Un petit texte plus où moins inclu dans une série, que je suis entrain d'écrire..
J'enprofite pour signaler que ces textes ne sont paslibres de droits: vous ne pouvez pas les diffuser, sans autorisation.
Dans la pénombre douce, elle s'éveillait.
Sur le lit, à coté d'elle, brillait une tache de soleil. Chaleureuse, souriante. Il était déjà parti, ne l'avait pas réveillée, mais Il avait choisi cette petite tache de soleil pour lui dire son amour. A travers les rideaux soigneusement entrouverts, Il avait chargé le soleil de veiller sur elle.
Sur la table de nuit, il y avait un petit plateau, avec un petit déjeuner tout prêt: des tartines, du chocolat chaud dans un pot à lait bien emmitouflé... Même quelques fleurs, qu'il avait du ramasser devant la maison. Le coquelicot avait chaud, il baissait déjà la tête, mais ses couleurs étaient un sourire tendu a Celle qui se réveillait.
Elle se leva, tout d'abord. Avant de toucher au plateau, elle fit le tour de la chambre en caressant les petits objets qui faisaient Son quotidien. Sur ses lèvres dansait un petit sourire inconscient. Dans la tranquillité de cette chaude matinée, elle sortit, nue, sur la terrasse derrière les rideaux. Deux oiseaux admirèrent sa fine silhouette avant de s'envoler en sifflant le même air qu'elle chantonnait. La femme repassa derrière les rideaux, dans un souffle d’air. Elle s'approcha du plateau qu'Il avait préparé, et dégusta Ses tartines, Son chocolat. De la mousse de lait sur les lèvres, elle reprit son exploration.
Ils se connaissaient depuis quelques temps déjà, et Il était souvent venu dans son petit appartement du centre de Lyon. Elle, elle avait déjà prit le train pour Paris, et vu sa chambrette dans un quartier perdu dont elle ne connaissait pas le nom. Pourquoi faire, un nom ? Pour le moment c'était Son quartier, bientôt ce ne serait plus rien.
C'était la première fois qu'ils partaient ensemble, et Il l'avait emmenée dans son paradis: ce petit coin de campagne, à quelques dizaines de kilomètres seulement de Lyon, mais si reposant... Lui n'était pas en vacance: Chaque matin, il prendrait le train pour Lyon, et passerait la matinée à rencontrer des gens, toutes sortes de gens: Il leur parlerait de Ses livres. Puis, l'après-midi, il reviendrait, et l'emmènerait à la découverte de Son enfance.
Elle se souvenait de son expression, quand il lui avait dit qu'ils pourraient rester si longtemps, deux longues semaines: Elle avait reconnu dans ses yeux l'éclat d'enfance qu'elle avait longtemps cherché, qu'il avait laissé si loin derrière lui. Il n'était autrefois pas rassurant de fréquenter un homme dont le jardin secret se nommait passé.
Et puis, en arrivant, il avait fermé les yeux: Il n'aimait pas conduire, c'était elle qui avait le volant. Il avait fermé les yeux dés la sortie de l'autoroute, et l'avait guidée d'instructions précises, toujours attentif au moindre virage.
Il vivait cette route, cette route à travers cette petite ville, cette route à travers ces bois. S’il avait pu être possible de douter de lui, elle aurait sans doute demandé s'il était normal de tant s'enfoncer dans la nuit : La route tournait dans tous les sens, les arbres se penchaient sur leur passage. Mais lui souriait, à chaque virage un peu plus visiblement.
Sans ouvrir les yeux, il lui désigna la maison, de l'autre coté d'un léger vallonnement. Puis il lui dit de tourner, et ce virage là fit exploser son sourire. Juste avant que la route ne plonge, elle s'était engagée dans un petit chemin empierré, dont les cahots l'amusèrent.
Il descendit le premier, leva la tête vers les étoiles, et s'étira. Il était de retour chez lui. Puis il contourna la voiture, une new beattle d'occasion, que pour Elle il avait repeint en vert pomme. Il ouvrit la portière, et la prit par la main.
Elle semblait fatiguée, mais pas question d’entrer maintenant. Avant toute chose, il allait lui montrer son vrai domaine: La nuit, ici... Il l'avait emmenée dans le" champ de blé", où le soja venait d'être récolté. Ils s'étaient assis, ensemble, là où il avait l'habitude de venir seul, en secret.
Il lui avait raconté son histoire, et puis ils étaient rentrés, comme enchantés.
Une mélodie étrange flottait dans l'esprit du jeune homme, un mélodie de flûte... comme tombée du ciel. Ils avaient fait l'amour, dans ce qui était autrefois la chambre de ses parents, celle qui après le divorce était devenue la chambre d'amis, la chambre de l'amitié, la chambre de l'amour.