Râ, dont il ne pouvait cependant représenter qu'une seule phase : bien que Khépri, durant l'Ancien Empire, apparut comme un dieu solaire tout au long de sa course, son rôle évoluera pour devenir uniquement le soleil naissant.

 

– (râ)

Rê ou Râ Ntjer à tête de faucon, inssaisissable et aux multiples facettes, il est assimilé par sincrétisme à toutes les autres ntjer primoriaux, car il est tout à la fois, c'est la totalité créatrice. Il possède sa propre particularité en tant que Rê, mais ses hypostases sont multiples aussi bien masculine que feminine. Créateur suprême. Nul ne sait vraiment qui il est tant il est infini, insondable et incompréhensible a toutes humaines pensées. Dans la théologie kemet on le retrouve donc combiné à d'autres Ntjer pour augmenter le prestige du dernier, ou souligner sa puissance, comme dans Rê-Atoum, Amon-Rê, Ptah-rê. On trouve aussi dans les texte des formule du genre : "Rê dans Osiris, Osiris dans Rê".

Son irou est celui d'un homme à tête de faucon, couronnée avec le disque de soleil encerclé par l'uraeus. Le soleil lui-même était considéré le manifestation de son corps physique. Et chaque jour il traverse le ciel dans sa « barque solaire » et le passage par le Milieu chaque nuit - Douat - sur autre barque solaire pour réapparaître régénéré à l'est chaque matin.

 


 

Le cycle du Ntjer est symbolisé, par analogie, a la course journaliére du soleil :

 

Il est Khépri au matin lorsque le soleil se trouve à l'horizon du levant. ( est, ou pays des vivants, des régénérés)

Il devient  Rê dans la couse diurne quand il touche le zenith. ( puissance et force vitale)

Il devient Atoum quand sa course descend vers l'horizion du couchant ( ouest ou pays des defunts, de la régénération)

 

Tout les matins, la naissance de Khépri était donnée par l'utérus ( c'est à dire l'horizon oriental) de sa mère, Nout. Grâce à cette faculté lui permettant de renaître tous les jours, Khépri etait un symbole de la perpétuelle régénération des forces génésiques du cosmos.


Le scarabée etait le symbole de Kherpi pour les kemets. Nos anciens avaient scrupuleusement observé cet insecte et en avaient tiré beaucoup d'analogie avec leur propre théologie. Le scarabée stercoraire (Scrabeus sacer) sort d'une boule d'excrément (protégeant l'oeuf et la larve), qu'il pousse ensuite. Cela rapelle à la fois l'insecte (et le dieu) qui s'est lui même crée, mais aussi le dieu qui pousse le soleil devant lui, d'où la vénération du scarabée sous le nom de Khrepri « Celui qui sort de la Terre », nom ayant la même sonorité que le concept signifiant « venir au monde sous une forme donnée ». Il est aussi à noter que la couleur noire du scarabée est aussi celle de la terre fertile limon du nil d'où kemet «  la terre noire » tire son orgine et évoque la vie jaillissant du néant. L'action de pétrir sa boule qui donnera la vie est un acte réalisé également par le ntjer : Khoum, celui qui donne une forme aux être existant et générateur des espèces vivantes les modelant sur son tour de potier a partir de l'œuf primordiale ( ou placenta originel ) dont toute vie est issue. Dans le chapitre LXXXV du papyrus d'Ani, il est écrit : "Je me suis crée moi-même au milieu des eaux primordiale ( le Noun) et j'ai pris le nom de Khépri"

Ntjer solaire par exellence, dès l'Epoque Archaïque, il est identifié Atoum en tant que naissance solaire, il est doté d'ailes de faucon, qui lui confère l'aspect cosmique et tutelaire. La boule du scarabée était appelée : Nehepet ou Nehepou. Un vocable qui a pour racine «
nehep » qui signifie, "tour de potier". Une fois la boule confectionnée celle-ci est détachée de la bouse et l'insecte adopte une attitude et une démarche particulière pour la pousser sur une courte distance. Il progresse à reculons poussant la boule à l'aide de ses pattes postérieures ayant ainsi l'arrière corps plus haut que la tête. Les Égyptiens dessinaient la boule du bousier comme le soleil, c'est à dire à l'aide d'un disque, d'un cercle. L'enfouissement en terre de la boule après creusement d'un puits oblique et d'une chambre souterraine, donna au scarabée une nature en partie chthonienne.

 



TEFNOUT

Soeur et épouse de Shou, mère de Geb et Nout. Tefnout est le Ntjer de l'humide : élément eau. Femme à tete de lionne ou lionne son irou fait référence à l'apparence qu'elle revêtit lorsqu'elle s'enfuit en Nubie laissant derrière elle une grande sécheresse. Mythe Hatorique de "la lointaine". Elle est donc Hathor elle meme ou une personnification de « la Lointaine » Hout her - Skhmet. Elle prend alors l'aspect et les attributs l'œil de Rê, vengeur et destructeur. Un autre texte raconte que les larmes qu'elle versa en aidant son père Rê à soutenir le ciel s'étaient changées en plantes porteuses d'encens. Mais ses multiples hypostases la rapproche aussi de Mâat.

 



SHOU

Son nom signifie "le sec" ou "l'air sec". c'est l'élément : air. Shou est l'espace et la lumière entre ciel et terre. Il porte sur sa tête de une et quatre plumes, symbome Mâatique de stabilité, de royauté et attribut de l'air. Frère et époux de Tefnout ils sont mentionnés ensemble comme les deux Lions de l'horizon cosmique. Ils sont les deux parts d'une seule âme.

 

Shou sur demande de son pére Rê doit maintenir sa fille Nout au-dessus de son fils Geb, faute de quoi, s'il manquait à sa tâche, la barque cosmique de rê ne pouvant passer, ce serait le Chaos cosmique (IFSET) qui prevaudrais sur MAAT (harmonie cosmique universelle). Shou est donc aussi le garant de l'ordre cosmique à l'instar de Mâat. Son rôle Mâatique lui confére les attributs de Mâat, il deviens donc lui aussi Hathorique.

 

Les représentations le montrent debout ayant Nout au-dessus de lui, les mains levées et la repoussant vers le haut. Au-dessous de lui se trouve son fils Geb couché, alors que les pieds de Shou le garde eloigné de sa parèdre.

Les textes sur les origines de Shou raconte qu'Atoum une fois façonné a gravit le tertre primordiale - la premiere terre crée -  il y créa Shou et Tefnout en suivant une forte impulsion génésique induite en lui par sa main "Iousîas" - autre forme hathorique de l'impulsion ***uelle primordiale garante de la vie et de la reproduction - en se masturbant :

"Je me suis unis à ma main, et j'ai étreint mon ombre ; j'ai versé la semence dans ma propre bouche et j'ai craché Shou, j'ai expectorer Tefnout."

 

Il n 'y avait pas dans kemet de nome qui lui était dédié, n'etant pas des totems, mais un éléments primordiale, donc universel,  les deux terre et les terres étrangères étant en totalité sa juridictions. Dans la génèse des grands ancêtres qui ont régné sur kemet, c'est Shou qui le premier régna sur kemet lorsque Rê fatigué de la mesquinerie des hommes et des intrigues de ses ennemis dévoués à l'ifset, se lassa de leur prodiguer des bienfaits et préfera se retirer dans les hauteurs céléstes avec sa fille bien aimé Hathor.


 

NOUT

Elle est la voûte céleste ou le ciel (feminin) fille de Shou (l'air) et de Tefnout (l'humide) sœur jumelle et épouse de Geb la terre (masculin). Ils forment ainsi les éléments primordiaux de l'existant vivant. Et aussi une sorte d'induction, qui fait que le l'air et de l'humide naissent ciel et terre.

Vénérée dans le nome d'OUNOU, Nout est représentée sous les traits d'une tres belle femme nue arquée au-dessus de la terre, la touchant de ses mains et de ses pieds. Son corps étoilé représentait la voûte céleste. Ce qui fait dire aux textes théologiques que les membres de Nout sont les quatres pattes d'Hathor Bat, la vache céleste , et qu'elle est le ventre, ou la « panse » d'Hathor.

C'est NOUT qui engendre le soleil nouveau chaque matin et le regenère durant la nuit en l'avalant le soir pourqu'il subisse les metamorphoses nécessaires à la vie nouvelle. Ce cycle est décrit dans le "livre de l'Amdouat"**, car l'interieur du corps de nout etait appelé : DOUAT - ou séjour de l'ombre - par les kemets. Elle Fait donc renaître perpétuellement le jour et la nuit.C'est le passage de la barque de Rê. On notera l'importance accordée à la régénération dans la théologie kemet. (
** le moment n'est pas encore indiqué pour aller plus avant dans le livre de l'Amdouat, mais son importance Hathorique est telle que nous y reviendrons beaucoup plus détails par la suite.)

 

Shou sur la demande de son père Rê avait séparé Nout et Geb afin que celui-ci puisse passer avec sa barque tout au long de l'année. Année de 360 jours, cependant Nout demanda l'aide Djéouthy-Thot, (le coeur de Rê) et Ntjer créateur et comptable du temps, celui-ci jouat au dé contre la Lune et lui gagna les cinq jours qu'elle a d'avance sur le soleil ( Rê) ce qui firent passer le calendrier de 360 à 365 jours. Dans le calendrier kemet ces cinqs jours sont placés à la fin de l'année et son appellé : les jours épagomènes*. C'est durant ces cinqs journées supplémentaires que Nout en profitât pour donner naissance à ses enfants sans que Rê ne puisse rien dire ces jours étant ceux gagnés légalement par Djeouthy. Ainsi virent a l'existence : Osiris, Seth, Isis et Nephtys et le cinquième jour : Horus l'ancien** (Qui sera tuer en combattant les enemis de Rê et retrouvera son existence sous la forme de l'horus nouveau fils d'Osiris et de Isis)* mais le grand Rê peut les regarder de son oeil Hathorique, c'est pourquoi durant ces cinqs jours les kemet pratiquais le rite d'appaiser Skhmet  ** Ici les noms grecs car les plus connus du grand public.

Nout devient totalement hathorique lorsqu'elle est représentée sortant à moitié des feuillages d'un sycomore qui est son arbre symbolique pour donner à boire aux morts, elle symbolisait la mère qui rend la vie aux morts. Mais ceci n'arrive qu'au cours de la deuxieme période intermediare.

 


 

GEB

Geb est le Ntjer de la terre, fils de Shou et Tefnout est généralement représenté sous la forme d'un homme à peau verte, allongé nu sur le dos (parfois ithyphallique), portant parfois la couronne de la Basse Egypte. Il est le fils de Shou et de Tefnout. Il est également le frère et époux du neter de la voute celeste Nout. Dans les représentations, on le trouve en compagnie de Nout, sa soeur et épouse bien-aimée. Une oie, est le hiéroglyphe de son nom et son animal représentatif.

 

Se fougeux ébats amoureux avec sa soeur et épouse, ont contrariés Rê qui ne pouvait passer entre eux avec sa barque céleste tant leur etreinte était les tenait sérré l'un a l'autre, aussi Rê demanda à Shou se séparer ses enfants afin de ne pas perturber l'ordre cosmique. On voit donc souvent cette representation où GEB apparaît sur avec Nout tandis que Shou, netjer de l'air, vient séparé leur étreinte, soutenant sa fille Tefnout de ses deux main, ses pieds reposant sur le corps de son fils Geb.

 

Cependant de cette union, naquîrent et ce contre la volonté de Rê cinq enfant : trois fils, Her (Horus dit l'ancien), Our s ir (Osiris), S Th (Seth), et deux filles, ir s (Isis) et Ner beth (Nephtys) - ceci fera l'objet de la cosmogonie des enfants de Nout

 

Dans les textes de Geb, celui-ci trop désireux de succéder à son père sur le trône d'Egypte, ( Shou était peu intéressé par le pouvoir) décida de voler l'uraeus gage du pouvoir à sa mère co regnante, Tefnout. Pour accomplir ce larcin, les textes racontent que geb du violer sa mère, et que l'uraeus (Ouadjet) pour venger cet affront lui crachât son venin de feu au visage, ce qui le brulât atrocement et seul le pardon de sa mère lui rendit son visage. Ensuite Rê soigna son petit fils et Geb devînt le successeur de Shou. Il se montra un ancêtre souverain d'une grande sagesse et d'une grande puissance qui apportat beaucoup de prospérité sur kemet, tant pour les ntjers que pour les hommes. ( Car dans les antiques textes kemet les netjers et hommes vivaient côte à côte sur les deux terres ) Il fut considérer comme le plus grand souverain et son régne, dura dit-on plus de milles ans. Avant qu'il n'abdique pour laisser la courone et le pouvoir à son fils Our S Ir ( Osiris)

 


Cosmogonie des enfants de Nout


 

Our s ir (Osiris)

 

S Th (Seth)

 

ir s (Isis)

 

Nebet-Hout (Nephtys)

 

Her (Horus dit l'ancien)



 

HER ( Horus)

Netjer faucon cosmique de l'azur, des espaces célestes, fils D'Our s ir et d' IR S est le Ntjer de Beh det. Her est vénéré dans différents nomes kemet.  Les textes nous le decrivent comme Her l'ancien dont soleil est son oeil droit et la lune son oeil gauche.

Her ( le jeune ) fait partie du "mythe osirien" dont il est la clé. Il forme avec Our s Ir et Ir S ce que les egyptologues nomme une "triade" : mère , père , fils....Nous reviendrons plus tard ce concept de "triade" et nous verrons que la "trinité" chrétienne n'est pas nouvelle du tout, mais passablement bien recopier à partir de la gnose kemet d'Alexandrie.

C'est autour d'Her que va s'articuler l'avenir et l'histoire des hommes, depuis sa naissance jusqu'a sa royauté retrouvé. Il sera depuis sa naissance sur un chemin initiatique qui fait dire que tout humain est "Her en gestation". Her est souvent triplé en tant que Yhi l'enfant en devenir avant la naissance au porte de la vie, puis comme enfant nu suçant son pouce et Her le Ntejer à tête de faucon portant sur celle-ci le disque solaire l'accomplissement royale de la destiné. Il est le protecteur des souverains, mais aussi le maître d'un très grand nombre de lieu ou nome de haute et basse terre. Il était vénéré sous des noms variés : Her le vengeur de son père, Her qui préside aux Deux Yeux, Her fils d'Ir S etc....

 


 

INPOU (Anubis)

Fils "illégitime" d'Our S Ir et Nebet-Hout,(Nephthys) qui se serait fait passer pour Ir S. Inpou est représenté  par un chacal noir ou un homme à tête de chacal. Son nom veut dire " le chacal". Parfois aussi nommé par son hypostase Oupouaout,  le chacal couché avec un bandeau rouge autour du cou et un fouet entre les pattes postérieures. Il avait également souvent une croix ankh dans une main et dans l'autre le sceptre.

C'est le Ntjer kemet des mondes du dessous. Gardiens des portes de la Douat, maître des clés des univers d'en haut et d'en bas. Maître et gouverneur des génies, gardiens du royaume des morts. Son rôle principal était de veiller à l'embaumement et à l'accompagnement des morts vers le royaume de son père Our S Ir. C'est lui qui emmène le défunt dans la chambre des "Deux Vérités" et qui procéde à l'épreuve de la pesée du Ib (le coeur) avec la collaboration de Djéouthy, lors du jugement des defunts devant les quanrantes deux Njter juges de la Douat. Il est  le président de la cérémonie et présentateur du ab ( ame ) au tribunal divin. Mais ses multiples fonctions, rôles et attributs en font un Ntjer omnipotent pour tout ce qui concerne les mondes invisibles et aussi une certaine partie de la medecine de la pharmacie et de la chimie.

Son sanctuaire principal était situé dans la nécropole à Memphis mais aussi à Cynopolis.

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• 8/05/2006 - 02 - Que sont NTJER, KHEPEROU et IROU ?

Posté dans EGYPTOLOGIE

 

Divine Hout Her - Chap. 2

 

Qu'est ce qu'un NTR (prononcer néter ou nétjer) :

 

Nous l'avons parcouru le vocable NTR traduirait le concept de : la manifestation visible de l'énergie divine en action. cependant cela va un peu plus loin dans le sens où celà implique aussi la notion non seulement de l'énergie, mais aussi de l'entité ou d'une facette de l'entité Divine. Et cette entité, cette énergie Divine agit en toute conscience et toute volonté sur les univers* visibles et invisibles. Ce sont des "émanations" du créateur. Le créateur étant un et indivisible, ce ne sont pas des morceaux de lui-même, mais bien lui même dans sa totalité qui agit, par le biais d'une forme d'énergie bien distincte des autres.

 

Qu'est-ce que des KHEPEROU (prononcé répérou avec un r dur comme le ch dans l'allemand Bach ou kh de l'arabe khaled) :

 

Les khépérou traduisent le concept de la manifestation ressentis ou visible par l'être humain du ntjer. (à noter qu'en langue kamite le ou final est la marque du pluriel...comme le et est celle du féminin). Un même ntr possède donc une certaine quantité de khépérou. Dans la cas le la Divine Hathor, nous avons vu qu'elle était aussi : Bastet, Skhmet, Ouadjit, Nekhbet**, Tefnout, Nout, Isis, Nephthys, Neith, Mout, Mâat.... Il s'agit toujours du même ntr mais par du même khépérou. (voir à ce sujet l'ouvrage de Dimitri meeks : Les dieux egyptiens)

 

Que sont les IROU ?

 

C'est la forme physique, matériel et visuel que peut prendre le khépérou pour être perçu par le monde vivant et les êtres humains. Les textes parles d'Isis, la magicienne et de ses multiples irou, qui lui servent de ruse pour tromper son monde, se faisant passer pour ce qu'elle n'est pas. Nous verrons des extraits de ces textes plus tard.
Dans le cas de la Divine Hathor un Irou, est celui, d'une vache, ou d'une femme à oreilles de vache, d'une femme...tres sensuelle, d'une mère allaitant son enfant, ou d'une mère bienveillante***...et il y en a d'autres.

Il faut donc assez bien assimilé ces concepts, pour bien comprendre que les Kamites étaient bien monothèïstes et non polythèïstes, mais que leur théologie hautement conceptuelle et très poussée, les nombreuses representations d'irou qu'ils ont laissés pour parachever l'écriture hiéroglyphique (médou neter) a longtemps laisser penser le contraire. Aussi l'histoire d'Ankh Aton comme inventeur du monothéïsme ne tiens pas debout. Il s'agissait bien d'un shisme, mais politique, et non religieux, orienté contre le trop puissant clerger d'Amon. Là aussi je pense que nous y reviendrons.

 


 

*(lorsque je dis "les univers"  ce qui est faux puisque "uni" veux dire seul, donc toujours singulier, je crois que je devrais rejoindre cette notion de physique quantique qui parle de multivers. Mais la notion quantique n'est pas tout à fait la même, que la notion théologique à "quelques petits poils près".

**L'écriture des nom :Sekhmet ou Nekhbet est une traduction permettant la pronociation car ces nom son écrit de deux hieroglyphes trilitères : Skh Met ou Nkh Bet. D'où les difficultés de traductions parfois.

***On retrouve beaucoup de l'icônographie chrètienne dans le culte Mariale, directement ou indirectement inspirées des irou Hathoriques. dans la chrétienté naissante et encore partagée entre lettrisme et gnostisime, les coptes d'égypte ont transmis ces représentations aux grecs byzantins, qui les ont répandu dans l'occident chrétien sous forme d'icônes religieuses. Et on peut dire qu'aujourd'hui les cathédrales d'occident ont la Divine Hathor comme arrière-grand-mère.


 


Les Ntr Hathorique - Kheperou et Irou :

Au fil du temps et selon les époques, la personnalité d'Hout her s'enrichit de celle d'autres Ntjer. Les divinités se superposent et fondent leurs caractères distincts en une seule personne. Grâce au syncrétisme, qui veut que l'unique soit multiple et que le multiple reste malgrès tout unique, Hout her est l'une des Ntjer les plus riches en facettes car les personnalités assimilées constituent les différents aspects de la divinité.

 

 

BAT: Totem du 7em sepat (sp) ou "nome" en grec, de kemet, est assimilée à Hout her depuis le paléolithique jusqu'au début du Moyen Empire. Elle est la première représentation d'une divinité à visage de femme, portant des cornes enroulées et des oreilles de vache.

 

NOUT:  Ntr ciel, censée avaler chaque soir le soleil et le remettre au monde chaque matin. Elle peut se manifester dans une vache, comme dans le Livre de la Vache du Ciel, et est assimilée à Hathor dans ce cas. Comme elle aussi, sous la forme d'un sycomore, elle nourrit le défunt dans l'au-delà.

 

MEHYTOUR ET: Vache appelée "Grande Nageuse" qui, flottant sur les eaux du Noun, donna naissance au soleil et l'emporta entre ses cornes jusqu'à la butte émergée.

 

NEITH: A l'origine, Ntr androgyne, démiurge et protectrice du nome de Saïs, on lui assigne une fonction maternelle et un,e fonction guérriere ( contre les ennemis destructeurs). A l'époque ptolémaïque elle est assimilée à Méhytourèt et par conséquent à Hathor.

 

IMENT ET: Ntr de l'Occident, "Déesse-mère" assurant la renaissance des morts, elle semble être une forme d'Hathorique. (Le terme occidental "Déesse-mère", viens de la traduction littérale du kemet Mout - "La mère" - Les "Déesse-mère" porte une dépouille de vautour en guise de coiffure)

 

OUR S: Isis en grec - Epouse d'Our s Ir - Osiris en grec - veuve inconsolable dans le mythe osirien, mère dévouée auprès de son fils Her - Horus en grec - elle prend une importance grandissante dans la religion kamite. Aux époques ptolémaïque, elle sera confondue avec Hathor, dont le culte restera toujours très vivace et il deviendra malaisé de différencier leurs représentations. Seule la présence de leur nom permettra de les distinguer. Le contexte peut aussi apporter des précisions. Si la divinité est figurée en compagnie d'Osiris, il s'agira d'Isis; si elle allaite un enfant, ce sera Hathor.

BAST ET: Forme bienveillante et apaisée de La Dangereuse Sekhmet  Ntr  protectrice de la demeure sacrée et par extension de toutes les deumeures

TA OUR ET: La Grande -  Celle qui éloigne tout danger de la femme enceinte. Représentée d'une façon hybride: corps et tête d'hippopotame, pattes de lion, queue de crocodile, elle portait sur la tête une couronne composée de cornes de bovidé enserrant un disque solaire et le medou ntjer : Ankh - la vie - à la main. Assimilée à Hathor, elle se charge du défunt pour l'acheminer vers sa nouvelle destinée.

SKHM ET: La Lionne. Dans le "Livre de la Vache du Ciel", Rê envoie son oeil, sous la forme de sa fille Hathor, pour châtier les humains qui se sont rebellés. Hathor se transforme alors en la dangereuse lionne.

TEF NOUT:  La lionne, Tefnout, fille de Rê, épouse de Shou, Mère des origine du monde, Nout (la voute celeste) et Geb (la terre) elle est aussi le Lionne de l'horizon cosmique.

PAKH ET: le Speos Artemidos fut érigé par la pharaonne Hatshepsout en l'honneur de cette Ntjer qui exprime une facette effrayante d'Hathor.

OUADJET: Cobra Divine et protectrice de Ré, Maîtresse et garante de l'ordre Cosmique - Mâat - elle est aussi l'incarnation de la jouvencelle dans toute sa beauté et sa jeunesse.

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• 8/05/2006 - 01 - Divine HOUT-HER (HATHOR) : Introduction

Posté dans EGYPTOLOGIE

HOUT-HER (HATHOR)


Son origine remonte probablement à cette nuit des temps que l'on appelle en terme vague "La préhistoire".

Hathor, Hout-Hr signifie la "Demeure d'Horus". Très ancien Neter Kemet aux multiples formes, aspects (Irou) et fonctions (Kheperou), elle viens à l'existence en même temps que le Créateur. Pendant féminin de Celui-Ci, elle est , dit-on la main d'Atoum : IOUSSIAS, la Grande Masturbatrice. Cette vibration ***uelle première permet au Créateur d'activer ses forces génésiques créatrices et magiques au moment même de la création de l'univers.
Divinité Céleste HATHOR est le giron universel, le ventre sacré matrice du monde, gestatrice du soleil.

A l'origine grande Déesse cosmique primordiale - BAT - elle absorbe les aspects de nombreuses entités, on peut dire que toutes les Neter kemet sont ses hypostases. Elle prend soit la forme d'une vache céleste portant la ménit, collier à contrepoids, soit celui d'une femme à tête de vache portant le soleil entre ses cornes, encore celui d'une femme à oreilles de vache et dotée d'une abondante chevelure tressée et bouclée, ou encore celui d'une femme totalement gynomorphe, portant la dépouille de vautour - MOUT - des Déesses Mères et des cornes lyriforme enserrant le disque solaire. Elle porte également une magnifique perruque, objet érotique par excellence.

HATHOR est l'image même de l'élément féminin universel primordiale, tout à la fois , mère, fille, soeur, épouse. Déesse souriante de L'amour et de la joie ses formes physique et spirituelle, de la beauté , de la danse et de la musique, HATHOR est aussi l'âme vivante des arbres et de la nature, la maîtresse des pays lointains, la protectrice des défunts dans l'autre monde, et la nourrice divine du roi.

Elle peut également adopter son aspect destructeur, redoutable et mortel lorsqu'elle prend la forme de l'oeil de Rê, la terrible lionne SEKHMET - TEFNOUT ou bien celui de l'URAEUS divin : la cobra OUADJIT, elle crache alors du feu sur les ennemis de Rê, le Créateur, ses yeux lancent des rayons mortels sur les perturbateurs de l'harmonie et de l'ordre cosmique. Lorsqu'elle adopte sa forme de lionne SEKHMET elle deviens alors totalement incontrôlable et destructrice. elle s'abreuve du sang des humains qu'elle massacre, les âmes de ceux ci étant livrées aux émissaires couteliers, les faiseurs de carnage, les massacreurs, qui l'accompagne toujours dans son oeuvre destructrice, à laquelle nul ne réchappe. Rien n'arrête le souffle de SEKHMET. Sous cet aspect elle se révèle la protectrice du Créateur et de l'harmonie cosmique (Mâat), contre les hommes rebelles, Oeil de Rê, oeil vert d'Horus, elle est la colère sans pitié de Dieu, son Oeil vengeur contre les hommes ou les neters qui choisir de servir les forces du désordres (Ifset) et le neter de l'inexistence et la mort (apopi).

HATHOR détient le sceptre OUADJ, en forme de Lotus, et non pas le OUAS (à tête de chacal)

Adorée dans tout kemet son temple principal est Dendérah.


La Divinité dispose d'attributs spécifiques symbolisant la vie, tels :


le ménit

Un collier à contrepoids que l'on trouve aussi bien au cou de la vache que celui des femmes en tant que parure précieuse, de turquoise, d'or et d'argent, et qui a des fonctions guérisseuses) et


le sistre

instrument de musique à percussion portant le visage de la divinité et une colonne surmontée de deux têtes déminines à oreilles bovines.


HOUT HER est avant tout la Divinité Cosmique de l'amour tant sous ses formes Cosmiques, Spirituelles que Sexuelles. Elle est bien sur associée à la Féminité. HOUT HER règne sur tous les plaisirs ***uels et joie de l'amour dont elle est La Seule maîtresse. Elle est la sublime Déesse de la fécondité, des règles et de l'acouchement. On la célèbre par des chants et des danses, elle est Divinité de la musique, de la joie, de la danse et du vin.


L'inspiration des artistes est également de la compétence d'HOUT HER, et beaucoup viennent dans ses temples pour connaître l'explication de leurs rêves ou pour solliciter son aide en ce qui concerne la création artistique.


Le culte d'HOUT HER sort du commun, car les femmes aussi bien que les hommes sont prêtres et nombre d'entre eux sont parfois de simples artisans, des musiciens, et des danseurs qui ont mis leurs talents au service du sacré.


Musique et danse font partie de son culte, comme aucune autre divinité dans tout kemet. Une histoire racontent comment cette déesse dansa devant Ré, puis soulevant les voiles couvrants son ***e, l'exposa à la vue du Grand Dieu pour l'encourager quand il était mortellement desespéré. Celui-ci sourit et la vie revînt dans ses membres.

A Thèbes, la Divinité est présente sous sa forme cosmique et tiens le rôle de Nout (l'humide): le soir, la vache céleste engloutit le soleil pour le protéger des forces obscures et suit sa gestation jusqu'à sa création matinale. De la même façon, le défunt renaîtra dans l'au-delà. Dans cette fonction, elle est liée à Inpou (anubis grec) Considéré comme la mère du roi dès la IVème dynastie, elle est alors devenue un divinité très importante, intimement liée à Ré, et a commencé à avoir une fonction fondamentale dans les temples solaires de la dynastie suivante. Mais aussi, la Divinité est vénèrée en tant que Déesse des morts sous l'aspect de la dame du sycomore. Elle a alors la forme d'une entité mi-arbre, mi-femme. HOUT HER est  de plus la Divinité des naviguateurs avec Isis à la Basse Epoque.


Durant la période Ptolémaique, on l'a représentée comme une femme à quatre têtes, dirigées vers les 4 points cardinaux, pour souligner son aspect cosmique universel, onmiscient et omnipotent.


Le therme "Hathorique"   qui se réfère à la divinité et désigne les colonnes, les pilastres ou les chapiteaux couronnée de son visage sur les deux faces, eux-mêmes surmontés d'une représentation rectangulaire du sistre. Mais je compte bien approfondir plus avant ce concept qui n'est présenté que sous un angle architectural.

 


Introduisons dès maintenant la notion de Ntjer.


Comment les kamites eux-même appellaient ce que nous nomons "Hieroglyphes". Les anciens Kamites parlaient de : medou neter ( medu nter) - medou: le baton - neter: divin

Car la parole de Divine est le seul baton sur lequel l'homme peut fixer son regard pour guider son existence. Mais ce n'est qu'une traduction approximative par manque d'outil conceptuel des langues occidentale.

 

Dans un sens purement sémantique on devrait traduire neter - Nter - par quelque chose comme : " la manifestation visible de l'energie divine en action."

 


 

Ceci dit revenons à La DIVINE et ses Mythes :

 

Ntjer universelle, tout comme ISIS avec laquelle elle va finir par se confondre à partir du nouvel empire, Hathor est une représentante essentielle du divin au féminin.
Fille de Ré et parfois aussi son épouse, dans la cosmogonie héliopolitaine, mère symbolique du pharaon, la Ntjer Hathor participe au vivant du cycle solaire.
Ntjer étant à l'origine la mère d'Horus et une entité céleste dont le corps est parcouru par le soleil, avalé le soir et enfanté le matin. Elle va perdre progressivement ce caractère au profit de Nout.

 


 

Le mythe de la Destruction des hommes et de l'Œil de Rê :

 

Sculpté dans plusieurs tombes de la Vallée des Rois un texte : Le livre de la Vache du Ciel " narre Une époque où Ré gouvernait Kemet, il fut en butte à un formidable complot que les hommes avaient ourdient pour le détrôner du ciel. Dans un bref moment de colère, Il dirige contre eux son «Œil» Hathor, qui prend la forme de la lionne Sekhmet et quitte le palais de son père accompagnée de ses "émissaires" : les massacreurs, les faiseurs de carnage, les coutelliers, les écarisseurs, les dévoreurs de chair, avec leur tetes le puissant seigneur Toutou - translittéré TWTW - pour massacrer les rebelles. Mais le coeur de ré est un coeur tendre et plein d'amour pour sa création, rapidement Il estime que la tuerie a assez duré. Seulement rien n'arrête la colère de la Lionne Sacré, qui ennivrée par le sang est devenue incontrôlable, et continue, sans aucune pitié le massacre commencé, et ce malgé les injonctions de son Père. Rê charge donc Shou et Thoth de la faire revenir en Égypte.

Pour l'aborder, le génial Djeouthy-Thoth se transforme en singe - babouin -et a l'idée de répandre de la bière coloré comme du sang, sur le passage de la Déesse Lionne. Après s'y être regardée, Hathor goûte le liquide, s'enivre jusqu'à sombrer dans l'inconscience. A son réveil elle a oubliée la poursuite de son destructeur projet et s'en va en Nubie, refusant de rentrer a Kemet malgrès les multiple arguments que déploie notre beau parleur et Maître des écritures qu'est Djeouthy. elle s'enfui et va batiffoler en terre de nubie, lorsque Shou et Djéouthy la retrouve il la voit accompagné de petit lionceau qu'elle vien de mettre au monde. Mais sa colère reste bien tenace et vivace, alors pour apaiser définitivement la Divine et parvenirent à la convaincre de regagner l'Égypte, Djéouthy la précipita dans les eaux de la première Cataracte. Dès lors, la terrible Lionne s'affirma sous les traits bienveillants d'une douce chatte, la Ntjer Bastet, patronne de la famille et protectrice du foyer.

Les retrouvailles de Ré et de Hathor eurent lieu à Philae. Mais ces dernirs furent si longs à revenir que Ré , depourvu de son "Oeil", lui trouva un remplaçant. La colère de l'Œil hathorique fut telle que Ré , pour l'apaiser, lui dir de venir de figer à son front. La Dvine de transforma alors un une splendide cobra et devint l'Uræus Divin, le cobra féminin au souffle brûlant et dévastateur, symbole de la puissance et de la protection, contre les enemis visible et invisble de Ré. (L'Œil divin : Oudjat, nom féminin signifie "ce qui est complet")


 

Différents aspects du Nter

 

La forme première de Hout her est le Ntjer BAT, la vache céleste, nouricière et protectrice du Cosmos, et toute la Création Divine, ayant enfantée et allaitée les autres Njter. Plus tard elle prendra sa coiffure caractéristique, un disque solaire encerclé par des cornes de vache. Elle porte également une magnifique perruque, objet érotique par excellence. Le collier à contrepoids  ménat, et le sistre, souvent tenu par son fils, le petit dieu Ihy, sont les instruments de son culte. ( Ce collier est souvent rappeler par les sompteuses et lourdes parures que portent autour du cou, de nos jours encore, les femmes Nilotique du soudan et du kenya)


C'est peut-être à cause de son rôle de protectrice de ce qui se passe dans les entrailles de la terre qu'elle est devenue la patronne des grottes et Dame du Sinaï, maîtresse des pierres précieuses et de tous les minéraux extraits de la terre, veillant sur les expéditions de carriers qui s'y rendaient pour extraire la turquoise. Elle est également rapprochée du nord et du milieu aquatique, matérialisé par des fourrés de papyrus. C'est aussi la maîtresse des pays étrangers, dame de Byblos et de Pount. À Memphis, elle est déesse du sycomore, l'arbre dont se nourrissent les défunts dans l'Au-delà.

 

Les chapiteaux dits "Hathoriques" présents dans les temples dédiés à la déesse durant les dernières dynasties représentent un visage humain aux oreilles de vache vu de face. Ces quatre visages font référence à son omniscience et son omnipotence, nous l'avons déjà vu. mais aussi aux quatre aspects essentiels que la Ntjer regroupe en sa personne, ses fonctions. On peut dire que les nombreuses autres Ntjer féminines sont toutes des hypostases de La Divine Hout Her:


LES 4 ASPECTS

Les chapiteaux Hathoriques présents dans les temples dédiés au neter durant les dernières dynasties représentent un visage de très belle femme vu de face avec des oreilles de vache . Ces quatre visages représentent les 4 points cardinaux, les 4 pattes de la vache, les 4 vertus principales...les 4 aspects essentiels du Neter regroupant en sa personne les fonctions de nombreux autres Neter féminin :

HATHOR VACHE :La forme première d' Hathor, correspond à son attribut premier qui est celui de la maternité. Cette apparence est lié a un animal totem qui symbolise par excellence la maternité et l'abondance : la vache. Hathor, est la vache céleste ayant enfanté et allaité les dieux, nourrice de l'enfant royal, ces attributs se retrouvent dans les oreilles et dans sa coiffure nattée et tressée, si caractéristique de la femme africaine, ou bien par un disque solaire encerclé par des cornes de vache. HATHOR, sous forme de vache, de vache gynomorphe ou bien de femme à chevelure abondante et bouclée dotée d'oreilles de vache, est déesse cosmique. Neter funéraire apportant le renouveau après la mort, protectrice du défunt à qui elle redonnera le désir ***uel afin qu'il la féconde et qu'elle le fasse renaître à la vie éternelle. Ainsi, la Grande dame de l'Occident dispensera sa bienveillante influence dans les nécropoles notamment dans la montagne Thébaine où elle est omniprésente.

HATHOR LIONNE : SEKHMET dans les déserts de la haute Nubie, c'est la Lointaine, la déesse dangereuse , l'Œil de Rê, sauvage et destructrice.

HATHOR CHATTE : BASTET, le pendant bienfaisant de la lionne, la protectrice des foyers.

HATHOR COBRA : OUADJIT, uraeus, cobra vengeur et artisan de justice, protectrice des justes et destructrice des iniques. Elle est le pendant de Sekhmet au niveau des forces de l'au-delà. Elle protège les hommes mâat des puissances invisibles et néfastes. 

  • Le culte

     

    Ne conservant plus que son caractère gracieux et souriant, elle vint s'établir dans son sanctuaire principal de Denderah pour y constituer une triade avec Horus d'Edfou et Ihy, le joueur de tambourin.

     

    Lors du mois égyptien d'Epiphi, à l'occasion de la fête de la "Bonne Réunion", Hout her remontait le fleuve jusqu'à Edfou, au temple de son époux Horus, afin de s'unir à lui, ce qui garantissait la fertilité du pays.

     

    Et à l'occasion de la fête du "Siège de la Première Fête", celle du Nouvel An qui coïncidait avec le retour de l'inondation dont les eaux venaient du Sud où s'était réfugiée la Lointaine, une étincelle divine réanimait l'idole de la déesse, rendant la présence d'Hathor effective tout au cours de l'année.


  • LES 7 HATHORS

  • Rites remontant à la plus haute antiquité, un groupe de suivantes de la Déesse portant le titre de "parfaites, belles et bouclées". Elles assistaient aux accouchements et prédisaient l'avenir des nouveaux nés. Sous forme humaine, elles sont présentes à la naissance des enfants et se penchent sur le berceau pour déterminer leur destin. Elles leur insufflent les forces positives qui permettront de vivre en accord avec les lois du Ciel et de la Terre. Elles choisissent quel seront les nom - ren - que portera l'enfants durant sa vie. Au cours de la vie, elles jouent également un rôle dans le domaine des choses de l'amour et du ***e, tout en protégeant chacun contre les esprits mauvais. Les rubans rouges qu'elles portent dans les cheveux servent à lier ces mauvais esprits, à les neutraliser ou les exterminer. A l'époque ptolémaïque elles célébraient les mystères d'HATHOR dans les mammisis. Les femmes jouaient de la musique, chantaient et dansaient, jouaient du tambourin et frappaient dans leurs mains, et maniaient les objets sacrés :

    ·      Le collier de résurrection (dont les sons recréent le monde)
    ·      La clepsydre (horloge à eau en rapport avec THOT, le maître du temps sacré)
    ·      Les deux sistres (qui écartent la violence et procurent l'apaisement)
    ·      Les deux ailes protégeant l'Egypte et le cosmos (symbole Hathorique royal)
    ·      Un pot de lait (doux pour le ka, nourriture céleste qui illumine et rajeunit)
    ·      Une cruche (qui contient la boisson donnant l'ivresse sacrée et dévoilant ce qui est caché)
    ·      Une couronne pour le front d'HATHOR (fondue par PTAH qui avait choisi l'or, la chair des dieux)
    ·      Le mammisi (lieu du repos et temple où s'accomplit le mystère de la naissance)
    ·      Une porte monumentale (fondée par le soleil féminin)
     
    ** l'éros : C'est a ce sujet que je reviens sur le concept de l'Hathorisme. Partant du principe que si l'on qualifie d"érotique" les actions et la manifestation humaine d'Eros divinité grec de l'amour charnel avec Aphrodite. Je préfererais désormais définir comme HATHORIQUE ces mêmes manifestations lorsqu'elle concerne Kemet et les nations noires.
    Nous approfondirons un peu plus tard ces concepts, en ce qui concerne la ***ualité Hathorique.
     
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    Hout Her ( Hathor ) dans l'esprit de Mâat l'africaine. Une autre approche de la connaissance kemet et des l'antiques civilisations nilotiques.

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