Le sixième sens des plantes
Les cryptochromes, protéines présentes chez les organismes vivants comme les plantes et les animaux sont des pigments récepteurs de lumière bleue qui interviennent dans de nombreux processus (croissance, développement…) liés au cycle circadien (jour/nuit). Des chercheurs du laboratoire Physiologie cellulaire et moléculaire des plantes (Université Paris VI / CNRS) en collaboration avec des équipes allemandes de l'Université de Marbourg et de Francfort viennent pour la première fois de démontrer leur rôle dans la perception du champ magnétique chez les végétaux à travers une expérience réalisée sur la plante Arabidopsis thaliana. Ces travaux, publiés le 6 septembre 2006 sur springerlink, le site internet de la revue Planta permettent d'évoquer un parallèle entre les plantes et les oiseaux migrateurs et représentent une avancée décisive dans l'élucidation du complexe mécanisme sous-tendant l'orientation géomagnétique des oiseaux.
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Un oiseau défie la grammaire humaine
01/05/2006:Après l’humour et la culture, une autre caractéristique longtemps considérée comme faisant partie du ‘’propre de l’homme’’, nous est disputée par une espèce animale, en l’occurrence l’étourneau sansonnet. Selon une étude publiée aujourd’hui dans Nature, cet oiseau serait capable de reconnaître une structure grammaticale considérée comme unique au langage humain : la capacité à enchâsser une proposition à l’intérieur d’une autre proposition, appelée récursivité. Exemple : «ma grand-mère habite Lyon» peut devenir «ma grand-mère qui était enseignante habite Lyon» ou encore «ma grand-mère qui était enseignante à l’université Z habite Lyon» etc. Pour le linguiste Noam Chomsky cette récursivité du langage fait partie de la ‘’grammaire universelle’’, une grammaire innée qui donne à l’homme sa faculté d’acquérir le langage. (...) Article : Cécile Dumas - Sciences.nouvelobs.com
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Afrique : découverte d'un nouveau "genre" de singes
12/05/2006:Une nouvelle espèce de singes découverte dans les hauteurs du sud de la Tanzanie en 2004 est d'un genre unique jusque-là inconnu selon une analyse génétique, révèle une étude publiée jeudi aux Etats-Unis dans la revue Science. Les scientifiques de la Société de protection de la faune (WCS) de l'université de Georgie (sud-est) et ceux de Conservation International (CI), qui ont pour la première fois décrit l'animal en 2005, l'avaient classé comme appartenant au genre des mangabey des montagnes ou « Lophocebus kipunji ». Ils avaient fondé cette classification à partir de photographies de ce singe rare qui vit en altitude dans les arbres du mont Rungwe et de la chaîne Udzungwa, des régions reculées du sud-ouest de la Tanzanie. Peu après cette découverte, un des singes a été retrouvé mort, tué par un autochtone. Il s'agissait d'un jeune mâle de 4 kg et mesurant 37 cm de long. Après un examen du tissu moléculaire du primate, l'équipe de chercheurs conduite par Tim Davenport de la WCS, basée à New York, a conclu qu'il s'agissait d'un genre entièrement nouveau de singes. Il a fallu créer un nouveau genre pour classer ces petits singes arnoricoles. L'espèce est maintenant dénommée Rungwecebus kipunji. C'est la première fois en quatre-vingt-trois ans, expliquent les chercheurs que l'on découvre un nouveau groupe de primates en Afrique. « Découvrir un nouveau genre du groupe des mammifères vivants le plus étudié est une leçon de modestie en nous montrons combien nous avons encore à apprendre de la biodiversité de notre planète », a souligné Link Olson, conservateur du musée d'histoire naturelle d'Alaska, un des auteurs de cette recherche. De couleur gris brunâtre, ce singe omnivore mesure environ 90 cm à l'âge adulte et présente une longue crête de poils érigés sur la tête, des « favoris » sur les joues et des poils blancs cassés sur l'abdomen et au bout d'une très longue queue retournée. Il a un aboiement très puissant. Il vit à quelque 2.500 m d'altitude, à des températures parfois très basses. Ces scientifiques ont appelé à prendre des mesures pour protéger ces singes menacés d'extinction par l'exploitation forestière et le braconnage. Leur nombre serait seulement de quelques centaines. Source : La Grande Epoque - AFP
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Découverte d'un nouveau mode d'hérédité contraire aux lois de Mendel
31/05/2006:Minoo Rassoulzadegan et ses collaborateurs de l’Unité Inserm 636 « Génétique du développement normal et pathologique », décrivent un mode d’hérédité qui ne se conforme pas aux lois de Mendel. Il implique le transfert de molécules d’ARN, associées au génome,– en particulier de la classe récemment découverte des microARNs–, dans la tête du spermatozoïde. (...) Les chercheurs de l’Unité Inserm 636 « Génétique du développement normal et pathologique » montrent la transmission héréditaire d’une variation épigénétique chez un mammifère via des ARNs et micro ARNs spécifiques de gènes ou de groupes de gènes, inclus dans la tête du spermatozoïde. Il est intéressant de rapprocher ces résultats de ceux récemment publiés montrant la présence d’ARN en quantité significative dans le spermatozoïde humain. Ces données n’avaient toutefois permis que des spéculations sur une fonction possible de ces ARNs dans le développement de l’embryon. Les résultats obtenus aujourd’hui chez la souris indiquent une piste possible dans l’induction et la régulation de déterminations épigénétiques. Source : Futura-sciences.com - INSERM. Plus d'infos
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Des dinosaures avaient le sang chaud
18/07/2006:De nombreux dinosaures du Crétacé auraient eu le «sang chaud», contrairement à la vision classique qui range ces animaux dans la catégorie des reptiles au «sang froid», selon une étude menée dans deux laboratoires du CNRS, basée sur l’analyse de tissus minéralisés de dinosaures. Ces ‘terrifiants lézards’ (du grec deinos sauros) ont été longtemps considérés comme des animaux ectothermes, comme les lézards ou les crocodiles, dont le métabolisme ne produit pas de chaleur et qui dépendent des sources extérieures. A l’inverse les endothermes, comme les mammifères ou les oiseaux, ont une source de chaleur interne. Plusieurs découvertes ont cependant suggéré que les dinosaures avaient un métabolisme plus proche des mammifères et des endothermes que des animaux dits à sang froid. Pour en savoir plus, des chercheurs des laboratoires Paléo-environnements et paléobiosphère (CNRS/ Lyon 1) et Paléomagnétisme (CNRS/IPG) ont étudié les isotopes de l’oxygène contenu dans des tissus de dents ou d’écailles de dinosaures. Ils les ont comparés à ceux d’animaux ectothermes découverts aux mêmes endroits. Sachant que l’isotope dépend de la température du corps au moment où le tissu se forme, il fonctionne a posteriori comme un thermomètre. L’équipe de Christophe Lécuyer et d’Eric Buffetaut a constaté que les différences de compositions isotopiques entre les dinosaures et les ectothermes du Crétacé était comparable aux différences qu’il y a aujourd’hui entre un mammifère et un crocodile ou un lézard. Les tissus étudiés appartiennent à quatre grandes familles de dinosaures (sauropodes, ornithopodes, théropodes et cératopsiens) répartis sur plusieurs continents. De quoi penser que l’endothermie était répandue chez les dinosaures du Crétacé. Ces travaux sont publiés dans la revue Earth and Planetary Science datée du 15 juin. Article : C. Dumas - Science Et Avenir
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Les fourmis comptent leurs pas
30/06/2006:Bien qu’elles vivent dans un environnement pauvre en repères, les fourmis du désert du Sahara parviennent à retrouver le chemin entre la fourmilière et la source de nourriture qu’elles ont dénichée. En plus d’utiliser des repères célestes, ces fourmis s’appuient sur une sorte de compteur kilométrique pour ne pas se perdre, selon une étude menée par des biologistes suisses et allemands, publiée aujourd’hui par la revue Science. Matthias Wittlinger et ses deux collègues ont voulu tester une hypothèse centenaire, celle du ‘’podomètre’’ des fourmis. Ces insectes disposeraient d’un mécanisme comptant leurs pas. Pour le vérifier, les chercheurs ont modifié la longueur des pattes de fourmis Cataglyphis fortis. Ils ont allongé les pattes de certaines en fabriquant des échasses avec des soies de porcs. Ils ont réduit celles des autres en les amputant. Résultats : les fourmis aux longues pattes sont allées trop loin, les fourmis courtes sur pattes se sont arrêtées trop tôt. Cela accrédite l’hypothèse d’un système qui compte les pas, écrivent les auteurs. Les échasses ayant allongé les foulées, les fourmis vont plus loin pour un nombre de pas équivalent, inversement les amputations ont réduit la foulée et la distance parcourue. Cette expérience étonnante laisse une vaste question en suspens : quel est donc ce mécanisme qui permet aux fourmis de compter leurs pas? Article : Cécile Dumas - Sciences.nouvelobs.com
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Plus les dinosaures étaient gros, plus ils étaient chauds
12/07/2006:Un modèle mathématique vient mettre son grain de sel dans le débat sur le métabolisme des dinosaures : étaient-ils des animaux à «sang chaud» ou à «sang froid» ? Selon Jamie Gillooly (University of Florida, USA) et ses collègues, plus les dinosaures étaient gros, plus leur température interne était élevée. Ces gros reptiles auraient bénéficié du principe de l’inertie thermique. Selon ce principe, lorsque le rapport entre la masse et la surface de l’animal est suffisamment élevé, la température corporelle peut être maintenue. Leur aspect reptilien a longtemps contribué à ranger les dinosaures dans la catégorie des animaux ectothermes, comme les reptiles actuels, qui dépendant des sources de chaleur extérieures. Cependant de nombreux indices remettent en cause cette idée ancienne. Des chercheurs français ont récemment montré, en étudiant la composition isotopique de tissus fossile, que l’endothermie, qui repose sur un métabolisme producteur de chaleur, était sans doute répandue chez les dinosaures du Crétacé (lire ci-contre). L’équipe de Gillooly s’est intéressée au rapport entre la masse et la température corporelle des dinosaures. On sait en effet que cette température affecte la croissance. A partir de données déjà publiées sur la taille et la croissance de dinosaures, les chercheurs ont modélisé la température corporelle pour huit espèces différentes, allant de 12 kilogrammes à 13 tonnes. Les chercheurs ont constaté que la température augmentait avec la masse. Ainsi les petits dinosaures avaient une température proches de celles des reptiles actuels, autour de 25°C, tandis que les plus gros animaux maintenait un corps chaud, jusqu’à 41°C pour un Apatosaurus de 13 tonnes. Ces résultats montrent que les dinosaures étaient des reptiles capable de maintenir leur température par inertie, expliquent les chercheurs dans la revue PLoS Biology. Article : Cécile Dumas - Sciences.nouvelobs.com
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Première mondiale : de la moelle osseuse retrouvée dans des fossiles
26/07/2006:Pour la première fois au monde, des chercheurs sont parvenus à extraire de la moelle osseuse intacte de fossiles âgés de 10 millions d’années. Les créatures qui ont fait ce don exceptionnel à la communauté scientifique sont des grenouilles nommées Rana pueyoi et des salamandres. En 2005 des chercheurs annonçaient avoir découvert, dans un os de Tyrannosaure, des tissus préservés. A l’époque, la nouvelle avait fait grand bruit. Aujourd’hui, on apprend par le biais du journal Geology que l’exploit vient d’être renouvelé. Et plutôt deux fois qu’une, puisqu’il s’agit dans ce cas de moelle osseuse ! Les bienveillants donateurs sont des amphibiens retrouvés dans une région autrefois recouverte d’un lac, située dans la province de Teruel, en Espagne. De nos jours, ces espèces sont éteintes, mais la famille à laquelle ils appartiennent perdure encore. Les chercheurs sont actuellement à la recherche d’ADN et de molécules organiques préservées. Dans tous les cas, cette découverte est porteuse d’espoir. Imaginons que l’on retrouve de la moelle osseuse de dinosaures ; alors, le vaste débat consistant à savoir si ces créatures étaient à « sang chaud » ou à « sang froid » pourrait être tranché. Une question se pose : est-il possible que des fossiles déjà mis au jour recèlent en leur sein des tissus, et qu’on ne les ait pas découverts faute d’avoir brisé les échantillons ? Il faudrait demander l’avis des conservateurs de musée, qui risquent de voir d’un mauvais œil que l’on mette en pièces leurs collections ! Article : Christophe Olry - Futura-sciences.com
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Toutes les archives de février à décembre 2006 de l'ancienne version du blog OsMoSe.
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