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Hier soir vers 11h00, juste avant de m’endormir, je décidais dans un commun accord entre moi-même de mettre mes bouchons en mousse in mes oreilles (ailleurs ça constipe) pour éviter d’être dérangé par le bruit éventuel que ferait mon fils en claquant la porte pour rentrer chez lui. Le truc c’est que dans ma chambre il fait froid, très froid comme dans toute vieille maison en pierre mal chauffée. Alors, pour ramollir les bouchons devenus aussi dur que des seins de bakélite qui j’agitent, je les ai foutu dans mon caleçon.. Voui, l’hiver je dors pas tout nu, trop froid mon lit, une fois j’ai même croisé une famille de manchots en transhumance vers l’Afrique, c’est dire. Ôo
Donc, et c’est là que ça devient cocasse, je me suis endormi d’un coup avec mes bouchons en mousse dans l’caleçon. Dolby stéréo sur les roubignoles du Droufn qu’ils étaient les bouchons. Hein quoi ? Comment je le sais pisque je me suis endormi ? Bonne remarque..
En fait le lendemain matin après m’être levé, lavé, et lové dans ma vouature (pas moto trop froid j’ai dit, faut suivre bordel !) et garé pour aller prendre le métro, un phénomène étrange c’est produit.
Effectivement, à peine installé debout sur les reposes fesses du métro (ligne D pour les puristes), un des deux bouchons en mousse qui se planquait bien au chaud sur mes coucougnettes, n’a pas trouvé mieux que de redescendre le long de ma cuisse pour aller rouler devant mes chaussures.. Il faut préciser que dans ce genre de trame de métro on est tous debout face à face calés le long de la paroi, ce qui fait que rien ne peut échapper à l’œil semi réveillé du citoyen de base, sauf s’il est aveugle ou daltonien. Une précision visuelle s’impose..
Mes bouchons en mousses sont d’une belle couleur verte fluo et le sol de la rame de métro d’un beau marron caca.
Ma réaction à été biphasé. Dans un premier temps une grande surprise car c’est là que le film de la veille est repassé en accéléré et dans un second le fait que je n’avais pas changé de caleçon ce matin. Ôo
Alors, dans un geste élégant et non moins discret, j’ai récupéré le bouchon en mousse fugueur avec le pied droit pour le glisser délicatement derrière moi à l’abri des regards.
J’aurai bien rigolé un bon coup, mais j’ai pas osé.
Voilà, ça s’invente pas une vie aussi trépidante que la mienne, si ?
biz
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