7/06/2006 - Chaperon Rouge

Chaperon Rouge, toile acrylique et empatement tendue sur bois de bambou, 130 x 150 cm
Naissance de ma nouvelle série
L’origine de mes derniers travaux remonte aux trois séjours que j’ai passés en Irlande en 2005.
La lumière septentrionale n’est pas un mythe. Elle est plus dense, plus forte. Le climat accentue aussi ce phénomène. Plusieurs fois dans la journée, la pluie alterne avec le soleil. Ses rayons jouent et dansent aux travers des nuages poussés par les vents. Des ombres apparaissent puis disparaissent au fil des longues journées printanières. Quant à l’Astre brillant, il n’en finit plus de se coucher.
La maison où j’habitais n’avait pas de volets. Des rideaux blancs et opaques les remplaçaient, laissant passer le soleil du matin. Des ombres portées coloraient les murs de tons ocre et crème. Elles dessinaient des formes variées et ces projections m’interpellèrent obsessionnellement jusqu’à ce que je les transcrive sur la toile…
Je conçus une douzaine de toiles, montées sur des bâtons de bois à la manière des estampes japonaise (kakémono).
L’été suivant lorsque j’ai présenté ce travail, les visiteurs furent surpris .Ils s’attendaient à voir mes toiles habituellement colorées. Ils ne reconnaissaient plus ma signature.
Je réalisais, confuse du trop grand décalage…
J’ai donc repris cette année toutes les toiles les unes après les autres. J’ai unifié l’ensemble en les reliant les unes aux autres par des cordons puis j’ai tendu la toile finalisée sur des baguettes de bambou.
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