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mon club : RAJA

Posté à 03:15 le 3/06/2006

Chansons de raja  1 .2 .3

                  photo                      

Historique

LES DÉBUTS DU RAJA


C'est à partir d'une troupe théâtrale, baptisée FATH,que le Raja sera crée en 1949. L'interdiction de confier la présidence à un marocain sera vite contournée en laissant ce fauteuil, pour six mois, à feu BENABADJI, d'origine algérienne et qui bénéficiait de ce fait de la nationalité française.

Les autorités françaises prises au dépourvu par ce stratagème furent contraintes d'accepter le fait accompli.

On retrouvait autour du Raja tout un noyau de fervents marocains, purs et durs, dans leurs convictions nationalistes et qui allaient se révéler par la suite d'authentiques et farouches combattants de l'oppresseur étranger. De grands syndicalistes de la trempe de Mrs. Mahjoub BEN SEDDIK, feu TIBARI, Salah MEDKOURI, feu CHEMSEDDINE, autour desquels s'étaient groupés feux HMIDOU AL WATANI, Karim HAJJAJ, si Ahmed SKALLI HADDAOUI, CHOUKRI, DAOUDI, HACHMI NEJJAR, CHARFAOUI, LAACHFOUBI, Abdelkader JALAL, NAOUI, Maître Maâti BOUABID et tant d'autres illustres bidaouis.



Donc en 1949 le Raja, constitué exclusivement de joueurs marocains entama sa première année en Division d'Honneur et après une saison euphorique accéda à la seconde division. Un parcours sans faute et après des barrages homériques le Raja réussit la montée en 1ère division (1951) et depuis cette date le club n'a plus quitté l'élite du football marocain marquant de son seau cette discipline à tout jamais.

Le premier entraîneur du club fut Kacem KASSIMI et c'est sous sa houlette que le Raja réussit la montée. En 1953 devaient être scellés la grande union et le mariage d'amour entre feu Père Jégo et le Raja, l'homme, le technicien, l'artiste et le théoricien qui allait donner au club son véritable et le théoricien qui allait donner au club son véritable cachet, celui que toutes les générations qui se sont succédées ont perpétué fidèlement.

Avec lui arrivait BOUJEMAA KADRI, un dirigeant hors-pair, qui allait se distinguer par un travail méthodique et colossal sur les plans administratif et organisationnel. Ce duo allait survivre à tous les soubresauts de l'histoire du club et asseoir la réputation du Raja dans bien des domaines.



Depuis sa création, le Raja a toujours eu la réputation d'équipe composée d'artistes pratiquant un jeu agréable et plaisant. Feu Pere Jego, lui a inculqué un jeu collectif, spécifique, basé sur les passes courtes, les une-deux, l'offensive et bien sûr, l'exploit individuel. Avec ce système, le Raja effrayait ses adversaires car il était capable d'humilier les plus grands clubs, mais n'arrivait toujours pas à remporter de titre national.

Au fil des années le Raja s'affirma comme le creuset (inépuisable) du football marocain, alimentant les différentes sélections nationales en joueurs de grande qualité la plupart devenant même les grands patrons de ces unités.

Premier club au niveau de la popularité Raja draine chaque semaine des milliers de supporters à Casablanca mais provoque également un véritable engouement en déplacement tant son style charmeur et alléchant attire des spectateurs de tous bords.



Les noms qui sont cités, ci-après, pour mémoire, sont classés par ordre du nombre de sélections croissant : DOLMY - HADDAOUI - BEGGAR - SAID - Feu PETCHOU - SOUADI - ALIOUATE - JDIDI - HAMID - MILLAZO - JAWAD - HOUMANE - HASSAN - TIJANI - MJID - HAJRI - BAEJA - BASSIR - KHALIF - SELLAMI - FAHMI - ROSSI - JRINDO - ABDERRAHIM - BENENE - MOUSSA - RAHMATTALLAH - ...

Tous ces joueurs, bien que représentant des générations différentes, ont tous, chacun à sa manière, entretenu le cachet "RAJA"

 



 

 

LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DU RAJA

1949 : Création du Raja Club Athlétic

1949 : Division Honneur

1950 : Montée en deuxième division


1951 : Montée en première division

1974 : Vainqueur de la coupe du trône

1977 : Vainqueur de la coupe du trône

1982 : Vainqueur de la coupe du trône

1988 : Champion du Maroc

1989 : Champion d'Afrique

1996 : Vainqueur de la coupe du trône

1996 : Champion du Maroc

1997 : Champion du Maroc

1997 : Champion d'Afrique

1998 : Champion du Maroc

1999 : Champion du Maroc

1999 : Champion d'Afrique

1999 : Vainqueur de la coupe Afro-Asiatique

2000 : Participation à la coupe du monde des clubs champions au Brésil

2000 : Champion du Maroc

2001 : Champion du Maroc

2002 : Vainqueur de la coupe du trône

2003 : Vainqueur de la coupe de la CAF

2004 : Champion du Maroc

2005 : Vainqueur de la coupe du trône

L'HISTOIRE FABULEUSE D'UNE QUALIFICATION
1989





Au lendemain du sacre historique de juin 88 et les journées frénétiques pour célébrer ce premier titre commençait la plus belle aventure du Raja en coupe d'Afrique des clubs champions avec l'apothose d'une finale à disputer avec un club d'un pays frère, en l'occurence le Mouloudia d'Oran.

Avant d'arriver à cette fête africaine et magnrébine le parcours a été long, très long, parfois pénible où les distances couvertes et les conditions de voyage et l'hebergement et seule l'exaltation de la mission de représenter dignement le pays a permis au groupe rajaoui de puiser dans ses ressources profondes la transcendance nécessaire à des performances positives répétitives.

• Le spectre du BUCHER

Pour son entrée en matière dans le concert africain, le Raja ne fut guère gâté par le tirage au sort et ce premier tour avec un club aussi huppé que Jeanne d'ARC du Sénégal, une équipe habituée aux joutes de coupes d'Afrique et qui plus est, recelant une pléiade d'internationaux, constituant le noyau de la séléction du pays, ne s'annonçait pas facile. L'inexpérience de la plupart des rajaouis aliée à un trac naturel pour l'ouverture des débats à Casablanca-même, devant un public impatient de vibreraux promesses des Diables verts, retardèrent l'échéance durant une mi-temps. Et si personne ne doutait de l'issue finale tout un chacun trouva l'attente insupportable; aussi quand OULD MOU, à peine rentré sur le terrain ( 46ième mn ), perfora les filets adverses d'un maître-tir, ce fait un immense soupir de soulagement. C'était bien mais dangereusement insuffisant en prévision d'un retour à Dakar qui ne s'annonçait pas de tout repos.

Alors commencèrent les incantations et les..... encouragements pour pousser les rajaouis à ajouter ce deuxième point vital. Intenses suspense avec une délivrance au paroxysme de l'émotion : l'ultime minute de jeu et un coup de poignard de Fethi Jamal. Groggy par ce coup du sort l'adversaire demeura longtemps allongé sur le gazon après le sifflet final de l'arbitre, abattu par le courage et l'optiniatreté d'un Raja constamment sur la brêche et qui ne se découragera jamais devant le rideau défensif de Jeanne d'Arc. Deux semaines plus tard, au stade de l'amitié à Dakar, le dispositif rajaoui mis en place par Rabah Saadane ne fut pris qu'une seule fois en défaut sur.... pénalty.

L'altruisme, la solidarité et le courage du groupe permirent de soutenir les assauts desordonnés des sénégalais durant 40 mn. Ce premier virage bien négocié, au delà de la joie qu'il procura, montra à tout un chacun la difficulté du chemin qui restait à parcourir.

• Terrible suspense

Second tour avec de solides clients : les gabonais de JAC. Une vraie découverte car l'on pensait, généralement (à tord), que cet adversaire ne peserait pas lourd dans la balance, étant entendu qu'au niveau des séléctions nationales, le football de cette contrée ne brillat pas de mille feux. En fait, le JAC, constituée des meilleurs éléments du pays auquels on avait adjoint quelques petites merveilles des pays limitrophes, ressemblait étrangement à une séléction. Après un quart d'heure de jeu, les rajaouis s'apperçurent de la bonne valeur des Gabonais et la défense, remarquablement articulée autour de Hassan MOUAHID, dut redoubler de vigilance. Le pressing adverse s'accentua au fil des minutes et il fallut un DRID autoritaire dans sa cage pour éviter le pire. Pourtantau gré d'un retourné acrobatique superbe aurait la marque mais dés la reprise, à la suite d'une belle descente collective, SEDDIKI, en bon capitaine, rétablissait l'équilibre. La défense se charge de faire le reste et on se quitta sur un score de parité......méritoire.

Au retour à Casablanca, l'affaire s'annonçait plutôt favorable, avec l'avantage du but marqué à l'extérieur. En fait, cette donnée allait provoquer une sorte de blocage au niveau du mental des joueurs, inconsciemment satisfaits du résultat de l'aller et cherchant visiblement à gérer cet acquis. La partie se déroula pratiquement au milieu du terrain, avec de rares incursions chez l'adversaire de peur de se dégarnir, aussi le dernier quart d'heure fut palpitant, surtout que les esprits s'échauffèrent et donnèrent lieu à des contacts plutôt rugueux. Qualifié au bénéfice du but inscrit à l'extérieur, le Raja était apte à poursuivre son odyssée.



• L'autre visage

Le stade des quarts de finale combla d'aise la grande famille rajaouie et chacunse mit à caresser les rêves les plus fous. Pourtant cet exploit fut assombri par le départ de DRID, retourné dans son pays natal ( Algérie ) et le forfait de TIJANI, malade et hopitalisé. Inutile de rappeler le rôle prépondérant de l'équipe et de leur apport sécurisant, eu égard à leur expérience internationale. Cette perte fut quelque peu temperée par l'entrée en lice de SALIF NDAYE, enfin qualifié pour cette compétition. Les deux jeunes, lancés dans le bain pour pallier les déféctions précitées, se révèlèrent à la hauteur. D'abord, Hassan MANDOUN, un gardien jeune et pétri de qaulité qui fit montré d'une belle autorité pour son baptisme. Ensuite ZERRAF, qui s'avère un défenseur petillant d'audace et de maîtrise.

La rudesse des joueurs de l'Inter de Congo fit craindre le pire mais après quelques achauffourées sans trop de gravité le Raja prenait l'avantage sur pénalty transformé par SEDDIKI. S'ensuivit un lèger flottement et alors que les congolais se contentaient de cette courte défaite, OULD MOU, véritable briseur de rêves, aggravait la marque et soulageait un public qui ne croyait plus en cette liberation. A Brazzaville, le comportement des rajaouis fut héroique et jamais les joueurs ne s'affolèrent en dépit d'un début de match malheureux. D'entrée de jeu ( 4ième ) ils bénéficièrent d'un pénalty et le spécialiste du genre, SEDDIKI, le tira... ..dehors.

Les congolais s'enhardirent devant ce coup de sort et montèrent résolument à l'assaut. Leur charge fut récompensée par un seul et unique but car dans les bois marocain un certain Hassan MANDOUN arrêta toutes les balles, aèriennes ou à ras de terre. Il le paya d'ailleurs de sa personne puisqu'il rentra plain d'echymoses. Le retour de la délégation au Maroc fut triomphal et ils furent nombreux à les accueillir des bouquets de fleurs à la main.

• La foudre des verts

Le prochain adversaire en demi-finale n'était autre que le tonnerre de Yaoundé, une super-équipe qui jouait les terreurs depuis le début de cette compétition. Pas moins de sept internationaux et un palmarès fabuleux; D'aucuns voyaient déjà l'adieu du représentant marocain, jugé faiblard devant la puissance de l'adversaire. Mais c'est la foudre du Raja qui allait terrasser les valeureux camerounais et leur montrer avaient encore bien des leçons à apprendre pour atteindre le niveau de l'Ecole de feu Père Jégo. Au complexe Mohammed V la partie fut longtemps équilibrée, avec des occasions de part et d'autres. En début de seconde période, les camerounais confiant en leurs forces prirent davantage de risques.

C'est exactement le moment que choisit ABDERRAHIM pour provoquer des ravages dans leur défense, aidé par un SALIF, généreux et collectif au possible. Deux éclairs et deux superbes buts de OULD MOU. Hébétés, les joueurs du Tonnerre n'arrivaient plus à comprendre ce qu'ils faisaient sur le terrain. Une troisième occasion de but était malheureusement gâchée par OULD MOU alors que SALIF était idéalement placé. Chacun regretta évidemment ce 3ième qui aura ouvert les portes de la finale et craindre le pire à Yaoundé car le Tonnerre, en dépit de sa défaite, avait laissé une image séduisante.

Mais c'est mal connaître les vertus collectives de l'ensemble qui fit une véritable démonstration à Taoundé, provoquant les applaudissements du public, charmé par le récital des bidaouis. Un nul avec deux buts de ce diable de SALIF mais surtout la satisfaction d'avoir laissé la plus belle image du football marocain, que l'on croyait moribond avec la série d'échecs de la séléction nationale.

 

 
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Posté par oo31Kim à 03:17 le 14/02/2010
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