LITHOGRAPHIE: technique alternative moins utilisée (1)
Lithographie: technique alternative moins utilisée (1)
la pierre que l'on grave
 
Choisir une pierre assez dure et bien polie.
Celui-ci sera finalisé avec un mélange d'acide oxalique (cristaux en poudre) et de gomme arabique que l'on frotte énergiquement avec un chiffon en boule.
Combinée avec le calcaire de la pierre cette préparation rend celle-ci imperméable et la protège lors de l'encrage.
Une fois préparée la pierre sera couverte d'une couche fine de gomme arabique que l'on peut teinter à l'aide de pigment au choix, cette couche devra sécher avant de pouvoir utiliser les outils de gravure classique tels que pointes,grattoirs, lames très fines, enfin tout objet qui pourra entamer la pierre.
Une fois le travail terminé, on enduit les tailles d'huile de lin qu'on laisse pénétrer durant quelques heures et renforcée par du bitume de Judée.
On lave ensuite la pierre très méticuleusement, avant d'encrer directement la pierre avec un rouleau de dureté souple.
Comme pour l'impression classique d'une lithographie, on veillera à garder la pierre toujours humide.
Penser à utiliser des papiers légèrement humides pour l'impression.
Les papiers légers conviennent également pour ce genre de travail.
Une fois le travail d'impression terminé, la pierre pourra être réutilisée après un poncage minutieux.
Cependant celui-ci peut se révéler plus fastidieux que pour une pierre dessinée, en fonction de la profondeur des traits.
LITHOGRAPHIE : La phototypie
La phototypie
Planche extraite de l’ Herbier forestier de la France
Planche extraite de l’ Herbier forestier de la France
D’ Eugène de Gayffier, 1869
cliché reproduit d'après le procédé de phototypie de Tessier du Motay et Maréchal
La phototypie, aussi appelée héliotypie ou collotypie, est une technique d'impression d'image à l'encre grasse. Cette technique, inventée au début du XXe siècle, fût très prisée pour répondre aux besoins de reproductions photographiques. L'épreuve n'étant plus constituée de sels métalliques plus ou moins stables mais par de l'encre d'imprimerie, la conservation de l'image est facilitée.
Aujourd'hui, cette technique est encore d'actualité. Mais, comme elle demande beaucoup de précision et de temps, elle est réservée aux travaux d'artistes et aux éditions originales de très grande qualité. A ce jour, trois ateliers pratiquant cette technique existent encore en France.
La réalisation se fait en plusieurs étapes successives :
1- Une épreuve originale est re-photographiée sur un film négatif noir et blanc non tramé, au format final de l'image.
2- Indépendamment du négatif, une épaisse plaque de verre est recouverte d'une préparation photosensible. Cette préparation est constituée de gélatine, d'eau et de bichromates alcalins. La structure interne de la gélatine peut se modifier lorsqu'elle est exposée à une lumière ultra-violette.
3- La plaque de verre recouverte de la préparation gélatinée est exposée à la lumière ultra-violette au travers du négatif (épreuve originale re-photographiée). La gélatine réagit donc aux endroits où la lumière l'atteint.
4- Après l'exposition, la plaque est lavée et séchée, elle constitue la matrice.
5- Cette matrice est disposée à plat et fixée sur le chariot de la machine à imprimer. Comme sur une pierre lithographique, on procède à son encrage à l'aide d'un rouleau. L'encre est retenue dans les parties exposées à la lumière proportionnellement à la quantité reçue, avec une précision incomparable.
6- Il suffit alors d'appliquer une feuille de papier pour obtenir le tirage final, à l'aide d'une presse
source : http://www.arehn.asso.fr/centredoc/livres/gayffier/oeuvre.php
Un livre ancien ( en anglais) parmis d'autres, disponible sur le net : dans la banque de données d'Internet archives : http://www.archive.org/index.php
Collotype and photo-lithography ([1889])
Author: Schnauss, Julius
( un lien direct se trouve dans ma liste de liens sur les bouquins techniques anciens disponibles sur le net)
LITHOGRAPHIE: astuce pour le grainage
petite astuce en lithographie
De la manière de grainer le pierres pour obtenir certains effets.
(extraits de "mémoire sur la lithographie")
...Nous sommes donc fondés à conclure qu'une manière uniforme de polir les pierres nuit à la perspective aérienne, et que si l'on veut parvenir à l'observer et à produire les plus grands effets possibles sans nuire à la beauté de l'impression, il faut que les pierres soit inégalement grainées.
Paysage côtier normand
Martin Pradier
LITHOGRAPHIE: l'impression
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HBRON - lithographie ( une pierre)
30*40 cm sur papier zerkall 240 gr
La lithographie repose sur le principe de la répulsion réciproque entre l’eau et un corps gras.
- On dispose d’une pierre calcaire, parfaitement plane, d’une épaisseur de 5 à 10 cm, et dont la surface a été plus ou moins grainée.
- Sur cette pierre, on trace le dessin à l’aide d’une substance grasse, de teinte foncée.
- Les corrections éventuelles se font au grattoir, à la pointe ou même à la lame de rasoir. Il s’agit de gratter le dépôt gras du dessin à l’endroit concerné, sans endommager la surface de la pierre.
- Ensuite celle-ci est légèrement chauffée pour y faire pénétrer le dessin.
- Puis elle est enduite d’une solution à base d’acide nitrique et de gomme arabique.
- Ce mélange a pour effet, après réactions chimiques, de consolider, de fixer littéralement le dessin sur la pierre et de le rendre insoluble à l’eau, mais aussi, simultanément, de rendre les parties non dessinées au contraire plus avides d’eau.
- Un copieux lavage à l’eau termine les opérations.
Pour l’impression, la pierre est posée sur une presse lithographique, ou plus exactement sur son chariot.
- Après avoir été mouillée avec une éponge, elle est encrée au rouleau.
- L’encre grasse, rejetée par les endroits de la pierre imprégnés d’eau, se fixe sur les parties grasses, correspondant au dessin.
Une feuille de papier humide est posée sur la pierre, ainsi qu’une couche de papiers secs et un carton lisse par-dessus.
- Le chariot, entraîné par une manivelle ou un moulinet, passe alors sous le râteau de la presse, constitué d’une planche de bois, dont le tranchant inférieur est muni d’une protection de cuir ou de carton.
- C’est ce râteau qui exerce la pression voulue pour assurer un bon report de l’encre sur la feuille.
A l’inverse de la gravure en creux, une lithographie ne présente pas de cuvette, sauf parfois une légère marque des bords de la pierre, si les dimensions de celle-ci sont plus réduites que celles du papier. Une lithographie en couleur s’obtient en imprimant sur la même feuille autant de pierres que de teintes souhaitées, non comptées celles obtenues par superposition.
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LITHOGRAPHIE préparation de la pierre:
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Jusqu'à l'invention de l'imprimerie, de la peinture aux enluminures, c'est la main de l'homme qui dessine et peint.
Les premières gravures sont réalisées sur bois, puis le cuivre prend son essor, mais son coût demeure important. Trop, en tout cas, pour Aloys Senefelder, auteur pauvre qui veut faire imprimer ses oeuvres et qui a l'idée d'utiliser la pierre en 1796.
Au début, après une simple impression de noir, chaque planche était coloriée à la main. L'idée d'utiliser une pierre par couleur naît dans les esprits, mais c'est Godefroy Engelmann qui, en 1887, le premier entreprend de décomposer la palette en trois couleurs primaires - rouge, bleu et jaune - ajoutant ensuite le noir, via une quatrième pierre. C'est par superposition que toutes les autres nuances sont obtenues.
Les impressionnistes, utilisèrent également cette technique.
Avec Toulouse-Lautrec la lithographie connaîtra sa vraie reconnaissance, et ouvrira l'ère de l'original multiple.
Le grainage de la pierre
Pour réaliser une lithographie, il faut une pierre plus ou moins tendre présentant une surface parfaitement lisse.
II existe plusieurs sortes de pierres qui varient par leur couleur et cette dernière donne un indice de la qualité de la pierre, cela varie du blanc au jaune en passant par le gris.
Pour cela, il faut grainer la pierre, c'est-à-dire la préparer pour que l'artiste puisse y dessiner.
On prend donc deux pierres, entre lesquelles on dépose une fine couche de carborundum que l'on mouille.
Au début du grainage celui-ci est composé de grains plus gros pour "effacer" la pierre, et au fur et à mesure du grainage, on emploie un carborundum de plus en plus fin.
On peut jouer sur le grainage plus ou moins gros selon le genre de travail à obtenir.
On frotte les deux pierres l'une contre l'autre en formant des huit pour obtenir un grainage régulier.
Après un temps de 15 à 30 minutes de ce travail, les pierres seront rincées et séchées pour être prêtes à l'emploi.
Les pierres doivent toujours être préservées des manipulations malencontreuses ( traces de doigts,poussières etc…). Rien ne doit venir altérer une pierre après son grainage, car c'est de la pierre que vient la perfection du rendu de l'oeuvre qui y sera ensuite apposée. Pour cela il vaut mieux protéger la pierre avec une feuille de papier en attendant le commencement du dessin.
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LITHOGRAPHIE: Le papier report: fabrication
entre les draps
nu 27 sur papier préparé pour la lithographie
Le papier préparé pour la lithographie est un fin papier enduit d'une préparation à base
on étale cette solution en une fine couche qu'on laisse sécher
on répète l'opération une seconde fois
avant de dessiner aux crayons gras et/ou avec des encres grasses de manière à ce que l'on puisse reporter ce dessin sur la pierre par la suite.
avantages
Il suffit par la suite, de reporter le dessin sur la pierre préparée comme lorsque l'on veut dessiner en lithographie normale.
Sur la pierre préparée normalement comme pour recevoir un dessin classique,
la feuille dessinée est posée le dessin contre la surface de la pierre,
on mouille la feuille au dos abondamment ( c'est comme le principe des décalcomanies de notre enfance)
on passe sous la presse.
La gomme arabique se dissout et emporte avec elle le dessin qui reste collé sur la pierre.
Il ne reste plus alors qu'à faire les corrections éventuelles, avant de continuer la préparation de la pierre
pour l'impression finale.
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LITHOGRAPHIE : impression litho
Impression lithographique: procédure
Les illustrations proviennent du site de Bibliopolis.nl

Après le repos d’au moins une demi-journée de la pierre préparée à la gomme acidulée.
L’impression en lithographie :
La préparation du matériel
Au niveau des papiers
· Préparer les papiers pour les essais et les intercalaires
· Couper aux dimensions voulues les papiers d’impression
· Humidifier à l’éponge légèrement les papiers forts

Au niveau de la presse
· Choisir l’habillage de la presse
· Vérifier le râteau et son graissage
Préparer :
· le calage de la pierre
· le réglage de la pression
· la course du plateau

Au niveau de l’encrage
Préparation de l’encre
· Déposer une noix d’encre sur la pierre d’encrage, l’assouplir à la spatule,
et l’étaler longitudinalement en fonction de la longueur du rouleau
Utiliser le rouleau approprié pour étaler l’encre et charger complètement
et uniformément le rouleau

Au niveau du matériel et produits divers
Préparer :
· Deux bassins remplis d’eau pure
· Pour la préparation de la pierre avant encrage
1. Le premier sera réservé au nettoyage de la pierre
2. L’autre à recevoir le nettoyage de l’éponge salie
· L’eau du premier bassin doit rester propre et doit être changée autant
que nécessaire
· Trois éponges
o la première pour l’eau propre et les mouillages qui ne touchent pas
les corps gras
o la seconde pour les lavages au contact des corps gras
o la troisième uniquement pour la gomme.
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