Inspiration venue de la PFienne Milora!! Pour le ton et le genre du moins...
--------------couverture en tissus, le livre est lourd et vieux.. :) --------------------
Aie!
Eh!!
Clique moins fort, tu veut ?
…
Ha. Un susceptible.
D'accord, je recommence.
Pardonnez-moi, cher lecteur, votre rude étreinte ne pourrait-elle se relâcher un tantinet ? Je suis un ouvrage délicat, du genre qui se lit le dos bien droit, bien calé dans les coussins...
...
Non, je resterais ferme. Pas question d'aller plus loin avant qu'on ne soit bien installer.
…
Bon, à la rigueur… Moui... Voilà! Donc, allons-y.
Je suis un livre passionnant. Non, je ne dis pas cela pour me vanter (Le mérite ne m'en revient même pas, alors!) … Plein d'aventures, de rire, un peu de larmes…Des personnages débordants d'imagination, de sagesse, d'allant, de bêtise… Comment ça, ça ne va pas ensemble? De sagesse et de bêtise, ça ne va pas ensemble ? Je n'ai jamais dit que je parlais du même personnage pour l'un et pour l'autre! Va falloir suivre un peu mieux, tient…P'être que je te mettrait quelques ptites étoiles pour t'aider, alors…
Hum… V'la du monde. Bonne lecture de moi, et ne m'arrache pas trop de pages ! Les réclamations sont à adresser à l'auteur et au narrateur!
…
Ben, y'a un narrateur ou il faut que je m'en charge?
Oh! Tu m'écoute, l'auteur?
…
Ha, si…
Ca arrive. Je laisse la parole au narrateur, ça à l'air d'être un timide, il ose pas m'interrompre…
°°°°°
Heu.
Il était une fois, dans un royaume lointain, trois jeune princesse nommées Or, Argent et Rêve, qui…
Non, ça ne va pas.
Pardon.
Je recommence.
Un rayon de soleil caressa les paupières d'Or, La Belle Aînée. Glissant sur couvre-lit, il avait rampé doucement vers son visage de princesse, afin de la réveiller tout en douceur. Depuis des heures il se régalait d'avance à l'idée de ce sourire, qui ne manquerait pas d'éclore au moment suprême. Encore quelques secondes…
Un coup de vent le priva de son succès. La lourde porte de bois, qui fermait la chambre de la princesse, d'un battement livra passage aux rousses boucles de la Toute Belle Et Toute Jeune Rêve. La Belle Aînée en un instant fut éveillée, et aussi vite par sa sœur saluée.
D'une voix si ensommeillée qu'elle en paraissait irritée, la brune endormie s'informa:
-Que me vaut cet éveil ensoleillé de ton joyeux visage, petit Rêve casse-pieds?
-Oh! Excusez-moi, mon aînée! De chambre je craint de m'être trompée!
Et la petite de repartir, par le chemin même de son entrée.
***
Pendant ce temps, dans une chambre voisine, s'éveillait en douceur Argent Charmant, princesse de son état, dont la beauté rayonnait dans la douceur du petit matin. Près d'elle déjà, les senteurs des moelleux pains blancs et d'une confiture d'un rouge vermeille s'élançaient vers elle, tentatrices.
A son chevet était un fauteuil de velours noir, et dans ce fauteuil, un homme dont la superbe n'avait d'égal que son rang : Il était, brave parmi les braves, la plus haute majesté du royaume de Belsatyr, le Roi.
-Ma fille, commença le Sire lorsque les paupières de la Princesse Seconde s'ouvrirent.
Les yeux d'azurs de la princesse furent soudain moins emplis de sommeil, et ses oreilles se tendirent à la voix bien-aimée.
-Papa? Père? Mais qu'est-ce que tu fous là? 1
-Ma fille, reprit le patriarche interrompu.
-Tu aurait pu frapper, dis donc! D'un sourire qui disait son amour profond, la Belle souhaita bienvenue à son père.
-Argent, ma fille seconde, patienta le roi.
-Ben ça alors! Tu te souvient de mon nom? Comment ça va, depuis tout ce temps?
-Argent Charmant, à la vive parole, merci pour ton gracieux soucis. Ma santé est des meilleurs, et des meilleurs est également la nouvelle que bientôt je vais t'apprendre.
-Aie. Fit la Blonde Cadette.*
-Ma fille, commença le Sire.
D'un souffle virevoltant, la Rousse Benjamine lui vola la fin de son dire.
-Oh! Pardonnez mon intrusion, monsieur… La petite eut un sourire coquin2.Ma sœur ne m'avait confié que cette nuit vous lui feriez compagnie…
-Ma fille, insista le patriarche interrompu, faisant mine de n'avoir rien entendu.
-Tu aurait pu frapper, dis donc!
-Quoi ? S'écria Rêve, faisant montre d'une légère surprise.
-Tu aurait pu frapper! Reprit son aînée.
-Argent, ma fille seconde, s'impatientait le roi.
La Roussette examina de son plus doux regard les traits paternels, puis haussa les épaules.
-Demain sera le jour le plus attendu pour toi, explosa le patriarche.Demain, ma fille, l'Aimable Guironbond, le Duc Généreux Né Roi Ermite, mon très cher oncle par ailleurs, te prendra pour femme.
Ces mots tant attendus avaient été prononcés d'une voix rapide, et la réponse de la belle Argent vint rapidement:
-Ben oui, c'est Papa, tu le reconnais pas ? L'étonnement légitime et bienveillant résonnait dans sa voix.
-Ma sœur, que… Comment…
Le roi tendis l'oreille, à l'affût d'une remontrance fraternelle de cette Jeunette bien-aimée, à cette blondinette effrontée.
-Il me semble que la dernière fois que son visage.. heu... charmant...est apparut à mes yeux, il se trouvait à une distance plus imposante du sol…
-Je t'expliquerais plus tard. Tu pars déjà, Papa ? Tu ne voulais pas me dire quelque chose ?
°°°°°
J'aime bien son style, à ce narrateur, pas toi ? J'ai l'impression d'être un bel ouvrage de parchemins tout enluminé…
Mais je t'avait prévenu, hein! Déjà des larmes, déjà la peur… La BA (Belle Aînée, mais je ne vais pas te le repréciser trente-cinq fois, cher lecteur ) va-t-elle devoir épouser AG, le DGNRE* ?
°°°°°
Le Souverain était au désespoir. Sa Fille Belle, son Trésor, sa Source Vive, n'entendait donc pas se marier ? Que n'avait-il mieux veiller sur son éducation ! Mais le Duc Guironbond n'était pas homme à accepter pareil affront, et le pauvre père, tendrement aimant, se résigna à trouver son Aînée.
Dans la chambre d'Or, il trouva la Brune Belle entourée de tournoyantes servantes, toutes de bleu vêtues. Deux d'entre elles soignaient les doux cheveux soyeux qui descendaient jusqu'à terre, une autre tenait un clair miroir, une autre enfin séchait les larmes de la princesse: l'aimable avait les yeux tout embués par une malencontreuse chute de son enfant de porcelaine.
-
Ma fille, commença le Sire.
-
Oh! Père, que me vaut la joie et l'honneur insigne de votre courtoise présence?
-
Ma fille première, reprit avec un sourire le patriarche interrompu.
-
Non, non, pas comme ça, les cheveux… beaucoup plus en arrière! Demanda doucement la brune jeune fille en séchant quelques larmes.
-
Ma fille, patienta le patriarche.
-
Père, comment votre majesté se porte-t-elle?
-
Or Précieuse, à la langue si douce, je te remercie pour ton charmant soucis.
Le Brave, charmé, embrassa la brune chevelure.
- Ma santé est excellente, et excellente aussi les nouvelles que je t'apporte.
-
Et quelles sont les nouvelles, depuis votre récente et précédente visite ?
-
Les nouvelles ? Voyons, depuis tes six ans… Oh! Oui! Ta petite sœur est née!
-
Laissons cela père, et dites-moi plutôt les raisons de votre galante venue.
-
Ma fille, commença le sire.
-
Mon Aînée, reprit le patriarche stupéfait de n'avoir pas été interrompu. Demain sera le jour le plus brillant de ta douce existence. Demain, ma fille, tu épousera celui que j'ai choisit pour être celui que ton cœur choisira.
-
Oh! Ce n'est que ça! Ainsi donc, le Bienveillant Lemy, mon cher et tendre promis, est revenu des contrées lointaines où il s'était exilé ?
Le Roi senti sa barbe rentrer dans ses joues. C'était donc là la raison qui l'avait poussé à choisir sa Blonde Cadette! Bien. Lémy, Espoir Viril, était loin, peut-être mort, donc, priorité à Guironbond.
-
Ma Belle Brune, là-bas les nouvelles ne sont pas si bonnes. Le père, emprunt de gravité, regarda les yeux de son enfant se mouiller. Je craint que ton Prince jamais ne revienne.
Les larmes roulèrent sur les joues de la poupée que la princesse tenait serrée contre elle.
-
Mais qui alors, qui devrais-je épouser ?
-
Ma fille, commença le Patriarche
-
Abrégez, père, voulez-vous ? Ecourta la Princesse (qui n'avait aucun sens du lyrique, en passant)
-
Bon bon… L'Aimable Guironbond, le Duc Généreux Né Roi Ermite, souhaite obtenir ta main.
La fureur du Roi n'eut d'égal que l'intensité du rire de l'Aimable Aînée. Sortant de la chambre, l'humeur sombre et vexée, il alla se réfugier dans les bras de sa tendre épouse, qui elle au moins n'avait jamais eu le mauvais goût de lui refuser le mariage.
Dans les chambres cependant, le rire des jours insouciants avait laissé place à de sombres questionnements. Or Brillant se lamentait sur son funeste destin, Argent Charmant se lamentait sur l'âge du promis époux, et, si peu concernée soit elle en fait, la Rousse Rêve silencieusement prenait pour elle les dures paroles de (celui qui semblait être) son père.
-
Il est si vieux! Disait une fois de plus, en soupirant, la belle Argent, quand de doux petits coups furent cognés à la porte entrouverte.
-
Mes sœurs, fit en entrant l'aînée Princesse. Que ne puis-je vous faire partager le fardeau qui pèse sur mes épaules!
Argent répondit:
La Brune Charmante, la Brune Grande lui jeta un petit regard offusqué, embué, désespéré, que la blonde Argent ne remarqua point.
La Roussotte ne dis mot, mais ses larmes n'en roulèrent pas moins.
-
Mes sœurs. Déclara-t-elle après un long, long silence . Le destin qui m'échoit n'est point de mon goût. Je n'ai que dix ans à peine, et déjà voilà que mon père me parle de mariage!
-
Toi aussi! S'écrièrent les deux autres.
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Je ne me marierai pas. La petite, sans prendre garde aux paroles de ses aînées, continuait : Dans l'instant, mes sœurs, je prend le dangereux chemin de l'aventure. Le vaillant chevalier qui ne manquera pas de m'en tirer sera à tout jamais mon époux.
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Vous voilà bien irrésonnable, Rêve intrépide. La voix d'or de la belle Or tremblait. Mais mon cher Lémy est mort, et le mariage que mon me promet père ne me semble point sort préférable à votre errance ; si vous me le permettez, j'irais dans vos pas.
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Bon, ben, et si on y allait toutes les trois ?
Et s'en furent les trois princesses, la Géniale Petite Sœur devant, la Gracieuse et Ostentatoire Cadette derrière, et Chaleureuse Aînée Charmante entre les deux.
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J'interrompt ici le narrateur pour te signaler, cher lecteur, que tu pourra suivre le chemin parcourut par les Jeunes Belles sur la carte située ici même ; mais bon, pour mener ses frangines, la GPS n'a que son sens de l'orientation… alors la précision de données ! Mais pardon, j'anticipe…
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