11/09/2008 - Les voyages de Goël HOOVERTE
Um soriso encontrado
Dimanche matin mortel, comme tous ces jours où, impuissants, on est réduit à attendre ...
Même les urubus refusent de voler en cette heure matinale.
Não se sabe precisamente para quem o destino o accompanhe, dividido entre mágicos encantamentos. Pôde ser o conto de uma brincadera também como o amargo riso do piano, jeito das coisas no desamparinho da madrugada.
De repente, um outro mundo nos olhos, ele parece demasiado bohêmia na frente da gente.
Nunca apprendiu, e só lembrenças vacilantes em torno das variações luminosas de jardims japoneses, como se, só então, descobrisse o que sabia tudo de todos os tempos.
... Et ses pas, pas appâts, s'effacent sur l'or silencieux et désinvolte de la grève.
et, plus loin quelque part, au pied de la falaise,
surgissant des galets,
au pied des quelques fleurs d’un immense malaise,
une épave a rugie,
et bénie comme toutes les femmes,
dont l’ébéniste rit comme fruit de ses entrailles,
de rouilles et de splendeurs pour toujours murmurées.
Pouvoir du témoignage d’une coque éventrée
que des lames déchirent, que des larmes désarment,
et que les mouettes pleurent,
puissance de l’intelligence dont les faibles désertent le débarcadère des émotions, veufs des rêves qui les hantent.
… Et, comme ses pas s’éloignent, elle, se rembrume et remord pour des siècles prochains.
Par delà les herbages volcaniques que rebattent des vents, les collines s’achèvent, tandis que paissent, épaisses, des brutes surnuméraires.
Il s’avance, sans un mot, de trop dans cette austérité post-héritée de siècles de raideurs, tandis que, derrière lui, des embûches de senteurs marines effluvent le paysage.
Egarements déroutants que parcours des brumes, au milieu des revêches traversées de pardons, les intermittents processent.
Ces lentes possessions chenillent l’horizon, bannières au vent.
Le prêtre enturbanné, ceint de sa clique choralienne, étrenne ses encens aux milles absurdités ânonnant des plaisirs par lui insoupçonnés. Il bégaye, martyr, d’horribles turpitudes, sous l’œil hagard et bienveillant de l’en croix qui n’y croit pas à force de n’y croire plus..
Et la foi est profonde sur cette terre exaltée.
Não se sabe se, por ironie, o se por amor, resolvem me chamar do nome de nosso senhor.
La foule démone se démène et suit ce visage qui luit. Chacun soi s’amnistie ricanant du prochain qui prophète derrière lui. Des adresses s’échangent des regards se gourmandent, de sales coups se préparent; les gamins en pleurnichent avant que de nicher sous les jupes fendues de l’éclat d’un désir.
Elles sont là, ces jupes qui croisent le regard du luisant, cachant de si longues jambes, ces jambes qui fredonnent sous l’éclat d’un sourire et, pour l’instant qui court, se contentent d’aller.
Lui, du haut des bas noyés, les regardent passer, bienveillant rédempteur que ces enfantillages lassent un peu mais, puisse qu’ils y tiennent et croient se repentir, le fait de se bercer aide à leur devenir.
Le Nil est traversé, nous pouvons continuer.
Etrange modèle reproducteur qu’une docte opinion ravive pour une terre promise qui, cuitée, s’épuise, dévorant les geysers d’innocentes survies.
Foi de lois qui enflamment et déchirent, exhumant des ranceurs, exaltant des rancœurs.
Exilés sans cabas, réfugiés sans karma, croisant et décroisant aux confins du croissant, décousant l’origine, pénélopant sans cesse la trame d’une histoire commune et, si banale, que d’être familiale ; ils s’observent craintifs. Et kippa ou s’abstient, et chéchia contre tresses, des lueurs équivoques autour d’une même terre, des sueurs perverses autour d’un même gland, tout ça pour quelques comptes qui finissent en châtaignes.
Tout ça pour un agneau qu’un illuminé infanticide a gravé dans la pierre, ivre de ses énigmes et envahit de bière (il n’est jamais bon de rester seul au sommet des montagnes, les éclairs de génie sont rarement bénéfiques, ou alors il faut se masturber, ça relâche la pression et calme la passion)
Ne pas savoir écrire, encore moins, dessiner, ne boire que du thé par l’amante préparé, se garder du soleil et des insolations, se bercer de douceurs à défaut d’illusions, et ne jamais parler de ses moindres visions, il y a assez de la télé pour ça, laisser faire l’émission, quoi que, je ne suis pas sur que cela n’énerve pas autant .. sans doute moins longtemps.
Le Nil est traversé, nous devons l’achever.
… Et lui qui ne sait pas où ses pas le porte, vers quel loin lointain, vers quel pas de porte ?
Du fond d’une calèche aux allées de Séville, il s’avance serein au pas de ses guenilles, parcourant les lenteurs d’orchidantes splendeurs qui envahissent les sens de solides torpeurs.
Parcourant les glaciers de sierras torrides, d’hibiscus en ibis, de real en Madrid, passant par des villages aux bassins andalous qui cachent des envies sous de très tendres loups, exaltant les appâts de vierges qui n’en sont plus, ranimant, de sa main, de tendres feux au cul ; il s’avance.
Ses pas foulent l’arène de cours érudites : Sarah gosse médite. Salamanca, Grenoble, Cordoba et Tanger, il s’avance serein, ignorant le danger, danger de n’être las que de savoir lui plaire, de son énorme ennui ne savoir le lui taire.
L’infante a des vapeurs aux relents de cambouis. Aux coûts de son attaque la bourse se délie ; elle glousse et roucoule aux grés de ses passions, écrasant milles vies aux cours de ses actions.
Les mosquées sont lasses de ses plaintes lascives qui écorchent les yeux, agacent les gencives, les fontaines tarissent et les jardins se fanent entraînant dans leurs cendres les espoirs des profanes. Aux délires profonds de cette politique elles rêvent aux jours prochains d’une autre poétique …
Et le feu se propage détruisant le pays.
Du haut de sa tour, Molinos surveille le ravageux saccage de ces énormes flammes et, Don xichotement s’élève en vertueuses alarmes.
Et lui, impassible et paisible, s’éloigne sans détour.
De repente, nada mas que de repente !
Et le cap et le passe, le détroit où l’or muse et où s’agite, assagit, Brâl-Thar.
Ceuta, c’est ou ça, ma ben loden ?
Etrange côte ! étrange coach que ce car d’iguans ignares et avares comme un kilt de basse fosse.
Berlioz n’en revient pas, un si bellius casus, lézardé au soleil est là, las de tant de temps présent, ornant les céramiques d’une lointaine romaine occupation aux thermes d’un séjour où l’arc au ciel se ruine.
Volubilis triomphe, encerclé d’oliviers, tandis que s’affaisse Mekhnès sous le pas des chevaux. Les souks sont en fête, Fez se recompose ; les artisans des uns font le bonheur des hôtes.
Sous ses pas les acides, bases de teintures éteintes, se raniment et tintent les tentures d’incroyables rougeurs. L’odeur des feux d’enfer où grésille la fonte et le fumet barbare des fers au feu se parfument des épices d’étranges destinées.
Des écuries princières où s’égarent des idylles, vides de toute panse, de sabots ou crinière, le rezzous est passe, il date d’hier. Il les trouva repus au creux de leurs litières. Les sables ont, depuis, déplacés les montagnes entraînant dans l’oubli leur unique compagne.
Et la felouque dort à l’ombre bleue du port. Mogador et aux mains de beatniks impies que fume un narghileh.
Aux couffins résurgents, bas-ventre d’une danse aux utiles langueurs, la tête se repose. Kif vivra verrat se dit la truie en tirant sa bouffée d’une chaleur épaisse où s’instruisent les nubiles et divergent aussi.
Puis l’antenne se déploie et la voile se nappe, la coque soudain s’émeut et se meut sur une onde porteuse
Et la, près de la proue, impassible possible, s’éloignant sans retour, lui se recompose d’un nuage factice.
My horse will be the king !
Après bien des alarmes de son portable éteint, il atteignit l’envie à l’accroche du matin et le mât déjà raide des pensées de ces ânes qui sous la brise féconde étendent bien leurs âmes.
Bientôt le sac à terre et les bourses bien plates, il sourit et s’avance au creux de l’enfer vers.
De rimes et de raisons et autres lucubrations ce pays est peuplé et partout elles fleurissent jusqu’au toit des rochers.
Morvandiaux ! crie, sans thème, l’indomptable avant que de passer, larme adroite pour cet être redoutable, aux bouts et aux milieux et de se mettre à table.
Nostalgie des noces de Cana où l’on pêche en riant.
La servante s’accroche et ses yeux invitent, elle sert des appâts que les gardons évitent. Tandis qu’elle met le bas on s’approche du haut, chavire et inspire d’innombrables poètes dont les os et la peau hésitent.
L’illustre répugnance porte des horribles peaux sous des airs de guenille; le livre des apôtres est l’histoire de ses seins, la complainte du vide celle de ses pauvres reins, ces petits riens qui l’irritent et cerclent le chagrin.
Guêpière hors la loi car tenante de la taille, ce personnage crapaud aux écailles de tortures de ses dix huis printemps étoile les araignées, histoire de dégager des frissons de l’autel
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