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Avior 16 ans à Salvador de Bahia

posté à 05:17 le 17/07/2007 par débora


Village global

Mai 2007

Avoir 16 ans… à Salvador de Bahia

Taiana Silva habite à Salvador de Bahia, l’une des villes brésiliennes les plus influencées par la culture africaine. Dans cette cité de plus de trois millions d’habitants, située au bord d’une baie (d’où le nom Bahia), l’adolescente nous fait découvrir son pays.


Par Debora Pinheiro

Taiana SilvaTaiana, présente-nous ton pays.
C’est un pays énorme où il y a des paysages à couper le souffle et un peuple de battants! Au Brésil, il y a une grande diversité de cultures, de physiques, voire de climats. Ici à Bahia, par exemple, on voit beaucoup de Noirs, et il fait chaud. Dans le sud du pays, c’est tout autre chose: on rencontre beaucoup plus de blonds aux yeux pâles, et il neige parfois. Malgré ces différences, nous nous sentons tous Brésiliens et nous avons en commun une grande joie de vivre, le goût de la fête et une bonne dose de détermination.

Quels mets typiques préfères-tu?
Je craque pour la lasagne, mais je ne peux pas me passer de la nourriture typique de Bahia, préparée avec l’huile de dendê. Cette huile de palme rouge orangé est utilisée pour faire cuire l’acarajé, un beignet à base de haricots blancs. On mange ces beignes accompagnés de crevettes, d’une sauce à base de yucca et de poisson, et d’un peu de légumes et de piment. On peut prendre une cocada (une galette faite de noix de coco et de sucre) en guise de dessert. C’est délicieux!

Décris-nous ton quotidien.
Je vais à l’école le matin; ensuite, je consacre mon temps libre au candomblé, une religion afro-brésilienne (voir l’encadré). En ce moment, je suis en période d’initiation; c’est pourquoi je porte des vêtements blancs. Je dois aussi participer à une série de rituels pendant trois mois.

Ton école est-elle mixte?
Oui, comme la plupart des écoles brésiliennes. L’amitié entre les filles et les garçons n’est pas taboue chez nous.

As-tu beaucoup d’amis?
J’ai de bonnes amies dans mon voisinage — le fait que je n’ai que des filles comme amies est un pur hasard!

As-tu un amoureux?
Non! À vrai dire, ça me fait un peu peur. J’avoue que je suis un peu timide avec les garçons. Mais le fait d’être amoureux inspire plus les gens, apparemment...

Généralement, les filles brésiliennes rêvent-elles de se marier, de faire carrière, d’avoir des enfants?
Certaines accordent plus d’importance au travail, d’autres ne veulent que plaire aux garçons, et il y en a qui réussissent à trouver un bon équilibre entre leur vie amoureuse et leur vie professionnelle. Une chose est sûre: au Brésil, quand on est jeune, on assume des responsabilités. À 16 ans, on peut participer à l’élection du président!

Et toi, de quoi rêves-tu?
Je ne rêve pas nécessairement de me marier, mais je veux mener une carrière, vivre dans une maison et avoir des enfants.

Travailles-tu?
Non, mais je compte obtenir un diplôme en radiologie et travailler dans ce domaine d’ici cinq ans. À quelle heure dois-tu être à la maison?
Il faut toujours que je m’arrange pour y être avant 22 h. Mais pendant mon initiation au candomblé, je dois toujours rentrer avant 18 h.

Quelles sont tes activités préférées?
J’adore aller à la plage et cuisiner. J’aime beaucoup aussi me promener dans le vieux Salvador de Bahia. À Pelourinho, il y a toujours des fêtes, des concerts et des événements culturels. De plus, on y trouve de très beaux monuments chargés d’histoire.

Si tu recevais une amie d’un autre pays, quels sont les endroits où tu l’amènerais?
Je commencerais par l’Édifice Lacerda. C’est un ascenseur immense qui peut accueillir jusqu’à 128 personnes. Il relie la ville haute et la ville basse. On prend l’ascenseur Lacerda pour aller dans le vieux Salvador de Bahia, la ville basse, devant le Mercado Modelo. Dans ce marché, il y a des souvenirs et de beaux produits artisanaux. Mais il évoque une époque triste: ce lieu était, à l’origine, un immense poste de douane, où arrivaient les esclaves arrachés à leur Afrique natale. On a fait de ses caves un lieu commémoratif pour qu’on n’oublie pas, en faisant les magasins, ce qui a eu lieu avant que l’esclavage soit interdit au Brésil.

Est-il vrai que Bahia est le berceau de la capoeira?
Oui, car cette région était le principal point d’arrivée de nos ancêtres africains. C’est un autre héritage de l’esclavage.

La capoeira est-elle un art martial ou une danse?
Les deux! C’est un art martial; certains coups sont potentiellement mortels. On peut pratiquer la capoeira ou en faire une démonstration. Il y a souvent des présentations de capoeira dans les rues de Pelourinho. C’est très joyeux et très rythmé, car les démonstrations de cet art martial se font sur des airs joués par des instruments de musique typiquement brésiliens.

Joues-tu d’un instrument de musique?
Oui, je joue du tam-tam. J’en ai un qui est énorme!

Et quel genre de musique aimes-tu écouter?
Absolument tous les genres! Outre certains compositeurs de ma région, j’aime bien la chanteuse Beyoncé.

Connais-tu le Canada?
J’avoue que je sais très peu de choses au sujet du Canada, mais j’ai l’impression que les filles canadiennes ont un mode de vie très semblable à celui des Américaines. J’espère avoir l’occasion d’en savoir plus sur ce pays!

Qu’est-ce qui te préoccupe le plus en ce moment?
Nous ne nous donnons pas de bonnes conditions pour bien vivre. Je vois beaucoup de filles de mon âge qui ont une grossesse non désirée et qui consomment des drogues. J’ai souvent l’impression que les gens s’abandonnent au désespoir. Alors, le chômage et la famine ne font qu’augmenter, et les préjugés persistent.

Penses-tu que les gens te regardent de travers à cause de ta religion?
On a beau me qualifier de sorcière, ça ne m’affecte pas! À vrai dire, ça me fait plutôt rigoler, car je sais que ma religion ne m’empêche pas de respecter les autres, de faire ce que j’ai à faire et de m’amuser librement.


POUR EN SAVOIR DAVANTAGE

Le candomblé
Selon le candomblé, il existe une âme propre à la nature. Chaque dieu est associé à un élément naturel — la mer, les rivières, la forêt, le feu, l’éclair… S’inspirant de multiples croyances africaines, le candomblé a été introduit au Brésil par des esclaves issus de la traite des Noirs, qui a eu lieu de 1549 à 1888.

Salvador de Bahia en résumé
Troisième ville du Brésil (2 673 560 habitants, selon le recensement effectué en 2005), Salvador de Bahia abrite le plus grand nombre de descendants africains dans le monde. Capitale de l’État de Bahia, elle a également été la première capitale du Brésil. Aujourd’hui, Salvador de Bahia joue un rôle fondamental dans l’économie brésilienne, car elle est à la fois un port, un centre industriel et une ville touristique. De plus, elle possède de nombreuses universités et une base navale. Enfin, Salvador de Bahia figure dans le Livre Guinness des records, car elle détient le titre de la ville ayant le plus grand carnaval de rues du monde.

SAVAIS-TU? 3,3 millions d’habitants dans la grande Salvador de Bahia
Monnaie: le réal (R)
Langues parlées: le portugais est la langue officielle; l’anglais et l’espagnol sont enseignés dans les écoles. Seule une infime minorité de la population parle le français.
Meilleures périodes pour visiter: de septembre à mai. Salvador de Bahia reçoit souvent des pluies très fortes et intermittentes en juin, en juillet et en août.
Renseignements: fr.wikipedia.org/wiki/Salvador

Population:

 
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Quatre femmes et leur flamme

posté à 12:03 le 3/07/2006 par débora

 
Portraits

Elles sont passionnées!

Elles mènent une vie passionnante et sont des sources d’inspiration pour quiconque refuse de s’abandonner à l’apathie ou au cynisme.
Rencontres avec des femmes d’exception tout feu tout flamme.
Par Débora Pinhero et Solange Beaulieu
 
 
© Charles Bilodeau et Nathalie Mongeau

Claudine Roy

La passion de sa région


Pour la Gaspésie, Claudine Roy déplacerait des montagnes. Voici le portrait d’une femme qui fait beaucoup pour une région qui en a bien besoin.

«Découragement? Pour le moment, cet état m’est inconnu», déclare Claudine Roy qui, à 50 ans, s’occupe de ses projets avec le même enthousiasme qu’il y a 20 ans, lorsqu’elle a commencé à mettre en valeur sa Gaspésie natale. Fondatrice de la Grande Traversée de la Gaspésie, un événement mobilisant plus de 300 skieurs et bénévoles par année, elle est aussi l’âme du bistro-bar le Brise-Bise. Son établissement est devenu un incontournable rendez-vous culturel. Avec son enthousiasme contagieux, Claudine est aujourd’hui une référence en matière d’engagement. L’an dernier, la Grande Traversée de la Gaspésie a reçu un prix de l’Association touristique du Québec. En 2005, le ministère des Affaires municipales et des Régions du Québec a rendu hommage à Claudine Roy pour son implication sociale et sa contribution à l’amélioration de la qualité de vie de ses concitoyens. À l’origine de ses réalisations: une passion inextinguible.


Gaspésienne de cœur


© Charles Bilodeau et Nathalie Mongeau
Cet amour passionné pour sa terre natale lui a été transmis par des parents et des grands-parents fiers d’être Gaspésiens. Tout a commencé à Pointe- à-la-Frégate, où le grand-père de Claudine, un pêcheur de morue qui ne savait ni lire ni écrire, lui enseignait que la mer allonge le regard, élargit l’œil et agrandit l’intérieur. «Il me disait: “Prends ce qui est grand et navigue avec ça!”»

Dans la jeune vingtaine, Claudine décide de s’éloigner de son foyer pour étudier l’éducation physique à Québec. «Alors que d’autres jeunes Gaspésiens avaient honte d’être originaires de ce coin apparemment pauvre et oublié, je me suis toujours sentie fière de cette région qui m’a vue grandir», se rappelle-t-elle. Baccalauréat en main, elle est revenue au bercail et a participé à des campagnes nationales centrées sur l’activité physique. Celles-ci ont peu à peu pris de l’ampleur.


Du guts!


Claudine reconnaît, sans fausse modestie, qu’elle possède une énergie énorme, plus considérable que la moyenne des gens. «Je me lève habituellement vers 3 h 30, 4 h du matin. C’est que le temps passe vite!» Pour elle, la passion est galvanisante: «Elle m’habite, elle me fait plaisir, elle me fait avancer. Je suis fougueuse! Elle me permet de me retrouver, non pas de me perdre. Même si je suis passionnée, je cherche l’équilibre. J’ai un milieu de vie exceptionnel avec des espaces immenses, je fais de l’activité physique et j’ai un fils merveilleux; c’est le plus beau cadeau de ma vie.»
 
 
© Pascale Manon Lévesque

Nadia Bini

La passion de l’environnement


Sociologue et ébéniste, Nadia Bini concentre son énergie sur la création d’habitations écologiques. Une passion… renouvelable!

Les propos réfléchis et les gestes posés de Nadia Bini cachent une âme incandescente. L’énergie de la jeune femme semble être sans limite, et sa passion pour l’environnement s’inscrit dans une réalité concrète. Pensons tout simplement à sa participation à l’émission Les citadins du rebut global, dans laquelle une équipe a pour mission de rénover de fond en comble un immeuble en misant sur des solutions écologiques. «J’ai toujours été passionnée par les questions touchant à l’environnement; cela fait partie à la fois de ma nature et de mon choix de vie en tant que citoyenne. C’est un besoin irrépressible qui me donne de l’énergie», affirme cette spécialiste de l’éco-construction et de l’installation de systèmes d’énergie renouvelable.


© Pascale Manon Lévesque

Une passion pragmatique


À 31 ans, Nadia pense que son intérêt pour l’environnement ne fait que croître, même si son discours n’est plus enflammé comme à l’adolescence, une époque où elle était plus émotive et plus romantique.

Au début de la trentaine, elle a une vision du monde réaliste qui tient compte des enjeux de son époque. «Je suis devenue très pragmatique», confie-t-elle. Comment peut-on être à la fois passionnée et terre à terre?

À son avis, la motivation doit être émotive mais, pour que la passion dure, elle doit être vécue avec un esprit pratique. Nadia constate que, de nos jours, les gens ne sont pas encouragés à travailler avec passion. Elle note que beaucoup d’enjeux se réduisent à la notion du pratique. «L’économie est à la base de tout et, dans le monde dans lequel on vit, pour que ce soit viable, il faut que ce soit pratique et surtout économiquement rentable», résume-t-elle.
 

Communauté d’esprit

Nadia aime travailler avec discipline, en s’appuyant sur des convictions et en comptant sur un réseau solide. Le fait de fréquenter des gens qui ont les mêmes préoccupations qu’elle est une question de survie émotionnelle. «Par moments, je me trouve un peu à l’écart. Parfois, on ne voit pas à quoi ça sert de se battre pour une cause, mais il faut croire à ce qu’on fait et partager nos valeurs avec des gens qui nous comprennent.» Aux autres, Nadia croit pouvoir quand même transmettre son intérêt pour les solutions écologiques, en agissant concrètement. «Prôner, ce n’est pas très efficace...», conclut celle qui prêche plutôt par l’exemple.

 
© Michel La veaux

Lise Coupal

La passion des enfants


 
Lise Coupal enseigne depuis 18 ans aux petits du primaire avec la même ferveur et s’émerveille encore de chacun de leurs progrès. Cette enseignante de vocation pourrait s’afficher comme un modèle dans la profession, mais elle préfère parler de son amour des enfants.

Lise Coupal est professeure dans Parc-Extension, un quartier populaire multiethnique de Montréal. Ses élèves viennent des quatre coins du monde, ce qui donne à sa classe des allures de Nations Unies en miniature! Chaque année, elle accueille une vingtaine d’élèves en première année. Sa mission: apprendre à lire, à écrire et à compter à ces enfants d’immigrants qui, à la maison, parlent le penjabi, l’espagnol, l’arabe ou le chinois. «Certains arrivent ici en ne sachant que quelques lettres de l’alphabet, mais à la fin de l’année ils savent lire et écrire; c’est magique! C’est ma plus grande récompense.»

Le regard allumé et la voix enthousiaste, l’enseignante enchaîne sur ce qui lui fait tant aimer la compagnie des enfants: leur ouverture d’esprit et leur absence de préjugés. «Entre eux, il n’y a pas de discrimination. À cet âge, ils sont complètement ouverts. La couleur de la peau? Aucune importance pour eux. Je me demande à quel âge ça commence à changer...», lance-t-elle.

© Michel La veaux

Des séparations difficiles


Les séparations de fin d’année sont à la mesure de l’ardeur que Lise met dans son enseignement: intenses! Mais l’expérience lui a appris un sain détachement. Et puis, chaque rentrée est comme un recommencement. «Chaque groupe est différent, c’est étonnant. Quand je commence l’année, je ne sais vraiment pas ce qui m’attend.» Ce qui la fascine le plus dans ses classes, c’est la capacité d’adaptation des enfants. Certains sont au Québec depuis quelques semaines et progressent à pas de géant. «Ils partent de très loin et réussissent à s’en sortir. Plusieurs d’entre eux sont promis à un brillant avenir. Leur persévérance, leur curiosité et leur intelligence les mèneront loin. Et pourtant, ils ne parlaient même pas français au début de l’année. Ils m’épatent.»
 

 

La passion à portée de main


La passion de Lise Coupal se vit au quotidien, par de toutes petites victoires. Un enfant qui peut dessiner un sapin de Noël, sans jamais en avoir vu un vrai. Une fillette qui sort de son mutisme pour révéler, à six ans, d’étonnantes capacités de leader! Un petit élève à l’élocution difficile, mais mû par tant de volonté et de persévérance qu’il finit par surmonter les obstacles. La passion peut se nourrir de petites choses. «J’ai voulu devenir enseignante très tôt. Je savais que c’était ma place. Et si je n’avais pas l’amour des enfants, je ne ferais pas ce métier», affirme celle qui, à la retraite, rêve de s’engager bénévolement auprès d’enfants malades.

Lise Coupal a participé au film de Sylvie Groulx, La classe de madame Lise, qui a remporté le prix Jutra du Meilleur documentaire, en mars dernier.
 
 

 
© Jean Langevin

Nathalie St-Germain

La passion de la solidarité


Nathalie St-Germain a choisi de donner aux femmes la possibilité de se sentir belles, et elle le fait avec amour et détermination. Elle s’engage activement auprès de celles qui, souvent, n’ont pas le luxe de s’offrir une mise en beauté.

Pourquoi cette coiffeuse de 40 ans ne se contente-t-elle pas de s’occuper de son salon de coiffure situé Plateau Mont-Royal, à Montréal, et de jouir des fruits de son travail, après plus de 20 ans d’expérience? «Je suis particulièrement sensible aux choses les plus tristes de la vie», explique-t-elle lorsqu’on lui parle de son engagement auprès de La rue des femmes, un organisme de soutien aux femmes en difficulté. En plus de coiffer gratuitement ces dernières, Nathalie utilise l’infrastructure de son salon pour organiser, tout au long de l’année, une campagne de financement pour l’organisme. «Je garde toujours une boîte sur mon comptoir et je sollicite des clients qui ont des entreprises», dit-elle.


© Jean Langevin

Le mot d’ordre: compassion


Dans son quotidien, Nathalie redonne tout son sens au mot «compassion», en conjuguant son amour de la coiffure et son amour du prochain. Le tout, sous le signe de la passion, bien sûr. «La passion est inépuisable; c’est ce qui nous aide à vivre. En me donnant entièrement, je me ressource, je deviens plus forte», explique-t-elle.

L’une de ses plus grandes satisfactions est de constater que, même chez les femmes qui ont une vie difficile, la passion peut revenir. Et à sa façon, Nathalie leur transmet un peu de sa détermination par des gestes simples, qui les inspirent. «Je crois que bien des femmes en difficulté qui s’assoient sur ma chaise de coiffeuse redécouvrent la passion grâce à l’encadrement que La rue des femmes leur donne», estime Nathalie.


Une histoire de solidarité


Chez les St-Germain, la solidarité, la compassion et le cœur au ventre font partie de l’histoire familiale. «J’ai eu de bons exemples dans ma famille. Ma mère, qui a aujourd’hui 68 ans, a toujours été très dévouée. Elle a élevé ses huit enfants toute seule», explique-t-elle. Aujourd’hui, ce sont les petites choses de la vie qui aident Nathalie à garder la flamme. «Je m’accroche aux joies les plus anodines, ainsi qu’à ce que j’ai de plus précieux dans ma vie: mon fils, mon travail, ma vie sociale», dit-elle.


Des passionnées qui nous inspirent


  • Site Web du restaurant Brise-Bise: www.brisebise.ca
  • Site Web de la Grande Traversée de la Gaspésie: www.brisebise.ca/tdlg
  • Site Web de l’émission Les citadins du rebut global: www.citadins.tv
  • Le documentaire La classe de madame Lise, de Sylvie Groulx, sera présenté sous peu à Radio-Canada et à Télé-Québec.
  • Pour faire un don à La rue des femmes, au Salon Horizon: 912, rue Marie-Anne Est, Montréal, H2J 2B3


 
Parution
Juin 2006

 
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posté à 07:01 le 7/06/2006 par débora
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Qui porte les culottes?

posté à 05:53 le 11/05/2006 par débora

Couple, qui porte les culottes?

Dans certaines sociétés, les hommes arborent les cheveux longs, alors que les femmes se rasent la tête. Dans d’autres, elles portent le pantalon, et les hommes, la jupe. Chez certains couples, les rôles sexuels démentent les clichés qui entourent la répartition du pouvoir. Et chez nous, qui détient l’autorité?

Par Débora Pinheiro


 

Chez les Toda, en Océanie, c’est aux hommes qu’il incombe de s’occuper des tâches domestiques. Chez eux, certains rôles sexuels sont contraires aux nôtres, et les rapports de domination sont inexistants. Ici, il semble qu’on s’inspire plus souvent qu’on ne le pense de la dynamique politique dans nos rapports amoureux.

En effectuant les entrevues dont vous pouvez lire ici le compte rendu, Femme plus a découvert que l’organisation dans un couple requiert un sain équilibre entre amour généreux et influence mutuelle. Au-delà du «politiquement correct», trois couples nous confient de quelle manière ils partagent le pouvoir.

 

Du monde diplomatique


Ângela et Hermes
Ângela et Hermes Peixoto, mariés depuis 12 ans, vivent un amour qu’on peut qualifier de diplomatique, même s’ils conviennent que c’est souvent monsieur qui porte les culottes. «Puisque, dans notre société, l’aspect financier détermine la plupart des enjeux, j’ai un pouvoir de décision un tantinet plus grand que celui de mon épouse», admet Hermes, un ingénieur en informatique de 36 ans. Celui-ci assume donc le rôle de ministre des finances au sein de la famille, qui comprend un garçon de huit ans et une fille de neuf ans. Ce n’est toutefois pas uniquement dans l’administration du portefeuille familial qu’Hermes s’affirme davantage: c’est lui qui a fait les premiers pas avec sa femme, qui était une amie il y a une vingtaine d’années.

Ce fait n’empêche pas Ângela de contester parfois la politique financière de son mari. «L’an dernier, nous avons dû négocier en famille l’achat d’un jeu vidéo dont les enfants raffolaient», se rappelle l’avocate de 39 ans. Alors que les enfants exerçaient leur lobby pour obtenir le modèle dernier cri, Ângela a insisté pour l’achat d’un jouet moins cher. «Devant son plaidoyer, je me suis trouvé dans une situation moins avantageuse», dit en souriant Hermes. Après une discussion familiale, lui et les enfants ont accepté le point de vue d’Ângela: il valait mieux attendre un an ou deux avant de se procurer un jeu vidéo plus puissant, compte tenu du prix du jouet, de la situation financière de la famille et de l’âge des enfants.

Mais il est un domaine où l’avocate n’obtient pas toujours gain de cause avec Hermes, et c’est celui de l’alimentation. Alors qu’elle se soucie de préparer des repas équilibrés, son mari cède souvent aux caprices des enfants, qui réclament de la malbouffe. «Ça me fâche, mais je n’en fais pas tout un plat!», dit-elle avec un clin d’œil. Sa stratégie est de rester zen et de tenter de convaincre son mari avec de bons arguments. Dans leur code de déontologie amoureuse, le plus fort est celui qui parvient à convaincre l’autre que, pour le bien de tous, il vaut mieux faire tel choix plutôt que tel autre. «Toutes nos décisions sont le fruit de notre capacité à dialoguer, que nous soyons plus ou moins d’accord ou que nos opinions soient aux antipodes l’une de l’autre», résume-t-elle.

Politiquement amoureux


Vincent et Stéphanie
Si l’un de vos amis vous demandait qui porte les culottes dans votre couple, que répondriez-vous? «Que ce n’est pas de ses affaires!», rétorque sans hésitation Vincent Lacroix, un charpentier-menuisier de 22 ans qui a quitté Québec pour rejoindre son amoureuse à Montréal. Quant à sa compagne, Stéphanie Walsh, 24 ans, coordonnatrice des ressources humaines dans une usine, la réponse vient aussi tout naturellement: «Je semble faire preuve de plus de leadership que mon conjoint. J’ai une personnalité plutôt extravertie, et lui est plutôt introverti. Il est plus doux que moi et plus ouvert à mes suggestions que je peux l’être aux siennes. Mais attention, nuance-t-elle, car l’amour exige un renoncement au pouvoir. Quand on aime quelqu’un, on devient vulnérable; on s’abandonne et on permet à l’autre de nous influencer. Bref, on accorde un pouvoir important à la personne qu’on aime.»

Lorsqu’il est question de pouvoir, le couple est d’accord sur un point: le sens de la justice finit par l’emporter. «On ne pourrait pas fonctionner dans un partage injuste, c’est pourquoi on cherche toujours à se mettre à la place de l’autre. Cette démarche nous amène à faire la synthèse de deux opinions, de deux manières de faire différentes, voire de deux positions antagonistes», explique Stéphanie. Vincent ajoute que la meilleure manière de gérer le pouvoir est de privilégier un esprit de collaboration. «Si on fait attention l’un à l’autre, si on évite de se blesser mutuellement, on échappe à des comportements destructeurs qui mèneraient à une compétition mesquine», estime-t-il.

Grâce à cette dynamique amoureuse, le couple parvient à trouver un bon équilibre dans sa vie domestique, du portefeuille jusqu’à la cuisine en passant par les moments d’intimité. Si l’argent est fraternellement partagé, c’est Stéphanie qui gère les relations sociales du couple: elle s’occupe des sorties et des rencontres avec les amis et la famille. En contrepartie, elle accepte que son conjoint décide du menu, qu’il s’occupe du transport (la voiture est à lui) et qu’il s’exprime librement lorsqu’il a envie de lui faire la cour. Vincent raconte qu’il aime louer des films qui leur plaisent à tous les deux, faire couler un bain pour Stéphanie ou mettre le paquet en l’invitant en croisière. Vincent a gardé le contact avec Stéphanie lorsqu’elle a décidé de s’installer dans une autre ville et il n’a pas tardé à l’y rejoindre. Ils se connaissaient alors depuis deux mois. On croit volontiers la jeune femme quand elle dit que son amoureux est plus romantique qu’elle. Et ce n’est pas tout: «Depuis que nous habitons ensemble, il trouve toujours une manière de me surprendre, de me faire plaisir, d’apporter de petites joies dans notre vie routinière», remarque-t-elle. Comment s’y prend-il? Stéphanie rougit. Cette fois, ce n’est manifestement pas de nos affaires...

Les culottes, ça se partage


Marcia et Roberto
Chez Márcia Ribeiro, 30 ans, et Roberto Nieto, 35 ans, qui travaillent tous deux au sein du même organisme d’appui aux immigrants, personne ne porte les culottes: le pouvoir est circonstanciel et n’est jamais tenu pour acquis. La place que chacun prend dans le couple résulte d’un commun accord entre les besoins et les talents naturels de l’un et de l’autre. Au lieu de commenter les expressions «leadership» et «délégation de pouvoirs», ils préfèrent parler de prise d’initiative. «Soit dit en passant, lorsqu’il est question de séduction, je suis souvent celle qui prend l’initiative!», dit Márcia avec un sourire taquin. Pour transformer une vieille amitié en une relation amoureuse, c’est elle qui a fait les premiers pas. Elle a invité son compagnon à prendre une bière après l’enregistrement d’une émission pour une radio communautaire où tous deux collaboraient bénévolement.

«Pour faire le ménage aussi, c’est souvent moi qui prend l’initiative», précise-t-elle. «Et je fais ma part!», tient à ajouter Roberto. C’est elle également qui gère le portefeuille familial: «Je n’oublie jamais les dates d’échéance des factures!» Dans la cuisine, en revanche, c’est souvent lui qui prend les décisions, admet le couple sans hésiter. «Il est beaucoup plus doué que moi pour la cuisine. Et quand je fais de la popote, il aime intervenir, ce que j’accepte volontiers. C’est aussi lui qui s’occupe de l’auto, ce qui ne m’intéresse pas du tout», confesse cette Québécoise d’origine portugaise.
Né au Québec, Roberto est le fruit de l’union d’une Allemande et d’un Colombien qui ont élevé, à Montréal, un garçon multiculturel, féministe et foncièrement progressiste. Pour lui, le port des culottes dans la vie d’un couple relève plus des valeurs personnelles que de la culture nationale. «Je partage avec ma compagne un idéal qui se reflète dans le partage des tâches de notre vie quotidienne. Nous avons une vision progressiste de la société, et notre manière de fonctionner vise une cohérence avec ces valeurs, qui privilégient l’ouverture d’esprit, la justice et des relations équitables», explique-t-il.

Que font-ils lorsqu’il faut trancher? «On trouve toujours un compromis, ne serait-ce que grâce à un coup de chance!», lance Márcia. Elle se souvient d’un spectacle auquel elle tenait absolument à assister avec son bien-aimé. Le problème, c’était le prix du billet, qui ne cadrait pas du tout avec le budget du couple. Márcia avait un billet gratuit, mais il fallait débourser une petite fortune pour acheter le second. «Habituellement prêt à me faire plaisir, Roberto a décliné mon invitation, pour des raisons financières. J’ai eu beau insister et lui proposer de payer son billet avec mon argent, il estimait que ce n’était pas juste, et que nous n’avions pas les moyens d’aller à ce concert.» La solution résidait dans un juste milieu entre le désir de l’un et le souci de l’autre: Roberto a accepté d’attendre devant la billetterie avec Márcia, qui espérait se voir offrir une place gratuite à la dernière minute, dans le cas où quelqu’un ne se serait pas présenté. «On l’a eue!», se rappelle-t-elle. Elle ajoute qu’on peut réaliser une foule de rêves avec de la bonne volonté et de la patience.
 

 

Parution Avril 2006

 
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L’amour sous contrôle et la pauvreté à la portée de tous

posté à 08:36 le 10/02/2006 par débora

 

Lorsqu’ils contestent, dans ses Manuscrits de 1844, une perception linéaire de l’histoire, peinte par l’idéologie capitaliste comme une évolution inévitable, Marx et Engels mentionnent que même dans l’amour nous sommes loin d’avoir fait des progrès par rapport aux sociétés tribales dites primitives. Dans la société capitaliste, disent-ils, l’argent est la fraternisation des impossibilités : « celui qui peut acheter le courage est courageux, même s'il est lâche »… S’ils parlaient d’un temps où les personnes ne pourraient échanger que l'amour contre l'amour, la confiance contre la confiance et ainsi de suite, ce temps est encore à des années-lumière du monde globalisé. Dans Amour Liquide, le sociologue Zygmunt Bauman actualise cette discussion en dressant un portrait minutieux de nos pratiques sociales et affectives en temps de mondialisation.

 

En gros plan, on parcourt le scénario d’une société contrôlante qui, aussi par l’entremise des avancées technologiques, vend l’individualisme à tout prix comme une solution d’échange à la liberté ; en zoom, l’amour liquide, le désir solide et la consommation dans tous ses états. Bauman évoque les reality shows, les chats, des nouvelles zones de contact et de réseautage, voire les manières les plus conventionnelles et anodines de se rencontrer et de tisser des relations. Il expose de plus près les nouvelles facettes de ces amis, amoureux, collègues et camarades qui nous sommes devenus : déconnectés, désengagés, détachés et, pourtant, très souffrants, aux prises avec l’insécurité affective où chacun navigue à la dérive.

 

Amour Liquide met en contexte la monétarisation qui aide à démanteler les habilités sociales et affectives dans le monde globalisé. C’est ainsi qu’autrui devient, dans la meilleure des hypothèses, un partenaire dans l’acte solitaire de consommer ou, encore pire, un objet dont la valeur se mesure par le plaisir qu’il apporte. « Dans ce processus, les valeurs intrinsèques des autres en tant qu’êtres humains sont en train de disparaître », remarque Bauman. Lors du triomphe du marché de consommation, la solidarité humaine est la première baisse, note-t-il. C’est ainsi que s’autoconstruisent des « communautés d’occasion » : autour des événements, des idoles, des paniques et des modes – et non pas autour de l’affinité, de l’engagement et de l’intimité. Avec élégance, simplicité et un brin d’humour, Bauman propose un essai à la fois sympathique et troublant, pour qu’on repense les liens entre les enjeux politiques de notre époque et les rapports de pouvoir notre vie intime. Le livre s’avère une charmante occasion de remise en question.

 

> L’Amour Liquide, Zygmunt  Bauman, Rodez, Le Rouerge-Chambon, 2004, 189 p.

 
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Zebre

posté à 05:55 le 29/01/2006 par Roxanne

 

J'adore les zebres ...  J'ai vraiment plein de chose zebrer chez moi ... Je trouve les rayures belle ...

Voilà !!

 
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teses de doutorado : cinema e ferro (e ferro no cinema)

posté à 02:46 le 29/01/2006 par débora

:: memória da ação da censura sobre o cinema brasileiro

 

ótimo, esse site que revela como a ditadura censurou cineastas brasileiros. ali, temos acesso gratuito e irrestrito aos processos de censura, incluindo pareceres dos censores, em edição facsimilar:

www.memoriacinebr.com.br

leonor souza pinto, autora da tese de doutorado “memória da ação da censura sobre o cinema brasileiro”, defendida na universidade de toulouse, disponibiliza online 6 mil documentos sobre 175 filmes brasileiros, parte do acervo sobre a censura que, desde os anos 1990, está no arquivo nacional, em brasília.

 

:: a mineração brasileira de ferro e a reestruturação do setor siderúrgico

 

e falando em tese de doutorado, encontrei a do meu pai, o geólogo joão césar de freitas pinheiro. publicada em 2000, ela continua bastante atual, explicando-nos, quando fala da mineração brasileira de ferro em tempos cada vez mais globalizados, alguns desafios do brasil diante das regras de "livre mercado", que afetam seriamente a maneira como utilizamos nossos recursos minerais. 
http://libdigi.unicamp.br/universia/document/?code=vtls000206274
e, antes que ele comece a falar de minério e economia, a gente encontra um verso de um poeta turco do século treze, um tal de yunus emre, que pelos idos de 1241 dizia : "the world is my true ration. its people are my nation". quem dera o mundo se globalizasse assim.

 
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Votre santé leur tient à coeur

posté à 05:49 le 28/01/2006 par débora

Selection du Reader's Digest Canada

 

Votre santé leur tient à coeur
Le plus difficile, pour l'équipe d'ÉPIC, c'est de convaincre leurs patients qu'ils risquent très gros

 

PAR DÉBORA PINHEIRO


Ça jette un froid!

A l'ÉPIC, on se spécialise dans la recherche sur l'impact des facteurs environnementaux sur la santé cardiaque. Le Dr Martin Juneau, par exemple, dirige une étude sur les effets du vent froid sur l'angine, cette douleur de la poitrine dont souffrent les patients cardiaques. «Nous avons constaté, dit-il, que 30 pour 100 d'entre eux ressentent une douleur plus intense lorsqu'ils sont exposés à un vent supérieur à 25 km/h et à des températures égales ou inférieures à -8º.»

Pourquoi? On cherche encore... Mais, si vous êtes cardiaque, un conseil: couvrez-vous.

Le temps est idéal pour déménager en ce 1er juillet 1995, et Luc Desbiens* s'active depuis 7 heures du matin. La journée serait presque parfaite s'il ne se sentait pas si épuisé. Chaque boîte qu'il soulève le met au supplice. Dans la nuit, la douleur qui lui écrase la poitrine est si forte qu'il finit par appeler une ambulance. A l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM), Luc apprend qu'il vient de subir un infarctus. Mal irriguée, une partie de son coeur est morte ce jour-là.

 

L'ingénieur de 49 ans n'est qu'à moitié surpris: il sait depuis six mois que ses chances d'être victime d'un accident cardiaque sont élevées. «Il faut absolument cesser de fumer et faire baisser votre taux de cholestérol», l'a averti son médecin. Luc se rend compte que sa santé se détériore, mais tarde à suivre ces recommandations. «Avant ce premier avertissement, j'étais déjà essoufflé au moindre effort», admet-il. Quand il se sent très mal, il se contente d'avaler quelques comprimés de nitroglycérine.

Quelques jours après son premier infarctus, Luc Desbiens subit un quadruple pontage. Il obtient ainsi une deuxième chance... et une sérieuse mise en garde: s'il n'adopte pas une nouvelle hygiène de vie, il peut s'attendre au pire.

 

Comme à tout patient de l'ICM victime d'un accident cardiaque, on lui propose un suivi gratuit de 16 semaines au Centre ÉPIC, la clinique de prévention de l'Institut. Trop compliqué pour Luc, qui habite Le Gardeur. Seule concession: il arrête de fumer et promet de bouger un peu.

 

Mais, dès qu'il se sent un peu mieux, il renoue avec ses vieux démons: tabac, malbouffe et vie sédentaire. «En plus, avoue-t-il, je faisais de l'embonpoint, je travaillais de 50 à 60 heures par semaine, et j'oubliais souvent de prendre mes médicaments.» Les conséquences ne tardent pas à se faire sentir: son taux de cholestérol remonte en flèche, ses artères sont saturées, et un deuxième infarctus le ramène aux urgences de l'Institut de cardiologie le 10 octobre 2005.

 

Suicidaire, Luc Desbiens? Pas plus que la majorité d'entre nous, assure Danielle Groleau. Cette anthropologue médicale, qui a suivi pendant plusieurs mois 51 patients ayant fait un infarctus, a découvert que la moitié environ d'entre eux ne changeaient pas leurs comportements - six candidats sont d'ailleurs morts avant le début de sa recherche*.

 

«Les gens se disent des trucs du genre: Pourquoi arrêterais-je de fumer si ma mère est morte d'un infarctus alors qu'elle ne fumait même pas? observe-t-elle. On se met à raisonner par association d'idées au lieu de penser à la cause et à l'effet du problème.» D'une manière générale, ajoute la chercheuse, les malades comprennent bien les mécanismes de l'infarctus, mais ils ont de la difficulté à faire le lien avec leur propre état de santé. «Ils privilégient l'émotion au détriment de l'information. S'ils font un infarctus, c'est parce qu'ils sont trop stressés ou trop fatigués. Pas parce que leur taux de cholestérol est alarmant ou leur poids au-dessus de la normale.»

Autrement dit, nous savons tous que le tabac, la malbouffe, la sédentarité, c'est mauvais... pour les autres!

 

Et, de toute façon, le puissant appareil hospitalier est là pour réparer les pots cassés en cas de pépin. Mauvais calcul, avertissent les spécialistes! Aussi fabuleux soient-ils, les progrès de la médecine et de la pharmacologie sont impuissants à sauver la première victime d'un accident cardiaque: la qualité de vie. «J'ai déjà perdu certaines capacités physiques, se désolait Luc Desbiens après son second accident. Et j'y pense tous les jours.»

 

Le dr paul david, fondateur de l'Institut de cardiologie de Montréal, a déjà compris tout cela quand il jette, en 1968, les bases de ce qui deviendra le Centre ÉPIC (pour Etude, Pilote, Institut, Cardiologie). A une époque où les vertus d'une saine alimentation et de l'exercice physique restaient à découvrir, le Dr David a pressenti que seule une meilleure hygiène de vie pouvait faire une différence. Presque 40 ans plus tard, l'ÉPIC est reconnu pour être le plus grand centre de prévention au Canada. Dix médecins, tous rattachés à l'Institut de cardiologie de Montréal, ainsi que deux diététistes, cinq infirmières et 20 kinésiologues (entraîneurs) s'occupent des 4300 membres que compte cette clinique un peu particulière.

 

Situé tout près de l'Institut de cardiologie, l'ÉPIC tient davantage du centre sportif dernier cri que du service hospitalier: gymnase, piscine, sauna, terrains de badminton et de volleyball, appareils high-tech de musculation et de mise en forme... Seuls éléments discordants: des défibrillateurs disséminés un peu partout et des professionnels de la santé qui sillonnent la salle.

 

Toute personne qui veut se prendre en main et améliorer sa santé peut devenir membre du Centre, moyennant une modeste cotisation - l'équivalent de ce que vous demanderait un club sportif. Or, même s'ils savent qu'une meilleure hygiène de vie est indispensable à leur salut, 15 pour 100 seulement des patients de l'Institut de cardiologie s'engagent sérieusement dans ce processus de remise en forme.

«Il est très difficile de convaincre les patients de suivre un programme de prévention», note le cardiologue Martin Juneau, directeur de l'ÉPIC. Ils vivent trop loin, n'ont pas le temps... «Je leur dis pourtant qu'ils n'ont même pas besoin de venir s'entraîner ici; ils peuvent le faire chez eux, poursuit le médecin. Si on marche une demi-heure chaque jour à un rythme soutenu, mais sans s'essouffler, on dépense 1000 calories par semaine.» Même s'il est tout mince, le Dr Juneau tient à se peser chaque jour. Il sert toutefois une sérieuse mise en garde: la minceur n'est pas une garantie contre l'athérosclérose. «Grassouillets ou maigres, nous devons tous faire attention à la graisse viscérale, celle qui s'accumule non pas sous la peau, mais dans l'abdomen, surtout à compter de 35 ans, et qui favorise la formation de plaques de graisse dans les artères.» Pour le spécialiste, nous avons tous une responsabilité personnelle face à la maladie cardiaque.

«Mon frère et moi avons la même constitution, mais, aujourd'hui, il pèse 15 kilos de plus que moi, fait très peu d'exercice et collectionne les problèmes de santé. Si je ne faisais pas attention, je serais comme lui», raconte le cardiologue.

 

Des 4300 membres du Centre ÉPIC, 3000 sont suivis dans le cadre d'un programme de prévention et n'ont pas encore eu d'accident cardiovasculaire. Ce sont aussi les plus réfractaires à l'idée qu'un changement s'impose, parce qu'ils ne ressentent aucun symptôme. «Le patient se sent même très bien, observe le Dr Juneau. Mais nous, nous savons qu'il risque gros.»

 

La difficulté réside aussi dans le fait qu'il faut se battre sur tous les fronts, dont celui du tabagisme et de l'alimentation. Denis Côté, de Saint-Georges en Beauce, n'a peut-être jamais subi d'infarctus, mais fume un paquet de cigarettes par jour... et sait qu'une terrible menace plane sur sa tête: son jeune frère est mort d'un infarctus foudroyant à 34 ans, et son père n'a pas survécu à un deuxième infarctus à 75 ans. Même s'il a décidé de se prendre en main, Denis n'arrive pas à arrêter de fumer.

 

Or le Dr Juneau est catégorique: «Il ne faut pas penser que l'exercice compensera les effets néfastes du tabagisme et de la mauvaise alimentation.» De ce côté au moins, Denis Côté est plein de bonnes intentions. Il bouge pas mal et suit un régime depuis quelque temps. «Le seul fait de changer mes habitudes alimentaires m'a fait perdre 10 kilos en cinq mois», raconte ce directeur des ventes, qui vient de fêter ses 50 ans.

 

Faire la guerre aux mauvaises habitudes alimentaires, c'est ce que fait la diététiste Elise Latour depuis 15 ans au service de nutrition de l'ÉPIC. Pour aider les patients à se refaire une santé, non seulement elle établit pour eux des régimes, mais les initie aussi aux charmes du brocoli et du tofu dans les cuisines très bien équipées du Centre. «Chaque année, dit-elle, une centaine de personnes participent à des cours de cuisine, et je m'amuse de leur étonnement lorsqu'ils découvrent à quel point certains aliments qu'ils boudaient peuvent être délicieux.»

 

Dernier point de résistance, le dessert. «J'ai remarqué que la plupart de mes patients, notamment les plus âgés, s'en passaient plus difficilement.» L'autre difficulté, c'est de faire comprendre à ces nouveaux adeptes du manger sain que, même si elle en recommande la consommation, le bon gras reste du gras et que, là comme ailleurs, le trop est l'ennemi du bien:

«Certains pensent qu'ils peuvent consommer beaucoup de noix ou beaucoup d'huile d'olive. Mais, même «bon», le gras consommé à l'excès peut être tout aussi nocif à la santé.»

 

Selon Elise Latour, la meilleure manière de déjouer les mauvaises habitudes alimentaires, c'est de miser sur des changements graduels, et non pas sur la rigidité du programme. Ghislaine Champagne adhère pleinement à cette approche. En 2002, à bout de forces, elle consulte son médecin de famille: celui-ci lui promet des lendemains qui déchantent si elle ne se prend pas en main. Le diagnostic est confirmé par un spécialiste du Centre ÉPIC, qui lui propose de participer à une étude menée par le Dr Marc-André Lavoie. Elle devra fréquenter le gymnase trois fois par semaine et réapprendre à manger.

 

Adieu frites et brioches; terminées la cuisine au beurre et la viande rouge trois fois par semaine. La conseillère en orientation, qui chantait aussi dans le Choeur de l'Orchestre symphonique de Montréal, ne cache pas que les premières semaines ont été éprouvantes, mais le jeu en valait la chandelle. «Auparavant, quand j'arrivais épuisée du travail, je tentais de compenser mon manque d'énergie en mangeant, raconte-t-elle. Aujourd'hui, lorsque je suis exténuée, je comprends que la meilleure chose à faire est d'aller m'entraîner: c'est ainsi que je me recharge.» Résultat: elle perd 18 kilos.

 

Elle s'aperçoit que l'entreprise est plus qu'un simple changement de régime; c'est aussi un choix de vie. Un passage à vide l'été dernier l'a fait renouer avec ses mauvaises habitudes alimentaires: elle a repris près de trois kilos en quelques semaines et n'avait plus d'énergie. Elle s'est vite ressaisie et continue de s'entraîner vigoureusement. «Je n'ai jamais été une grande sportive, avoue-t-elle. Avant de m'inscrire au Centre ÉPIC, je faisais de la marche de temps à autre et du ski deux ou trois fois par an. Alors, au début, je souffrais le martyre après une ou deux longueurs dans la piscine semi-olympique du Centre. Aujourd'hui, j'en fais 40.»

 

Et Luc Desbiens? A sa manière, il tente de s'engager dans la bonne voie... mais c'est difficile: «Les médecins me conseillent de marcher au moins un kilomètre par jour, mais je me contente de bricoler à la maison ou de jardiner un peu.» Au moins, il a pour le moment laissé tomber la cigarette. «Chaque fois que je pense à fumer, je prends un grand verre d'eau. Je suis tout à fait conscient que je mets un pied dans la tombe si je fume!» conclut-il.

 
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Bonjour à tous !!!

posté à 03:00 le 28/01/2006 par Roxanne

Et bien que dire sur mon monde où plutot par quoi commencer ?

Je vais commencer par le début ... moi .

Je m'appelle Roxanne et j'ai 20 ans (19 juillet 1985).

J'habite à Victoriaville au Québec qui est au Canada.

Je me considère comme une personne généreuse et aimable.

Je suis impatiente par moment comme tout le monde je crois.

A chaque moment que j'ai de libre j'embarque sur mon ordinateur et je chante.

Chanter c'est ma passion.

 

Je ne sais pas trop quoi rajouter je pense à ca et je reviens en écrire plus!!

 

 
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O Haiti de Laënnec Hurbon : vale a pena ler de novo

posté à 06:49 le 20/01/2006 par débora

:: Essa conversa ainda rende bastante. Em maio de 2005, quando a entrevista foi publicada, entreguei em mãos o exemplar da edição de maio da Continente para esse haitiano simpaticíssimo, que tomou um cafezinho comigo em um bairro badalado de Montreal, onde ele veio visitar uma filha que estava se formando na universidade. Meses depois, vi-o na tela de um cinema, falando, como entrevistado, sobre a saída de Aristide do Haiti e sobre a situação do país. Pelo que sei, Hurbon continua no Haiti. E continua gostando de futebol, tomando seu cafezinho preto com toda a calma do mundo e, sem desespero ou otimismo cego, segue refletindo, na prática de pesquisador e de professor, sobre os caminhos que podem levar o povo haitiano a se libertar verdadeiramente diante dessas novas formas de escravatura que se dissimulam em tempos de globalização. Vale a pena ler esse intelectual que merece ser chamado assim, pois é um trabalhador que maneja idéias e produz refexoes importantes. E ainda por cima, sabe mesclar com simplicidade e elegância, ingredientes delicados e facilmente perecíveis: franqueza, realismo, profissionalismo, maturidade, espírito crítico e alegria de viver.

 

 

Edição Nº53- Maio de 2005

 

CONVERSA
Laënnec Hurbon - O Brasil não é (e é) o Haiti
Sociólogo haitiano analisa as convergências entre os dois países, vê a cultura e o futebol como uma ponte entre os povos e defende que a libertação dos escravos precisa ser completada

 Foto: Chico Porto

Por Débora Pinheiro

Dedicado à análise das relações entre escravidão, religião e política, o sociólogo Laënnec Hurbon é considerado um dos mais influentes intelectuais haitianos de sua geração. Doutor em teologia pelo Instituto Católico de Paris e em sociologia pela Sorbonne, Hurbon é atualmente diretor de pesquisa no Centro Nacional de Pesquisa Científica da França (CNRS) mas mora no Haiti, onde é professor e membro fundador da Universidade Quisqueya. Durante a 6ª Semana de Culturas Francófonas na UFPE, ele trouxe, em 17 de março, algumas reflexões sobre a diversidade cultural e os desafios em face da hegemonia de idéias e valores globalizados. Nesta entrevista exclusiva, Hurbon se dispôs a falar também de aspectos históricos e políticos que explicam uma identificação cultural forte, embora pouco explorada, entre os povos haitiano e brasileiro. “Estive no Brasil pela última vez em 1992, durante um congresso de especialistas da história da Igreja da América Latina e do Caribe”, lembra, lamentando ter ficado tanto tempo sem voltar para um país onde diz se sentir completamente em casa. “Prometi a mim mesmo aceitar todas as propostas de cursos e seminários em universidades brasileiras”, comenta, cumprindo logo a palavra com a presença em eventos no Ceará, em Pernambuco e na Bahia, em menos de sete dias, durante o mês de março.

Na aldeia global, como situar o Haiti?
O Haiti é um microcosmo do mundo moderno; ali todos os grandes problemas não resolvidos e escondidos da modernidade aparecem de maneira inequívoca. Compreender o Haiti é compreender os horrores de um mundo que marginaliza a maioria da população enquanto celebramos a aldeia global. Uma igualdade efetiva entre indivíduos e povos não pode acontecer enquanto um império se instaura sem um contrapeso real.

Então o senhor também acha que o Haiti é aqui?
Existe uma certa ambigüidade nessa música de Gilberto Gil, que tenta provocar nos brasileiros uma solidariedade mais profunda com o Haiti. O Brasil não é o Haiti das ditaduras recorrentes e da miséria sem cabimento. Porém, o Brasil é o Haiti por causa de uma memória de escravidão e de despotismo que deveria suscitar uma maior solidariedade entre haitianos e brasileiros, além de uma tomada de consciência da situação do Brasil no que diz respeito às desigualdades sociais e às relações interétnicas. Gil também vê no Haiti a terra da liberdade, o primeiro país a sair da escravidão por uma insurreição geral, embora ainda precise lutar contra o despotismo.

O que o senhor pensa das tropas brasileiras à frente da missão de estabilização do Haiti?
Ah, que situação delicada! Há um ano, desde a demissão de (Jean-Bertrand) Aristide e sua partida (que não foi forçada, já que ele não dirigia mais nada), acreditava-se que as forças estrangeiras vinham para apoiar a Polícia, que era uma instituição frágil e colocada a serviço da política de Aristide. Para vários de nós, a presença das Forças Brasileiras é um sinal de solidariedade com o Haiti. Pensava-se então que essas forças estrangeiras iriam colaborar para o desarmamento dos grupos armados chamados chimères (“garotos maus”, em crioulo), esses novos tonton-macoutes (milícias para-policiais que perseguiam e matavam opositores dos Duvalier, pai e filho, cujo governo ditatorial ficou conhecido como o mais truculento da história do país até então). Pois a insegurança só aumentou e as forças da ONU se mostraram negligentes em relação a esses grupos como se eles representassem o povo e como se isso se relacionasse a um problema social derivado da miséria e do desemprego. Com esses grupos armados, Aristide tentou controlar as favelas, cujos habitantes foram as primeiras vítimas desses grupos armados que operam impunemente.

Como o senhor avalia a evolução cultural dos dois países rumo a um futuro mais esperançoso para a América Latina?
Os dois países partilham um futuro comum por terem, antes de tudo, uma memória comum. Essa memória não se orienta necessariamente para o culto do passado ou para a retomada de fatos traumáticos. Tomo como exemplo o projeto da Unesco da Rota do Escravo. Trata-se de um projeto que propôs uma volta crítica ao passado do tráfico e da escravidão para descobrir movimentos solidários entre os povos, novas culturas que emergiram nas lutas que os escravos travaram pela liberdade. Há semelhanças tão profundas entre os dois povos que, se eles conseguirem se ajudar mutuamente, poderão colaborar muito mais para a revalorização de toda a América Latina, tanto no âmbito cultural como no político. Porém, o Brasil deve saber que só pode acompanhar o Haiti no seu combate atual contra a ditadura e o subdesenvolvimento se buscar o máximo de informações sobre o que representava o regime criado por Aristide entre 2000 e 2004.

Que elementos culturais brasileiros e haitianos o senhor destaca na construção da identidade desses dois países?
Os haitianos dispõem de uma herança cultural e religiosa importante que se enraíza no vodu, que equivale ao candomblé brasileiro. O que a pintura, a música (com ritmos nacionais como o compas e o meringue), a dança, a literatura, enfim, as manifestações artísticas do Haiti devem ao vodu é incomensurável. Também acredito que o candomblé tenha essa mesma importância no Brasil. A identidade brasileira tem um vínculo muito forte com a memória da escravidão. Todos os outros grupos de migrantes deveriam reconhecer e assumir essa memória para que o Brasil se livre de preconceitos racistas que ainda habitam instituições e mentalidades.

Como comparar o racismo brasileiro com o haitiano?
Por muito tempo, certas obras antropológicas apontaram o Brasil como um país em que a democracia racial triunfara, mas a realidade é outra. Eu percebi isso em minhas viagens ao Brasil. No Haiti, o preconceito de uma parte de mulatos contra os negros é uma herança do escravagismo, pois não há mais brancos no país desde o extermínio organizado pelo primeiro chefe de Estado, Jean-Jacques Dessalines, em 1805, que só poupou os farmacêuticos, os padres e os regimentos poloneses e alemães que viraram a casaca contra a França de Bonaparte em 1802, durante a guerra da independência.

No conjunto de sua obra, o senhor menciona que as respostas para as injustiças sociais podem ser encontradas no seio mesmo dos movimentos nascidos por escravos rebelados. Que iniciativas significativas nesse sentido podem ser percebidas na América Latina?
O que caracteriza os movimentos de revolta desencadeados por escravos no Caribe e em toda a América Latina é a reivindicação clara da igualdade e da liberdade. Porém, atualmente essa reivindicação espera ainda por ser honrada, pois a saída real da escravidão supõe o acesso à cidadania plena e integral. Ora, do século 19 até hoje os problemas de acesso à propriedade, de reconhecimento de culturas e religiões herdadas da escravidão, as possibilidades de se obter serviços de base como saúde, escola etc.… tudo isso mostra que comunidades inteiras, sejam elas negras ou indígenas, são marginalizadas. Os movimentos sociais que lutam pela reforma agrária, os movimentos feministas, os sindicatos e as organizações que militam contra as políticas das instituições internacionais obcecadas pela privatização dos bens públicos parecem se situar na linha das revoltas baseadas em uma demanda de igualdade e liberdade – ou seja, o que ficou incompleto no passado, para retomar a expressão do filósofo Ernst Bloch.

(Leia mais na edição 53 da Revista Continente Multicultural. Já nas bancas.)

 

 

Débora Pinheiro é jornalista.


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http://www.continentemulticultural.com.br/

 

: citada por:

 

Dalva Santos, em Salvador -- http://dalvas.blogspot.com/2005/07/lannec-hurbon-o-brasil-no-e-o-haiti.html

 

 

 

 
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TeleSUR

posté à 04:25 le 20/01/2006 par débora

  Trente Novembre 05

cet article a été publié dans le magazine Le Trente [http://www.fpjq.org/index.php?id=trenteaccueil], de la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec

 

_________________________

 

teleSUR

 Le Sud qui veut vous faire reprendre le Nord

 

  

 « Indépendants, soit. Neutres, jamais », proclament nos confrères de teleSUR, une nouvelle télé voulant défier la pensée unique qu’incarne, à leur avis, l’industrie culturelle étatsunienne. Que peut-on attendre de cette multinationale publique née pour contrer CNN en espagnol et congénères?

 

Débora Pinheiro

 

Le 24 juillet 2005, anniversaire de Simon Bolívar, le signal transmis par le satellite NSS 806 a mis au monde la plus récente chaîne d’information continue sur la planète,

teleSUR (« télé-SUD » en espagnol). Le nouveau réseau émet de la Patagonie jusqu’en Alaska et compte sur une équipe de correspondants permanents dans neuf capitales des Amériques, y compris Washington.

 

La nouvelle chaîne, dont la mise en ondes coûtera environ 12,5 millions $US, entend jouer pour les pays latino-américains un rôle de miroir culturel équivalant à celui que joue TV5 pour la francophonie.

 

La télé de Chávez?

 

Principal actionnaire de la chaîne, le gouvernement du président vénézuélien Hugo Chávez peut assurer à teleSUR une santé financière relativement stable.

 

À ce sujet, le Colombien Jorge Botero, directeur de l’information, affirme que le Venezuela destine les bénéfices provenant de la exploitation du pétrole aux intérêts du peuple. En revanche, les directeurs de teleSUR démentissent catégoriquement que la chaîne est une « TeleChávez », comme ironisent l’opposition vénézuélienne et une bonne partie des think tanks étatsuniens. Botero répond que les journalistes de teleSUR ont intérêt à sauvegarder leur crédibilité, comme n’importe quel professionnel sérieux qui travaille dans un média commercial.

 

Depuis Brasília, le journaliste Beto Almeida, du comité de direction, ajoute que Chávez n’a point besoin de teleSUR pour promouvoir son gouvernement : « Pour faire cela, les pays associés disposent de leurs chaînes officielles de télévision, et les sondages de l’opposition vénézuélienne indiquent que Chávez compte sur 70% d’appui populaire au Venezuela. Ceci étant dit, les peuples ont le droit de choisir leurs modèles politiques, leurs voies de développement et leur manière de se situer dans le monde moderne. » TeleSUR appuie d’ailleurs ouvertement la chaîne pan-arabe Al-Jazira en lui assurant un bureau à Caracas.

 

Al-Bolívar

 

Le gouvernement étatsunien, quant à lui, est sur ses gardes. Avant même que teleSUR commence à émettre, le  

représentant républicain de la Floride, Connie Mack  [http://mack.house.gov/index.cfm?FuseAction=AboutConnieMack.Biography], a proposé au Congrès des États-Unis une motion afin de contrer la menace que pouvait faire peser la chaîne sur l’«  équilibre de pouvoir dans les Amériques », accusant le Venezuela de diffuser de la propagande anti-américaine. TeleSUR a riposté en rappelant que presque 90% des contenus audiovisuels en Amérique latine sont déjà le fruit de productions nord-américaines.

 

« Ce déséquilibre est-il un hasard ou est-il le résultat d’une avalanche en sens unique des industries culturelles et des entreprises de communications nord-américaines vers la périphérie? », demande Beto Almeida. Il rappelle, par exemple, que si le Latino-Américain moyen peut nommer sans difficultés la capitale de la France, identifier celle du Honduras sera pour lui une toute autre paire de manches. Il se dit par ailleurs préoccupé par le fait que si la plupart des jeunes latino-américains connaissent Madonna, bien peu savent que Violeta Parra, celle qui a composé la célèbre chanson Gracias a la vida et qui a été la première Latino-Américaine à exposer des oeuvres d’art dans le Musée du Louvre.

 

Le journaliste brésilien est d’avis que le processus d’intégration interculturelle entamé par teleSUR est l’objet de la mauvaise volonté des médias nord-américains comme sud-américains contrôlés par des multinationales privées. Mais les obstacles à la nouvelle chaîne sont aussi strictement économiques. Il souligne que la législation canadienne, notamment la québécoise, est un exemple à suivre, puisqu’elle tente de protéger les contenus nationaux, démontrant une position plus progressiste face « au sacro-saint jeu du marché de libre initiative prôné -- mais pas respecté -- par les États-Unis ».

 

Pas de pub!

 

Depuis Caracas, la journaliste Janlisbert Velasco explique que la principale marque de commerce de teleSUR est sa programmation. L’information y constitue 45% des contenus diffusés, mais selon elle, ce qui différencie teleSUR des autres chaînes d’information continue en Amérique latine est le choix des sujets: « On met l’accent sur les luttes de notre peuple, tous mouvements sociaux confondus: autochtones, paysans, femmes... Nous misons sur un journalisme de qualité en dévoilant des aspects significatifs de la réalité latino-américaine que les médias commerciaux refusent systématiquement de montrer », souligne-t-elle.

 

Esthétiquement, il ne faut pas s’attendre au format des médias commerciaux, à commencer par l’absence de publicité. Oublions aussi les protocoles. Les présentateurs de teleSUR s’habillent comme monsieur et madame tout le monde et le style convivial s’adapte à une programmation hétéroclite, couvrant des sujets comme l’expansion des bases militaires nord-américaines, la guerre de l’eau en Amazonie ou les initiatives des personnages anonymes qui changent la donne dans le continent.

 

Sur le plan culturel, on trouve aussi des émissions branchées sur le ska, le rap, le hip hop et la musique électronique. Chose certaine, les superproductions hollywoodiennes sont rayées de la programmation : la chaîne ne présente que des documentaires négligés par les circuits commerciaux, comme une coproduction germano-argentine sur les travailleurs de Mercedes Benz disparus pendant la dictature militaire argentine.

 

Un parti assumé

 

N’hésitant par à prendre position, les journalistes de teleSUR déclarent à l’unisson que l’objectivité n’est qu’un jeu rhétorique. Pour eux, les grandes chaînes qui occultent certains sujets en feignant la neutralité portent atteinte au droit du public latino-américain à l’information et sacrifient carrément leur intégrité journalistique : « Pourquoi la correspondante de CNN à la Havane n’a-t-elle jamais fait de reportage sur l’École latino-américaine de médecine, qui forme gratuitement des médecins issus des milieux défavorisés de plusieurs pays, y compris des États-Unis? S’agit-il d’une information sans importance journalistique? », demande Beto Almeida.

 

Mais prendre position, c’est aussi prendre des risques, même pour des professionnels très bien cotés dans leur pays. À cet égard, ce qui est arrivé au correspondant de teleSUR en Colombie, William Para, est éloquent. Le journaliste, qui s’oppose ouvertement au gouvernement colombien, participait à une rencontre sur la globalisation et la désinformation le 22 mai dernier à Bogotá. À sa sortie, il a reçu cinq coups de couteau, qui l’ont obligé à retarder son enregistrement pour teleSUR, qui ne diffusait qu’à titre de rodage, à ce moment-là.

  

Malgré cet incident, teleSUR montre que sur le terrain des médias, il y a encore moyen de sortir des sentiers battus, la nouvelle chaîne promet devenir un point de repère pour les journalistes  qui  assument un regard critique en ce qui concerne l’apparente neutralité des médias. 

 

 

« Notre Nord c’est le Sud »

 

TeleSUR compte des correspondants dans les pays suivants : Argentine, Brésil, Bolivie, Colombie, Cuba, États-Unis, Mexique, Uruguay et, bien entendu, Venezuela où l’on compte une vingtaine d’employés dans la rédaction.

 

 

             

 

 

4 actionnaires

Venezuela : 51%

Argentine : 20%

Cuba : 19 %

Uruguay : 10% 

 

 

 

Débora Pinheiro est journaliste indépendante

 

 

 

:: Pour visionner TeleSUR en ligne : http://www.telesurtv.net/

 

 

: citation:

 

http://www.categorynet.com/v2/index.php/content/view/13715/315/

 

 

 
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A Babord en kiosque...

posté à 04:06 le 20/01/2006 par débora

Numéro 13 (février / mars 2006)

PAUVRETÉ ET CONTRÔLE SOCIAL

Un dossier coordonné par
Christian Brouillard et Claude Rioux

En kiosque le 30 janvier 2006

http://www.ababord.org

 

 

 
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Quand traduire c'est trahir

posté à 03:47 le 13/01/2006 par débora



 

 Le 13 janvier 2006

 

(Agence Science-Presse) - Qu'une personne teste un médicament, c'est courant. Qu'elle se transforme en appât humain, ça l'est beaucoup moins, mais ça c'est déjà vu. Pas au Brésil toutefois, où l'affaire a jeté un froid, le gouvernement ayant suspendu la recherche que menait une ONG américaine.

 

Au premier abord, la recherche sur le paludisme de l'Institutional Review Board (financée par l'Université de Floride et l'Institut national de santé des États-Unis) ne pouvait que bénéficier aux habitants de la communauté riveraine de São Raimundo do Pirativa, dans l'État de l'Amapá. Un détail a toutefois irrité le gouvernement brésilien: en 2003, on a laissé des personnes se faire piquer par des moustiques transmetteurs du paludisme, grâce à une mauvaise traduction.

 

Cette procédure a en effet contourné la loi brésilienne. Lorsqu’il a traduit le projet de l'anglais vers le portugais, le chercheur Jaco Voorham a dû supprimer une phrase spécifiant que les participants seraient piqués par des moustiques porteurs du paludisme: la procédure est autorisée dans certains pays, mais pas au Brésil. Or, si les expériences ont bel et bien eu lieu, allègue aujourd'hui Robert Zimmerman, de l’Université de Floride, c'est parce qu'il se serait basé sur la version anglaise du document.

Le rapport du procureur de l'État de l'Amapá, Haroldo Franco, indique qu’au moins dix participants ont contracté le paludisme. Si les enquêteurs brésiliens écartent les soupçons de biopiraterie, puisqu’ils n’ont pas retracé d'envois du matériel recueilli vers l’étranger, ils affirment que les nombreuses infractions (dont le fait de ne pas avoir demandé l’autorisation du Ministère brésilien de l’environnement pour entamer la recherche) démontrent que certains chercheurs auraient agi de mauvaise foi.

 

Débora Pinheiro

 

 

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2006/cap0901065.html

 

 
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lundi

posté à 01:57 le 9/01/2006 par débora
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Trois hommes nous parlent d’amour

posté à 03:28 le 5/01/2006 par débora

 
Parution
Janvier 2006
 
 
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Trois hommes nous parlent d’amour

Ils parlent peut-être moins que nous, mais ils en ont long à dire sur l’amour! Toute une vie n’y suffirait pas, affirment les plus enthousiastes. Parmi eux, trois hommes présentent aux lectrices de Femme plus leur vision du plus grand des sentiments.
Par Debora Pinheiro
 
Dans les temps anciens où les femmes étaient les souveraines du monde, le Soleil s’en est un jour indigné; en glissant ses rayons entre les jambes d’une vierge, il a engendré une fille dont la mission serait de ravir aux femmes les flûtes sacrées qui assuraient leur pouvoir pour les offrir aux hommes. Une fois en possession des flûtes sacrées, ils se sont mis à écarter les femmes de leurs rituels et à ne transmettre leurs secrets qu’aux garçons. C’est là que serait survenue la rupture de communication entre hommes et femmes, selon cette légende mexicaine publiée par l’écrivain Eduardo Galeano dans Memoria del fuego (Mémoire du feu). Cette coupure serait à l’origine du peu de loquacité des hommes quant aux choses de l’amour.

La science confirme, elle aussi, que les femmes parlent plus que les hommes: une étude de la British Medical Association démontre que, chaque jour, nous utilisons en moyenne de 6 000 à 8 000 mots — et plus de 2 000 sons vocaux —, tandis que nos hommes produisent entre 2 000 et 4 000 mots. Des examens de résonance magnétique ont permis de constater que, chez nous, la région du cerveau qui donne la parole est plus active que chez l’homme. Des spécialistes prétendent que les femmes parlent pour établir une relation et les hommes, pour communiquer des faits. Alors, que se passe-t-il quand on essaie de les faire parler d’amour?
 
MOTS BRASSÉS

Stephan Gervais - 36 ans, marié, chercheur universitaire

Bientôt papa et marié depuis deux ans, Stephan se dit féministe, ce qui est pour lui une façon de mettre en pratique son amour des femmes. Pour lui, ceux qui catégorisent les femmes, même avec de bonnes intentions, font fausse route; c’est pourquoi il admet ignorer ce que les femmes attendent des hommes. «Les femmes ont longtemps subi l’effet des stéréotypes sexuels, autant socialement que dans les rapports amoureux. Les espérances de chacun sont davantage liées à des valeurs qu’à un rôle sexuel», lance-t-il. Dans sa vie sentimentale, il évite donc les rôles prédéterminés.

Féministe, certes, il ne renie pas pour autant son penchant pour le romantisme. Prêt à démentir le cliché selon lequel les films d’amour sont affaire de filles, Stephan est toujours partant pour une soirée cinéma arrosée de preuves d’amour, de scènes de tendresse explicite et d’élans de passion. «J’aime bien les films romantiques, admet-il. Ils nourrissent l’imaginaire et fournissent l’énergie nécessaire pour se donner à fond à la relation amoureuse.»

Et comment montre-t-il ses sentiments? «En étant présent, complice et en restant à l’écoute de l’autre, répond-il sans hésiter. Je m’organise pour qu’on puisse profiter des fins de semaine ensemble, pour qu’on se promène; bref, on se garde du temps pour nous deux», raconte-t-il. Pour lui, le rire vient renforcer sa complicité avec sa compagne. «On rit de soi et de l’autre; l’humour sert aussi à alimenter la flamme et à briser une cadence qui risque de nous éloigner l’un de l’autre.» Stephan décrit l’amour comme une capacité de se donner, doublée d’un sentiment d’interdépendance. «Je ne peux pas me passer d’elle!», avoue-t-il, lorsqu’il est question de sa compagne de vie.

MOTS INSPIRÉS

Christian Brouillard - 47 ans, célibataire, enseignant au cégep

Pour Christian, la meilleure manière de s’exprimer en amour, c’est de s’enraciner dans le présent. «En se nourrissant de ses expériences passées — mais sans s’y accrocher —, et en restant ouvert sur le futur — sans le prédéterminer.» Christian nous explique avant d’aller plus loin qu’en ce moment, il se remet («si on peut dire», précise-t-il) d’une peine d’amour. Christian est un passionné et il ne le cache point. «Pour exprimer mon amour, j’écris de la poésie!» indique-t-il. Du même souffle, Christian affirme que la grande passion ne dure jamais plus de six mois, sauf exception! Le grand feu s’éteint à mesure qu’il a à composer avec le quotidien. Il croit toutefois qu’un couple qui dure n’est pas condamné à une vie routinière, morne et monotone.

«L’amour, ça se construit à petits pas...» dit-il en résumé. Christian estime que nous devrions tous nous laisser des moments et des espaces «d’excès» qui permettent de redonner un sens à la relation. «Par excès, je n’entends pas des gestes délirants, mais une caresse, un poème, une bonne bouffe...» explique-t-il. Pour lui, l’amour est l’occasion de communiquer en toute confiance avec une personne, sur les plans sexuel, émotionnel, intellectuel, etc.

Il observe, à titre de célibataire, que faire la cour est considéré aujourd’hui comme une attitude déplacée, et que les femmes ne semblent pas vouloir se laisser charmer. «On dirait que faire la cour est devenu sexiste: l’homme a le beau rôle devant "la faible créature"...» dit-il en formant avec les mains des guillemets dans les airs. «Dans notre société, on ne peut plus prendre son temps. Trop souvent, la séduction doit être immédiate, pour qu’on puisse consommer au plus vite et passer à autre chose... ou à quelqu’un d’autre!» déplore-t-il.

MOTS À RÉINVENTER

François Bachand - 62 ans, marié, opérateur dans une usine de produits chimiques

François reconnaît qu’on n’a pas toujours envie de se bécoter. Il ajoute que, en 36 ans de mariage — «et de bonheur!», précise-t-il —, carburer au romantisme 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, aurait été un peu lourd... Pour lui, l’amour dans la vraie vie est à des années-lumière des rapports amoureux montrés dans les médias. «À l’aide d’un bon scénario, tout peut se résoudre en deux heures mais, dans la réalité, on doit apprendre à réaliser notre histoire d’amour au jour le jour, sans directives écrites d’avance, juste avec notre volonté et notre nature», explique-t-il.

Volontiers terre à terre quand il s’agit de parler d’amour, François dévoile néanmoins sa sensibilité et son romantisme au détour de la conversation. Il y a tant de manières de dire «Je t’aime»! Ça peut être par exemple: «Ne te lève pas, je vais te chercher ton verre d’eau!» Des gestes anodins deviennent ainsi chargés de sens. «J’exprime mon amour à mon épouse par des attentions, des mots affectueux, mais avec le souci de ne pas devenir prévisible, de ne pas poser les mêmes gestes au même moment.» Toutefois, cela n’exclut pas les déclarations explicites: «Être ensemble depuis 36 ans ne nous empêche pas de nous dire que nous nous aimons!»

Pour François, la séduction est aussi l’art de surprendre et de se laisser surprendre. «Les femmes sont un mystère extraordinaire, et une vie n’est pas suffisante pour bien connaître celle que j’aime. Il me faut donc l’aimer et continuer à la découvrir», déclare-t-il. Pour surprendre sa compagne, il cherche à ponctuer la routine de cadeaux inattendus, de repas en amoureux et de charmantes promenades. «Cependant, dans un sens plus profond, l’amour communique tout seul, nuance-t-il. En faisant preuve de compréhension, en restant sur ma faim dans des moments où elle a besoin de solitude, en acceptant le fait que nous ne sommes pas égaux et qu’on ne peut pas toujours être sur la même longueur d’onde, bref, en l’aimant inconditionnellement, j’exprime le sentiment qui m’habite et qui évolue au fil des ans, comme un arbre vivace», conclut François.


Trois hommes célèbres qui ont écrit sur l’amour

  • L’amour liquide, Zygmunt Bauman, Rodez, Le Rouergue-Chambon, 2004, 189 p.
  • L’art d’aimer, Erich Fromm, Paris, Desclée de Brouwer, 1995
  • La centaine d’amour, Pablo Neruda, Paris, Gallimard, 1995
 
 
 
 
 
 
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oiseilrougeor

posté à 09:01 le 2/01/2006 par débora
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feijoada

posté à 05:53 le 2/01/2006 par débora

Feijoada : le délice noir

 

Dans le candomblé, religion afro-brésilienne, Ogum est le dieu de la lutte, celui qui ouvre le chemin pour que les opprimés triomphent sur les oppresseurs et pour que la justice soit faite. Son plat préféré est la feijoada, une espèce de cassoulet préparé avec des fèves noires, de différentes sortes de viande et des épices envoûtantes. Et, justice soit faite, la feijoada est le plat brésilien par excellence.

 

Populaire et vénérée par des centaines de millions, elle demeure mystérieuse quant à ses origines. Certains disent que la recette est arrivée directement de l’Île de Cap Vert. Les portugais verront en elle une variante de l’un de leurs mets typiques. À leur tour, des historiens brésiliens affirment qu’elle est née dans le Brésil colonial, plus précisément dans les senzalas, des locaux où les Noirs africains pris en otage étaient entassés comme des bêtes. On attribue aux premiers afro-brésiliens, l’idée de faire mijoter avec leurs fèves des morceaux de viande que les Blancs colonialistes jugeaient inintéressants. Le hic est qu’à cette époque, la viande se faisait rare et certains spécialistes considèrent peu probable qu’on en donne les esclaves, pris comme des animaux d’élevage ou de compagnie par les esclavagistes.

 

Chose certaine, la feijoada règne partout au Brésil d’aujourd’hui, défiant les préjugés et les écarts sociaux, pour le bonheur de tous les gourmets. Elle enjôle les week-ends entre amis et donne un coup d’énergie pour affronter les jours de travail intense ou les soirées fougueuses. Nourrissante, elle peut réchauffer l’hiver ou mettre du piquant dans les journées estivales les plus endiablées – les brésiliens la dégustent autant dans une Santa Catarina enneigée que dans la torride Rio de Janeiro.

 

Bien que sa genèse ne soit pas à la porté des mortels, la recette de la feijoada est facilement accessible. Demandez-la à un Brésilien et vous aurez au moins une, parmi les nombreuses variantes, selon les règles de l’art et les ingrédients plus populaires de chaque région. En nous recevant pour le souper, le propriétaire du restaurant Bayou Brasil, Jorge Mariz, explique quelle est la base de la feijoada et nous donne quelques astuces pour charmer à jamais des initiés de toutes les nationalités.

 

Un sacré régal

 

Avant de sortir les chaudrons, trouvons de l’inspiration à une table de Bayou Brasil, un restaurant qui nous fait découvrir, outre que la cuisine brésilienne, les délices Cajun. Le festin peut commencer par deux entrées qui rengorgent de saveurs sensuelles et des parfums exotiques.

 

Premier coup de séduction : escargots à la mode du chef. À découvrir absolument, cette entrée est aussi élégante que facile à préparer. Une tartinade de tomates séchées arrive pour fondre dans la bouche et nous donne l’excuse de prendre plusieurs bouchées (on la mange avec du pain) pour deviner le secret de sa texture délicate et de sa saveur intraduisible. Jorge Mariz nous dévoile le mystère : on laisse mariner les tomates séchées pendant au moins une heure. « Le secret de la saveur est dans un mélange de différents types d’épices. Ici on a au moins cinq différents sortes de piments, mais ce n’est pas tout, sinon ce serait juste piquant », remarque-t-il. Pour obtenir cette symphonie de parfums et saveurs, il explique qu’on doit équilibrer des épices sucrées, piquantes et citronnées, qui se combinent dans une infinitude de possibilités. Il nous conseille de jouer à la sorcellerie et faire appel à l’intuition, en choisissant une pincée de ceci, une autre de cela… Pourvue qu’il s’agisse d’épices naturelles, toute expérimentation est permise si on apprend à équilibrer les saveurs.

 

Le plat de résistance arrive ensuite pour s’imposer de par ses succulentes fèves noires mijotées avec des morceaux de viandes. « Certes, c’est un plat riche, grâce aux viandes que l’on ajoute, mais si on les enlève de nos assiettes, leur saveur sera toujours là, et les fèves mijotées offriront autant de plaisir et beaucoup moins de calories », remarque  Mariz. Certes, ajoute-t-il, si on mange avec modération, on peut joindre l’utile au très agréable, car la feijoada est non seulement nourrissante mais aussi très nutritive. Pour accompagner la vedette, on nous propose toujours du riz blanc, de la farine de yucca desséchée (une présence amérindienne incontournable dans cette histoire), des morceaux d’orange fraîchement coupés, du collard (une espèce de laitue sauvage), ainsi qu’une vinaigrette faite maison. Puis, laissons que ces saveurs dansent tranquillement ensemble, pour le plaisir du goût et du partage.

 

Entre les bouchées, il va de soi qu’on sirote un verre de caipirinha, le drink national des brésiliens. Si on préfère une boisson sans alcool, disons oui au guaraná. Au Bayou Brasil, ce grain amazonien aux vertus énergisantes et aphrodisiaques prend la forme d’une boisson gazeuse digestive et désaltérante qui équivaut à notre Ginger Ale. Ogum ne saura que nous bénir.          

 

La magie métisse, pas à pas

 

Entrées

 

·         Tartinade de tomates séchées

 

1 livre de tomates séchées

1 bouquet de basilic frais

1 cuillère a soupe d’origan

6 gousses d’ail

1 cuillérée à soupe de sucre

3 feuilles de laurier

Huile d’olive

Sel

Poivre

 

Faire mariner les tomates dans l’huile d’olive jusqu'à ce qu’ils deviennent tendres. Ensuite, enlevez l’huile et broyez les tomates à l’aide d’un robot culinaire, pour obtenir une purée. Ajoutez à la purée les gousses d’ail et le basilic. Placez le mélange dans un bol, mélangez avec le sucre, l’origan, le poivre et le sel. Vous pouvez aussi servir la tartinade avec du fromage à la crème.

 

·         Escargot Bayou Brasil

 

6 Escargots

1 Tasse de crème 35%

Sel

1 cuillère a thé d’épices cajun

3 tranches de poivron rouge

3 tranches de poivron vert

3 tranches d’oignon

 

Faites réduire la crème avec les escargots et les épices, ajoutant ensuite les poivrons,

l'origan et le sel à votre goût.

 

 

 

 

Plat principal : Feijoada

 

Prévoyez un long rituel de popotage : la préparation dure environ 24 heures et la cuisson proprement dite dure 5 heures.  La bonne nouvelle est que la feijoada se congèle bien et les accompagnements sont très faciles à préparer. Ceci étant dit, rappelez-vous que la recette dite classique peut – et doit – être adapté à votre réalité et à vos possibilités. Si vous ne trouvez pas certains ingrédients, essayez de les remplacer par d’autres semblables. Le collard, ce chou sauvage qui est encore peu répandu en Amérique du Nord, peut être remplacé par des épinards avec brio. En ce qui concerne les viandes, vous n’avez pas besoin de suivre la recette catégoriquement. À la limite, certains préparent la feijoada sans viande ou avec quelques morceaux, qui ne seront pas mangés, histoire d’ajouter plus de saveur aux fèves. À vous de jouer et faire revivre la magie noire dans votre patelin, en réinventant la recette.

Ingrédients (pour 8 à 10 personnes) :

- 500 g de haricots noirs
- 4 cuillères à soupe d’huile
- 2 oignons hachés
- 5 gousses d’ail
- 3 feuilles de laurier
- 1/2 tasse de persil haché
- 1/2 tasse de ciboulette hachée
- 300 g de saucisse de porc fumée
- 300 g de saucisson de porc fumé et salé
- 500 g de viande saléé hachée en cubes
- 500 g de côtelette de porc salée
- 300 g de échine de porc hachée en cubes
- 100 g de lard haché en petits cubes
- 1 orange bien lavée (entière, avec écorce)
- du sel (juste s’il vous faut)

Préparation :

La veille, hachez en cubes les viandes salées (pied, oreille, queue, viande et épaule) et faites tremper dans de l’eau froide.
Changez l’eau 6 ou 7 fois. Puis, faites bouillir les viandes dans l’eau pour ensuite enlever l’excès de graisse. Vous pouvez également dessaler les viandes en les faisant bouillir pendant 5 minutes dans l’eau chaude. Répétez cette opération deux fois.
 
La veille aussi, laissez tremper les haricots dans l’eau froide pendant 12 heures. Le jour de la cuisson, au minimum cinq heures avant de servir ce plat, faites bouillir les haricots, la viande salée et les côtelettes dans une grande marmite remplie d’eau.
À fur et à mesure que l’eau s’évapore, ajoutez un peu plus de l’eau bouillante. Laissez cuire à feu doux pendant trois heures (avec le couvercle fermé). Par la suite, ajoutez les autres ingrédients salés.

Quand les haricots commenceront à cuire, ajoutez les saucissons et les saucisses, coupés en tranches. Cuisinez jusqu’à ce que la sauce devienne épaisse. Dans une poêle, faites revenir le lard, l’ail, l’oignon et les feuilles de laurier. Ajoutez ensuite 500 ml du bouillon de haricots et laissez cuire pendant 10 minutes. Mélangez le tout. Ajoutez le persil, la ciboulette et l’orange. Faites cuire à feu doux. Déguster et ajoutez du sel, s’il faut. Pour servir, retirez l’orange et écartez-la : cette orange-ci ne sert qu’à enlever l’excès de graisse. Votre feijoada est prête !

 

Pour l’accompagner, on sert du riz blanc, de la farine de manioc, du collard sauté avec de l’ail, des tranches d’orange (pour aider la digestion) et de la sauce vinaigrette qui, au Brésil, est faite avec deux tasses de tomates hachées en tout petits cubes, une tasse d’oignon haché en petits cubes, du persil haché, du vinaigre, de l’huile d’olive, du sel, du poivre (piment) rouge frais et un petit peu du bouillon de la feijoada. Il suffit de mélangez tous les ingrédients dans un bol.

 

 

  

·          Pour boire de la caipirinha

 

2 doses de cachaça (l’eau de vie brésilienne)*
1 citron haché en cubes, avec son écorce
2 cuillères à soupe de sucre
des glaçons

Pétrir le citron avec le sucre, à l’aide d’une cuillère en bois. Broyer les glaçons dans un mélangeur, en veillant à ce qu’ils ne se fondent pas trop. Ajouter les morceaux de glaçons et ensuite la cachaça. Mélangez le tout et siroter avec plaisir et modération.

 

* Si vous ne trouvez pas de la cachaça, un bon rhum cubain ou une bonne vodka  seront des bons remplaçants.

 Accompagnement : Farofa

Il existe deux variétés principales de manioc, que l’on appelle aussi yucca : la variété amère est un poison mortel quand elle est crue. Elle contient de l'acide cyanhydrique, que l’on extrait par pression du jus toxique de ce tubercule. Une fois que le poison est neutralisé, on utilise la manioc séchée, notamment pour en faire de la tapioca, de la fécule et une farine au goût neutre dont les brésiliens raffolent. Pour manger la variété douce et tout à fait inoffensive de la manioc, il suffit de peler le tubercule et de le cuire à l'eau bouillante comme une pomme de terre. La farine de manioc est la matière première de la farofa, une farce qui peut accompagner n’importe quel plat à base de viande et qui est toujours au rendez-vous quand on mange de la feijoada.

 

Ingrédients:

 

1 oignon coupé en rondelles
1 pincée de sel
1 cuillérée à soupe de beurre
1 verre d'eau bouillante
1 poignée de farine de manioc
Bouquet garni coupé en petits morceaux

 

Préparation:

Faites revenir l'oignon, le sel et le beurre. Ajoutez la farine de manioc et, progressivement, l'eau bouillante. Mélangeant le tout avec un fourchette jusqu'à ce que la farofa forme des petits grumeaux. Saupoudrez le bouquet garni coupé en petits morceaux, par dessus.

 

·         Le Collard

 

Riche en oligo-éléments et en vitamine C, le collard est une forme très ancienne de chou. Dans l’antiquité il était consommé par les Grecs, Les Égyptiens et les Romains. Aujourd’hui il est consommé en Europe méridionale et en ex-Yougoslavie et dans le sud des États-Unis. Au Brésil, il est très populaire et sa présence lors qu’on sert la feijoada, est de mise. S’il est difficile à trouver dans une épicerie près de chez vous, l’épinard saura bien le remplacer pour accompagner la feijoada. Apprêté à la brésilienne, il est coupé en lanières très fines, pouvant être sauté à la poêle ou cuit légèrement à la vapeur avec un filet de jus de citron et un peu de beurre fondu ou de l’huile.
 

Site du restaurant Bayou Brasil : www.bayoubrasil.com

 

Débora Pinheiro  

             dfopinheiro@universia.com.br

 
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Pas de deux

posté à 03:10 le 1/12/2005 par débora

 
Parution
Décembre 2005
 
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Pas de deux pour duo amoureux...
 

Et si la danse en couple retrouvait ses lettres de noblesse? Faisons une pirouette du côté des pistes où hommes et femmes sont de plus en plus nombreux à bouger harmonieusement!

 

Par Débora Pinheiro

 

 

 

 Laura et Paul: tango
 © Julien Faugère


 

Oui, nous sommes prêtes à nous laisser mener par eux — le temps d’une danse, bien sûr —, confirment de plus en plus de Québécoises qui adoptent la danse en couple. Claudine Audet, conseillère en politique culturelle, déplore que la tradition des danses en couple ait disparu pendant un bon moment au Québec. Enfant, elle voyait ses parents aller danser le samedi soir. «Avant de commencer à danser le tango, il y a cinq ans, j’enviais cette habitude de mes parents.» Dans les bras de Damjan Jocic, Claudine Audet a appris à s’épanouir sur une piste de danse. «Il y a peu de partenaires avec qui j’ai autant de plaisir à danser la milonga», affirme Damjan. Au fil des ans, une belle amitié est née entre eux et ils se sont apprivoisés par la danse. Ce qui n’empêche pas Damjan d’avoir d’autres partenaires — et de flirter avec elles, à l’occasion. «Voir un couple évoluer sur la piste m’inspire; dans la danse, je peux me dépayser comme pendant un voyage...»

Féminine et féministe


Pour l’artiste multidisciplinaire Mecha Gomez, une personne qui danse bien, avec ou sans technique, a forcément de la profondeur, une bonne dose d’intensité et une solide expérience de vie. «La danse est la démonstration du choix conscient de se donner à part entière. Ce n’est pas une mode, un geste caricaturé ou un soulier de tango qu’on met et qu’on enlève dès que la mélodie est terminée. La danse est une manière de célébrer la vie, d’être une femme entière, avec tout ce que ça implique.»

Pour une femme, danser avec un homme signifie-t-il «se laisser mener»? «Si nous partageons les responsabilités dans la vie, la danse en couple implique que l’un des deux doit guider l’autre, explique la chorégraphe. Dans la danse, ce rôle est dévolu à l’homme, ajoute cette artiste passionnée et audacieuse qui, dans ses spectacles, laisse volontiers la rectitude politique au vestiaire.

Adieu, féminisme? «Pas du tout! Dans les pas de deux, le respect de la femme est de mise et chaque mouvement est le fruit d’un consentement mutuel où l’abus n’a pas sa place», considère-t-elle. Mecha Gomez a consacré sa vie au tango. Depuis plusieurs décennies, elle dirige des couples de danseurs qui présentent des spectacles de tango et de danses folkloriques aux quatre coins des Amériques, y compris dans son Argentine natale. LA dame du tango affirme que danser en couple, c’est surtout une affaire de cœur. «Comme en amour, la danse nécessite un abandon total, ce que nous faisons plus facilement que les hommes... Et c’est tant mieux pour nous, estime-t-elle. Et qu’on ne vienne pas me parler de soumission!»

Lire entre les pas

 

 

 
 Leonora et Marcos: gafieira
© Pascale Lévesque
 
 
 
«L’association de la danse et de la séduction est inévitable, mais ce n’est pas seulement l’espoir de faire des rencontres amoureuses qui motive les gens à choisir la danse en couple», signale Claudine. Son ami Damjan fait d’ailleurs la différence entre sensualité et sexualité. Selon lui, la danse en duo est une chance d’établir un contact physique naturel et essentiel. «On a perdu ce contact, étant donné que notre mode de vie est axé sur la communication à distance, le discours oral, les télécopies et les courriels, bref, des supports impersonnels. Ces modes de communication stimulent notre côté cognitif mais accentuent l’isolement. Nous récupérons dans la danse une partie de notre humanité, car nous réapprenons à nous exprimer avec notre corps.»

Tout le monde s’accorde sur un point: la danse est une manière de se dévoiler, parfois malgré soi. «On peut saisir si son partenaire est un homme mou, impoli, violent... Sa personnalité se manifestera dans ses mouvements», affirme Leonora Luz, professeure de gafieira (un style associé aux racines noire de son Brésil multiculturel). Et qu’en est-il de ceux qui ne savent pas danser? «La technique, c’est du peaufinage. Un homme bien dans sa peau accueillera la danse comme un mouvement naturel, déclare-t-elle. À son avis, il y a de bonnes chances qu’un homme qui danse bien soit un bon partenaire sexuel. La danse peut se révéler une excellente façon de vérifier si notre partenaire nous rejoint affectivement et physiquement, sans qu’on se précipite au lit.

Selon Jacques, danseur chevronné, un homme qui exprime sa sensibilité avec des mots semblera toujours suspect aux yeux d’une femme. «C’est un poète ou un charmeur! Par contre, lorsqu’il danse, cette même sensibilité semblera authentique et plus facile à accepter, estime-t-il, car il est presque impossible de mentir avec son corps.» Et les hommes, que peuvent-ils apprendre de nous en nous faisant danser? «Votre parfum, la douceur de vos mains, votre aisance et surtout votre regard pendant la danse en disent long sur votre personnalité: séductrice, joyeuse... ou arrogante!» À son avis, les femmes sont plus douées que leurs partenaires pour saisir les nuances du langage corporel. «Pour un homme, c’est totalement différent, souligne-t-il. L’apprentissage est plus ardu, comme si nous devions réapprendre à marcher. Mais quand la machine est lancée, nous pouvons surprendre!»

Chacun a une manière unique de s’exprimer dans la danse, soutient Mecha Gomez. Pour cette dame qui dirige des artistes sur scène depuis des décennies, la vie et la danse sont intrinsèquement liées. Elle a d’ailleurs vécu un grand amour avec un partenaire de tango. La scène s’est passée au Chili, plus précisément dans les coulisses du luxueux théâtre Bim Bam Bum, rue Huérfanos. «Je m’apprêtais à monter sur scène, mais je me suis aperçue que j’avais oublié quelque chose dans la loge. J’ai ouvert une porte et je l’ai vu en train d’embrasser une fille sur la bouche. Même si ça m’a brisé le cœur, j’ai continué à danser avec lui comme si de rien n’était. Je crevais de jalousie et de ressentiment, mais j’aimais tellement danser que, pendant nos répétitions et nos spectacles, j’oubliais tout.»
 

Entre l’amour et l’amitié

 

 

 Marzena et Gregory: danses latines

 

© Julien Faugère

 

Outre leur métier de professeures de danse, Marzena, Leonora et Laura ont en commun le fait de vivre la fusion de l’amour et du travail. Ces trois danseuses professionnelles partagent avec l’homme de leur vie intimité, travail et passion pour leur art. Gregory, Marcos et Paul sont à la fois leurs amoureux respectifs et leurs partenaires de danse officiels.

«Il faut d’abord éprouver pour l’autre une amitié indéfectible, estime Marzena, qui a épousé il y a presque 20 ans son premier amoureux (et partenaire de danse) avant de quitter la Pologne pour le Québec. Nous comptons l’un sur l’autre et c’est à la base de tout ce que nous entreprenons», assure cette professeure de danses latines, diplômée de l’UQAM.

Comme dans l’amour, la danse est un savant dosage d’abandon de soi et de résistance. «Si on se donne passivement, on devient un poids trop lourd pour le partenaire. Dans une certaine mesure, il faut savoir résister, afin de s’adapter aux tournures les plus imprévues», conseille Leonora Luz. Pour elle, le tonus s’impose, non seulement dans la danse mais aussi dans la vie.

C’est grâce à la gafieira que Leonora a rencontré son mari et partenaire, Marcos, avec qui elle enseigne aussi la danse brésilienne. Le couple s’est formé dans un bal du midi, refuge secret des professionnels de Rio de Janeiro qui s’échappent du bureau, à l’heure du dîner, pour danser la gafieira. «Certains allongent la pause en prétextant une visite chez le dentiste. C’est pourquoi dans la plupart des documentaires sur le bal du midi, les habitués refusent de s’identifier, pour ne pas indisposer leur patron», raconte-t-elle.
Il faut être deux...
«Trouver son axe est fondamental pour interagir avec son partenaire», remarque Laura Steinmander, danseuse et professeure de tango. Elle fait tandem avec Paul, partageant sa passion des rythmes argentins et le désir de bâtir une vie commune. Pour elle, le plaisir que procure la danse équivaut à celui de l’orgasme! De plus, le fait d’être tout le temps en face de l’homme — comme c’est le cas dans le tango — amène à être à l’écoute du partenaire et de son corps. «C’est à nous d’apprendre à nous centrer, avant même de commencer à danser avec lui», dit-elle. Cette formule s’applique-t-elle aussi bien aux relations de couple? «Certainement! Le fait de laisser l’homme conduire ne nous enlève pas la responsabilité de gérer notre poids, de nous tenir alignée sur notre axe et de répondre à ses mouvements. L’homme guide pour entamer un dialogue, pour que la femme réagisse et soit mise en valeur; la femme ne doit pas se laisser pousser. Si nous faisons preuve d’astuce, nous pourrons créer, introduire des figures entre ses mouvements à lui», indique-t-elle.

Conseils de pro


Contracter nos abdominaux et transférer notre poids vers l’avant nous aidera à nous mouvoir avec plus de grâce et de vitesse, au besoin.

«Cela n’a rien à voir avec la corpulence!» souligne Laura Steinmander, observant que des maigrichonnes peuvent devenir très lourdes pour leur partenaire, alors que des potelées bougeront avec légèreté si elles apprennent à bien distribuer leur poids.

«La différence entre ceux qui demeurent trop axés sur la technique et ceux qui apprennent à danser avec sensualité est évidente, remarque Mecha Gomez. L’une des danseuses les plus sensibles que j’ai côtoyées dans mon dernier spectacle est d’origine égyptienne. Elle se donne avec sincérité et elle s’intéresse vraiment à la culture argentine. Ça paraît dans la beauté de ses mouvements», note la chorégraphe.

Leonora nous exhorte à résister. «Trop relax, on aura l’air d’une automate. Si on est assez alerte pour comprendre l’action de l’autre, on répondra à son appel avec plus de prestance.» Elle affirme ne pas rester passive devant les gestes de son partenaire... dans la danse comme dans la vie conjugale!

«Ne craignons pas l’inconnu!» affirment les danseurs à l’unisson. Certes, c’est plus facile quand on connait les pas par cœur, mais, quand tout devient prévisible, le besoin d’interaction est moins fort et, par conséquent, la magie s’estompe.

Encourageons notre partenaire à danser pour le plaisir, sans accorder d’importance à la performance. Lorsqu’on commence à se justifier et à annoncer ses prochains pas, la spontanéité disparaît...

Pour en savoir plus sur les pas et l’histoire de la danse en couple

  • Danses latines: Le désir des continents, Elisabeth Dorier-Apprill, Éditions Autrement, 2001, 368 p.
  • Danser en société: Bals et danses d’hier et d’aujourd’hui, Henri Joannis-Deberne, Éditions C. Bonneton, 1999, 224 p., 40,90 $

Pour naviguer dans quelques styles

 

 

http://femmeplus.canoe.com/ellelui/article1/2005/11/18/1312888-fp.html

 

 

 
 
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Citoyens planétaires

posté à 08:04 le 20/11/2005 par débora

 

(Agence Science-Presse) - Une étude internationale confirme que les stéréotypes sur les nationalités ont peu ou pas d’exactitude. Après avoir écouté 3989 personnes de 49 origines, qui ont répondu à 240 questions, les chercheurs ont constaté que les stéréotypes n'ont en effet pas de rapport avec l'image que les membres d'un groupe se font d'eux-mêmes.

Dans le cadre de cette étude, publiée dans la revue Science et qui a duré trois ans, les interviewés ont d'abord dû répondre à un questionnaire visant à déterminer l'évaluation qu'ils se font d'eux-mêmes et de quelqu'un d'assez connu, éduqué dans la même culture.

Le but était donc de vérifier si les stéréotypes à l'égard d'une nationalité correspondent à la perception que les individus ont de leur propre nationalité. Les résultats ont amené les 65 chercheurs de 43 pays à constater qu'il n'en est rien. Les réponses au test de personnalité concordent entre elles, mais c'est au moment de les mettre en perspective avec les perceptions des autres que le tout bascule dans l'imprécision, voire la contradiction.

 

Robert McCrae, un des coordonnateurs de cette étude, estime que les stéréotypes peuvent venir de raisons liées à l'histoire d'un peuple, ses valeurs éthiques, son système politique ou le contraste avec d'autres cultures. Les perceptions d'un caractère national servent aussi au maintien d'une identité, rappellent les chercheurs.

 

- Débora Pinheiro

 
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Je n’ai plus mes règles!

posté à 02:38 le 1/11/2005 par débora

 

Parution
Novembre 2005

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Je n’ai plus mes règles!

Elles ne prennent pas la pilule pour éviter de tomber enceinte, mais pour avoir leur règles. Phénomène.

Par Débora Pinheiro

L’aménorrhée secondaire touche jusqu’à 5 % des femmes en âge de procréer


Pour celles qui ne sont ni enceintes ni ménopausées et qui ont arrêté d’avoir leurs menstruations depuis trois mois ou plus, bienvenue dans le club de l’aménorrhée secondaire. Comment expliquer le fait qu’on entend de plus en plus parler de filles qui n’ont pas leurs règles? C’est probablement parce qu’on évoque plus librement notre santé sexuelle et que nous sommes mieux informées, croient les gynécologues Louise Lapensée et Guylaine Lefebvre.

Se débarrasser des serviettes hygiéniques n’est pas nécessairement un signe de liberté


«L’aménorrhée peut comporter certains risques, comme l’épaississement de l’endomètre (la paroi de l’utérus), qui peut, à long terme, devenir cancéreux», souligne le Dr Lapensée. «Pour empêcher l’endomètre d’épaissir, on peut prescrire la pilule contraceptive, mais soulignons que celle-ci ne déclenche pas l’ovulation.» De plus, une baisse d’œstrogène peut non seulement causer l’aménorrhée, mais aussi nuire à la fixation de calcium dans les os, ce qui entraîne l’ostéoporose.

À l’origine du chaos hormonal


Si on élimine la grossesse et la ménopause, le syndrome des ovaires polykytsiques est au premier rang parmi les principales causes de l’aménorrhée secondaire, indique une étude de la clinique de fertilité Serono. Environ 30 % des femmes qui n’ont pas de menstruations ont des ovaires polykystiques. En se soumettant à un examen gynécologique à ultrasons, on peut découvrir entre 10 et 20 petits kystes sur les ovaires. Les règles espacées sont la manifestation la plus importante du syndrome.
D’autres facteurs s’ajoutent au syndrome lui-même. «Un excès de poids peut aggraver le syndrome des ovaires polykystiques», observe-t-elle. Dans certains cas, le simple fait de perdre du poids amène une normalisation du cycle, car l’excès de tissus adipeux génère une résistance à l’insuline, entraînant par ricochet la production d’androgènes, des hormones masculines. En excès, ceux-ci perturbent le fonctionnement des ovaires.

Une déficience ovarienne prématurée, un poids insuffisant, la pratique excessive de sport et même un stress très intense peuvent aussi être à l’origine d’une aménorrhée. Guylaine Lefebvre rappelle que la prise de certains médicaments peut aussi entraîner une aménorrhée.
 
Une aménorrhée temporaire, allant jusqu’à six mois, une fois que l’on cesse de prendre la pilule, est tout à fait normale. Mais une femme qui cesse d’avoir des cycles réguliers sans raison apparente doit aller voir un médecin après trois mois, conseille Louise Lapensée. «Cela étant dit, il n’est pas obligatoire d’avoir des règles à chaque mois pour être en santé», affirme la gynécologue. Elle rappelle que certains stérilets qui libèrent des hormones, la pilule en continu et l’ablation de l’utérus entraînent un arrêt du cycle sans qu’il y ait un effet néfaste pour la santé.
 

On fait quoi?


Les réponses sont multiples et le traitement envisagé dépend de chaque cas. L’approche changera selon que la patiente désire avoir des enfants ou qu’elle préfère éviter une grossesse. Dans le cas des ovaires polykistiques, la réponse est dans les gènes, résume la gynécologue. La consultation d’un médecin est recommandée.

Info: www.gynecoquebec.com, www.sogc.org, www.mum.org.



http://72.14.207.104/search?q=cache:7AK213qSWq0J:clindoeil.canoe.com/bienetre/article1/2005/10/12/1259225-cd.html+%22debora+pinheiro%22&hl=fr&ie=UTF-8
 
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Un homme et sa quarantaine

posté à 02:03 le 1/11/2005 par débora

 

Parution
Novembre 2005

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Un homme et sa quarantaine

Prenons le taureau par les cornes!

Si la tradition nipponne veut que les Japonais de 40 ans soient mis en quarantaine, c'est parce qu'on considère cet âge comme dangereux. Mais qu'en est-il de la crise du mitan chez nos hommes Québécois? Nous, les conjointes, que pouvons-nous faire, pour contrer les effets de ce chaos existentiel?

Par Debora Pinheiro

 

 

Selon les Japonais, les deux premières années de la quarantaine d'un homme nécessitent une plus grande protection des dieux. Ainsi, lorsqu’il atteint 41 ans, ses amis lui font une fête. L’année suivante, histoire de neutraliser sa malchance, il doit rendre la pareille en organisant la célébration de son quarante-deuxième anniversaire. Cet âge à risque est connu au Japon comme yakudoshi, une période dans la vie d'un homme où, littéralement, il doit être mis en quarantaine. Curieusement, ce n’est pas un âge dangereux pour la Japonaise.

Chez nous, la quarantaine masculine semble être aussi risquée pour eux que pour nous, lorsque nous sommes en couple. La psychothérapeute Florence Bois, particulièrement expérimentée en matière de médiation de couples, observe que la crise de la quarantaine d’un homme peut faire de la vie d’un couple un vrai chaos. Actuellement, elle supervise la démarche thérapeutique de trois couples dont les hommes sont en pleine crise du mitan. Mais chacun de ces messieurs en est à une décennie différente: trentaine, quarantaine et cinquantaine. Le yakudoshi peut donc arriver à l’improviste, avant, pendant ou après la quarantaine.

Ne pas se laisser engloutir


Selon la psychothérapeute, pour faire face à cette phase périlleuse, il faut que la conjointe se respecte. La première chose qu’elle nous recommande est d’apprendre à nous affirmer, sans nous laisser engloutir par les sollicitations de notre bien-aimé. «La culpabilité chez les compagnes des hommes en crise de la quarantaine devient très forte», note-t-elle. Cela peut expliquer, à son avis, pourquoi certaines femmes iront jusqu’à s’anéantir, espérant ainsi faciliter la recherche de leur compagnon. «J’ai vu des femmes proposer l’échangisme pour stimuler le couple, même si cela allait à l’encontre de leurs croyances et de leurs besoins», raconte la psychothérapeute. À l’origine de cette culpabilité et de ce besoin de plaire, quitte à s’oublier soi-même, on trouve une grande insécurité affective qui s’aggrave lorsque nous réalisons que notre compagnon commence à tout remettre en question: travail, habitudes, amis, goûts, couple, etc. «C’est à ce moment que nous pouvons tomber dans le piège du maternage, et oublier de répondre à nos propres besoins», prévient Florence Bois.

Quoi qu’il en soit, être en crise n’est pas nécessairement mauvais, argue le psychologue Raymond David. Si, de leur côté, les hommes risquent d’être désorientés durant la quarantaine, déroutant leur conjointe par ricochet, ils peuvent en sortir plus solides, plus attentifs au sens que doit prendre leur existence, mieux outillés pour répondre aux questions primordiales et davantage prêts à assumer leurs engagements amoureux. Les remises en question qui ont lieu vers cet âge peuvent alors être une occasion salutaire d’aller à l’essentiel, «même si cela implique de rompre une relation, de changer de carrière, de réévaluer certains choix apparemment arrêtés». Cela étant dit, rappelons-nous qu’un même idéogramme japonais utilisé pour le mot «crise» désigne aussi le mot «occasion». Et nous, quelles occasions pouvons-nous saisir dans tout ce chaos?

 

L'occasion d'une vie


Le psychanalyste Denis Adams considère que, lorsque les hommes remettent en cause des certitudes vers le milieu de la vie, ils portent aussi un nouveau regard sur le passé. «Parfois, c’est la vie elle-même qui les oblige à affronter ce qu'ils n’ont pas encore réglé et, bien qu’on ne puisse prévoir ce qu’il en adviendra, le conflit est une belle occasion de s’ouvrir sur la réalité», estime-t-il. À son avis, l’homme peut arriver à faire une synthèse des oppositions qui l’habitent et se réconcilier avec lui-même s’il parvient à écouter ce que dit son conflit intérieur.

De notre côté, nous pouvons aussi profiter de sa crise pour actualiser le regard que nous jetons sur nous-même, sur lui et sur notre couple. «C’est un changement presque inévitable qui peut être un bon moment pour identifier nos carences et découvrir ce que l’autre ne peut pas nous donner. Cela ne veut pas dire toutefois qu’on acceptera son ingérence. Nous serons donc amenée à actualiser nos attentes face à lui pour continuer sur une route différente», analyse la psychothérapeute Florence Bois. Pour elle, si le lien qui unit les deux partenaires est solide, ils arriveront à transformer le conflit en moment de croissance personnelle pour eux et pour leur couple. Dans la pratique, dit la psychothérapeute, la meilleure chose à faire est de prendre soin de soi. «Marchons une heure par jour, dansons, chantons, prenons des cours, faisons attention à notre alimentation – non pas pour devenir mannequin mais pour être en santé – surveillons notre maison, à tout ce qui fait partie de notre environnement matériel et spirituel», exhorte-t-elle.

Phase dorée?


Sachant que c’était au début de la quarantaine que son Gilles avait mis fin à un mariage de 16 ans, Eliana Saia, 49 ans, sa compagne depuis un an, était sur ses gardes dès le début de la relation. «Je crois que la crise de la quarantaine l’a beaucoup ébranlé; j'avais d’abord pensé que ce serait un désavantage d'avoir un copain de cet âge, mais puisque j’ai passé au travers moi-même, je me suis dit que c'était une phase dorée pour vivre pleinement notre amour.» Pour Eliana, les mots de passe sont «compréhension» et «respect». C'est le temps de réfléchir à ce qui peut faire plaisir aux deux partenaires, sans détours et sans faux compromis.

«On n’arrive pas dans un tel stade d’harmonie en claquant les doigts», rappelle Florence Bois. À l’intérieur d'une démarche de connaissance et d’acceptation de soi, nous vivrons plusieurs conflits et nous serons amenée à comparer l’homme avec qui nous partageons notre vie à l’homme avec qui nous avions décidé d’entreprendre une relation. Chose certaine, il a changé et nous aussi. «Identifier les comportements relationnels toxiques et agir sur eux est une manière de profiter de la crise afin de susciter un renouveau pour le couple et pour nous-même», estime la psychothérapeute.

Poisons et autres agents toxiques


Forte de son expérience auprès de couples en thérapie, Florence Bois est attentive à des petits détails qui empoisonnent la vie de ses patients et qui s’aggravent lors de la crise du milieu de la vie de monsieur. Puisque cette dernière génère souvent des remises en question professionnelles, des femmes souffriront d’insécurité matérielle. «Elles noteront que leur compagnon démontre un plus grand besoin de séduire et, en constatant des changements chez leur partenaire, elles se mettront à fouiller dans les affaires de celui-ci. D’autres adopteront un comportement autoritaire, écrasant, en disant à leur conjoint quoi faire et en imposant leurs vues», explique la psychothérapeute. Pour détoxiquer la relation en pleine crise, la première chose à faire est de développer la confiance en soi et de changer les structures de pensée qui limitent notre bien-être, en prenant garde de ne pas tout démolir. «C’est un processus graduel qui ne fera que renforcer le sentiment d’appartenance du couple.»

Quatre signes avant-coureurs


Il commence à exprimer sa perplexité devant les premiers signes du vieillissement et des changements que subit son corps.
«Le gars commence à penser du jour au lendemain, qu’il doit expérimenter tout ce qu’il n’a pas vécu jusqu’alors», observe Alain Gougeon du sommet de sa quarantaine.
S’il n’est pas tout à fait satisfait de sa carrière, la quarantaine est un moment propice pour sombrer dans une crise professionnelle, laquelle pourra l’amener à changer de travail.
«Il s’achète une voiture décapotable et il part à la chasse!» résume, mi-blagueur, mi-sérieux, le psychologue Raymond David.


L'ouragan 40: des phares pour mieux naviguer

  • Si monsieur se pose des questions, faisons de même: «Est-ce que j’écoute mon cœur? Ai-je mon territoire bien à moi dans la maison? Pourquoi ai-je envie de fouiller dans son intimité?»

  • L’insécurité affective peut nous amener à adopter une position autoritaire afin de contrôler la situation. En essayant de prendre soin de nous, nous serons portée à trouver des solutions plus constructives pour le couple.

  • Si on envisage la séparation, examinons ce qui motive ce désir: le besoin de nous libérer ou celui de le punir? Et si on tient à rester ensemble, demandons-nous: est-ce que je veux le posséder ou être avec lui?

  • Lors des conversations difficiles, établissons des limites pour ne pas perdre totalement le contrôle de nos émotions et demandons-nous si on cherche la bagarre ou l’entente.

  • Il n’y a rien de honteux dans la colère. Il faut toutefois examiner ce qui provoque cette émotion et les actes qui en découlent.

  • Clarifions pour nous-même et pour lui ce que nous ne sommes pas capable d’accepter.

  • Soyons prête à écouter ce qui ne nous plaît pas, si cela est dit dans un environnement qui respecte notre intégrité. Il faut tout de même arriver à nous parler de ce qui cloche!

Pour vous inspirer davantage, on suggère ces quelques œuvres


Un film

  • Printemps, été, automne, hiver... et printemps, du cinéaste coréen Kim Ki-duk

Deux livres

  • Jim Conway. La vie s'arrête-t-elle à quarante ans? L'homme et la crise de l'âge mûr, Éditions EBV, Paris, 1989, 244 p.
  • Jacques Gauthier. La crise de la quarantaine, Le Sarment-Fayard, Paris, 1999, 155 p.

 

 

Heloísa Sanches, 42 ans, journaliste

© Marco Weber


Avant de rencontrer son conjoint actuel, la journaliste Heloísa Sanches, 42 ans, a été mariée pendant plus de 20 ans. La crise de la quarantaine a accéléré sa rupture avec son ex-mari. «Un jour, il m’a dit qu’il se sentait poussé à faire ses preuves devant sa famille en tant que père et mari pourvoyeur.» Heloísa a eu beau lui dire qu’elle n’accordait guère d’importance à leur penthouse et à leurs voyages et qu’elle voulait juste rester auprès de lui. En vain. «Il pensait que je n’accepterais pas qu’il change sa manière de fonctionner.» Peu de temps après la séparation, il a épousé une fille plus jeune qui semblait n’avoir guère d’attentes. Quant à Heloísa, elle s’est mariée avec un ouvrier. «Mon expérience m’a fait constater qu’un homme de 40 ans a besoin d’une compagne; pas d’une mère pour ses enfants ou d’une épouse à présenter en société», dit-elle, considérant que les pressions sur les femmes créent des écarts dans le couple. «N’oublions surtout pas que nous sommes des femmes!» conseille-t-elle. À son avis, c’est justement en prenant soin de soi et en montrant à notre compagnon qu’il est toujours désirable et admirable que nous pourrons bien gérer la crise. «Si tel est le cas, bien entendu! Au fond, il cherche à se sentir accepté...»


© Marco Weber

Danielle Brouillard, 45 ans, gestionnaire dans le milieu de l’éducation


Danielle Brouillard et Alain Gougeon, âgés tous deux de 45 ans, se disent enthousiastes et prêts à croquer la cinquantaine à belles dents. «J’étais attristée qu’il trouve sa quarantaine difficile», confie Danielle, une gestionnaire dans le milieu de l’éducation. Habituée depuis longtemps à chercher plusieurs solutions pour chaque problème, la crise de la quarantaine de son mari était pour elle, un cul-de-sac existentiel. «Cette fois-là, je n’ai pas trouvé de recette miracle, admet-elle. Vieillir, ça fait partie de la vie!» Finalement, tout s’est réglé avec beaucoup de dialogue. Danielle considère que, dans un moment de crise, la communication au sein du couple est fondamentale et que, si le mythe du coureur de jupons qui a succombé au démon du midi hante les amoureuses, il faut se rappeler que les femmes auront, elles aussi, besoin d’être reconquises. «J’ai éprouvé ce désir d’être séduite, encore plus que lui», raconte-t-elle. À son avis, la quarantaine évoque davantage la peur de vieillir que la constatation d’un véritable déclin. Positive, Danielle signale que la cinquantaine promet une vie encore plus intense, une fois que les enfants sont indépendants et qu’une bonne partie des contraintes adultes sont résolues. «Je m’attends à ce qu’on ose toujours plus, à ce qu’on se fasse encore plus confiance, à ce qu’on se consacre entièrement à des initiatives de solidarité – comme faire du bénévolat ou encore de l'aide humanitaire –, à ce qu’on aille voyager dans l’espace!» déclare celle pour qui la vieillesse est synonyme de vie et de beauté.


© Marco Weber

Yolande Denis, 50 ans, courtier d’assurances


Pour Yolande Denis, 50 ans, et Michel Gauthier, 56 ans, la quarantaine est bien décantée et intégrée à leur expérience de vie. Cette dernière, courtier d’assurances, compare le début de la quarantaine masculine à une tempête qui peut durer deux bonnes années. «Alors que les femmes cherchent une voie plus simple, une compréhension plus satisfaisante de la vie et d’elles-mêmes, les hommes ressentent un plus grand besoin de reconnaissance. Ils n’atteindront ce seuil plus zen de la vie que lorsqu’ils arriveront à la cinquantaine…» Elle constate qu’à cet âge les hommes ont besoin d’un regard nouveau, surtout s’ils sont en couple depuis longtemps. «Il faut prendre cela avec un grain de sel», dit-elle, en ajoutant que ce n’est pas facile pour une femme de répondre à cette attente ressentie par un homme aux prises avec le démon du midi et désireux de projeter une nouvelle image. Pour les amoureuses des quadragénaires, elle conseille de ne pas forcer la main et de ne rien imposer. «Au contraire, accordons-lui de l’espace. Cela ne veut pas dire donner le feu vert à tous ses désirs. L’idée, explique-t-elle, est d’assumer une position plus sereine, plus axée sur les choses fondamentales, sans s’attarder à des sottises, et ce, tout en démontrant son amour! Mettre plus d’accent sur la vie sociale et les loisirs peut être une manière de s’ouvrir à de nouvelles expériences, sans passer nécessairement par les aventures extraconjugales.»


 

http://femmeplus.canoe.com/ellelui/article1/2005/10/21/1272766-fp.html

 
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La mer contre le sida

posté à 02:13 le 24/10/2005 par débora


Le 24 octobre 2005

 

La mer contre le sida
 

(Agence Science-Presse) - La recherche contre le sida se poursuit au fond des mers: deux nouvelles substances susceptibles de lutter contre le virus ont été récemment extraites en deux coins du monde.

 

Au Brésil, 10 ans de recherche ont amené des spécialistes de l'Université fédérale Fluminense, de Rio de Janeiro, à identifier dans des algues de la côte brésilienne des substances, appelées diterpènes, manifestement capables d'inhiber le virus du sida en milieu cellulaire. Les chercheurs racontent que dès les premières évaluations, faites in vitro, les diterpènes présents dans les algues ont pu inhiber la réplication du virus du VIH jusqu'à 95%. Mais pour obtenir une telle efficacité, les chercheurs ont dû utiliser une dose de cette substance 500 fois plus grande que l’AZT, le médicament synthétique utilisé pour le moment.

 

Autre ombre au tableau : ce résultat impressionnant a été obtenu en éprouvette. On est donc encore loin des tests sur des humains et rien ne garantit que les résultats y seraient aussi épatants.

 

De l’autre côté de l’Atlantique, une équipe du Conseil supérieur des recherches scientifiques, en Espagne, vient de découvrir, à 3550 mètres de profondeur, dans la Mer Méditerranée, deux enzymes présentant des structures moléculaires méconnues jusqu'alors, qui pourraient être utilisées dans la synthèse de nouveaux antibiotiques.

 

Une de ces enzymes est capable de séparer efficacement des substances, les énantiomères, dotées de propriétés anti-inflammatoires et anti-tumorales. À l'heure actuelle, la séparation, indispensable pour créer un produit utilisable comme médicament –la présence de plus d'une molécule énantiomère déclenche des effets secondaires indésirables– est très coûteuse car elle se fait chimiquement et ne permet pas d’obtenir un produit assez pur.

 

Débora Pinheiro

 

http://www.frequencevih.ca/article.php3?id_article=205

 

 
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La science de la torture

posté à 02:09 le 4/09/2005 par débora

La science de la torture

Par Débora Pinheiro, Futura Sciences, le 04/09/2005 à 10h22



Selon un rapport diffusé par le Projet Sunshine, aux États-Unis, spécialisé dans l'identification de recherches en matière d'armes biologiques, l'armée américaine travaille à la mise au point d'une arme capable de créer une douleur suffisamment intense pour immobiliser une personne.

Le rapport a vite suscité une réaction de la part de plusieurs spécialistes en douleur, partout aux États-Unis. Les chercheurs, représentant de nombreuses universités, ont rendu public dans la revue "NewScientist" leur aversion envers ce genre de recherche.

Selon eux, la nouvelle arme peut causer des dommages irréversibles à la santé, en plus de pouvoir être utilisée pour des fins de torture. L'armée américaine argumente que "l'avantage" du dispositif réside dans le fait de provoquer une paralysie temporaire sans endommager les tissus.

L'arme idéalisée par les chercheurs de l'armée fonctionnerait à base de pulsions électromagnétiques produites par l'expansion de plasma, lorsque celui-ci rentre en contact avec un corps solide, comme le corps humain. Ces pulsions stimuleraient des impulsions dans les cellules nerveuses du corps en entraînant la douleur. Des psychologues qui ont critiqué l'arme s'inquiètent des problèmes mentaux que cette douleur intense peut générer.


http://www.futura-sciences.com/news-science-torture_6977.php

 

: citation:

 

http://72.14.207.104/search?q=cache:52e8T4xYjDQJ:www.styvoo.ch/posts378-0.html+%22debora+pinheiro%22&hl=fr&ie=UTF-8

 
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La mémoire, on en avalera bientôt

posté à 02:53 le 30/08/2005 par débora

LA VIE

La mémoire, on en avalera bientôt

Par Débora Pinheiro, Futura Sciences, le 30/08/2005 à 09h17



Des scientifiques de l'Université de Californie affirment avoir inventé une pilule pouvant stimuler la mémoire.

Le créateur du médicament, Gary Lynch, a déclaré à la revue New Scientist que la pilule pourrait être utilisée pour traiter des personnes souffrant de fatigue ou atteintes par la
maladie d'Alzheimer. Le médicament, qui est maintenant en phase de tests, pourrait aussi être pris par des personnes saines désirant donner un coup de pouce à leur mémoire.

Les tests initiaux indiquent, selon les chercheurs, que la nouvelle drogue n'aurait pas d'
effets secondaires, comme ceux des amphétamines, qui dérangent le sommeil. Parmi les 16 volontaires britanniques qui ont été privés de sommeil, la prise de la pilule de la mémoire a entraîné des résultats positifs, annonce l'équipe britannique. Les volontaires, des hommes en bonne santé de 18 à 45 ans, ont initié le processus avec une nuit de sommeil. Le jour suivant ils ont répondu à une série de tests de mémoire, attention, temps de réaction et solutions de problèmes.

La nuit suivante ils ont pris des pilules ou des placebos, avant de subir une autre série de tests jusqu'aux petites heures du matin, dans l'impossibilité de dormir. Les résultats de ceux qui avaient ingéré le médicament ont été nettement meilleurs. Baptisée CX717, la nouvelle drogue est le nouveau rejeton de la famille des ampakines, des médicaments stimulant, dans le cerveau, la production de glutamate, une substance chimique qui faciliterait l'apprentissage et la capacité de se rappeler.

En agissant sur les cellules cérébrales avant qu'elles commencent à ne plus fonctionner, la CX717 aiderait à améliorer la communication entre ces cellules. Bien que le nouveau médicament doive encore faire ses preuves au cours d'autres séries de tests, la compagnie pharmaceutique Cortex envisage maintenant la possibilité d'introduire la CX717 dans le traitement de la narcolepsie - une maladie qui provoque une
somnolence excessive - ainsi que de l'hyperactivité - qui rend plus difficile l'apprentissage chez les enfants.


 

http://www.futura-sciences.com/news-memoire-on-avalera-bientot_6978.php


 


 
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Un phénomène astronomique qui brise des coeurs

posté à 04:11 le 7/08/2005 par débora

LA VIE

Un phénomène astronomique qui brise des coeurs

Par Débora Pinheiro, Futura Sciences, le 07/08/2005 à 12h14



Lors d’une éruption solaire, des milliards de tonnes de matière s’échappent de la surface bouillonnante de la grande étoile de notre système et une bonne partie du gaz éjecté par le soleil se dirige directement vers l’atmosphère terrestre, provoquant des perturbations électromagnétiques capables de faire bien des dégâts. Jusqu’à présent, on ne se souciait que des ennuis causés par des interférences dans le réseau électrique ou des systèmes de communications de compagnies aériennes rendus inopérants à cause d’une tempête solaire.

Les spécialistes ont toujours affirmé qu’il n'y avait aucun danger direct pour l'humain. Et voilà qu’une étude auprès de 5.172 participants, tous les âges confondus, vient de démontrer le lien entre les perturbations électromagnétiques provoquées par le Soleil et une nette augmentation de cas d’
infarctus du myocarde chez les personnes particulièrement susceptibles aux maladies cardiovasculaires.

« Lorsqu’ils évaluent les facteurs pouvant déclencher l’infarctus, les médecins ont l’habitude de tenir compte de la pression, la température et l’humidité, sans toutefois considérer l’aspect environnemental, soit l’électromagnétisme auquel nous sommes exposés », mentionne le physicien Ramón Rodríguez Taboada, qui a effectué les recherches avec l’ingénieur Pablo Sierra Figueredo, de l’Institut de Géophysique et Astronomie de Cuba.

Afin de mettre l’astronomie au service de la médecine, les chercheurs ont conçu des logiciels pour croiser des données des personnes ayant subi au moins un infarctus du myocarde lors de l’occurrence de tempêtes solaires électromagnétiques. Ils ont alors constaté que dans une période de neuf ans (de 1992 à 2000) la plupart des décès parmi les personnes âgées atteintes d’infarctus avaient lieu à l’occasion où on registrait ces phénomènes solaires. Les résultats dans un groupe de personnes de 64 ans et plus démontrent que le taux de
morbidité dû à l’infarctus aigu du myocarde a augmenté le jour suivant la perturbation géomagnétique. Les deux scientifiques indiquent qu’après avoir détecté ce changement brusque dans la distribution temporelle des infarctus, le taux de morbidité se stabilise à nouveau dans les trois ou quatre jours suivant la tempête solaire. Au contraire de ce qu’on pourrait croire normalement, les chercheurs cubains soulignent que les infarctus fatales sont plus communs pendant l’hiver, et non pas pendant l’été, car la saison froide est un scénario plus favorable pour les tempêtes électromagnétiques. « Le corps humain est capable de sentir le stress provoqué par un environnement électromagnétique », renchérit Taboada.

Rappelons qu’une tempête solaire a déjà causé une panne générale d’électricité au Québec en 1989. Hydro-Québec informe que toutes les entreprises de transport d’électricité situées à des latitudes élevées sont vulnérables, mais celle du Québec l’est davantage parce que la province repose sur un immense bouclier de roche empêchant le courant de circuler dans la terre. L’électricité cherche alors un chemin, et les lignes électriques offrent un passage de moindre résistance. De plus, le réseau d’Hydro-Québec comporte de très longues lignes de transport, ce qui le rend encore plus vulnérable aux colères du Soleil. Cœurs sensibles s’abstenir.


http://www.futura-sciences.com/news-phenomene-astronomique-brise-coeurs_6877.php

 
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Coca libre

posté à 05:28 le 25/07/2005 par débora


Le 25 juillet 2005

 

Chenilles ou coca libre
 

(Agence Science-Presse) - Les agents anti-drogues colombiens pourraient bientôt être des chenilles. Des biologistes de l'Université de Colombie proposent d'utiliser ces insectes pour éradiquer les plants de coca, la matière première de la cocaïne.

 

La solution doit toutefois tenir compte des paysans qui défendent leur droit de cultiver la coca, en soulignant que l’herbe ne sert pas juste à fabriquer de la cocaïne. Au Pérou, le gouvernement soutient même que la feuille de coca est "un patrimoine régional biologique, culturel et historique" de l’ancien empire inca, en plus d'être une ressource botanique et médicinale de la culture andine. Là-bas, l’entreprise étatique Enaco (http://www.enaco.com.pe/) s’occupe de la vente légale des feuilles de coca.

 

Pour le président du Réseau des Jardins botaniques colombiens, Alberto Gómez, les chenilles Elorio noyesi pourraient ne travailler que dans les champs illégaux. La proposition a été déposée le 31 mai à l’intention du président du Conseil colombien des narcotiques, qui est aussi Ministre de l'Intérieur.

 

Mais même si l’idée est prometteuse, elle ne verra pas le jour de sitôt, car la fumigation avec l’herbicide glyphosate fait partie de l’entente entre les États-Unis et la Colombie dans la lutte contre le narcotrafic. Des représentants des peuples autochtones colombiens dénoncent pourtant l’usage du glyphosate qui, fabriqué par la multinationale états-unienne Monsanto, ne détruirait pas la coca, en plus de provoquer des dégâts dans les plantations, les sources d’eau et les forêts.

 

Enfin, même si les plantations ont été réduites à la moitié, selon les statistiques du gouvernement colombien, le taux de production de coca n’a pas baissé. Certains scientifiques colombiens et états-uniens ont confié au journal britannique Financial Times que cette situation est probablement due à l’usage de fertilisants. Les chenilles Elorio noyesi ont donc une autre bonne raison pour se régaler.

 

Débora Pinheiro

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2005/cap2507052.html  
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Ciência também é coisa de foca

posté à 03:05 le 16/02/2005 par débora

 

Jornalismo especializado em ciência

Ciência também é coisa de foca

Publicado em 16.02.2005, às 8h

 

Pense em uma pauta que interesse todos e que convença seu editor no ato. Pensou em ciência? Pode ser um belo filão para quem está ingressando no meio jornalístico. A jornalista Verônica Falcão, do Jornal do Commercio, conta por quê.

 

Junto com o batalhão de estudantes de jornalismo que deixa as cadeiras da faculdade para se estabelecer em um meio cada vez mais marcado pela terceirização e por uma cultura de segmentação, ainda são poucos os formandos que pensam em se dedicar à cobertura de ciência. Em geral, pouco fala-se disso em sala de aula. E fora dela, ainda vigora uma visão bem limitada do conhecimento científico, o que explica o fato de boa parte de muitos colegas continuar associando ciência a fórmulas indecifráveis, conceitos ininteligíveis, terminologias impublicáveis, técnicas incompreensíveis, enfim, complicação, chatice e descompromisso com a realidade.

 

Mesmo assim, uma boa leva de jornalistas recém-formados, formandos e gente com mais experiência no mercado se dispõe a cobrir ciência, acreditando que a produção e o conhecimento científico podem e devem se tornar acessíveis para todos. Graças a excelentes comunicadores de ciência, incluindo jornalistas, a percepção que o público em geral tem do conhecimento científico pode se transformar. Em Pernambuco, a jornalista Verônica Falcão aposta nisso e dedica-se à cobertura de ciência há dez anos, contrariando os maus presságios de um mercado que tende a se enxugar e a relegar a cultura científica a matérias brutas, vindas de agências e publicadas sem muito trabalho investigativo. “É preciso lembrar que o mercado não se resume a jornais diários. A demanda em relação a jornalistas especializados em ciência é considerável em assessorias de imprensa de universidades, institutos de pesquisa, órgãos públicos e vários tipos de empresas”, lembra Verônica Falcão, que cobre ciência e meio ambiente para o Jornal do Commercio.

 

Face a um mercado aparentemente cada vez mais restrito, um jornalista recém-formado pode ter a grata surpresa de perceber que, para cobrir ciência, ele não precisa necessariamente ser contratado para uma seção específica de um jornal ou de um programa diário no rádio ou na televisão. “Qualquer assunto pode se relacionar com ciência”, considera Verônica Falcão, que se formou em jornalismo e não tem nenhuma formação acadêmica na área de ciência. No dia-a-dia de seu trabalho a jornalista já se acostumou a relacionar ciência com cultura popular, entretenimento, economia e vários outros assuntos. É assim que uma pauta sobre carnaval pode nos informar sobre descobertas na área de botânica. “Ao entrevistar um folclorista que me contava sobre a origem dos Caboclinhos, pensei em buscar mais informações sobre a Jurema, uma planta muito usada em rituais e cultos, com a qual se faz uma bebida sagrada – o vinho de Jurema. Entrevistei também um biólogo que estudou as propriedades medicinais da planta”, conta a jornalista, cuja matéria fez sucesso também junto aos editores. “Eles adoraram o fato de eu introduzir uma abordagem diferente”, menciona.

 

O que mobiliza esse esforço de popularizar pesquisa, tecnologia e conhecimento é a importância que a jornalista dá ao fato de informar o público da melhor maneira possível, indo além dos fatos apenas relatados e explicando o como e o porquê dos principais assuntos que viram pauta. Tamanha dedicação se traduz não apenas em seu trabalho no Jornal do Commercio, mas também nos artigos que ela escreve na revista Pesquisa da Fapesp, em que colabora. Em abril, quando a editora Summus lançará o livro “Formação e Informação”, leitores e colegas de Verônica Falcão poderão ler suas reflexões a respeito do trabalho de jornalistas especializados em ciência. Nesse momento a jornalista está escrevendo um dos capítulos do livro, que trata da maneira como a mídia aborda a ciência.

 

Algum conselhos para a turma que vem chegando? Depois de hesitar, ela diz que cada um constrói sua própria formação a partir das leituras e experiências que interessam mais. “Seria pedante recomendar tal ou tal livro só porque é um clássico”, pondera, mencionando que, embora leia todos os dias artigos das revistas Nature e Science, está lendo pela primeira vez o livro “A origem das espécies”, de Darwin, leitura obrigatória para qualquer biólogo que se preze. “Acho que o que vale é tentar ler boas revistas, cadastrar-se para receber bons boletins via e-mal e investir em uma boa formação. E seria muito bom se houvesse cursos na área de ciências voltados para jornalistas”, considera.

 

 

Para saber mais:

 

:: Revista Ciência e Comunicação

Publicação eletrônica editada pelo jornalista Wilson Bueno, professor do Programa de Pós-Graduação em Comunicação Social da UMESP (mestrado e doutorado), Professor do Departamento de Jornalismo e Editoração da ECA/USP, ex-presidente da Associação Brasileira de Jornalismo Científico e um dos mais reconhecidos comunicadores científicos brasileiros de nossa geração.

 

Débora Pinheiro

 

 
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Pour diagnostiquer l’ostéoporose, faites un grand sourire !

posté à 04:14 le 10/01/2005 par débora

LA VIE

Pour diagnostiquer l’ostéoporose, faites un grand sourire !

Par Débora Pinheiro, Futura Sciences, le 10/01/2005 à 08h38



Une vue panoramique dentaire à l’aide de rayons X de la bouche d’un patient peut s’avérer un outil fort utile pour dépister l’ostéoporose au niveau de la colonne vertébrale.

Selon le chercheur japonais Akira Tagushi, du département de radiologie maxillo-faciale de l’Université d’Hiroshima, cette technique peut montrer qu’un patient présente une baisse de densité de masse osseuse. Puisque l’ostéoporose est une maladie silencieuse, ne présentant aucun symptôme, la possibilité d’identifier le problème le plus tôt possible est une autre bonne raison pour ne pas repousser les visites au dentiste.

Pour démontrer que les radiographies dentaires panoramiques peuvent servir à dépister une faible densité minérale osseuse (DMO) chez les femmes ménopausées, Akira Tagushi a fait le suivi de 316 femmes ménopausées qui ne présentaient aucun symptôme d’ostéoporose. Les participantes ont été divisées en deux groupes : 157 avaient subi une hystérectomie ou une ovariectomie, ou avaient pris de l’estrogène, tandis que les 159 autres n’avaient aucun de ces antécédents. On a pris des radiographies dentaires panoramiques pour toutes les participantes et évalué l’état de l’
os cortical et la largeur de leur mâchoire d’après les radiographies. Les résultats avaient indiqué que les femmes dont l’os cortical était érodé devraient subir des tests de DMO plus poussés.

À l’heure actuelle, on se fie beaucoup sur des questionnaires de
dépistage pour identifier les femmes nécessitant des tests de DMO plus précis. La nouvelle étude a révélé que les radiographies dentaires étaient tout aussi efficaces que les questionnaires de dépistage. L’évaluation de l’état de l’os cortical d’après les radiographies dentaires a permis d’identifier 87% des femmes atteintes d’ostéoporose à la colonne vertébrale dans le groupe sans antécédents d’hystérectomie, d’ovariectomie et d’œstrogénothérapie. Cette proportion était de 80% dans l’autre groupe. Le questionnaire, quant à lui, permettrait de dépister 87% des cas d’ostéoporose chez les femmes sans antécédents et 72% des cas chez les femmes avec antécédents, affirme Tagushi.

Selon le chercheur, les radiographies dentaires ne sont pas aussi spécifiques que les questionnaires de dépistage, surtout si les femmes ménopausées ne sont pas bien informées sur l’ostéoporose ou s’intéressent peu au problème. En revanche, puisque la prise de radiographies panoramiques pour diagnostiquer les problèmes dentaires et maxillaires fait partie des pratiques cliniques courantes partout dans le monde, le dentiste pourrait aussi examiner l’état de l’os cortical mandibulaire et recommander des tests de DMO aux femmes qui en ont besoin, conseille-t-il.

Les dentistes et les patients ont intérêt à devenir plus attentifs aux enjeux de l’ostéoporose. Une autre recherche récente portant sur la maladie démontre que les taux de mortalités suite à des fractures de la hanche n’ont pas diminué dans les 20 dernières années. Le staticien Stephen E Roberts et le professeur de santé publique Michael J Goldacre, de l’Université Oxford, ont fait suivi de 32 590 personnes âgées de 65 et plus qui se sont faites hospitaliser à la suite de fractures de la hanche entre 1968 et 1998.

 

http://www.futura-sciences.com/news-diagnostiquer-osteoporose-faites-grand-sourire_5200.php

 
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regard a cote

posté à 06:30 le 22/08/2004 par débora
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La vie intense de vos os

posté à 05:43 le 20/08/2004 par débora

La vie intense de vos os

 

Lorsqu’ils fouillaient le sol de la Mésopotamie, des archéologues japonais ont manifesté une grande angoisse face aux ossements humains qu’ils venaient de découvrir. Pour le chef de la mission, seul un prêtre shinto pouvait calmer les chercheurs, dont la croyance associait l’os à une force vitale très puissante. En fait, bien qu’ils semblent être des structures solides et statiques, nos os constituent un tissu vivant et constamment renouvelé. Ils soutiennent les muscles, protègent les organes vitaux et renferment la moelle, source des cellules sanguines. Les os sont des réservoirs de calcium que l'organisme peut utiliser par résorption, selon ses besoins.

 

La science témoigne que les os ne mentent jamais. Ils racontent sur l’hygiène de vie, l’alimentation et même l’âge d’une personne. En examinant les os de nos ancêtres du paléolithique, les chercheurs ont conclu qu’ils étaient des athlètes anonymes, qui courraient – littéralement – vite pour survivre. Cette activité physique renforçait leurs os.

Morale de l’histoire : il faut bouger pour faire face aux rhumatismes – des affections des os et des articulations, telles que l’arthrite, l’arthrose ou l’osteoporose. Lorsque le squelette se prive de soutenir le poids du corps pour des longues périodes, les os perdent des minéraux et deviennent poreux (d’où le nom osteoporose), pouvant casser plus facilement. Voilà pourquoi plus on est  sédentaire, plus on est voué à souffrir une perte osseuse importante. Et voilà pourquoi le risque de perte osseuse grave des cosmonautes est l'un des principaux obstacles aux missions spatiales prolongées, puisque le squelette des voyageurs de l’espace ne supporte aucun poids lorsqu’ils se retrouvent en orbite. N’empêche que des rhumatismes sont des maladies tout à fait terriennes et assez courantes, touchant toutes les tranches d'âge. 

 

Durcir contre l’osteoporose

 

Chez les personnes âgées, notamment les femmes, l’osteoporose est un chapitre à part. La diminution de l’oestrogène affectant la fixation de calcium dans les os, les dames ont beau prendre du lait, des capsules ou des bonbons truffés de calcium, mais la fixation de ce minéral dans les os ne dépend pas juste de ce que l’on mange. Pour ceux qui croient que le temps c’est de l’argent, on peut comparer la calcification dans les os aux  plans de retraite. Il faut se prendre d’avance – et la nature ne pardonne pas des retards. C’est pourquoi il faut prévoir la fixation de calcium dans nos os avant la trentaine, âge où la densité et la force de nos os sont maximales. Après cela, la pension dépend d’une diète équilibrée au troisième âge et de l’investissement que l’on a fait dès la naissance jusqu’à 35 ans, en consommant des aliments riches en calcium et en pratiquant des activités physiques. « Les femmes sédentaires qui ont des régimes carencés lors de l'adolescence sont des porotiques en puissance », avise le rhumatologue Jean-Paul Bonvarlet. Même si nombre de chercheurs font l’éloge de l’action des isoflavones, ces phyto-hormonnes que renferme la soja, le rhumatologue est moins enthousiaste. « Les isoflavones n'ont pas fait preuve d'une efficacité dans la porose », tranche-t-il. Pour lui, la prévention est la meilleure armure pour éviter les ennemis de l'os, soit l'absence d'exercice, le déficit de vitamine D et les carences alimentaires.

 

Marchez avec votre squelette

 

Plusieurs spécialistes affirment que notre structure osseuse nous a destinés à marcher sur quatre pattes et à se proméner aussi aisément dans les arbres que sur le sol. Le prix à payer pour évoluer est cher : mal de dos, rhumatismes et bien de complications. En évoquant ce sort quadrupède, le géologue Richard Fortey, auteur de l’ouvrage « Vie, une biographie non autorisée », attribue la joie des parents qui accompagnent les premiers pas de leur bébé à l’importance que donne l’humanité au comportement bipède, un saut évolutif qui a changé la destinée des humains pour le meilleur et pour le pire. Pour marcher sur deux pates avec joie, une bonne hygiène de vie est de mise :

 

·         Ne transportez plus de 10% de votre poids.

·         Évitez de demeurer longtemps dans une même position.

·         Diversifiez vos activités physiques, en combinant des différents types d’exercices qui provoquent la contraction des muscles. La traction sur les extrémités osseuses renforcera votre squelette.

·         Une raison de plus pour bouder la cigarette et aller mollo avec les boisoons alcoolisées : tabac et alcool agissent directement sur les cellules osseuses.

·         Évitez les boisons gazeuses, dont les bulles semblent annuler les effets du calcium.

·         Résistez à la tentation de pousser bébé à marcher trop tôt, car cela pourrait déformer ses os.

·         Incitez votre entourage (notamment les enfants) à jouir du grand air, tout en se protégeant des rayons UV. Le soleil favorise l'apport en vitamine D, bénéfique à la calcification des os. Quelques minutes d’exposition par jour suffisent.

 

Débora Pinheiro

 
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feliz aniversario

posté à 06:40 le 19/08/2004 par débora
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Mon corps, le meilleur antidote

posté à 05:46 le 17/08/2004 par débora

Mon corps, le meilleur antidote

 

Le médicament règle votre problème – c’est tout ce qui faut savoir, décrète la publicité. Êtes-vous d’accord ? En cas de doute, demandez à votre système immunitaire.

 

Pensez à la quantité d’agents pathogènes qui parviennent à pénétrer dans votre organisme à chaque instant. Pourtant, ce n’est pas un miracle d’être en santé. Hélas, un peu délaissées par la médécine moderne, les défenses naturelles de l’organisme humain travaillent de moins en moins en syntonie avec la nature. Résultat : un affaiblissement progressif d’un organisme qui s’appuie sur pillules, syrops, suppléments, vitamines et toutes sortes d’arsenaux synthétiques pour soulager les maux de tête, d’estomac, de dos, voire de vivre.

 

Et voilà l’essor des produits dits naturels, idée que l’industrie pharmaceutique capitalise de son mieux. N’empêche que l’approche est toujours axée sur le dépanage et non pas sur la prévention. En comprennant qu’il vaut mieux aller directement aux sources, des patients et des spécialistes en santé prônent les moyens naturels, plus simples, moins chers et plus efficaces à long terme. En revanche, sans une série de connaissances on ne saurait chercher le salut dans la voie naturelle d’une manière radicale, après des années de traitements qui nous dénaturent.

 

Nourrissez vos défenses

 

Premier allié dans la création de nos défenses naturelles, le lait maternel est indiqué par les recherches les plus recentes comme la meilleure potion pour renforcer le système immunitaire, renfermant des componantes cellulaires vitales pour structurer les défenses de l’enfant et pour préparer la protection de son système gastro-intestinal au long d’une vie où des bactéries comme la H. Pylori (vedette de la plupart des affections estomacales) seront inévitablement dans le décor. Primo, donc, allaiter son enfant exclusivement avec du lait maternel, conseillent la science et la sagesse ancestrale.

 

Secundo, manger frais. Fruits, légumes, noix, poissons, viandes, produits du terroir – pourvu que frais et idéalement libres de pesticides et substances toxiques – sont le secret d’un corps moins intoxiqué et prêt à répondre aux agressions de son environnement sans dépenser trop d’énergie. Tertio, manger moins. Un système immunitaire bien préparé demande une diète qui prime par la qualité et qui décline les excès. Cela a été démontré par des recherches comme celle de la professeure Guylaine Ferland, de l’Université de Montréal. Elle a étudié le rapport entre la frugalité à la table et la longévité. En diminuant l'apport calorique, observe-t-elle, nous augmentons non seulement la longévité moyenne, mais la longévité maximale. « En restreignant l'apport énergétique, nous maintenons l'usine cellulaire en bonne condition pendant une plus longue période de temps », soutient la chercheuse. Elle allerte cependant que moins manger peut être disastreux si on ne parvient pas à répondre aux besoins de l’organisme en matière nutriments.

 

Modération est le mot de passe. Pas question d’abuser du thé vert ou du ginseng, car la nature a doté chaque aliment d’un dégré et d’une teneur de toxité, histoire de freiner les plus gourmands. En excès, tout fait mal. Même le sport. Plusieurs recherches associent un entraînement exhaustif à une baisse de la réponse immunitaire dès la fin de l’activité. Ce n’est pas une raison pour céder à la paresse pour autant. L’idéal c’est de pratiquer des activités physiques régulièrement, sans trop forcer son corps. Le médecin Reury Frank Bacurau, de l’Université de São Paulo (USP), au Brésil, soutient que bouger nous aide à éloigner les maladies. Pour prouver cela, il a placé des tumeurs sous la peau de rats en évaluant la réponse immunitaire des animaux qui pratiquaient des activités physiques. Les rats qui faisaient des exercices modérés ont présenté un état de santé nettement meilleur comparativement aux animaux qui s’épuisaient trop ou qui ne bougeaient rien du tout.

 

Débora Pinheiro

 
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Lauréats de la bourse Étalez Votre Science

posté à 07:32 le 19/04/2004 par débora

Les candidats des stages hors Québec

 

Montréal (19.04.04) – L’Association des communicateurs scientifiques (ACS) est heureuse de dévoiler le nom des candidats qui s’envoleront vers le Brésil, la France et les États-Unis afin de réaliser leur projet de stage.

Ce programme du ministère du Développement économique et régional veut favoriser le développement des compétences de personnes œuvrant dans les différents domaines de la communication scientifique et technique (journalisme, muséologie, animation, réalisation, etc.). Pour ce faire, il offre une aide allant jusqu’à 6000 $ pour réaliser un stage à l'extérieur du Québec.

Pour l’édition 2004 des stages hors Québec, le jury a sélectionné sept projets qui se sont distingués par leur qualité et leurs retombées potentielles pour les institutions québécoises.

 

Deborah Pinheiro, journaliste pigiste et animatrice chez Les Scientifines.

  • Stage de quatre semaines à la Casa da Ciencia, Rio de Janeiro, Brésil.
  • Buts : expérimentation pratique d’approches de communication scientifique pour un public peu ou pas scolarisé ou défavorisé. Établissement de liens entre un organisme brésilien et québécois.
  • Montant accordé : 4 000 $

Stéphanie Duchesne, coordonnatrice, Conseil du loisir scientifique de l’Abitibi-Témiscamingue.

  • Stage de cinq semaines à l’Association française des petits débrouillards, Paris.
  • Buts : suivi du programme Les cités débrouillardes qui intervient dans les quartiers difficiles de la France par des actions volontaires ; tisser des liens entre les CDLS et l’Association française des petits Débrouillards.
  • Montant accordé : 5 776 $

Simon Langlois, animateur, Astrolab du Mont Mégantic.

  • Stage de cinq semaines au PARSEC (Association de vulgarisation scientifique basée sur l’astronomie et l’espace), Nice.
  • Buts : recevoir une formation sur les techniques de vulgarisation, animer différentes activités à l’observatoire de Nice, réaliser un rapport comparatif des structures de l’Astrolab et du PASERC.
  • Montant accordé : 3 810 $

Christine Leroy, chargée de communication, Société des Musées québécois.

  • Stage de trois semaines aux Pôle Sciences et société (Lyon), au Muséum d’Histoire naturelle (Paris) et au Service culturel de l’Université de Bordeaux (Bordeaux).
  • Buts : études de cas de diffusion scientifique dans le cadre d’une approche arts et sciences (comment toucher le public des musées par une approche plus émotionnelle : appréhender les sciences et leurs contenus à travers le regard d’artistes).
  • Montant accordé : 4 135 $

Sara Arsenault, muséologue, Planétarium de Montréal.

  • Stage de trois semaines au Adler Planetarium and Astronomy Museum (Chicago IL.) et au Smithsonian National Air and Space Museum (Washington D.C.).
  • Buts : le planétarium de Montréal projette de déménager près du Biodôme au cours des prochaines années. Mme Arsenault souhaite se familiariser avec les toutes dernières tendances en muséologie vouée à l’astronomie pour bonifier la conception de la future exposition de longue durée.
  • Montant accordé : 3 975 $

Linda Hince, muséologue, Biodôme de Montréal.

  • Stage de quatre semaines à la Villette, au Museum d’Histoire naturelle de Paris et au Musée océanographie de Monaco.
  • Buts : trouver des sources innovantes d’inspiration dans le cadre de l’inauguration potentielle d’un 5e écosystème au Biodôme, tisser des liens avec des institutions étrangères (entre autres avec le Muséum pour la conception d’une expo sur les espèces menacées).
  • Montant accordé : 5 030 $

Christine Gagnon, animatrice, Zoo de Saint-Félicien.

  • Stage de trois semaines au Zoo de San Diego, CA.
  • Buts : mieux connaître les activités d’éducation du Zoo de San Diego.
  • Montant accordé : 4 275 $

Le programme n’est plus

Malgré la popularité grandissante du programme de stages hors Québec en communication scientifique et technique, géré par l’ACS depuis novembre 2002, il ne sera pas reconduit à l’automne prochain. En effet, le programme a subi d’importantes coupures lorsque sa responsabilité est passée du ministère de la Culture et des Communications à celui du Développement économique et régional.

 

L’ACS souhaite un excellent stage aux candidats!

 
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posté à 06:36 le 2/03/2004 par débora
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La rue des femmes

posté à 08:34 le 11/10/2002 par débora

La rue des femmes a maintenant une maison
Débora O. Pinheiro


Place Publique, Montréal
12 octobre 2002.


Léonie Couture lors de l'inauguration de la maison Olga

Auparavant, le terrain situé au coin des rues Jeanne-Mance et de La Gauchetière, un peu plus à l'ouest du quartier chinois, servait de stationnement. À compter du 7 octobre, il abrite une grande famille composée uniquement de femmes : la Maison Olga, une initiative de La rue des Femmes de Montréal, un organisme à but non lucratif. Jusqu'alors, La rue des Femmes n'avait pas de structure pour offrir de l'hébergement. Léonie Couture, directrice générale et fondatrice de l'organisme né en 1994, se souvient que le projet était modeste à ses débuts : " Nous avons pris nos premiers meubles dans les ruelles et nos amis nous ont prêté des tables et des chaises. Nous payions un loyer modique pour le loft qui appartenait à la Société de Développement Communautaire de Milton-Parc. "


Avec la participation de partenaires privés et publics, La rue des Femmes a pu amasser 2,4M $ pour construire un nouveau bâtiment. " Pour aider ces personnes, il fallait prendre les moyens ", évalue Mme Couture qui, avant de compter sur un soutien financier, misait surtout sur sa persévérance et celle des bénévoles qui collaboraient à l'organisme. Au fil des années, elle a regroupé six intervenantes autour de son projet et songe déjà à augmenter son personnel. Maintenant, l'organisme peut réunir sous un même toit un gîte de nuit et un centre de jour pour assurer une assistance directe et immédiate d'un centre multiservices : repas, ressources d'aide, de services légaux, de santé et d'hébergement, activités de créativité (arts-thérapie), suivi individuel et dans la communauté. Mme Couture, étant elle-même une intervenante expérimentée, explique que les femmes en détresse proviennent de différentes couches sociales et de différents milieux ethno-culturels. " La détresse existe partout ", résume-t-elle, qui a consacré plusieurs années à cette cause.

 

Construite pour mieux répondre aux femmes itinérantes et aux femmes en difficulté, la maison comprend 20 chambres et huit salles pour héberger et aider les femmes en détresse à retrouver leur dignité et reprendre leur place dans la société. Et pourquoi une maison pour les femmes ? " Parce qu'elles sont davantage exposées à certains types de violence par rapport aux hommes, comme les agressions physiques et le viol, notamment ", rappelle Shulamit Lechtman, responsable de la formation et de la supervision des intervenantes. " Les femmes composent plus du quart des quelque 6 000 personnes itinérantes à Montréal.

 
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Tradução : AS ARMADILHAS DOS PARADIGMAS DA LIDERANÇA

posté à 07:52 le 20/06/2002 par débora

:: " O a u t o r a g ra d e c e a Débora Pinheiro [...] o excelente trabalho de tradução..." : um elogio sincero sempre nos ajuda a tocar a bola com mais energia.

_____________________________________________________

 

http://www.rae.com.br/artigos/1182.pdf

 

______________________________________________________

 

8 RAE • v. 42 • n. 2 • Abr./Jun. 2002

 

Organizações

 

Gérard Ouimet

 

Ph. D. em Ciência Política pela Université de Montréal, Professor de

Psicologia Organizacional e de Administração e Diretor do Programa

Acadêmico de Certificado da HEC - École des Hautes Études Commerciales.

E-mail: gerard.ouimet@hec.ca

 

AS ARMADILHAS DOS PARADIGMAS DA LIDERANÇA

 

RESUMO

 

Este artigo originou-se da análise dos limites epistemológicos – e, portanto, dos perigos inerentes aos

conhecimentos produzidos – no tocante à liderança. Nossas reflexões permitiram estabelecer uma classificação

original de diferentes tipos de estudos relativos à liderança. Esses tipos de estudo caracterizam-se por

pertencer a um paradigma, que é a concepção de liderança. Em nossa pesquisa, foram identificados quatro

paradigmas relacionados à liderança: racionalista, empírico, sensacionista e dogmático. Enquanto o paradigma

racionalista concebe a liderança como um algoritmo de ações racionalmente refletidas, o paradigma empírico

sustenta que se trata mais de uma habilidade para manipular os instrumentos de mobilização com eficiência.

O paradigma sensacionista considera, por sua vez, que a liderança é uma filosofia de vida explícita. Por fim,

o paradigma dogmático define a liderança como a expressão da psiquê dos dirigentes. Embora os

conhecimentos produzidos em qualquer um dos quatro paradigmas possam revelar-se úteis para a

compreensão do fenômeno da liderança, todos eles correm o risco de cair na armadilha de um entusiasmo

heurístico. Assim, o racionalismo pode terminar em intelectualismo, o empirismo, em reducionismo, o

sensacionismo, em simplismo e o dogmatismo, em misticismo.

 

ABSTRACT

 

Leadership studies are an emerging discipline and the concept of leadership will continue to evolve. But, despite substantial progress in leadership research, the understanding of leadership phenomena is not free from pernicious heuristic skids. The purpose of this analysis is to throw light on these traps. By means of an original typology of leadership studies, we propose an epistemological reflection of the advance of knowledge in organizational leadership studies. The proposed typology contains fours paradigms, that is: rationalist paradigm, empirical paradigm, sensationalist paradigm, and dogmatic paradigm. The rationalist paradigm conceives the leadership like an aprioristic logical algorithm. The empirical paradigm conceives the leadership like a posteriori concrete performance. The sensationalist paradigm conceives the leadership like a personal philosophy of life.

 

The dogmatic paradigm conceives the leadership like determinist psychic drives. Each paradigm can be

respectively trapped by the following heuristics skids: intellectualism, reductionism, simplism, and mysticism.

 

PALAVRAS-CHAVE

Limites epistemológicos, concepção de liderança, racionalismo, empirismo, sensacionismo.

 

KEY WORDS

Epistemological limitations, conceptions of leadership, rationalism, empirism, sensationism.

RAE - Revista de Administração de Empresas • Abr./Jun. 2002 São Paulo, v. 42 • n. 2 • p. 8-16

 

 

 

As armadilhas dos paradigmas da liderança

 

RAE • v. 42 • n. 2 • Abr./Jun. 2002 9

 

©2002, RAE - Revista de Administração de Empresas/FGV-EAESP, São Paulo, Brasil.

 

CONSTRUÇÃO DE UMA TIPOLOGIA

 

Neste estudo, os conhecimentos acerca da liderança

serão classificados de acordo com uma tipologia

dinâmica – já que as categorias são fruto de uma conjunção

fatorial – baseada em duas variáveis: o modo

de apreensão do real (senso versus inteligência) e o

modo de avaliação da informação obtida (fatos versus

valores). Inspirada nos trabalhos de Carl Gustav

Jung (1967) – que esclareceu a existência das quatro

funções psicológicas envolvidas na coleta de dados

(a sensação e a intuição) e na avaliação da informação

(o pensamento e o sentimento) –, a tipologia construída

para nossa análise permite a categorização de

diversos estudos sobre a liderança em função da orientação

heurística dos pesquisadores. Dessa forma, a

conjunção das duas variáveis citadas possibilita a estruturação

de uma tabela de contingência 2x2, que sintetiza

quatro paradigmas de pesquisa em liderança: o

racionalismo, o empirismo, o sensacionismo e o dogmatismo.

A Figura 1 ilustra a composição paramétrica

da tipologia utilizada e as armadilhas inerentes a

cada um dos paradigmas. Examinemos, então, cada

paradigma a fim de identificar sua essência e seus limites.

 

O PARADIGMA RACIONALISTA

 

O paradigma racionalista é o resultado da combinação

do modo intelectual de apreensão do real e do

modo objetivo de avaliação da informação obtida.

Esse paradigma considera a liderança como um

algoritmo de ações racionalmente refletidas. São os

diferentes papéis dos líderes que podem mobilizar uma

equipe de trabalho e orientar suas ações para alcançar

os objetivos da empresa. Tal paradigma estabelece,

logicamente, um sistema racional que ordena os comportamentos

sensatos do líder (modo intelectual de

apreensão do real) em função de dados fatuais,

observáveis e quantificáveis (modo objetivo de julgamento

da informação).

 

Assim, a primazia concedida às pessoas e à importância

da tarefa a ser realizada (Blake e Mouton,

1978), a qualidade das relações entre o líder e os membros

do grupo, o nível de estruturação da tarefa, a intensidade

do poder hierárquico do líder (Fiedler,

1967), as características dos subordinados e da tarefa

(House e Mitchell, 1974), a qualidade e a aceitação

da decisão (Vroom e Yetton, 1973), a maturidade e a

motivação dos empregados (Hersey e Blanchard,

1977) e a orientação estratégica da empresa (Quinn

 

SENTIDO

OBJETIVIDADE

INTELIGÊNCIA

SUBJETIVIDADE

 

EMPIRISMO

Liderança  Habilidade

 

EXPERIMENTAÇÃO

 

Modo de julgamento da informação

 

RACIONALISMO

Liderança  Algoritmo

 

TEORIZAÇÃO

 

Modo de apreensão do real

 

DOGMATISMO

Liderança  Psiquê

 

INTERPRETAÇÃO

 

SENSACIONISMO

Liderança  Filosofia de vida

 

DESCRIÇÃO

 

Reducionismo

 

armadilha

 

Intelectualismo

 

armadilha

armadilha

 

Simplismo

 

armadilha

 

Misticismo

 

Figura 1 – Paradigmas de pesquisa em liderança: teor e limites

 

10 RAE • v. 42 • n. 2 • Abr./Jun. 2002

 

Organizações

 

et al., 1990) são dados fatoriais, observáveis, quantificáveis

e considerados, por vários pesquisadores, capazes

de condicionar a adoção, pelo líder, de um determinado

estilo comportamental.

Todos os modelos teóricos desenvolvidos ao longo

dos últimos 30 anos baseiam-se em evidências ditas

lógicas, isto é, de que as relações fatoriais se impõem

elas mesmas à mente do pesquisador. Desse

modo, por exemplo, utilizando-se a legendária tabela

de Blake e Mouton, é evidente que um líder diante de

uma situação de urgência deve adotar um estilo autocrático

chamado 9,1 (fraco interesse pelo indivíduo

versus interesse elevado pela tarefa a ser realizada).

Da mesma maneira, consultando o modelo muito popular

de liderança situacional de Hersey e Blanchard

(o famoso sino parabólico dividido em quatro quadrantes),

é lógico admitir que um líder deverá mostrar-

se, por um lado, diretivo (liderança autocrática)

para um empregado pouco competente e pouco motivado

e, por outro, delegante (liderança de delegação)

para um empregado competente e motivado.

Os estudos relacionados ao paradigma racionalista

advêm da convicção de que é possível compreender

o fenômeno da liderança pelo exercício rigoroso

da razão. Mas a ordenação lógica e racional das coisas

é sempre um penhor da verdade? A inteligência

pode desenvolver raciocínios silogísticos estonteantes?

É óbvio que o conhecimento da sofística convida-

nos a dar prova de prudência diante de atividades

intelectuais. Sob seus atraentes ornamentos, a inteligência

pode induzir a erros. Tudo o que é lógico não

é necessariamente verdade; grandes mentiras sabiamente

construídas são prova eloqüente disso. Mas,

além dos escorregões falaciosos do intelecto, ocultase

a principal armadilha do racionalismo: o intelectualismo.

As tentativas de entender a liderança por meio de

uma atitude racional resultaram quase sempre em teorias

tão densas, que, na realidade, não representam

mais esse fenômeno. Presenciamos, desde então, uma

superconceitualização da liderança. Por exemplo, a

árvore da decisão de Vroom e Jago (1988) representa

uma trajetória cognitiva binária, implacável pelo rigor

de suas formulações dedutivas e que permite, a

partir do enunciado de um só problema, empreender

um périplo discursivo de oito questionamentos nominais

(sim ou não, forte ou fraco), acarretando, inevitavelmente,

a identificação de cinco estilos de liderança

envolvidos na tomada de decisão. Tudo é lógica,

tudo é racional. Não há lugar para o emocional e o

aleatório. Não há, portanto, lugar para o humano. Essa

árvore da decisão, uma possibilidade de 38 ramificações,

é, de fato, uma programação idealizada do que

o líder deveria fazer para tomar a melhor decisão.

Enfim, o modelo de Vroom e Jago ilustra, de forma

reveladora, esse intelectualismo: a complexidade injustificada

do real. Metaforicamente, o intelectualismo

consistiria em um padeiro resolver entregar pães

dirigindo uma Ferrari.

Não são apenas os modelos de Vroom e Jago que

sofrem de intelectualismo. Quase todos os modelos

teóricos desenvolvidos desde os anos 60 – por exemplo,

o modelo da contingência de Fiedler (1967), com

seu coeficiente CTMA (o colega de trabalho menos

apreciado) do dirigente, a matriz tridimensional de

Reddin (1970), o modelo complexo de Blake e Mouton

(1969) e o modelo do objetivo-trajetório de House

(1971) – passaram por uma exacerbação intelectual

freqüentemente motivada pelo desejo de sempre

supervalorizar a capacidade de um instrumento de

análise.

Os pesquisadores obstinados do racionalismo alimentam

– e até prezam – a idéia de desenvolver um

modelo que permita a explicação, em qualquer circunstância,

das manifestações de um fenômeno, no

caso, o da liderança. Com a finalidade de responder a

uma tal motivação heurística, esses pesquisadores

comprometem-se em uma sofisticação formal de seu

modelo. Teoricamente, o modelo construído deve ser

o mais exaustivamente elaborado. Além disso, deve

ser capaz de considerar, a priori, todas as expressões

racionalmente possíveis da liderança.

A realidade, porém, quase sempre difere da racionalidade.

Todos sabemos que os líderes não fazem

sempre o que a razão ordena. Da mesma maneira, estamos

conscientes de que boa parte dos líderes toma

decisões importantes utilizando motivos racionalmente

muito primitivos. Os trabalhos de Simon (1983) demonstraram

claramente a "racionalidade limitada"

daqueles que tomam decisões organizacionais. Raros

são os que apóiam suas decisões em uma análise minuciosa

de todos os dados de uma problemática. De

fato, as pessoas têm uma tendência natural a recorrer

a estratégias simplificadoras para tratar as informações

e, conseqüentemente, tomar uma decisão. O bom

e velho modelo do lixo decisional (The Garbage Can

 

NO PARADIGMA RACIONALISTA,

 

OS DIFERENTES PAPÉIS DOS

LÍDERES PODEM MOBILIZAR UMA

EQUIPE DE TRABALHO E ORIENTAR

SUAS AÇÕES PARA ALCANÇAR

OS OBJETIVOS DA EMPRESA.

 

As armadilhas dos paradigmas da liderança

 

RAE • v. 42 • n. 2 • Abr./Jun. 2002 11

 

Organizações

 

Model) permite quase sempre que as pessoas tomem

a melhor decisão em relação aos recursos e ao tempo

disponível. É o princípio do "míni–max": o mínimo

de energia empregada para o máximo de rendimento.

 

O PARADIGMA EMPÍRICO

 

O paradigma empírico é balizado pelo modo sensorial

de apreensão do real e o modo objetivo de avaliação

da informação obtida. Esse paradigma considera

a liderança como uma habilidade que manipula

eficazmente as ferramentas de mobilização. É o domínio

das técnicas de influência que permite aos líderes

a criação de uma sinergia no âmbito da empresa.

O paradigma empírico constitui o prolongamento

experimental do paradigma racionalista. Apoiandose,

certamente, nas concepções teóricas desse paradigma,

o paradigma empírico pretende, porém, observar

empiricamente as manifestações da liderança

(modo sensorial de apreensão do real) por meio de

fatores objetivos amplamente reconhecidos pela comunidade

científica (modo objetivo de avaliação da

informação). A liderança emerge sempre de comportamentos,

racional e logicamente côngruos, que solicitam

a mobilização dos membros de um grupo. Mas,

contrariamente ao paradigma racionalista – estabelecido

em estudos teóricos –, o paradigma empírico desenvolve-

se graças a estudos de campo.

Inspirando-se na teorização da liderança que habita

o paradigma racionalista, o empírico propõe-se a

sondar a verdade. Para isso, ele recorre à experimentação

correlacional para o essencial. Trata-se de estabelecer

a existência e a solidez dos laços entre as variáveis

que compõem os modelos teóricos concebidos

no seio do paradigma racionalista. Por exemplo,

a teoria da liderança transacional e transformacional

de Bass (1985) originou uma centena de estudos que

visam à estimação de correlações existentes entre as

seguintes variáveis: as recompensas proporcionais ao

rendimento, a gestão por exceções, o carisma, o reconhecimento

individual, o estímulo intelectual e o rendimento

obtido. Além disso, outros modelos, além do

de Bass, foram objeto de investigações correlacionais.

De fato, todos os modelos guilhotinados no paradigma

racionalista têm sido submetidos, paralela ou conseqüentemente,

a experimentações fundamentadas em

testes estatísticos (testes, análises de variância, regressões

lineares e multivariadas). Uma recensão permitiu

identificar, desde 1990, mais de mil estudos experimentais

relativos a aplicações dos modelos teóricos

da liderança. A metodologia quantitativa utilizada na

maior parte desses estudos experimentais é tão conhecida

que se impôs como uma norma a ser respeitada.

Várias revistas científicas deixaram seu credo

cair no esquecimento. Revistas como a Academy

of Management Review, Administrative Science

Quarterly, Annual Review of Psychology, Educational

Leadership, Group and Organization Studies, Human

Relations, Journal of Applied Behavioral Science,

 

Journal of Applied Psychology, Journal of Applied

Social Psychology, Journal of Management

Development, Journal of Organizational Change

Management, Journal of Personality and Social

Psychology, Leadership and Organization

Development Journal, Occupational Psychology,

 

Organizational Behavior and Human Decision

Processes, Organizational Behavior and Human

Performance, Personnel Psychology, Psychological

Monographs, The Industrial-Organizational

Psychologist e The Leadership publicam, quase exclusivamente,

estudos que verificam, estatisticamente,

a solidez das associações entre as variáveis que

derivam de, ou que se somam a, modelos teóricos.

Estamos no universo da permutação fatorial, que é o

acréscimo sistemático seja de novos fatores (variáveis

mediadoras), que modulam as prescrições dos

modelos teóricos já existentes, seja de novos indicadores,

que aprimoram a definição das variáveis próprias

de certos modelos teóricos. As possibilidades

dos estudos combinatórios que dependem da permutação

fatorial são muito grandes. Assim, quatro variáveis

mantêm entre si uma possibilidade de 24 relações

(sabendo-se que a fatorial de 4 é: 4 ! = 1 x 2 x 3

x 4 = 24). Há fatores na base dos modelos teóricos

construídos, mas há combinações possíveis sob forma

de díades, tríades ou tétrades.

A liderança que emerge do paradigma empírico

consiste na resultante quantificada dos papéis dos dirigentes

tidos como essenciais para a mobilização dos

membros de um grupo. Em outras palavras, a liderança

é a medida de um corte analítico realizado a partir

de uma concepção produzida no seio do paradigma

racionalista. O paradigma empírico revela-se, em certos

aspectos, fascinante, pois permite, em um primeiro

momento, a verificação quantitativa – e, para alguns,

objetiva – da força de cada um dos elos entre os

componentes dos diversos modelos teóricos e, em

 

NO PARADIGMA EMPÍRICO,

 

É O DOMÍNIO DAS TÉCNICAS

DE INFLUÊNCIA QUE PERMITE

AOS LÍDERES A CRIAÇÃO DE UMA

SINERGIA NO ÂMBITO DA EMPRESA.

 

12 RAE • v. 42 • n. 2 • Abr./Jun. 2002

 

Organizações

 

seguida, o acréscimo, quase sem limite, de novos elos

possíveis. Trata-se, de fato, de um jogo de construção

Lego, exibindo um número incrível de possibilidades.

Se os estudos correlacionais, inerentes ao paradigma

empírico, emprestam certa desenvoltura à inferência

sistemática de hipóteses (relações entre duas variáveis)

bastante plausíveis, apoiando-se em um modelo teórico

aparentemente lógico e articulado, tais estudos não

permitem sondar muito a solidez epistemológica dos

modelos explorados para uma análise. De fato, os estudos

correlacionais estabelecem, principalmente, a

existência, a força e o sentido das relações entre os

componentes de um modelo teórico, mas não questionam

sua fundamentação no estudo. Além disso, tratam,

geralmente, das ramificações periféricas de um

modelo teórico. A soma de suas conclusões permite a

delimitação da capacidade combinatória de um modelo.

As questões de pesquisa subjacentes à realização

desse tipo de estudo consistem em saber quantas variáveis

podem aderir ao modelo analisado. De fato, a força

de um modelo teórico resume-se aqui unicamente à

sua capacidade de gerar hipóteses de trabalho. Tratase,

então, do principal limite dos estudos inerentes ao

paradigma empírico. Levado ao extremo, o empirismo

termina em reducionismo.

A liderança reduz-se às correlações obtidas na ordenação

das variáveis, apesar da armadura conceitual do

modelo teórico emprestado. Seria possível, portanto, estabelecer

a existência de um verdadeiro elo entre duas

variáveis que têm, aliás, pouca pertinência para a compreensão

global do fenômeno da liderança. O reducionismo

parece-se com a miopia heurística, considerando-

se que a visão do pesquisador só trata de pares de

variáveis – as hipóteses de trabalho – tomadas isoladamente.

Há poucas preocupações para compreender a problemática

da liderança em seu conjunto (visão sistêmica).

A mesma fragmentação do real não é nada estranha

à formulação de questionamentos fúteis e, conseqüentemente,

à descoberta de verdades exíguas. De que serve

a um pesquisador descobrir que a lã é uma proteína se

ele não souber que ela cresce no lombo dos carneiros?

 

O PARADIGMA SENSACIONISTA

 

O paradigma sensacionista emerge do encontro do

modo sensorial de apreensão do real e do modo subjetivo

de avaliação da informação obtida. Esse paradigma

entende a liderança como uma filosofia de vida

explícita. São os valores e as crenças pessoais dos líderes

que servem de refrão para mobilizar as pessoas

em torno de um projeto comum. A liderança dos dirigentes

revela-se diretamente aos sentidos do observador.

Este só precisa apreender, no meio natural, os

gestos verbais e não verbais dos dirigentes para apreciar

a natureza e a força de sua liderança (modo sensorial

de apreensão do real). A informação obtida não

será matéria de uma tentativa de objetivação por meio

de adoção de um modelo de observação e de análise

calibrado e estandardizado por vários pesquisadores

independentes (modo subjetivo de avaliação da informação).

Assim, a metodologia de pesquisa utilizada

com mais freqüência nesse paradigma é o estudo de

caso. Os pesquisadores que têm uma maneira de pesquisar

própria ao sensacionismo estimam que a compreensão

da liderança se situa na descrição mais fenomenal

de sua expressão. Além disso, respeitar os

princípios fenomenológicos inerentes ao sensacionismo,

e pretender que algo possa ser totalmente conhecido

pela simples descrição de seus componentes, liberta

de toda construção conceitual e faz com que

esses pesquisadores realizem estudos de caso essencialmente

descritivos e qualitativos.

Construídos sem quadro teórico, os estudos de caso

pretendem ser uma revelação sincera e exata da filosofia

e da visão dos líderes. Esses estudos tomam a

forma de livros cultos – verdadeiras "bíblias" que

editam as prescrições que devem reger as atitudes de

todos os bons líderes – e de histórias de vida, lançando

uma luz penetrante sobre a dinâmica da liderança

organizacional.

Com relação aos livros que estabelecem os grandes

princípios da liderança por meio de depoimentos

obtidos de dirigentes reconhecidos, mencionamos, por

exemplo, os trabalhos de Aguayo (1990), Bender

(1997), Blanchard et al. (1999), Covey (1989, 1996),

Daft (1999), Olmstead (2000), Rost (1991), Senge

(1990) e Vecchio (1998). A maioria desses trabalhos

normativos postula que os líderes se distinguem dos

administradores por sua visão, sua paixão, seu pensamento

proativo, sua intuição, seu senso de antecipação,

sua propensão a correr riscos, seu conhecimento

de si mesmo, sua facilidade de locução e sua capacidade

de delegar. Visionários e agentes de mudanças,

os líderes conseguem administrar a incerteza utilizando

o pensamento sistêmico e o aprendizado em dose

dupla (aprender a aprender). Ao contrário dos administradores,

os quais obedecem às regras externas ri-

 

NO PARADIGMA SENSACIONISTA,

 

SÃO OS VALORES E AS CRENÇAS

PESSOAIS DOS LÍDERES QUE

SERVEM DE REFRÃO PARA

MOBILIZAR AS PESSOAS EM

TORNO DE UM PROJETO COMUM.

 

As armadilhas dos paradigmas da liderança

 

RAE • v. 42 • n. 2 • Abr./Jun. 2002 13

 

Organizações

 

gidamente, a fim de fazer bem as coisas, os líderes

recorrem às suas forças internas.

Quanto às histórias de vida, elas estão bastante

presentes nos trabalhos didáticos sobre administração

e comportamento organizacional. Dessa maneira, nos

capítulos referentes à liderança, foi descoberta uma

faceta da vida de célebres personagens do mundo dos

negócios. Na maior parte do tempo, os estudos de caso

dedicados aos grandes líderes explanam sua filosofia

de vida, seu sistema de valores e sua maneira de enfrentar

os acasos da existência. Personagens como

Norman Brinker (fundador da Steak and Au e presidente

da Chili’s Inc.), Byron A. Denenberg (presidente da

MDA Scientific Inc.), Harold Geneen (ex-presidente

da ITT), Soichiro Honda (presidente da Honda Motor

Company), R. David Thomas (fundador da Wendy’s

Old Fashioned Hamburgers), Richard A. Zimmerman

http://72.14.207.104/search?q=cache:Wv58RicSXxcJ:www.unesco.it/poesia/babele/poesia/poesia_autori/lucinda.htm+%22debora+pinheiro%22&hl=fr&ie=UTF-8

 

 
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Uma polícia mais turbinada

posté à 04:39 le 31/01/2002 par débora

JORNAL DO BRASIL (RJ), INTERNET, 31/1/2002

 

Uma polícia mais turbinada

 

DÉBORA PINHEIRO

Especial para o JB

QUÉBEC - Depois da consternação causada pelo assassinato do prefeito de Santo André, a opinião pública voltou a questionar as políticas de segurança. ''Mas vale lembrar que nem tudo se resolve com políticas orçamentárias'', alertou o coordenador de tecnologia da Secretaria de Segurança Pública do Rio de Janeiro, Isnard Martins, quando esteve em Québec, dia 21 de janeiro, buscando conhecer as tecnologias que podem ser adaptadas ao contexto nacional. Martins, que também é professor no departamento de engenharia elétrica da PUC-RJ, considera que não adianta aumentar o efetivo da polícia se não promovermos uma mudança de mentalidade na corporação. A seu ver, essa mudança de mentalidade envolve, além da qualificação dos policiais, o uso das novas tecnologias disponíveis no mercado na área de segurança pública.
Martins indica que as novas tecnologias tendem a se implantar no sentido de desenvolver centros integrados de atendimento de emergência, em que vários serviços - como a polícia federal, a polícia civil, a ambulância e o corpo de bombeiros - podem trabalhar em conjunto. Em Québec, onde isso já acontece em vários centros de emergência, Isnard Martins tem estabelecido contatos com especialistas como Jacques Larose, ex-comandante de polícia e responsável pelo setor internacional da Mobilair, empresa que cria e integra softwares usados no setor de segurança pública. Larose, que também trabalha na formação de profissionais da área de segurança, explica que a vantagem de um sistema integrado é a de partilhar informações de maneira segura e eficiente.
Como funciona - Tudo começa na central de emergência, que recebe as chamadas telefônicas da comunidade numa interface telefônica computadorizada. Na tela do computador, o atendente já vê o número de telefone, o nome e o endereço da pessoa responsável pela linha telefônica da residência ou do estabelecimento comercial de onde se faz a chamada, cuja gravação é digitalizada.
Com esses dados é possível consultar um arquivo para verificar se já houve outras chamadas de emergência a partir desse mesmo número. A possibilidade de consultar um arquivo que já existe ajuda a polícia a atuar em casos reincidentes, como o da violência doméstica, em que várias vezes um homicídio poderia ser evitado com medidas de prevenção.
Os dados referentes à chamada de emergência são rapidamente digitados em uma ficha eletrônica de despacho, com a possibilidade de distribuição de tropas pré-programada e protocolos de intervenção.
O atendente pode assim encaminhar essa ficha via rádio para os computadores portáteis dos policiais em suas viaturas, que recebem informações de viva voz ou em forma de dados em seus laptops. Certos softwares já permitem monitorar e gravar ocorrências em tempo real, mandar fax, elaborar planos de urgência, criar e consultar bancos de dados com informações sobre criminosos e chamadas urgentes, usar imagens cartográficas e um sistema eletrônico de impressão digital, localizar viaturas com um sistema GPS e preencher multas pelo computador, além de muitas outras funções de gestão computadorizada.
É possível também acompanhar as atividades quotidianas dos policiais e sua carga horária, se informar sobre as detenções e os objetos de prova, além de administrar e distribuir materiais, equipamentos e frotas. As atividades dos policiais são registradas em um relatório eletrônico de intervenção. ''A novidade que trouxemos para o mercado é a possibilidade de se utilizar módulos integrados, que têm chances de serem vendidos separadamente conforme as necessidades de cada cliente'', salienta Jacques Larose, explicando que cada módulo corresponde a um serviço específico, com a vantagem de contornar o inconveniente das aplicações incompatíveis.
É aqui mesmo - Depois de visitar vários países, como o Canadá, a França, os Estados Unidos e Israel, Isnard Martins continua apostando na tecnologia nacional, que pode também adotar parte das soluções vindas de fora do Brasil. Mesmo assim, o país ainda importa muito mais do que exporta nesse setor. Para a polícia do Rio, Martins anuncia ''a implantação de instrumentos inéditos, dentro de poucos dias'', como um novo sistema de retratos falados, que já vem sendo divulgado desde o ano passado.
Além disso, o engenheiro prevê a utilização de dois outros programas desenvolvidos por ele e cedidos à Secretaria de Segurança Pública do Rio, que poderá utilizá-los para a identificação de criminosos já registrados na polícia e o reconhecimento de locais de risco da cidade. ''O que custa mais caro nesse processo de modernização são os softwares'', constata Martins, acrescentando que ultimamente o setor de segurança já prefere usar computadores comumente encontrados no mercado, ao invés de investir em hardwares montados sob medida para a polícia. ''Computadores como os PCs e os iMacs podem ser militarizados com dispositivos de segurança adaptados às funções da polícia'', explica o engenheiro.

 
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Canadá: o paraíso high-tech

posté à 04:39 le 20/12/2001 par débora

Canadá: o paraíso high-tech

Depois dos atentados terroristas, canadenses adquirem mais produtos digitais

para não precisarem sair de casa


DÉBORA PINHEIRO


Especial para o JB

MONTREAL _ No país reconhecido por oferecer uma excelente qualidade de vida, a ordem é fazer do lar um paraíso high-tech, já que as pessoas saem cada vez menos de casa. "Depois dos atentados de 11 de setembro, essa tendência influenciou novos hábitos de consumo", constata Thierry Lopez, diretor de marketing da sucursal montrealense da Future Shop, uma das maiores lojas norte-americanas especializadas em produtos informáticos e eletrônicos. A prova disso é que a compra de passagens aéreas internacionais diminuiu sensivelmente no Canadá e, a revista quebequense Les Affaires, mostrou que os sofás (!) passaram a ser mais vendidos desde então.
Essa tendência, que começou a ganhar força no início dos anos 90 na América do Norte, é chamada pelos norte-americanos de efeito cocooning (de cocoon, que significa pupa - estágio intermediário entre a larva e o inseto propriamente dito).
O fenômeno cocooning transforma os canadenses em consumidores sofisticados de novas tecnologias, a começar pelos produtos digitais, como as televisões de alta definição também conhecidas como home theaters. Cada vez maiores, elas oferecem uma imagem nove vezes mais nítida do que a de uma televisão comum. Além disso, a qualidade do som é a mesma de um aparelho de CD.
No Canadá, uma das televisões mais promissoras para 2002 ainda custa caro. Trata-se do modelo 43FDX10 da Hitashi, que oferece uma resolução fina de 0,72 mm, superior a das outras televisões digitais, filtrando as imagens com um sistema digital em três dimensões. Enquanto outros televisores digitais analisam três linhas de imagem de cada vez, essa tecnologia utiliza também as linhas adjacentes. Para quem quer viajar em cores e texturas, se deliciando com uma imagem impecável, a aquisição tem mesmo um preço de viagem cinco estrelas: R$ 4.280 .
O mundo na palma da mão _ Na época do tele-trabalho, os desktops e laptops estão menos em voga, pois a maioria das pessoas já tem um ou dois em casa, sem falar no trabalho ou na escola. Assim, as agendas eletrônicas e computadores de bolso ganham espaço, oferecendo cada vez mais recursos para facilitar a vida de quem agora já pode trabalhar em qualquer lugar. Os modelos Palm estão entre os mais procurados e mais acessíveis.
A partir de R$ 230 pode-se comprar uma agenda Palm m100, com dois megas de memória, na qual as anotações podem ser feitas a mão diretamente na tela. Pelo dobro do preço, compra-se um Palm m125 de 8 Mb, com novas funções e a possibilidade de expansão.
Como nem só de inglês vive o Canadá, o modelo em cores Palm m505 (R$ 960) também funciona em francês, podendo ser personalizado pelo usuário, que pode acrescentar aplicações e periféricos, como um teclado portátil, um modem ou um telefone sem fio. Quem compra os modelos m125, m500 e m505, leva uma placa SD de 16 megas de brinde.
Para quem pode investir mais, a nova geração de computadores de bolso oferece mundos e fundos. Em 2002, as vedetes podem ser o modelo iPaq H3850, da Compaq, e o Jornada 565, da HP. O modelo da Compaq oferece 64 Mb, lê MP3, reconhece textos manuscritos, grava a voz, tem tomada para som estéreo e pode se conectar a outras máquinas com ou sem fio. O modelo Jornada 565 de HP não fica atrás do concorrente, oferecendo também programas como Outlook, Excel, Word, Internet Explorer, Windows Media Player, MSN Messenger, Microsoft Transcriber e Microsoft Note Taker.
Basta um clique e o usuário conecta-se com seu PC, podendo transferir informações. Os dois modelos custam R$ 1380.
Caixona de surpresas _ Trabalho à parte, a revelação de 2001, também no Canadá, foi o videogame Xbox. Para garantir o sucesso, a Microsoft gastou US$ 500 milhões só com a promoção desse brinquedo, que custa aproximadamente R$ 775.
O que anima as apostas é a variedade de possibilidades que o Xbox oferece, como a de jogar online com outro usuário, baixar novas versões, personalizar o jogo acrescentando, por exemplo, músicas da sua preferência e arquivar informações a cada partida, o que permite que o jogador possa interromper o jogo e recomeçar mais tarde a partir do ponto onde parou.
Embora a Nintendo tenha lançado o seu GameCube com muito menos pompa, ele seduziu um público mais jovem e menos sedento de sangue. Mesmo sem funcionar em formato DVD e sem se conectar à internet, o videogame traz de volta Mario Brothers e Pokemon para divertir a garotada. Para o público infantil, o GameCube pode virar a coqueluche de 2002 e, nesse Natal, custa cerca de R$ 460.

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Publicado em.: 20/12/2001

Fonte: JORNAL DO BRASIL
Editoria.: Informática


Página: 05

Edição.: 1ª
Total de Palavras: 779

 

http://200.255.13.10/cgi-bin/folioisa.dll/jb2001.nfo/query=d!E9bora+pinheiro/doc/{@1}/words=4/hits_only?

 

 
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Le cerveau, ça s'entretient

posté à 06:42 le 20/10/2001 par débora

Le cerveau, ça s'entretient


par Débora Pinheiro

Si c'est la taille qui compte, voici une bonne nouvelle pour les hommes : leur cerveau est d'habitude plus gros que celui des femmes. Si c'est la quantité qui prime, les femmes peuvent se réjouir: elles ont plus de neurones reliant les hémisphères gauche et droit du cerveau. Pourtant, l'intelligence humaine ne dépend ni de la taille du cerveau ni de la quantité de neurones, ces dizaines de milliers de cellules nerveuses transportant toutes sortes d'informations à travers de petites décharges électriques. La vraie bonne nouvelle pour tous et toutes, c'est que l'intelligence et la mémoire peuvent être développées grâce à la stimulation des synapses, les connexions entre les neurones. Grâce à ces réseaux, qui peuvent se reconstruire sans cesse au long de la vie en cas de panne, notre cœur bat, nos reins filtrent le sang, nos cheveux poussent, bref, notre corps fonctionne tout seul. De plus, les synapses transportent aussi les informations reliées à notre vie intellectuelle, nos sentiments, nos envies, nos aspirations, nos rêves et notre créativité. Voilà pourquoi il faut littéralement faire travailler les neurones pour garder l'esprit éveillé.

 

Il est donc moment de démolir les tabous autour de la sénilité mentale, associée à la perte des neurones, des cellules jusqu'alors considérées irremplaçables, contrairement à celles de la peau, par exemple, qui se renouvellent jusqu'à la fin de nous jours. Ce qu'on ne mentionne guère c'est que, même en perdant chaque jour environ cent mille cellules nerveuses, il nous en resterait encore assez pour franchir les cent ans et atteindre même jusqu'à cent vingt ans tout en jouissant de toutes nos facultés mentales. Ainsi, sauf dans le cas de certaines maladies dégénératives comme l'Alzheimer, causant des troubles de mémoire et de la capacité cognitive, nous ne sommes pas supposés perdre nos facultés mentales à cause du vieillissement. Pourtant, plusieurs personnes sans aucune maladie dégénérative perdent leur capacité d'apprendre et de se souvenir lorsqu'elles vieillissent. Il s'agit d'un manque d'entraînement. La monotonie, la déprime, le stress et le manque de stimulation peuvent, peu à peu, réduire l'intérêt et la capacité d'apprendissage des personnes. Selon l'infirmière Émile Laprie, du CHLSD de Lucile Teasdale, une bonne partie des vieillards qui présentent des symptômes de démence ne sont pas forcement atteints d'une maladie sérieuse. «Certaines de ces personnes perdent même l'habitude de discuter et d'interagir avec d'autres idées», signale-t-elle, ajoutant que la sous-stimulation intellectuelle amène plusieurs personnes aux foyers d'accueil, puisqu'elles perdent leur autonomie. Effectivement, une baisse des performances intellectuelles au troisième âge est maintes fois le résultat d'une vie monotone et répétitive, notamment après la retraite, lorsque certaines personnes exigent de moins en moins d'effort de la part de leur cerveau.

 

Pour ne pas que l'intelligence, la mémoire, le raisonnement et la créativité s'atrophient, il faut contrer la routine et, de temps en temps, y insérer des nouvelles habitudes. Une routine enrichissante nous aide à solliciter différentes parties du cerveau et à réveiller des parties moins utilisées. Lorsqu'on doit faire un effort pour résoudre un problème ou pour mémoriser une information, de nouvelles connexions s'établissent entre les neurones. Les défis intellectuels engendrent plus de connexions et, par conséquent, plus grande est la capacité intellectuelle et créative de l'individu, ainsi que sa facilité à emmagasiner des informations dans sa mémoire à court et à long terme. Autrement dit, il faut se lancer des défis et chercher à apprendre de nouvelles choses continuellement. Ceux qui lisent souvent peuvent chercher de nouvelles sources d'apprentissage en écoutant les nouvelles à la radio et en allant à des colloques. Ceux qui adorent la télévision devraient explorer davantage d'autres médias, comme l'Internet ou le cinéma. Les jeux de société, comme les échecs, aident à se confronter à de nouveaux problèmes et font appel à la fois au raisonnement logique et à la créativité. Un autre exercice intéressant est d'utiliser la main que l'on utilise les moins dans les activités routinières, comme bouger la souris de l'ordinateur ou se peigner les cheveux. Cet exercice aide à stimuler le côté droit du cerveau, associé à la créativité. Changer la position de la montre en la mettant à l'inverse et en l'attachant à son autre poignet est une autre façon de travailler l' hémisphère droit du cerveau. Il ne s'agit pas seulement de s'investir dans des activités dites intellectuelles, comme la lecture, les mots croisés et la mémorisation. L'important, c'est de nourrir aussi l'esprit d'amitiés, de voyages, d'arts, d'échange d'idées, bref, de tout ce qui nous offre une nouvelle manière de percevoir le monde.


 

Débora Pinheiro est une journaliste spécialisée en culture scientifique, écrivant souvent sur la santé, les technologies, l'environnement et la culture, parmi d'autres sujets. Née au Brésil et ayant continué ses études au Québec, elle travaille en français et en portugais pour différents médias.

 
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