Ecrit dans le train, entre Nancy et Lyon..
Au lointain temps jadis
D’un monde bien étrange
Des êtres blancs de lys
Veillaient sur le sommeil des anges .
Dans la douce lumière
Ils s’endormirent un jour
Et les anges à leurs tour
De leur si long repos s’éveillèrent
Mais eux ne prirent garde
A ces êtres endormis
Seuls vingt d’entre les bardes
Gardèrent mémoire d’eux et de leur vie.
De tout ces êtres blancs,
Tant périrent innocents
Que les anges oublieux
Ne purent plus pour longtemps être heureux
Pour expier leur faute
Dans l‘azure exilés
Ils veillent sur les hôtes
De l’immense pays des premiers nés.
Désormais oubliés,
Les lys ensommeillés
En leur demeures patientent
Tandis que les temps neufs sont filé.
Viendra un jour lointain
Où tous s’éveilleront
Les anges de demain
Jamais plus ne pleureront
Et vers la terre ils tendront la main
Vers les éveillés qui leur pardonneront.