Edito: Uniquement de la technique relative à l'art de l'estampe. Eau-forte,lithographie,sérigraphie, etc...
Ce blog est un satellite de mon blog principal " histoires d'encres et de papiers" qui reprend en plus étoffé, de nombreux liens vers soit mes autres blogs, soit des liens intéressants vers des infos utiles pour l'estampe. Ainsi que mes œuvres et celles des artistes que j'aime.
Pour obtenir des craquelures sur une plaque de zinc ou de cuivre à traiter à l'eau forte.
Méditerranéo, eau-forte sur zinc
dimension gravure 40*40 cm
dimension papier 50*70 cm
impression deux couleurs, à la poupée,
sur papier zerkall 340gr/m² Edition en 10 exemplaires
Nettoyer correctement à l'eau et à la craie la plaque afin qu'elle soit bien dégraissée. Rincer sous le robinet. Sécher.
Etaler le vernis liquide à base de bitume ( vernis à graver) à l'aide d'un pinceau plat. Laisser sècher complètement.
Dégraisser la plaque vernie à l'aide d'eau et de craie. Sècher à nouveau.
Etaler au pinceau plat une solution de gomme arabique sur les parties de la plaque que l'on veut craqueler. Sècher sur un radiateur ou à l'aide d'un sèche cheveux.
C'est la tension exercée en sèchant par la gomme arabique sur le vernis qui fait craqueler celui-ci.
Faire mordre à l'acide.
Les craquelures apparaîtront à la surface du vernis de manière aléatoire, mais on peut les "discipliner" Si l'on sait
que la direction des fissures suivent le même chemin que la direction prise par les poils du pinceau.
Que de la quantité de gomme arabique dans la solution dépend la grandeur et la finesse des fissures.
Que la vitesse de séchage et la t° de l'air administrées jouent un rôle également.
Un seul conseil : faire des essais pour maitriser les effets.
Les tons d’aquatinte avec la technique du carborundumPour une aquatinte uniformeMélange de base à appliquer sur la plaque de métal au pinceau (selon le dessin voulu)
30cc
Blanc de titane impalpable
40cc
Acétate d’amyle
20cc
Alcool à brûler
35cc
Rhodopas « B » en poudre réduire soigneusement le rodhopas en poudre dans un vieux moulin à café (ou à l’aide d’une molette et d’un marbre)
Gris très clair
mélange de base étendre en couche mince
1 part
Carborundum 400
une pincée
Gris moyen
mélange de base
1 part
Carborundum 400
- d' ¼part
Gris très foncé
mélange de base
1 part
Carborundum 400
½ part (+/-)
Noir à préparer lors de l’utilisation
mélange de base remplacer le blanc de titane par du noir de fumée
1 part
Carborundum 400
1 part
Séchage en quelques minutes : sur plaque chauffante ou au sèche-cheveux On peut utiliser un moyen plus simple en utilisant l’un des deux mélanges suivant :
Couleurs « Flashe »
1/3 part
Vernis V45 Durozier
1 part
Ou
Couleurs « Flashe »
1/3 part
Dissolution de :1 p.de rhodopas + 2 p.de trichloréthilène
1 part
Ils doivent être bien mélangés et allongés avec la moitié de leur volume d’alcool à brûlerPour obtenir des grainages différents on y mélange du carborundum en poudre de différents grammages. Si le produit sèche trop rapidement dans le flacon et lors de l’utilisation y ajouter de l’alcool à brûler en complément.
Une aquatinte au pastel à l'huile
dessiner au bâton à huile sur une planche vernie au rodhopas et ensuite saupoudrer le dessin de carborundum n° 80 que l'on fait pénétrer délicatement dans le pastel avec les doigts. Si il y a des dépassements indésirables on les enlève avec une lame fine.
Enlever le surplus de carborundum avec un bout d'ouate très délicatement
ensuite chauffer à la flamme sur la surface dessinée pour faire adhérer et durcir le grain du dessin.
Cela veut dire que les zones qui apparaitront blanches à l’impression seront sur l’aquatinte recouverte de manière à résister à l’acide.
Quels sont les produits utilisés pour obtenir les réserves ?
Il s’agit de vernis applicables au pinceau
-Vernis à la colophane et à l’alcool
-Vernis vendu en magasin
-Vernis au bitume
On peut également utiliser
-des crayons lithographiques
-des feutres à l’alcool
-de l’encre d’imprimerie
-de la bougie
-des papiers collants plastiques
À noter :
Le vernis au bitume résiste à la chaleur, ainsi que les feutres à l’alcool et ils peuvent donc être posés sur la plaque avant l’aquatinte.
C'est-à-dire que l’on peut dessiner les réserves en premier lieu.
Ensuite l’on pose l’aquatinte.
Il faut toujours avoir bien nettoyé et dégraissé la plaque avant de poser les réserves.
On pose les réserves et on laisse bien sécher avant d’aquatinter.
À noter :
Si vous utilisez un sèche-cheveux ou un radiateur pour accélérer le séchage il faut savoir que cela peut occasionner de petites fissures dans le vernis qui seront visibles par la suite à la morsure.
(Cette particularité peut d’ailleurs être accentuée pour obtenir un effet de craquelures, moyennant une procédure que j’expliquerai ultérieurement).
Le vernis à la colophane se pose quand à lui après l’aquatinte, ainsi que les crayons lithographiques car ils ne supportent pas la chaleur.
(à la rigueur les crayons gras litho peuvent s’utiliser quand même avant la pose de l’aquatinte mais cela provoquera un étalement du crayon et provoquera un effet particulier qui peut se révéler agréable, si il est voulu)
Recette du vernis à la colophane et à l’alcool :
Mélangez de la poudre de colophane avec de l’alcool à brûler dans une petite bouteille.
Mettre assez de colophane que pour pour obtenir un vernis souple et épais ayant assez de corps que pour s’étaler facilement au pinceau. On peu également teinter légèrement ce vernis afin de mieux voir le travail de masquage.
Bien secouer
Ce vernis à l’avantage de bien résister à l’acide et donc de permettre une morsure importante dans le cas des dénivelés importants.
Si l’on veut utiliser des papiers collants découpés, on les poses après l’aquatinte lorsque celle-ci est refroidie.
Pour l’encre d’imprimerie également.
Après la morsure comment nettoyer la plaque ?
-La résine, le crayon litho et le vernis à la colophane s’enlèvent à l’alcool à brûler
-Les autres vernis s’enlèvent au white spirit ou à l’essence « F »
Comment faire si l’aquatinte à été trop mordue et donne un ton trop élevé ?
-On peut descendre d’un ou plusieur ton une aquatinte à l’aide d’un charbon de bois que l’on frotte avec de l’eau ou du white spirit sur la surface de la planche aux endroits voulus.
-On peut également gratter avec le grattoir
-On peut également utiliser le brunissoir pour écraser le grain, selon le principe de la manière noire.
La gravure su lavis a été inventée vers 1630 par Hercule Zeghers,
ou en 1762 par Fr.- Phil. Charpentier, graveur de Paris.
D'autres l'attribuent à Leprince
C'est une technique qui imite les dessins au lavis.
1° on grave à l'eau-forte les contours de la figure
2° on couvre ensuite d'un vernis noir résistant à l'acide nitrique les parties de la planche où il ne doit y avoir ni trait ni ombre.
3° on saupoudre la planche de colophane réduite en poudre très fine, comme pour une aquatinte.
4° on verse l'acide sur la planche, et on l'y laisse cinq minutes, temps suffisant pour les ombres faibles.
5° on couvre ces ombres faibles avec du vernis, et on fait agir l'acide une seconde fois, et ainsi de suite jusqu'à ce que les ombres les plus fortes soient tracées à leur tour.
Telle est la méthode pour les sujets d'histoire et d'architecture.
Pour le paysage, on emploie un autre procédé,
1° on étend sur la planche un bon vernis de graveur
2° on recouvre au pinceau toutes les parties qui doivent être gravées, avec un mélange
d'huile d'olive,
d'essence de térébenthine
de noir de fumée.
Ce mélange amollit le vernis, qui peut être enlevé avec un linge fin, en laissant paraître sur le cuivre les marques faites avec le pinceau. Alors on agit, comme dans le premier procédé, à l'aide de la colophane, et on répète l'opération plusieurs fois, suivant qu'on veut obtenir des teintes plus ou moins foncées.
Procédé de gravure mis au point par le graveur Henri Goetz
ce livre fait partie de ma collection personnelle et n'est pas facile à trouver.
Voici ce que j'en ai retenu:
Spécificités de la gravure au carborundum
Le Carborundumest composé de grains de siliciure de carbone plus ou moins gros retenant l'encre.
Le principe essentiel de cette technique est d'obtenir à l'aide de grain de carborundum, une grenure plus ou moins intense de certaines parties d'un tracé ou surface sur une plaque de métal.
A l’inverse des procédés habituels, il s’agit avant tout d’ajouter de la matière dont la principale qualité est de résister aux fortes pressions exercées par la presse lors de l’impression (carborundum, vernis synthétique ou les deux à la fois) à une surface plane et rigide, plutôt que d’en enlever.
L’encrage se fera de la même manière que pour les techniques en creux classiques.
Une qualité essentielle est de pouvoir effectuer de nombreux tirages sans avoir recours à l’aciérage.
Une des qualités, et non la moindre est la facilité de mise en œuvre du processus qui ne demande pas l’utilisation de produits tel que l’acide et d’habileté particulière quand au processus de gravure.
Il est évident que l’on ne pourra pas comparer ce genre de travail à par exemple une gravure classique, mais par contre elle donnera des effets impossibles à obtenir par les voies habituelles.
Corrections (solvant utilisé)·Les corrections immédiates se font par lavage au trichloréthylènequi enlève toute trace du travail.Nettoyage de la plaque (solvant utilisé)·Pour nettoyer la plaque lors de l’encrage, on utilise de l’essence minéralequi n’attaque pas la résineLes procédésProcédé simplifié:
Le carborundum peut être étalé sur une plaque de métal, incorporé à une résine synthétique ou à de la colle vinylique ou à un médium acrylique, mélangé à de la peinture acrylique.
Pour obtenir des tons d’intensité plus ou moins prononcées, il faut mélanger de la peinture acrylique et du liant acrylique (ou vinylique)
ou à de la résine synthétiqueauquel on ajoute de la poudre de carborundum que l’on va faire varier en quantité et en calibre, selon l’effet désiré
Gris clair: le mélange + une pincée de carborundum 800 ou très peu de 400.
Gris moyen: le mélange + une petite quantité de carborundum 400.
Gris très foncé: le mélange + une assez grande quantité de carborundum 400.
Noir: une part du mélange+ une part de carborundum 400 ou mieux carborundum 220.
Tous ces mélanges sont employés au pinceau sur plaque qu’on laisse sécher avant de procéder aux opérations d’impression.
Il est bien entendu possible d’intervenir sur le travail avant le séchage de la composition avec divers instruments selon ce que l’on recherche comme effet.
A la place du carborundum, il est possible d'employer du verre moulu broyé dans un vieux moulin à café que l’on réservera à cet usage. On peut calibrer le verre à l'aide de tube en carton dont une extrémité est fermée par une étoffe plus ou moins fine.
ce procédé est valable également sur Rhodoïd, Plexiglas, mais uniquement pour de petits tirages.
Il faut toujours frotter les surfaces avec du papier de verre, avant l'application du mélange pâte / carborundum afin que celui-ci accroche bien sur la planche.
Les effets de matières, sont obtenu par l’emploi de modeling paste et dérivés acryliques, on peut également utiliser les résines de réparation des coques bateau ou de carrosserie que l’on trouve facilement dans les magasins de bricolage.
Les manières de tirer des épreuves sans l'intervention d'une presse taille-douce.
Matériel:
plaque gravée, encrée et essuyée
papier japon ou papier buvard blanc
papier journal en abondance
éponge
eau propre
brosse à chaussure à poils durs
sèche cheveux
On encre la planche de cuivre, de zinc, d'aluminium, de plexiglass, etc...et on l'essuye de la manière classique.
Ensuite on place la plaque côté encré tourné vers le haut, sur un support plan et solide, la raison en est qu' il va falloir maintenir la plaque et le papier fermement pendant toute la durée de l'impression.
On couvre la planche soit d'un papier buvard ou mieux d'un papier japon, ce papier est destiné à recevoir l'encre contenue dans les creux de la gravure, et donc sera l'épreuve finale.
On recouvre le tout d'une feuille de papier journal que l'on mouille copieusement à l'éponge.
tenir fermement la plaque et les papiers afin qu'il n'y ai pas de jeu ou de glissement du papier sur la plaque, ceci afin d'éviter que l'épreuve ne soit floue.
De l'autre main on tapote vigoureusement et bien verticalement sur toute la surface de la gravure.
On enlève le papier journal mouillé très précautionneusement, il ne faut pas que le papier japon ou buvard bouge. On remplace le papier journal par une nouvelle feuille sèche on tapote à nouveau et ainsi de suite jusqu'à ce que le papier journal n'absorbe plus d'eau.
A l'aide du sèche cheveux on continue à sécher l'épreuve qui doit au final se détacher complètement toute seule de la plaque encrée emportant avec elle l'encre des creux.
La manière noire : procédé de gravure directe sur cuivre inventé en 1642 par un Hollandais, Ludwig Von Siegen dans le but de reproduire en noir et blanc des peintures célèbres afin d'en permettre la diffusion.La manière noire est à la gravure directe ce qu’est l’aquatinte à l’eau-forte
préparation de la plaque
On constelle de petits trous une plaque de cuivre à l'aide d'un outil appelé berceau, qui est une espèce de lame striée et courbée existant en plusieurs tailles. Il faut "bercer" la plaque une multitude de fois pour obtenir un réseau fin et uni de petits trous : un minimum de 50 passages superposés avec l’outil dans chaque sens vertical, horizontal, et dans les diagonales
le « bercage » de la plaque
Berceau
Si l’on encre et imprime la plaque après « berçage », nous aurons l’empreinte de la plaque uniformément noire dont la caractéristique primordiale sera un effet velouté.
Pour obtenir le dessin
Il faut créer des zones plus claires allant du gris foncé au blanc. Pour cela il faut écraser, avec un brunissoir et un grattoir, la surface grainée de la plaque. Plus nous écraserons ces grains, moins les trous seront importants et par conséquent, moins ils contiendront d'encre. Nous obtiendrons des gris. Si nous écrasons totalement le grainage, la plaque deviendra unie et l'encre ne tiendra pas.
Brunissoir
grattoir
travail du brunissoir sur la plaque de cuivre
Les anglais furent les grands spé******tes- surtout au XIXème siècle – de cette technique dite : gravure à l'anglaise. Il s'agissait surtout de reproductions d’œuvres picturales connues.
Au XXème, la photo remplace la manière noire pour la propagation des œuvres picturales. Et la manière noire comme moyen d’expression pictural se propage.
manière noire de Toru Iwaya: The Sun, The Moon
Pour voir une vidéo sur le travail de Toru Iwaya ( en japonais) sur le travail de la manière noire c'est ici et encore iciToru Iwaya explains how a Mezzotint is created. From the moment of conception (spiritual preparation) to the actual engraving and printing process.
The video is in Japanese
TECHNIQUE : gravure (pointe sèche)sur toile préparée à l'encaustique
Technique de la pointe sèche sur une toile de fond préparée à l’encaustique.
"...Auparavantj'ai travaillé des peintures à la cire et j'ai pu fusionner avec succès ce type de travail avec le processus de la pointe sèche. Ces travaux au commencement étaient imprimés sur papier, puis sur toile.
J'ai commencé à employer la cire comme médium quand j'habitais à New York et que je travaillais comme imprimeur principal pour l’atelier Tullis .
Je n'avais aucune occasion de créer mes propres impressions à cette époque, j'ai donc commencé à travailler la gouache sur le papier japonais, l’idée que le relief de la pointe sèche pourrait m’apporter une texture semblable à ce que j’obtenais avec la gouache se mit à germer dans mon esprit.
J'ai commencé à l'aide des crayons de cire, à les fondre à la bougie pour créer un effet d'impasto. J'ai alors produit quelques images en combinant la pointe sèche, la gouache, et l’encaustique sur le papier.
L’encaustique est un procédé de peinture de cire à chaud développé par les Grecs antiques. C'est un processus par lequel une combinaison des cires, des résines, les colorants, ou les peintures sont fondus par la chaleur et appliqués à l'aide de la brosse ou de la spatule. Cette peinture est chauffée pour adhérer à la cire et pour fondre les matériaux ensemble.
Les Grecs antiques ont employé un récipient chauffé au charbon de bois couvert par un couvercle pour développer le mélange d'encaustique.
Aujourd'hui nous pouvons utiliser un matériel chauffant avec contrôle de température , et employer de chalumeau pour fondre le travail.
ingrédients pour le support papier :
Cire d'abeille,
Cire de Canauba,
Résine de Damar
Colorants
matériel pour la gravure sur le cuivre
Les burins électriques,
Les meuleuses, polisseuses électriques
Les outils à main (burins, pointes sèches, etc.. )
Pour créer directement les lignes et les textures dans la surface du cuivre.
Dans les premiers travaux
j'imprimais la pointe sèche sur le papier d'abord, ensuite j'appliquais la cire encaustique sur l'image obtenue.
Par la suite
j’ai voulu imprimer les pointes sèches sur le papier passé à l'encaustique.
J’étais tentée par les colorants pearlescent et la cire s'avérait être un véhicule approprié pour apporter non seulement un colorant au papier, mais aussi pour créer une luminosité, une transparence.
Les colorants pearlescent que j'avais employés ont la particularité de produire une transparence une fois qu’ils sont combinésavec la cire.
Les colorants Pearlescent sont des filtres optiques qui réfléchissent et transmettent la lumière. Ils se composent des flocons de mica - un composé minéral en pierre - qui est en soi transparent.
Ces colorants s'appellent également les colorants d'interférence. Ils reflètent fondamentalement une longueur d'onde particulière de lumière pour produire une couleur.
Quand vous regardez tout droit une surface pigmentée pearlescent, aucune couleur n'est évidente. Cependant, selon l’angle de vision lorsque l’on se déplace, une couleur émergera.
La combinaison du papier et de la pointe sèche encaustique s'est avérée réussie techniquement.
Le transfert de la ligne à la cire était intéressant et quelque peu imprévisible.
La cire a donné un éclat à l'encre et la surface du papier encaustiqué a développé le même ébarbage et le même marquage que dans les premières impressions d’une pointe sèche.
La prochaine étape en cours d'expérimentation avec le milieu était le défi de créer une "pointe sèche - encaustique" sur la toile.
J'ai appliqué un mélange chaud de cire d'abeille sur une toile avec une spatule, et avec un pistolet à chaleur j’ai fondu la cire sur la toile.
J'ai accumulé des couches successives pour créer une surface plate, douce, réceptive, pigmentée.
J'ai alors combiné l'image - la plaque de cuivre de cuivre encré - avec la peinture encaustique et fusionné les deux ensemble en passant sous la presse à taille-douce..
Pendant les quatre dernières années, j'avais travaillé sur cette méthode d'impression.
Les problèmes principaux à surmonter étaient
La toile collant à la plaque de cuivre
L’encre courant sortant des lignes et abîmant la peinture.
J'ai dû développer un mélange de cire d'abeille, qui devait être assez flexible pour résister à l'étirage de la peinture sur son support.
En même temps un équilibre entrerigidité et dureté de la surface a dû être maintenu pour tenir compte de la pression lors de l’impression.
Après le processus de l'impression sur la toile, j'ai essayé de coller la toile à bord (?) et j'ai avec succès imprimé la pointe sèche sur cet appui et d'autres résultats se sont produits pour moi.
Après la période d’essai je me suis focalisé sur l’expression artistique elle-même.
J’ai changé de studio en déc. 2000 et j'ai profité de cette occasion pour changer quelques habitudes.
J’ai voulu avancer dans le travail des lignes à créer
Premièrement j’ai utilisé une lame de diamant-découpage.
Ceci m'a permis de travailler les lignes plus rapidement dans la plaque de cuivre et d’y produire des creux plus importants..
J'ai alors inversé la méthode d'encrage des plaques de cuivre.
Au lieu de pousser l'encre dans les lignes marquées, et d'essuyer la plaque comme une plaque de cuivre encrée classiquement pour l'eau-forte, j'ai utilisé un rouleau chargé d’encre pour encrer la plaque de cuivre comme on le fait pour une gravure sur bois ou une linogravure.
Résultat : la ligne est constituée par la surface encaustique pigmentée. Les deux médias de l'impression et de la peinture encaustique travaillent maintenant ensemble pour former l'image.
Récemment, j'ai employé les colorants pearlescent et métalliques .
Ces colorants ont été répandus dans les lignes du cuivre.
Sous la pression de la presse, j'ai poussé le colorant dans l'encre humide, et l’encaustique épais.
Ces nouvelles expériences à la "Pointe sèche - Encaustique" ont étrangement ramené à nouveau la plaque de cuivredans la peinture elle-même.
La surface marquée métallique de la plaque de cuivre est reflétée dans l'image de la peinture.
Le milieu encaustique est un milieu souple et stable.
L'encaustique ne jaunit pas ou n'obscurcit pas avec l'âge, parce que le contenu d'huile est très bas.
La peinture est résistante aux changements chimiques, à l'humidité atmosphérique, et à d'autres formes d'affaiblissement.
La seule menace pour l'encaustique est la chaleur extrême et les températures froides, et naturellement des dommages se produisant si elle est manipulée sans ménagement.."
préparation des bords à l'aide d'une lime, ensuite du grattoir-brunissoir,
vernissage de la plaque après nettoyage à l'eau vinaigrée, mélangée avec de la craie.
dessin à la pointe sèche sur le vernis séché,
passage à l'acide,
nettoyage de la plaque après morsure à l'aide de white spirit,
Encrage de la plaque en vue de l'impression.
On enlève l'encre en surface à l'aide de tarlatane ( tissu fin comme de la tulle), et on fini par un passage rapide en surface du tranchant de la main au préalable enduite d'une fine couche de craie ( ce qui permet aux surfaces d'être vraiment blanches à l'impression).
La plaque en place et convenablement centrée sur la presse.
Au dessus de la plaque on place le papier humide et le "lange", on actionne ensuite la presse et la plaque entrainée par le plateau passe sous le rouleau forçant le papier à entrer dans les creux encrés.
L'impression après passage du rouleau.
Séchage de la gravure entre des cartons épais et lourds (plusieurs jours).
les réserves en aquatinte et les différents grains
L'aquatinte peut être constituée d'une pellicule de grains de bitume, de colophane, ou de résine déposée sur la plaque et chauffée.
Ce grain peut être posé soit à la main soit à la boîte à aquatinte (voir article précédent).
A la main : par exemple en saupoudrant la collophane emprisonnée dans un pot recouvert d'un bas nylon : le résultat sera une aquatinte qui ne sera pas uniforme.
A l'inverse, l'utilisation de la boîte à aquatinte dépose un grain régulier, plus ou moins gros selon le temps de la plaque placée dans la boite et le moment ou celle ci fut introduite dans la boîte: en effet les grains se dispersant dans le haut de la boîte se redéposent plus ou moins vite selon leur grosseur.
Les gros grains se déposant plus rapidement que les petits.
Si l'on veut une aquatinte plus grossière, on installe la plaque rapidement après dispersion de la poudre de collophane.
Si on veut une aquatinte plus fine ont attend un peu plus longtemps avant de poser la plaque dans la boîte et on laisse celle ci également plus longtemps ( le temps que les grains forment une couche suffisante)
aquatinte de fialho ana. (sans titre)
on y voit toute les possibilités de cette technique.
Utilisation des réserves : soit au crayon gras, au bitume passé au pinceau, au vernis dilué, vernis transparent.
On peut également agir directement avec l'acide plus ou moins dilué ( utiliser dans ce cas de vieux pinceaux car ils seront inutilisables par la suite.) afin d'obtenir des lavis.
Une autre manière de faire une aquatinte est d'utiliser différents matériaux absorbants directement sur la couche de vernis liquide déposée au pinceau sur la plaque dégraissée.
Ces matériaux peuvent être du sel, on dit alors : "aquatinte au sel", de la farine, de la sciure, du sucre,etc....
On peut également utiliser du solvant que l'on "brumise" à l'aide d'une vieille brosse à dent ( par ex.) mais dans ce cas l'on attend d'abord que le vernis soit complètement sec. Les fines gouttes de solvants dilueront le vernis.