Être ou ne pas être... conscient
En explorant, grâce à l’IRM, l’activité cérébrale d’une jeune femme plongée dans un état végétatif, des chercheurs ont constaté que les réponses de la patiente étaient très proches de celles observées chez des personnes en bonne santé. Est-il pour autant possible de dire que cette jeune femme est consciente ? D’après les définitions actuelles, un patient qui est dans un état végétatif après un coma n’est pas conscient. Même s’il ouvre les yeux, même s’il s’endort et se réveille en suivant des cycles réguliers, il ne montre pas les signes habituels de la conscience. Il ne réagit pas aux stimuli auditifs ou visuels, il n’est pas capable de gestes intentionnels. C’est un état difficile à comprendre pour les proches. L’équipe d’Adrian Owen (Cambridge, RU) et de Steven Laureys (Université de Liège, Belgique) écrivent pourtant que la patiente qu’ils ont étudiée est «consciente d’elle-même et de son entourage» et qu’elle est faire preuve d’actes intentionnels. Cette jeune femme de 23 ans a subi un très grave traumatisme crânien lors d’un accident de la route et, cinq mois après, se trouvait dans un état végétatif, incapable de répondre aux stimulations. Les auteurs de l’étude soulignent que leurs résultats ne reposent que sur une seule personne et méritent d’être répliqués. L’ampleur et la nature des traumatismes diffèrent grandement d’un patient à l’autre et les observations seraient sûrement très variables selon les patients.
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Des lymphocytes T génétiquement modifiés pourraient soigner le cancer
Deux patients souffrant d’un mélanome à un stade avancé ont pu être guéris grâce à des lymphocytes T génétiquement modifiés capables de reconnaître les cellules cancéreuses, annoncent aujourd’hui des chercheurs dans la revue Science. Plus d’un an après ce traitement expérimental, la rémission durait toujours. Administrés à 17 patients pour lesquels les traitements habituels –chirurgie et chimiothérapie- n’avaient pas permis de vaincre le mélanome, ces lymphocytes modifiés n’ont cependant été efficaces que sur deux personnes. Steven Rosenberg (National Cancer Institute) et ses collègues souhaitent donc poursuivre leurs recherches pour améliorer ces résultats.
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Révélation : certains médicaments en circulation entraînent des troubles mentaux
16/02/2006:Certains médicaments entraînent des troubles comparables à la maldie de Parkinson ou à la maladie d'Alzheimer. C'est ce que révèle l'Inserm dans un communiqué de presse « Un dysfonctionnement intellectuel comparable à un début de maladie d'Alzheimer, provoqué par la consommation de médicaments anticholinergiques. Des médicaments potentiellement anti-cholinergiques peuvent entraîner des détériorations modérées de certaines capacités cognitives (ou intellectuelles) chez la personne âgée, affectant en particulier le temps de réaction, la mémoire immédiate ou différée, ou le langage. C'est la conclusion à laquelle est parvenue Karen Ritchie et son équipe (Equipe de recherche Inserm 361 « Pathologies du système nerveux : recherche épidémiologique et clinique », Montpellier). Le détail de ces résultats est publié on-line par le British medical journal. Les médicaments anti-cholinergiques sont notamment prescrits de manière courante chez les personnes âgées pour traiter les maladies telles que l'incontinence urinaire, la maladie de Parkinson ou certains troubles psychiatriques. » Source : Observabilis.com
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Révélation : le cannabis est plus toxique que le tabac
27/03/2006:La fumée de cannabis contient "sept fois plus de goudrons et monoxyde de carbone (CO) que celle du tabac", selon un test du magazine "60 millions de consommateurs" qui calcule que "3 joints = 1 paquet de cigarettes". Le mensuel de l'Institut national de la consommation (INC), paraissant lundi, s'est servi d'une machine à fumer pour faire ce test dont le but était de comparer les teneurs en nicotine, goudrons, monoxyde de carbone, benzène et toluène dans les fumées principales de joints de cannabis et de tabac. L'INC précise avoir "collaboré avec la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) qui a procuré la matière première" et qu'il "a dû obtenir toutes les autorisations pour transporter et détenir les substances nécessaires". Ce test a été fait à partir d'herbe de cannabis et de résine. (...) Outre les mesures selon la norme internationale "Iso" prévue pour le tabac, des analyses ont été faites, avec filtre de carton, "selon des paramètres plus proches des conditions réelles" de consommation. "Les teneurs sont plus élevées que celles du fumage selon la norme Iso : deux fois plus environ pour la nicotine et les goudrons, trois fois plus pour le CO", relève le mensuel. En 2005, le nombre de fumeurs de tabac et de buveurs d'alcool a diminué tandis que le nombre d'adeptes du cannabis a augmenté : 31 % des personnes âgées de 15 à 64 ans déclarent en avoir consommé au cours de leur vie. Ils n'étaient que 25 % en 2000. Source : MSN Actualités - AFP
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SIDA : l'accès aux soins s'améliore?
29/03/2006:A la fin de l’année 2005, 1,3 million de personnes bénéficiaient d’un traitement antirétroviral dans les pays pauvres et en développement, contre 400.000 en 2003, soulignent l’OMS et l’ONUSIDA dans un rapport commun publié aujourd’hui. Certes, l’objectif de l’initiative «3 millions d’ici 2005» n’a pas été atteint. Lancée le 1er décembre 2003, cette campagne visait à fournir des traitements contre le VIH/sida à 3 millions de personnes dans les pays pauvres ou à revenu intermédiaire, sur les 6 millions qui en ont besoin. Les deux agences onusiennes soulignent cependant que la mobilisation a permis de multiplier par trois le nombre de personnes recevant des traitements. Les progrès sont spectaculaires en Afrique subsaharienne, où le nombre de personnes traitées a été multiplié par 8, passant de 100.000 à 810.000 en deux ans. Des progrès ont également été réalisés en Asie du Sud-est, où 180.000 personnes avaient accès aux traitements fin 2005 contre 70.000 fin 2003. En Amérique latine et aux Caraïbes 68% des personnes qui ont en besoin ont accès aux traitements, ce qui est le taux de couverture le plus élevé des pays en développement. Les dépenses mondiales consacrées à la lutte contre le sida sont passées de 3,9 milliards d’euros à 6,9 milliards d’euros entre 2003 et 2005, toujours selon le rapport de l’OMS et de l’ONUSIDA. Les efforts des donateurs ne doivent pas mollir. Le prochain objectif est l’accès universel aux traitements en 2010. Article : C.D. - Sciences Et Avenir
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La tuberculose : un désastre qui empire
31/03/2006:Près de 2 millions de morts et 9 millions de nouveaux cas chaque année. Le constat sur le front de la tuberculose est d'ores et déjà catastrophique. Et cela ne peut qu'empirer : la tuberculose progresse à la faveur de la pandémie de sida (un tiers des 40 millions de séropositifs dans le monde sont co-infectés par la tuberculose) et la forme multirésistante de la maladie, particulièrement difficile à soigner, connaît une augmentation alarmante (2 millions de malades, 500.000 nouveaux cas chaque année). Dans ces conditions, l'optimisme affiché par l'Organisation mondiale de la Santé, qui annonce "Un monde sans tuberculose en 2050", a de quoi surprendre. La stratégie préconisée jusqu'à présent par l'OMS n'a pas permis de contenir la pandémie, mais surtout ne permet pas de soigner correctement une part très importante de malades. "L'OMS pratique depuis des années une forme d'autopromotion de sa stratégie plutôt que d'en reconnaître les limites. Le résultat est que la réponse apportée à la catastrophe que constitue la tuberculose relève du bricolage !", déclare le docteur Jean-Hervé Bradol, président de MSF. Source : Médecins Sans Frontières
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Sidaction : 110
31/03/2006:150 000 personnes sont porteuses du VIH. 7 000 personnes ont découvert leur séropositivié et 1 500 ont développé un sida (au 31 /12/ 04). Les femmes représentent 43% des nouvelles infections à VIH diagnostiquées (en 1997 : 30%). 47% des personnes ayant déclaré le sida ne savaient pas qu’elles étaient séropositives. Elles l’apprennent lors de leur prise en charge à l’hôpital. 40 000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir. 41 ans est la moyenne d’âge des personnes atteintes du sida : femmes 38 ans, hommes 43 ans. 4 régions sont les plus touchées : Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Guyane et les Antilles. Elles regroupent 60% des cas de sida diagnostiqués en 2004. Plus de la moitié (56%)des nouveaux diagnostics d’infection VIH concerne des personnes contaminées par rapports hétérosexuels et 22% par rapport homosexuels. La contamination par usage de drogues injectables ne représente que 2% des nouveaux diagnostics. 30% des personnes touchées par le VIH sont également atteintes par une ou plusieurs hépatites (le plus souvent l’hépatite C, parfois l’hépatite B). 5 à 6% des séropositifs sont en situation d’échec thérapeutique (plus aucune combinaison de médicaments ne fonctionne). Source : Sidaction. L’Afrique subsaharienne, région du monde la plus touchée, abrite 10% de la population mondiale, mais plus de 60% des personnes séropositives et plus de 85% des enfants de moins de 15 ans contaminés par le virus. De 1990 à 2003, le nombre d’enfants ayant perdu au moins un de leurs deux parents à cause du VIH/Sida est passé de moins de 1 million à plus de 12 millions. 8 orphelins du sida sur 10 vivent en Afrique sub-saharienne. La mortalité due au sida reflète la propagation de la maladie lors des dix années précédentes : le très fort taux de contamination actuelle signifie que, dans dix ans, et même dans les pays où la maladie s’est stabilisée ou décline, le nombre d’orphelins continuera d’augmenter. La maladie s’est répandue de façon très diverse en Afrique : les femmes sont plus touchées par le VIH. En moyenne, on compte 13 femmes séropositives pour 10 hommes, et le fossé continue de grandir. Les femmes africaines sont contaminées plus jeunes que les hommes. Cette disparité homme-femme est plus prononcée chez les jeunes de 15 à 24 ans. Au Moyen-orient et en Afrique du Nord, les épidémies potentielles ne sont pas connue en raison des inhibitions culturelles qui touchent les sujets tels que la sexualité ou la santé reproductive. Hormis dans quelques pays, la surveillance de l’épidémie n’est pas assez développée, particulièrement parmi les groupes à haut risque, comme les consommateurs de drogues par intraveineuse. La propagation du VIH chez les homosexuels pourrait également ne pas pouvoir faire l’objet d’analyses car les relations entre hommes sont encore illégales et largement condamnées dans la région. Source : Unicef.fr
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Tchernobyl : on nous ment toujours
07/04/2006:L'organisation internationale "Médecins pour la prévention de la guerre nucléaire" (IPPNW) a estimé, jeudi 6 avril, que le bilan et les prévisions de l'ONU sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl étaient "sous-estimés" et a appelé à plus de transparence sur le sujet. Le rapport de l'ONU, publié en septembre 2005 (soit quelques mois avant le 20e anniversaire de Tchernobyl, le 26 avril), avait attribué à la catastrophe moins de cinquante morts directes à la date de fin juin 2005. "Ces chiffres sont sous-estimés et absolument faux", a critiqué Angelika Claussen, présidente de la section allemande de l'IPPNW. A l'occasion de la présentation de son propre rapport sur les "Conséquences de Tchernobyl sur la santé" réalisé avec la "Société pour la protection contre les rayonnements" (GSF), l'IPPNW ne prétend pas vouloir présenter des chiffres absolus, "impossibles à obtenir pour des raisons de méthode". (...) Selon cette étude reposant sur l'évaluation d'expertises existantes, "plus de 10 000 personnes seraient atteintes d'un cancer de la thyroïde et 50 000 cas supplémentaires seraient attendus à l'avenir". De son côté, l'ONU fait état de "quelque 4 000 cas de cancer de la thyroïde" imputables à la contamination résultant de l'accident. "En Europe, il y a eu 10 000 malformations chez les nouveaux-nés en raison de Tchernobyl et 5 000 décès chez les nourrissons", affirme l'IPPNW. Par ailleurs, "plusieurs centaines de milliers de membres des équipes d'intervention [sur le site] sont de nos jours malades des suites des radiations, plusieurs dizaines de milliers sont morts". (...) Source : LeMonde.fr - AFP
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Vache folle : incubation de 50 ans
26/06/2006:La maladie de la ‘’vache folle’’ pourrait-elle se déclarer chez l’homme 50 ans après avoir consommé de la viande de bœuf contaminée par le prion responsable de l’ESB? C’est une éventualité à ne pas négliger, selon le Pr John Collinge et ses collègues, qui ont constaté que la période d’incubation pouvait être très longue pour une autre maladie à prions qui affecte l’homme, le kuru. Liée à une pratique cannibale –la consommation des corps de membres de la famille décédés- le kuru est la seule épidémie connue due au prion chez l’homme. Elle était très répandue dans certaines tribus de Papouasie-Nouvelle Guinée jusqu’à ce que les autorités australiennes interdisent ces pratiques dans les années 50. Sachant que les infections se sont toutes produites avant 1960, il est mathématiquement facile d’estimer la période d’incubation du kuru. Restait à trouver les patients. D’intenses recherches menées sur le terrain ont permis à John Collinge et à son équipe d’en identifier onze, nés entre 1933 et 1949. La période minimale d’incubation est estimée entre 34 et 41 ans, cependant, pour les hommes, elle s’étend jusqu’à 56 ans. Ces travaux sont publiés aujourd'hui par la revue The Lancet. Peut-on extrapoler ces résultats à l’ESB et à sa forme humaine, le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), et en conclure qu’une nouvelle vague de cas pourrait apparaître dans quelques années? Les auteurs restent prudents mais suggèrent que les modèles épidémiques prennent en compte de cette capacité d’incubation d’un demi-siècle. Leurs travaux soulignent aussi l’importance des susceptibilités génétiques. Dans l’épidémie de vMCJ les victimes sont porteurs d’une forme particulière du gène de la protéine prion. Sur les onze personnes décédées du kuru 40 à 50 ans après l’infection, neuf étaient porteurs d’une mutation associée à une plus longue incubation. Jusqu’à présent 160 cas de vMCJ ont été diagnostiqués en Grande-Bretagne, 17 en France –les deux pays les plus touchés par l’ESB. L’estimation de l’ampleur de l’épidémie a considérablement varié ces dernières années, passant de plusieurs centaines de milliers à quelques milliers. Article : Cécile Dumas - Sciences.nouvelobs.com
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Angola : toujours le choléra
08/07/2006:L'épidémie de choléra qui sévit en Angola a touché plus de 48.000 personnes et fait 2.000 morts, selon les dernières statistiques de l’OMS. Cette épidémie, l’une des pires qu’ait connu l’Afrique, a commencé en février dernier dans le bidonville de Boa Vista à Luanda, la capitale. Désormais quatorze provinces sur dix-huit sont touchées. Le choléra profite des lacunes de l’approvisionnement d’eau pour proliférer. L’Angola, ravagé par près de 30 ans de guerre civile, manque d’infrastructures sanitaires. Cette maladie infectieuse est provoquée par une bactérie, le Vibrio cholerae, présente dans l’eau et sur les aliments. La transmission à l’homme se fait par ingestion d ‘eau ou d’aliments contaminés. Une fois dans l’intestin, le vibrion produit une toxine qui provoque diarrhées et vomissements. Le traitement consiste d’abord à combattre la déshydratation et dans certains cas à administrer des antibiotiques. La lutte la plus efficace contre le choléra passe par l’amélioration de l’hygiène et de la qualité de l’eau dans les pays en voie de développement. Article : C.D. - Sciences.nouvelobs.com. Carte : En rouge, les provinces les plus touchées par l'épidémie. Pour plus d'infos, consultez également la rubrique Humanitaire d'OsMoSe.
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Etats-Unis : Bush use de son veto sur une loi sur les cellules souches embryonnaires
20/07/2006:Le président américain a annoncé hier qu’il allait opposer son veto au projet de loi adopté par le congrès sur les cellules souches. Cette loi prévoyait d’élargir les financements fédéraux aux recherches concernant les cellules souches embryonnaires. George Bush a précisé que « cette loi permettrait de mettre un terme à des vies humaines innocentes dans l'espoir de trouver des avantages médicaux pour d'autres, elle va au-delà d'une frontière morale que notre société doit respecter ». Lors de sa déclaration, il était entouré par des enfants issus d’embryons congelés qui ont été adoptés par des parents stériles. C’est la première fois que le président des États-Unis use de son droit de veto depuis le début de son mandat. Il avait d’ailleurs fait part de son intention avant même le vote de mardi. Ce faisant, il va l’encontre de l’opinion publique et d’une partie de sa majorité, 19 sénateurs républicains ayant voté la loi avec les démocrates. Cette adjonction de voix n’est toutefois pas suffisante pour atteindre la majorité des deux tiers qui aurait permis de passer outre le veto de George Bush. Cette question très ciblée des embryons congelés a suscité un débat populaire aux États-Unis où l’opposition démocrate en a fait un thème de campagne pour les élections à venir. De nombreux scientifiques, intellectuels et certaines personnalités publiques comme Nancy Reagan ont pris fait et cause en faveur de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Article : Joël Ignasse - Sciences.nouvelobs.com
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