Samedi 4 février 2006 :
NATIONALE IV
EM 1872 reçoit MEYREUIL
au Cercle Saint-Michel, rue Briffaut.
En cet après-midi, un peu avant l’heure de la rencontre, une atmosphère cordiale s’était établie entre les deux équipes. Un détail important : nous étions soulagés et avantagés par l’absence du premier échiquier de nos adversaires, Blandnet, classé 2140 élo.
À 14h30 chacun se mit en place. Le silence se fit, et l’affrontement commença.
Énorme et bonne surprise !! Après 15 minutes de jeu seulement, Benjamin Rotsaert, au 3ème échiquier, mata (ce bon passé simple, il fallait bien un jour ou l’autre le placer ! Voilà qui est fait, sans porter le moindre préjudice à notre riche trésorier.) brillamment son adversaire en quinze coups.
Décidemment, ce garçon nous enchante à chacune de ses prestations.
À quelques pas de là, Jean Louis Rotsaert, sans doute inspiré par la grâce de son digne fils, dans son style tenace et studieux, finit par vaincre de même pour la gloire du club…et de la famille ! Résultat 2-0
Au 4ème échiquier Guy Rouverol, crispé avec les noirs, dans une partie aux roques opposés, désarçonné par la résistance opiniâtre de son adversaire, perdit après avoir cru gagner ! Son Roi découvert, exposé aux coups dans un roque éventré, fut d’abord acculé dans l’angle h8, dos au mur. Puis, un Fou b2 en embuscade, que l’on aurait presque pu oublier, fit sauter le dernier rempart fragile, un Pion f6, poignardant l’infortuné Roi noir de Guy Rouverol. « Je me suis relâché, dit-il ». En proie aux affres de la défaite toujours injuste, il s’enfuit précipitamment, comme pour échapper à ce cauchemar, renonçant même à l’usage traditionnel de la consommation offerte ! Ami Guy, cette déconvenue n’enlève rien à l’ampleur de ta carrière échiquéenne, aux belles parties qui l’ont émaillée, à tes victoires passées, à ta grande connaissance du jeu, à tes qualités incontestables de joueur et d’ami. Nous te gardons toute notre estime, d’autant plus que ta victoire manquée n’aura pas altéré le résultat de l’équipe. Résultat 2-1
Au 7ème échiquier, monsieur Akopian avec les noirs, était opposé à un garçonnet de 10 ans. Dans la phase d’ouverture, il fallut qu’il déploie beaucoup d’énergie et de prudence pour contenir les assauts de son jeune et fougueux adversaire. Mais en milieu de partie, celle-ci s’équilibrant, le garçonnet, manquant d’expérience et de maturité, commit la faute fatale et laissa la victoire au vétéran venu de l’Est ! Résultat 3-1
Nous n’éprouvions aucune crainte pour Roger Audiffren, poutre maîtresse de l’édifice ! Il attendait simplement, comme la mygale à l’affût, que son adversaire s’empêtre et s’immobilise dans les fils de la toile, pour inoculer son venin ! Résultat 4-1
Après deux heures de jeu, les regards se portèrent sur la partie de David Plane, au 6ème échiquier. En petite forme, avec une position déjà légèrement inférieure, il prit un pion central vénéneux, prit aussi du retard dans le déploiement de son jeu, et dut finalement concéder la victoire à son adversaire, avec une évidente amertume. Résultat 4-2
Que vis-je alors ? Notre ami Jean-Louis Teychené venant vers moi en souriant et me disant : « Devine ce que j’ai fait ? »
J’ai deviné, bien sûr ! Sans lui répondre, je suis allé inscrire sur la feuille de match la nième, traditionnelle et immuable partie nulle de Teychené !
Christian Gaillard serait-il responsable de ma calvitie ?... Je pourrais le penser, car pour ce qui est de me faire des cheveux, avec lui, je m’en suis fait ! Ses parties sont interminables et nerveusement épuisantes. Surtout pour le capitaine d’équipe, qui attend dans les transes l’issue de la partie, toujours plus ou moins accrochée au drapeau de la pendule de notre Gaillard.
Il était le dernier encore en lice. Les deux drapeaux étaient en l’air ! Son adversaire, à 15 secondes de la chute, craqua et abandonna sans attendre ! Le drapeau de Christian Gaillard n’était plus qu’à deux minutes de tomber... Ouf !! Le roi du suspense et du zeit-not a trouvé plus lent que lui !
Résultat final 5 à 2
Bravo les gars ! Ce fut une belle journée d’hiver, et c’est bientôt le printemps. Nous sommes en tête au classement.
NATIONALE VI
ACADÉMIE D’ÉCHECS (MARSEILLE II) Rencontre EM 1872
au Cercle Saint-Michel, rue Briffaut
Plus attentif aux parties de Nationale IV qui se jouaient dans une autre salle, je me suis moins concentré sur celles de cette rencontre de Nationale VI. Toutefois, j’ai constaté avec beaucoup d’intérêt et de satisfaction la cohésion, la complicité des joueurs de notre équipe, de plus en plus appliqués et efficaces au fil des rencontres.
Félicitons en premier Frédéric Bertrand pour les KO rapides qu’il assène à la plupart de ses adversaires. Je ne doute pas que son classement Élo grimpera vite et haut.
De son côté, René Luc, toujours égal à lui-même, parvenait à dominer son sujet et son adversaire, à vaincre et à convaincre.
Olah Karoly et Loïc Albe, les deux compères inséparables, aussi sérieux et convaincants, ont également triomphé.
Le résultat final est de 4 à 0
Continuez ainsi, amis, avec le même sérieux, la même application, et la voie de la Nationale V vous est ouverte.
Bravo à tous ! Pierre Andonian
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