Russie : Plusieurs personnes condamnés après avoir célébré la mémoire des victimes de Beslan
Amnesty
International condamne fermement l'arrestation du défenseur des droits
humains Lev Ponomarev, condamné à trois jours de détention ce mardi 26
septembre pour avoir organisé une cérémonie à la mémoire des otages
victimes de la tragédie de Beslan. Lev Ponomarev, dirigeant de
l'organisation non gouvernementale Mouvement pour les droits humains,
avait, dans le respect du droit russe, informé les autorités de son
intention d'organiser un rassemblement le 3 septembre 2006 sur la place
Loubianka, dans le centre de Moscou, à la mémoire des otages victimes
de la tragédie de Beslan, en septembre 2004. Les organisateurs du
rassemblement ont reçu une réponse des autorités suggérant qu'ils
l'organisent un autre jour. Les autorités auraient voulu s'assurer
d'une «sécurité maximale pour les participants au rassemblement.»
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Une des conséquences du mode de vie occidental : De plus en plus d'obèses en France
Le nombre de personnes obèses en France continue d’augmenter, selon la dernière enquête nationale ObÉpi. En 2006 l’obésité touche 12,4% de la population française, soit 5,9 millions de personnes, contre 11,3% en 2003 et 8,2% en 1997. Le rythme de l’augmentation ralentit, notent les responsables de l’enquête, mais il faudra attendre la prochaine étude pour savoir si la tendance se confirme.
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Trois rabins nommés en Allemagne pour la première fois depuis Hitler
Pour la première fois depuis l'Holocauste, un Allemand, un Tchèque et un Sud-Africain ont été nommés rabbins jeudi en Allemagne après y avoir été formés, lors d'une cérémonie à la nouvelle synagogue de Dresde (est) empreinte d'émotion et d'espoir. "Quand j'ai dû quitter l'Allemagne en 1939, je pensais qu'il n'y aurait plus jamais ici de vie juive": devant un bon millier de personnes, le maître de la cérémonie, le rabbin Walter Jacob, 76 ans, avait la voix qui tremblait. Mais, a-t-il ajouté dans un sourire, "aujourd'hui l'Allemagne se réjouit avec nous, et toute l'Europe aussi". Puis il a pris dans ses bras les trois nouveaux rabbins, formés dans un collège progressiste : l'Allemand Daniel Alter, qui a laissé couler ses larmes, le Tchèque Tomas Kucera, et le Sud-Africain Malcolm Mattitiani. Il y avait jusqu'à présent des rabbins qui officiaient en Allemagne, mais c'est la première fois depuis la Shoah que plusieurs d'entre eux sont nommés après avoir suivi une formation en Allemagne.
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Fusillade à Montréal : Le tueur haïssait la société
Un jeune homme qui a provoqué une fusillade à Montréal mercredi, tuant une jeune femme et faisant 19 blessés, affirmait sur son blog internet être "dégoûté" par la société et vouloir mourir jeune "sous une pluie de projectiles". Le tireur, qui a été tué, est un Canadien d'origine indienne de 25 ans, Kimveer Gill, né à Montréal, selon des informations de la presse locale confirmées jeudi par la police. "Vis vite, meurs jeune et laisse une dépouille mutilée", proclame sa devise postée sur un site internet, sous la photo d'une pierre tombale. Le Canada était encore sous le choc jeudi, les chaînes de télévision continuant à consacrer l'essentiel de leurs programmes à la fusillade au College Dawson, un établissement pré-universitaire anglophone de Montréal.
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Benoît XVI oppose christianisme et islam
Lors de son voyage en Bavière, le pape a prononcé un discours qui, selon la presse allemande, "entrera dans l'histoire de l'Eglise". Pour ce fin théologien, le christianisme est une synthèse réunissant la foi et la raison, tandis que l'islam n'aurait rien apporté de nouveau – hormis le concept problématique du djihad. C'est à l'université de Ratisbonne et dans le style d'un cours magistral de professeur de théologie – fonction qu'il a occupée pendant des années avant de faire carrière au Vatican – que Benoît XVI a tenté de redéfinir les relations entre le christianisme et l'islam. Afin d'illustrer son approche, le pape a longuement évoqué un débat érudit qui a opposé vers 1391 l'empereur byzantin Manuel II Paléologue à un sage persan. Le passage crucial du discours de Benoît XVI est cité par au moins trois grands quotidiens allemands : "L'empereur pose tout simplement et dans une forme assez brusque à son interlocuteur la question centrale de la relation entre la religion et la violence. Il dit : 'Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme sa prescription de défendre avec le glaive la foi qu'il prêchait.' Puis l'empereur démontre longuement pourquoi il n'est pas raisonnable de vouloir répandre la foi par la violence." Et, sur ce point, l'empereur byzantin et le pape de l'année 2006 sont d'accord : "Agir contre la raison est agir contre l'essence de Dieu." Or, pour les musulmans, continue le pape, "Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, même pas à la raison." Et de conclure : "Ici, les voies se séparent, dans la compréhension de Dieu et donc dans la traduction concrète de la religion, et cette scission représente aujourd'hui un défi pour nous." Le théologien Joseph Ratzinger demande "qui est le Dieu du prophète Mahomet. Ni plus ni moins", souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
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Irak : Un journaliste du quotidien Al-Sabah abattu à Bagdad
Reporters sans frontières est scandalisée par l’assassinat, le 9 septembre 2006, d’Abdel Karim Al-Roubaï, secrétaire technique du quotidien gouvernemental Al-Sabah, assassiné alors qu’il circulait en voiture dans une rue de Bagdad. Son collègue, Ahmed Sami, qui l’accompagnait a été grièvement blessé. Journaliste au département technique du quotidien Al-Sabah, Abdel Karim Al-Roubaï circulait en voiture avec son collègue Ahmed Sami, dans la matinée du 9 septembre, lorsqu’un ou plusieurs individus armés ont ouvert le feu sur le véhicule, en pllein centre de Bagdad. Atteint à la tête, Abdel Karim Al-Roubaï a été tué sur le coup. Ahmed Sami, grièvement blessé, a été transporté à l’hôpital. Le quotidien perd un troisième journaliste en la personne d’Abdel Karim Al-Roubaï. Deux de ses collègues, Ahmed Jabbar Hashim et Ahmad Adam ont été assassinés, respectivement les 1er avril et 15 mai 2005.
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Guatemala : Un journaliste assassiné et deux autres menacés de mort
Reporters Sans Frontières exprime son inquiétude quand aux récentes atteintes à la liberté de la presse au Guatemala. Profondément choquée par l'assassinat d'Eduardo Maas Bol, correspondant de Radio Punto, tué par balles le 9 septembre à Cobàn. L'association dénonce également les menaces proférées contre Oscar Rodolfo Castaneda, et l'agression de Vinicio Aguilar Mancilla, le 23 août, tous deux de la station Radio 10.
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Hitler's Cross : le restaurant du scandale en Inde
A Karghar, près de Bombay, en Inde, un restaurant très particulier vient d'ouvrir ses portes. Il est décoré de croix gammées et peint en rouge, blanc et noir, les couleurs nazies. A l'entrée, ce n'est pas un serveur tout sourire qui acceuille les clients, mais un portrait d'Adolf Hitler vous invitant à le saluer. La Croix d'Hitler se verrait bien devenir l'un des restaurants les plus branchés de la mégalopole indienne! Pour la population juive (et pas seulement pour elle), c'est un scandale. Pour les propriétaires du restaurant, il s'agit simplement de se démarquer des concurrents, de faire en sorte que les gens n'oublient pas le nom du restaurant où ils ont passé la soirée. Manger entouré de croix gammées et de portraits du Führer, c'est sûr, c'est inoubliable. Puneet Sablok, l'un des propriétaires, envisage de faire de La Croix d'Hitler une chaîne de restaurants... En attendant l'ouverture d'un camp de travail?
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Article de Martine Gozlan : Hommage à Jason Chelsea : Echapper à l'Irak
La dernière victime de Tony Blair en Irak n'est pas morte en Mosopotamie. Le soldat Jason Chelsea, 19 ans, natif de Manchester , n'a jamais vu et ne verra jamais l'Irak. C'est pourtant cette guerre qui l'a tué. Il s'est suicidé quelques jours avant de rejoindre Bagdad. "Je ne peux pas aller là bas et tirer sur des enfants", a t-il dit à sa mère, sur son lit de mort, après avoir absorbé 60 comprimés et s'être tailladé les poignets. Le soldat Jason Chelsea a été beaucoup plus loin que le déserteur de Boris Vian. C'est avec son sang qu'il a signé sa lettre sans mots au premier ministre britannique. Les paroles de ses instructeurs le hantaient depuis deux mois. Un cauchemar de recommandations insoutenables : "Il arrive que des enfants de 2 ans portent des bombes". Ou encore : "On peut être amenés à tirer sur eux pour se défendre." Le soldat Jason Chelsea voulait échapper au massacre des innoncents, aux tirs à vue sur n'importe qui et n'importe quoi, aux vrais crimes déguisés en fausses bavures. Il ne voulait pas devenir acteur de l'une des farces les plus sanglantes de l'histoire de l'humanité, cet enfer déclenché par les tartufes de la Maison-Blanche et de Dowing Street. Il a préféré retourner sa carabine contre lui pour qu'elle n'alimente pas le flot du sans qui ruisselle au pays des Deux Fleuves. Il a préféré sa conscience des bords de la Tamise à l'inconscience qui fait le lit du chaos sur les bords du Tigre. C'était un type bien, le soldat Jason Chelea. Il ne voulait pas mourir au champ du déshonneur. L'Irak s'est abattu sur lui comme la foudre. Cette foudre du mensonge qui a déraciné sa jeunesse de gosse anglais comme elle déracine chaque jour une centaine de jeunesses irakiennes. Oui, 100 victimes par jour : ce sont les chiffres officiels. Dépêches brèves qui l'intéressent plus personne. Morts chiites, morts sunnites, morts des tueries confessionnelles, des mafias salafistes ou pro-iraniennes. Morts des GI. Mort qui rampe désormais bien au-delà des frontières du pays détruit. Mort du Porhce-Orient qui recèle toutes les morts du monde. Quoi que nous fassions, nous ne pourrons pas échapper à l'Irak. Voilà ce que nous dit le suicide du soldat Jason Chelsea. Source : n°489 de Marianne
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Chine : la liberté d'expression et internet
15/02/2006:La Chine indique appliquer à l'Internet des règles conformes aux normes internationales, permettant "librement" un accès à l'information."Personne n'a été arrêté en Chine juste pour avoir dit quelque chose sur l'Internet", soutient mercredi l'un des responsables du Bureau d'information du Conseil d'Etat (gouvernement), Liu Zhengrong, cité par les médias officiels. Les milieux dissidents chinois et les défenseurs des droits de l'homme affirment que la liberté d'expression sur l'Internet en Chine est bafouée, conduisant à l'arrestation et l'emprisonnement d'opposants. Selon Reporters sans frontières, 49 cyberdissidents et 32 journalistes sont actuellement emprisonnés dans le pays pour avoir publié des articles ou des commentaires critiquant les autorités. Les grands portails étrangers sont également sous le feu des critiques des défenseurs des libertés, accusés de pactiser avec un régime non démocratique dans le but d'engranger des bénéfices commerciaux dans un marché potentiellement énorme. Ainsi Yahoo! a été fustigé pour avoir livré à la police chinoise des informations ayant conduit à l'arrestation de journalistes et de dissidents. Google a lancé récemment un moteur de recherche chinois censuré. Le gouvernement chinois rejette les accusations de censure. "Il est injuste de critiquer la Chine lorsqu'elle supprime des contenus illégaux alors qu'ils font la même chose [aux Etats-Unis]", a déclaré M. Liu. Source : LeMonde.fr
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Iran : la Shoah tend à passer pour un mythe
15/02/2006:Il a fallu moins d'une petite décennie pour que le quotidien iranien Hamchahri passe du statut de pionnier en matière d'ouverture - relative s'entend - à celui de porte-parole des rigoristes provocateurs, avec le lancement, lundi 13 février, d'un concours international, annoncé quelques jours plus tôt, de caricatures sur la Shoah. (...) Hamchahri est actuellement tenu par l'équipe des amis du président Mahmoud Ahmadinejad, éphémère maire de la capitale iranienne de l'automne 2004 jusqu'à son accession à la présidence en août 2005. En association avec la Maison de la caricature, Hamchahri se propose donc de publier, sur le thème "Où s'arrête la liberté d'expression ?", douze dessins de l'Holocauste pour mettre au défi les journaux européens de reproduire ces caricatures au nom de la liberté de la presse qu'ils ont invoquée pour reproduire les dessins jugés diffamatoires du prophète Mahomet, publiés en septembre 2005 au Danemark. Le concours sera clos le 5 mai. Source : Lemonde.fr. Remarque : La politique nazie sous le Troisième Reich a fait plus de 6 millions de victimes dans la communauté juive à travers le monde. Parler de mythe est en soit-même un crime contre l'humanité. ( Galeo - OsMoSe )
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Etats-Unis : interdiction de l'avortement dans le Dakota du Sud
07/03/2006:Le gouverneur du Dakota du Sud a signé, lundi 6 mars, l'avant-veille de la Journée internationale de la femme, une loi rendant illégale l'interruption volontaire de grossesse dans tous les cas, sauf quand la vie de la mère est en danger. Cette loi, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, va à l'encontre de l'arrêt de la Cour suprême de 1973 "Roe contre Wade", qui avait légalisé l'avortement aux Etats-Unis. Elle interdit l'IVG même en cas de viol ou d'inceste et rend aussi illégale la vente de produits de contraception d'urgence, affirmant que la vie débute dès la conception. Les médecins qui pratiqueraient des avortements seraient poursuivis en justice pour "crime", passibles d'une amende de 5 000 dollars et jusqu'à cinq ans de prison. L'association Planned Parenthood ("maternité planifiée"), qui gère l'unique clinique de cet Etat très conservateur qui pratique des avortements – quelque 800 par an, grâce à des médecins venus du Minnesota voisin –, entend tout faire contre la loi, recours en justice ou convocation d'un référendum, indique le New York Times. La loi du Dakota du Sud prévoit en effet que si les opposants à une loi recueillent 16 728 signatures de personnes inscrites sur les listes électorales dans les trois mois, la loi sera retardée jusqu'à la tenue d'une consultation, en novembre. (...) Le président américain, George W. Bush, très croyant et défenseur du "droit à la vie", est intervenu dans le débat la semaine dernière : il s'est dit en désaccord avec la loi envisagée par le Dakota du Sud, reconnaissant "trois exceptions" pour accepter l'avortement "le viol, l'inceste, et la vie de la mère". Il a néanmoins insisté sur le fait que "la vie de la mère" devait être en péril, et non sa santé, qui est selon lui un "terme très vague". Source : LeMonde.fr - AFP - Reuters
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Iran : les femmes dérangent
14/03/2006:Amnesty International condamne l’intervention violente de la police iranienne, des pasdaran (gardiens de la révolution) et d’autres forces de sécurité pour disperser de force environ un millier de manifestantes qui s’étaient rassemblées pacifiquement à Téhéran à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2006. Des dizaines de femmes auraient été frappées par les policiers et les membres des forces de sécurité qui les aidaient. Ces femmes s’étaient rassemblées dans le parc Daneshjou (parc des Étudiants), où elles s’étaient assises pacifiquement et avaient déployé des banderoles portant des slogans tels que « La discrimination contre les femmes est une atteinte aux droits humains », « Les femmes veulent le respect de leurs droits fondamentaux » ou « Les femmes iraniennes demandent la paix ». Au départ, une centaine de policiers étaient présents, mais au fur et à mesure sont arrivés des bus entiers de policiers, de bassidji (miliciens volontaires en civil) et de membres des forces spéciales antiémeutes des gardiens de la révolution. Après avoir filmé et photographié les manifestantes, ils leur ont donné l’ordre de se disperser au motif que la manifestation n’était pas officiellement autorisée. (...) Source : Amnesty.fr - Communiqué de presse du 10/03/2006
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Corée du Sud : des villageois expulsés de leur village pour faire place aux Américains
21/03/2006:Plusieurs militants des droits de l’homme ont été arrêtés pour avoir manifesté contre les expulsions forcées, par la police anti-émeute, de villageois âgés à Pyongtaek, dans le nord-ouest de la Corée du Sud. Leur village fait l’objet d’un ordre d’expulsion, afin de permettre l’expansion de la base militaire américaine voisine de Camp Humphreys. Les résidents du village de Daechuri, des paysans âgés entre soixante et quatre-vingts ans pour la plupart, ont reçu des coups de poing au visage et ont été malmenés en voulant résister à la dernière tentative en date pour les expulser de chez eux le 15 mars ; le même scénario s’était produit un peu plus tôt le 6 mars. Selon eux, les compensations offertes ne suffiront pas à l’achat de terres équivalentes ailleurs dans le pays et la possibilité pour eux de gagner leur vie est remise en cause. Source : Amnesty.fr : Communiqué de presse du 17/03/2006
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Inde : le pays des filles manquantes
29/03/2006:Pour la première fois en Inde, un médecin et son assistant ont été condamnés par un tribunal pour avoir, grâce à l’échographie, révéler le sexe du fœtus et proposé une interruption volontaire de grossesse basée sur le choix du sexe du futur enfant. Cette pratique conduit à la ‘’non-naissance’’ de milliers de filles chaque année en Inde et crée un déséquilibre entre hommes et femmes dans la population indienne. La détermination du sexe du fœtus est interdite en Inde par une loi datant de 1994. Cependant le Dr Anil Sabsani et son assistant Kartar Singh sont les premiers condamnés pour cette pratique. Ils ont écopé de deux ans de prison et 104 euros d’amende. En 2001, des enquêteurs du gouvernement se faisant passer pour des patients se sont rendus à la clinique du Dr Sabsani, dans l’Etat du Haryana, situé dans le nord de l’Inde –l’un des Etats où le déséquilibre hommes/femmes est le plus fort en Inde. Le médecin a ainsi été pris en flagrant délit, annonçant à la future mère qu’elle attendait une fille et qu’il était possible de «s’en occuper». D’après une étude publiée dans The Lancet en janvier dernier, 500.000 filles ne naîtraient pas chaque année en Inde à cause de ces avortements pratiqués en fonction du sexe du fœtus. En extrapolant aux vingt dernières années, cela représente en déficit de 10 millions de filles pour cet immense pays. La tradition de la dot, que la famille de la mariée paie à celle du mari, explique en grande partie que certaines familles préfèrent éviter la naissance d’une fille. Article : C.D. - Sciences Et Avenir
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Inde : un père sacrifie son fils
02/04/2006:Un habitant du nord de l'Inde a tué son fils de quatre ans après avoir eu des visions de la déesse hindoue Kali exigeant de lui un sacrifice. "La déesse m'est apparue et m'a ordonné de me sacrifier, ou de sacrifier mon fils", a déclaré ce barbier de 28 ans, présenté sous le nom de Pramod. Il a été appréhendé vendredi soir par la police après avoir tranché la gorge du garçon avec un rasoir dans les faubourgs de Lucknow, capitale de l'Etat d'Uttar Pradesh. "J'ai choisi mon fils parce que si j'étais mort cela aurait fait souffrir le reste de ma famille", a-t-il expliqué. Son épouse, Kusum, a déclaré que son mari avait développé des troubles de la personnalité après avoir consommé une "potion" préparée par un proche, lors d'une querelle familiale. Dans le panthéon hindou, Kali est considérée comme une déesse destructrice, orientée contre le Mal. Un responsable de la police, Ashutosh Pandey, a émis des doutes sur la justification apportée au meurtre. "Nous n'excluons pas que ce meurtre puisse s'expliquer par le fait que Pramod soupçonne le garçon d'avoir été engendré par un autre que lui", a-t-il dit. Source : Reuters
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Immigration : fin des idées reçues
09/06/2006:Il ne faut plus avoir peur de l’immigration ! C'est ce qu’affirme le rapport des Nations Unies présenté par Kofi Annan le 6 juin. 191 millions de migrants internationaux en 2005, les trois-quarts répartis dans 28 pays, ce sont les chiffres avancés par le rapport du Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, sur « les migrations internationales et le développement ». Tout un programme. On sait qu’à l’heure de la mondialisation, l’immigration s’impose comme un phénomène qui concerne tous les pays développés : l’Union Européenne est en tête, avec 34% des migrants (par exemple, en Allemagne, un habitant sur cinq est issu de cette immigration). L’Amérique du Nord n’arrive qu’en troisième position (23%), derrière l’Asie, avec 28%. La thèse défendue par le Secrétaire devant l’Assemblée générale ? Les migrations seraient globalement profitables au développement des pays d’accueil et d’origine… Bon à savoir : sur 200 millions de migrants dans le monde, un tiers environ a quitté un pays en voie de développement pour un autre, et un autre tiers, un pays en voie de développement pour un pays riche. L’afflux de personnes hautement qualifiées a contribué pour moitié à l’augmentation du nombre de migrants, et 50% des nouveaux venus sont des femmes… De plus, les sommes envoyées par les migrants à leurs familles sont passées de 80 milliards d'euros en 1995 à environ 182 milliards d’euros en 2005, selon le rapport. De quoi balayer les idées reçues. Dans son rapport, Kofi Annan met en avant l’exemple d’anciens pays d’émigration, comme l’Irlande, le sud de l’Europe, la Corée du Sud ou le Chili, ayant connu un développement économique spectaculaire, et aujourd’hui devenus des pays d’accueil. Alors pourquoi l’immigration pose-t-elle problème ? Selon le Secrétaire général, les bienfaits à long terme de l’immigration seraient éclipsés par des problèmes du quotidien : xénophobie, exploitation des travailleurs immigrés, tensions sociales et culturelles... D’où la proposition d’établir « une instance permanente, de nature volontaire et consultative, en vue de poursuivre le débat, la mutualisation d’expériences et l’échange d’idées », histoire d’apprendre à gérer au mieux ces migrations, porteuses de nombreux avantages. Un projet un peu utopique peut-être, dans un contexte des plus tendus, notamment en Europe, où les politiques d’immigration se durcissent de plus en plus, et en France, où les sans-papiers et leurs enfants attendent plus que les vagues promesses de Sarkozy. Article : Sarah Vuibert - Marianne En Ligne
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Columbine : dans la tête des lycéens tueurs
08/07/2006:Le 10 décembre 1997, Eric Harris, élève à la Columbine High School écrit un essai sur les « armes à l'école». Harris commence : «Les armes à l'école sont un problème majeur de notre société.» Il précise : «Des massacres par armes à feu dans les écoles peuvent être empêchés, d'autres pas.» Eric Harris, auteur avec Dylan Klebold du pire massacre dans un lycée américain 15 morts et des dizaines de blessés le 20 avril 1999, aura une bonne note : 69 points sur 75. Aujourd'hui, les psychiatres expliquent qu'Harris voulait narguer les responsables de son école qui n'ont pas vu le drame venir. Harris ajoute, «les élèves ne peuvent pas apprendre très bien au lycée, s'ils savent que quelqu'un a des armes sur lui». Cet essai fait partie du millier de pages rendues publiques jeudi par la police du Colorado, journaux intimes, dessins, documents scolaires, saisis chez les deux meurtriers qui se sont suicidés après leur crime. A lire ces pages (1), on n'est pas dans le monde des adolescents de Salinger. Harris, qui avait 18 ans au moment du massacre, un an de plus que Klebold, ne parle que de flingues, bombes et nazis, haine et violence. Il dessine avec soin croix gammées et croix de fer, reproduit des hommes lourdement armés, curieusement chapeautés d'un sombrero. Il est obsédé par Doom, un jeu vidéo violent, surnommé depuis « le jeu d'Harris». Sa chanson préférée est Son of a Gun, « enfant du fusil» par un groupe téchno allemand KMFDM. « Cette chanson me montre comment je me sens, et elle me donne l'énergie et l'adrénaline avant de jouer au foot, il y a beaucoup de choses entre cette chanson et ma personnalité.» Deux fois seulement, il parle d'une copine. Mais elle ne le remarque pas. Il revient aux armes. Dans son journal à la date de la fête des mères, Harris précise : «Je suis une arme. Un Wildey 45 semi-automatique, je suis Dieu, je tue les gens, il y a cet homosexuel, il est arrogant et superficiel, je lui fais sauter la tête.» Quelques semaines plus tard, Harris fait la liste des commissions pour le massacre : «Un fusil à canon court calibre 12, un fusil à pompe, une carabine 9 mm, deux couteaux.» Tout cela vendu sans problème à deux gamins et à leur copine à peine majeure, avec des centaines de munitions. «C'est fini, maintenant, c'est le point de non-retour», ajoute Harris ce 22 novembre 1998. Avec Klebold surnommé «Vodka», il voulait tuer des centaines d'élèves de l'école avec des bombes au napalm dont ils ont soigneusement étudié le fonctionnement. Ce massacre qui a profondément marqué le pays sans remettre en cause son culte des armes aurait-il pu être évité ? Dans un autre essai sur les nazis, Harris montre un inquiétant penchant pour Hitler, dont l'anniversaire tombe le 20 avril. «S'il avait pu continuer, il aurait tué des dizaines de millions de gens en plus.» «Pensée folle», souligne le prof sans plus s'affoler. Un essai de Klebold décrit un massacre avec complaisance, détaillant le sang qui éclabousse les rues, les barres de fer défonçant les crânes. Là, le prof un peu perturbé écrit: «J'aimerais vous parler avant de vous noter, vous êtes un excellent raconteur d'histoire, mais là j'ai un problème.» Ce n'était pas une histoire, et il y avait un problème. Article : François Sergent - Liberation.fr
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