20080818 - L'Air et la lumière

Où...
Où me ménera cette légèreté d'être, ce sentiment innérant à son existence?
Qu'advient-il de mon errance, lui, lui seul hante l'espace de l'ineffable univers qui engendre les rêves et les absences.
Lui qui me pousse au-delà de mes doutes, de mes peurs, par qui je m'élève au-dessus de ma propre morale, au delà des plus triviales scandales.
Qui fait naître la permanence des émotions, de joie, d'émois, ce chambardement qui prend des allures de blessures, d'une détresse noyée par l' effluve d'une tristesse débordante, qu'il est difficile une fois les étoiles touchées du bout des doigts de se retrouver face à soi.
Le ciel aussi participe de ses états d'âme qui emplissent mon visage de larmes, de son gris et de l'abandon de sa fille, la pluie, ou plus encore le grondement de son père le tonnerre qui flottait imminent dans les airs, cette lourdeur qui pénètre jusqu'aux coeur des plus endurcis , le soleil contribu par ses rayons à raviver la douce chaleur qui calme mes frissons de neige fondue.
Quand le vide m'apparaît immuable et tranchant comme les désillusions et l'impuissance, souvent, oui qui trop souvent me prend au coeur devant ce monde dévastateur.
Mon coeur me dicte l'improbable de mon élévation, et ma pensée ne suit pas le diapason, un désordre incommensurable orne mon être en suspend, des idéees par-ci, des convictions par-là et l'émotion qui prend le pas.
Mon coeur brûle afin de trouver la paix, il cherche, cherche en vein la réponse à un lendemain trop incertain, mon coeur cherche à se rattacher, à s'approcher de la beauté, mais il se perd, il se boulverse et s'emballe pour s'égarer dans les dédales du doute. Il me déroute.
Mais c'est sans compter sur toi, toi ma petite voix, toi l'âme en partage, qui signe en bas de la page en lettre d'amour.
C'est tes mots, posés ici et là, toi ma Muse aux milles visages, toi la mère enfant, toi la femme amant, toi la poétesse, toi...
Ce sont tes milles mains qui me sortent de la détresse pour me donner de la tendresse.
Se sont ces mille coeurs qui battent en moi, pour me rapprocher de toi.
Le gouffre est loin, l'espoir est certain, l'air et la lumière sont beaux, là où palpite mon coeur.

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