19/07/2009 - ERRANCES
" Sans le chant des oiseaux une maison n'est rien " (inconnu)
Tes images me laissent l'impression d'une approche, d'un frôlement,
un sentiment confus
tel le vol d'une abeille qui ne saurait où se poser.
Cette impression ... !
eau si forte que je me suis demandé
comment,
si j'étais peintre,
je pourrais la représenter.
J'ai laissé s'agiter tes images au travers des miennes.
Plus je les regarde, plus tes déserts me deviennent familiers,
rimes d'un poème cicatrice
où même les pas et les dromadaires deviennent de trop.
Tes pas, expressions d'un inconnu personnel,
je les ai parcourus,
avec l'innocence d'un touriste moyen qui en a trop vécus.
Pour certain les sommets, pour d'autres les déserts,
la permanence seule est significative
de combien de latences,
combien d'inassouvis,
et de besoin vivace d'une reconnaissance.
À l'aube
peu à peu une image c'est imposée,
prise il y a des années,
en Grèce,
à Ithaque,
au creux d'un monastère où,
au milieu des icônes, des moines et de leurs intendances,
érectait un clocher,
standard,
dont la seule particularité était que la cloche se détachait sur un ciel d'azur pur.
Cloche solitude,
d'un potentiel immense
mais totalement dépendante du geste qui la mettra en branle et maintiendra son chant.
Une cloche se doit de ne pas être orgueilleuse, car seule, elle n'est rien,
il lui faut la faim d'une main pour s'épanouir.
Comme telle,
comme chacun et comme tous,
Shaman de signes trop grands pour toi,
tu te profile te débattant dans la forêt des autres,
revendiquant une identité, que personne au reste ne te refuse,
mais que tu t'obstines à ne pas t'accorder.
L'essentiel est rarement où nous croyons qu'il est
Être : nous sommes
Exister : nous nous y appliquons
S'exprimer : il y a des millions de manières de le faire et l'EΓO en est la plus pauvre.
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25/06/2009 - AUBE-EPINE
Bonjour,
un peu hésitant devant les rencontres et implications de possibles, comme, à priori, de libres avenirs,
je vous souhaite l'extase de la réussite pour les divers équipiers d'une formule à l'aile alt-toire
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14/06/2009 - ER RÀOUY
Paroles : Souad Massi

ER RÀOUY
àHki ya raoui àHki àHkàya
madà byk tkoùn riwàya
aHkyly 3là nass zmàn
aHkyly 3là àlef lyla w'lyla
wa 3là loùndja bint el ghoùla
wa 3là w'lid es selTan
Hàjytek mà (d)jytek
Weddynà b3id m'hed denya
Hajytek mà (d)jytek
Koul wàHed mennà fqalbou Hkàya
Koul wàHed mennà fqalbou Hkàya
àHki w'ensà billi àHnà kbàr
fy bàlik llirana nàSghàr
ou nemnoù koul aHkàya
aHklinnà 3là el jenna aHklinnà 3là en nàr
w' 3là eT Tyr elly 3oumrou maTàr
fehemnà ma3nà ed dnya
Hàjytek mà (d)jytek
Weddynà b3id m'hed denya
Hajytek mà (d)jytek
Koul wàHed mennà fqalbou Hkàya
Koul wàHed mennà fqalbou Hkàya
àHki yà er ràouy kimà àHkàwlek
mà tzyd mà tnaqqaS min 3endek
ga3 nechfàw 3là bàlek
aHki wa nessyna f'hàd ez zmàn
khallynà fy kàn yà makàn
fy kàn yà makàn
Hàjytek mà (d)jytek
Weddynà b3id m'hed denya
Hajytek mà (d)jytek
Koul wàHed mnnà fqalbou Hkàya
Koul wàHed mnnà fqalbou Hkàya
Traduction (www.greatsong.net/ ):
Raconte,ô conteur
Racontes une histoire, qu'elle sois une légende
Parle-nous des gens d'antan
De Loundja, la fille de l'ogresse et du fils du Sultan
Commences par "Il était une fois",
Offre-nous de rêves
Commence par "Il était une fois"
Chacun d'entre nous a une histoire au fond de son cœur
Raconte, oublie que nous sommes grands
Comme si nous étions des enfants
Nous voulons croire à toutes les histoires
Parle-nous du paradis et de l'enfer
De l'oiseau qui n'a jamais volé
Donne-nous le sens de la vie
Raconte, comme on t'a raconté
Sans en rajouter, sans en enlever
Prends garde,nous avons une mémoire
Raconte, fais que l'on oublie notre réalité
Abandonne-nous dans ce "Il était une fois".
Photos :
- www.pierrejean.net
- www.frequencemistralsisteron.fr/Photos%20-%2006-11-24%20Souad%20Massi.html
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21/01/2009 - DOUCE FRANCE, COÛTEUX PAYS DE NOTRE ACTUALITÉ !
QU'IL FAIT BON VIVRE À LA CAMPAGNE !
Jean-Hugues BOURGEOIS a fini par baisser les bras.
Cet éleveur de chèvres, depuis deux ans à la tête d’une exploitation agricole biologique au TEILHET (Puy-de-Dôme), préfère quitter le village où il s’était installé avec sa famille.
Originaire des Hautes-Alpes, le jeune homme avait fait le choix en 2006 d’installer son foyer dans un village de trois cents âmes pour y élever des chèvres et fabriquer du fromage biologique. Son voisin, Gérard MESSAGE, un agriculteur du cru proche de la retraite, croit en lui et lui vend une cinquantaine d’hectares de terres très convoitées dans la région.
C’est à cette date que les ennuis commencent vraiment. Ses chèvres sont d’abord tuées au fusil d’abattage, sa grange est incendiée, sa femme et sa fille menacées de viol et de mort par des anonymes.

Jean-Hugues BOURGEOIS, lui aussi menacé via des lettres anonymes, dépose alors plusieurs plaintes. La gendarmerie est chargée de l’enquête et le procureur de RIOM saisi. Mais rien n’y fait, les menaces continuent, les pressions aussi. Même le propriétaire des terres, Gérard MESSAGE, reçoit un ultimatum, dont la date butoir est fixée au 1er décembre. « Si l’exploitation Message n’est pas confiée en totalité à la SAFER, le traître Message sera exécuté », annonce la lettre anonyme. (qui s'affère à chercher les copains des copains à qui peut profiter le crime ... ?)
Malgré le soutien d’une partie de la population locale, Jean-Hugues BOURGEOIS a décidé de vendre son troupeau de brebis. Il est désormais à la recherche d’une autre exploitation agricole à reprendre, loin de TEILHET et de ses maîtres chanteurs (graines d'assassins en plus d'être des empoisonneurs).
le comité d'accueil local
L'avantage avec les cons c'est qu'ils sont cons et finissent toujours par se trahir, reste à savoir ce qui se cache là dessous et combien, et qui, sont concernées.
Et la justice après ça ... devrons-nous rire une fois de plus !
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1/12/2008 - MONSIEUR LE PRÉSIDENT JE VOUS FAIT UNE LETTRE ...
Monsieur le Président,
Bouffon de vocation, je ne peux pas dire que je vous aime ni que je vous déteste, car pour une fois on semble avoir à faire à quelqu'un qui en a marre des discours masturbatoires et qui souhaite sincèrement que les choses bougent (restez attentif à ce que le profit soit au bénéfice du plus grand nombre dans une perspective la plus éco-logiquement viable et durable et non à celui de quelque copains aux sourires-poignardeurs (Tu quoque mi fili !) en fonction des aléas ou à celui de conseillers plus ou moins très impliqués dans la réussite de tel ou tel ... entreprise, chantage, marasme, ajoutez le qualificatif qui vous vient spontanément à l'esprit, c'est le vrai !)
mais je reste méfiant ; il ne suffit pas d'avoir des idées ou de se les faire prêter, il faut aussi imaginer leurs développements possibles et leurs conséquences, et, peut-être, ne pas prôner l'inverse dans la minute qui suit !
Une suggestion donc, d'un homme presque aussi soupe au lait que vous :
OM homme ! restez cool, respirez (moins longtemps que vos prédécesseurs qui semblaient ne faire que cela, à droite comme (presque et surtout) à gauche (ex : le farceur clown pincé à l'écharpe et la rose pour qui j'ai voté en sachant qu'il allait changer les choses, sans imaginer qu'il se contenterait d'enfiler un préservatif afin d'aller plus loin dans la destruction) mais tentez de réfléchir avant d'agir et ne faite confiance qu'à votre femme (et n'oubliez jamais la petite Fadela, petite mais costaud et surtout honnête (les zones nettes autour de vous, comptez-les !) et d'un attentif bon sens (surtout ne la trahissez jamais !)
Quoique vous fassiez, n'oubliez jamais, le peuple accepte de reconnaître ses erreurs, mais pas d'être trompé !
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13/10/2008 - QUE DE CHEMIN A FAIRE Mr TSAR KOSY
JO 2008 : les policiers chinois suivent une formation religieuse
Les policiers de la ville de Shengyang (nord-est de la Chine) perfectionnent leurs connaissances religieuses afin de mieux comprendre les touristes étrangers de différentes croyances et d'éviter de heurter leurs sentiments religieux lors des Jeux.
Plus de 5 000 policiers ont suivi des cours sur les origines, formes, tabous et chefs d'oeuvres du christianisme, de l'islamisme et du bouddhisme, cours organisés dans le cadre de la compagne de sensibilisation lancée par le Bureau municipal de la sécurité publique en mars dernier.
+ d'info : http://www.chine-informations.com/actualite/jo-les-policiers-chinois-suivent-une-formation-religieuse_9957.html
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8/04/2008 - LE GROOF-LAND : au pays du sourire
À la batterie, YUKO OSHIMA, des étoiles sur ses chaussures, des billes sur ses caisses, des fous rires plein les yeux, et un talent à vous couper le souffle. Aussi experte que ses complices. Tous semblent parfaitement ravis de jouer ensemble et leur entrain est instantanément communicatif. Groof ! de la « morosité hivernale » annoncée par les médias de masse, Groof ! de l’ennui et des tracas de fin de droits. Les instruments parfaitement harmonisés des quatre compères concordent pour nous réjouir et tandis que les hommes, l’air grave, écoutent, attentifs, les femmes embellissent dans la pénombre de leurs tenues terriennes, kaki, noir, brun. Elles resplendissent.

Le concert démarre chaudement et nous mène de surprises en surprises pour une jolie partie de musiques. De son de clochette et clés en palabres bouchus, de phonèmes fous et flous en cris groofiens, une balade anti- déprime pleine d’enseignements... J’appris que les voyelles sont dotées de vertus. A appelle calme et paix. E donne de l’assurance en soi. I c’est rire et humour. O représente l’achèvement, la perfection. U renferme le sens artistique. Je le dis maladroitement, c’était mieux quand c’était Lucas. JEAN LUCAS officie au trombone à coulisse, aussi. De plus, il fait le clown comme un tonton déchaîné en fin de repas de communion ou de Bar-Mitsva, pour conjuguer l’amusement des enfants au charme de l’éternité... ADRIEN DENNEFELD, patient et virtuose, joue ( au sens premier) de la guitare, heu... je sèche ! De la guitare sèche, acoustique et électrique, voilà. CHRISTOPHE RIEGER assure le relais au saxophone alto.
Reprise de la chronique CEF, http://groof.free.fr/
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25/01/2008 - AUTOPORTRAIT ou LE POSSIBLE D'UNE RENCONTRE
Ombre ou gazelle à l'aube et de si près tenue
cette effluve de femmes me parcoure et me broie
les siècles goutte-à-goutte s'éparpillent et foudroient
envergure d’incertains sous des envies ténues.
Les femelles m'enivrent et vibrent mes émois
quand je n'en voudrais qu'une et la voulais pour moi.
Coursier et vagabond je ne suis qu'un errant
fibre d'incommensurables et de vert galant
de jungle et de désert que protège l'océan
je jongle entre les arbres et jouit sous le chant
d'un rossignol aveugle et ivre de ses envois

Là où mes mains parcourent de la jolie la grève
naît la douce érosion frémissements d'une fièvre
les signes me révèlent les sources des envies
et sous mes mains s'allongent les espoirs meurtris
la caresse du vent à la mienne s’allie
pour dénouer l'érosion des fibres de la terre
et rejouer l'émotion qui vibre au creux de l'air.
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19/10/2007 - PERMETEZ-MOI DE VOUS PRESENTER UNE AMIE
Bonjour,
je m appelle JIN Shu, je viens de Chine où, pendant 4 ans, j’ai étudié la peinture à l’école normale de Shandong.
Après une période d’apprentissage du français, je suis en France où j’étudie l’art depuis septembre 2006.
J’ai été admise en 3eme année à l’école des arts décoratifs de Strasbourg par équivalence, dans l’option art.

Voici quelques travaux réalisés ici
Peinture et gravure sont actuellement les outils les plus significatifs de mon travail.
Il s agit de portraits et d’ambiances composés de personnages et d’un espace ; ils sont présentés ici en ordre chronologique.
Mes premiers travaux se voulaient figuratifs, reflet sans réelle interprétation de l’âme ou de la personnalité de personnages de rencontres, en particulier de leur regard.
Répondant à un besoin nouveau mais profond d’identité, mes derniers travaux, au contraire, sont la manifestation d’un ressenti, tentative d’interprétation représentative d’une expression de moi-même.
Cette évolution est difficile.
Je suis fatiguée de faire la peinture qui ne soit que la transcription d’un modèle ou d’une image, mais dans le même temps, je n’arrive pas à trouver un chemin qui me satisfasse.
J’ai essayé d’employer différentes techniques ; c’est un processus de recherche d’une langue picturale personnelle, mais franchement, dans cette période, j’éprouve une grand douleur
Voici quelques exemples de cette recherche


Ce tableau représente le changement ; je le nomme « childrend’s corner » (l’univers de l’enfant)
Pour la première fois j’ai éprouvé un grand plaisir en le réalisant.
Dans un endroit abandonné, un enfant joue en créant son propre univers ; il donne une ombre de monstre à un petit chien, il fait tuer une poupée par un char, il met dans une bouteille des larves de grenouilles qui ne pourront pas sortir lorsqu’elles grandiront.
Je ne me suis pas préoccupée des techniques en peignant, je jouais comme cet enfant dans cet endroit que je construisait peu à peu.
Ce tableau terminé, j ai examiné mon évolution : avant j’apprenais la peinture pour savoir faire de la peinture, dans le but de maîtriser de bonnes techniques. Dans ce tableau je fais la peinture avec la volonté de « faire de la peinture », la peinture se voulant être support d’une expression de moi-même et de ressenti.

Dans ce tableau j ai voulu construire une ambiance en intégrant mon esprit dans le tableau.
Par rapport à « childrend’s corner », celui-ci est un peu passif, la construction de la scène se faisant un peu automatiquement, chaque élément entraînant le suivant sans réelle volonté de ma part.
Dans le « childrend’s corner », au contraire, j ai bien contrôlé mon sentiment, l’image est vraiment sortie de mon cerveau.
A partir de cet instant j ai voulu m’entraîner à peindre des scènes sortant de mon imagination.

A gauche c’est une interprétation d’un de mes rêves ; je me suis réveillée tout de suite pour en traduire le souvenir.
C’était dans de l’eau, très calme, les objets sont recouverts de poussière.
L’image du rêve n’est pas très précise, mais pour moi l’important était la préservation de l’ambiance.
A droite c’est une image fictive où les champignons et les poissons vivent dans un même lieu.
C’est un peu phallique ; je voulais représenter la sexualité sans décrire l’organe, donc juste traduire une impression de la sensation.
Le rêve me procure un grand plaisir, la peinture me permet de continuer à rêver dans la journée.
Mes travaux me permettent ainsi de m’épanouir en jouant librement, quelque soient mes états d’esprit et les conditions. Rêves ou réalités ils restent le reflet de mes ressentis et m’ouvrent des espaces.

Ce tableau vient d’une réflexion philosophique, une question à laquelle je n arrive pas répondre.
Le temps et l’espace sont, pour moi, deux choses à la fois réelles et impossibles.
Le temps n’a pas de commencement, ni de fin ; l’espace n a pas de minimum, ni de maximum,
-
comment cela est-il possible ?
-
Cette contradiction existe-elle réellement !
-
Comme nous vivons dans ces deux impossibilités, notre existence est-elle réelle ou virtuelle ?
-
Lorsque je touche des objets, ils m’apparaissent très concret, et moi-même je me sens aussi très matériel, mais quand je repense à cette question, j’ai de nouveau des doutes. D’ailleurs, chaque créature qui vient au monde un jour va mourir. Au cour de la vie, on n’amène rien et on n’emporte rien, ni les objets, ni les souvenirs. Si nous ne vivons qu’une fois, notre vie ne représente qu’une fraction par rapport à l’éternité et que nous ayons vécu ou que nous n’ayons jamais existé n’aurait sans doute rien changer ?
Dans ce tableau, je mélange les personnages et l’espace, c’est pour figurer ma question et ma crainte de ne pas pouvoir y répondre.
L’espace semble réel et de nombreux chemins le parcoure, symbolisant les réponses possible, mais, pressé par le temps on ne sais pas lequel choisir ; même nos pieds et nos moyens de transport n’existent pas non plus, on est donc coincé dans un petit espace de moment présent.

Ce tableau est la suite de ma réflexion
Si le temps est en forme d’un cercle parfait, cela pourrait expliquer son éternité; je pense que c’est pour cela que la philosophie orientale, comme le bouddhisme, croit que l’on a plusieurs vie ; c’est la notion de cycle, le retour à l’origine.
Pour Nietzsche également, dans son concept d’éternel retour, la vie se reproduit sans cesse, totalement identique à la précédente.
Si l’on a quelque chose de réel et qui existe éternellement, qu est-ce que c’est ? peut-être est-ce notre âme ou une caractéristique particulière qui la différencie des autres âmes.
Pour moi, l’âme n a pas de forme propre, en cela il me semble qu’une personne, un animal ou une plante se ressemblent beaucoup ; j’éprouve, à leurs contact, un même sentiment sans pouvoir en expliquer le pourquoi.
En cet instant mon âme possède une forme, celle de mon apparence : une personne, chinoise, comme ça. Je me perçois comme un reflet dans le miroir de moi-même, de mon âme. J’essaie de comprendre ce moi-même au travers de cette forme représentative ; je peux m’en rapprocher de plus en plus, mais je ne pourrai jamais y arriver totalement.
Cette relation est comme celle d’un tableau et de son auteur ; on peux tenter de comprendre un artiste d’après son tableau, mais cette compréhension ne peux jamais tout à fait de saisir sa réalité, tant d’après son tableau, que d’après lui-même : l’un comme l’autre ne sont représentatif que d’un de leurs instants.
Dans ce tableau, une salle où il y a des miroirs, le personnage est (enthousiaste) vivant tout en ayant des doutes sur sa propre réalité à cause de l’entourage de plein de reflets.
Quelle image est la vraie ? y a –t-il une réalité ?
J’ai voulu représenter ce mystère par la superpositions des espaces et des différentes perspectives.

Cette gravure est la clé qui m’ouvre à l’idée de reflet
Quand j’ai fais cet autoportrait, ce personnage me regardait, et dans la plaque mon reflet brumeux bougeait : le faux devenait vraisemblable, et le vrai semblait faux.
Par moment, j’avais l’impression que trois « moi » différents vivaient simultanément mais dans des espaces respectifs.
Ces questions m’intéressent vivement, même si je peux pas y trouver de réponse, elles me permettent de chercher des raisons de vivre.
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4/09/2007 - LES MIROIRS DE LA PLUIE

Les miroirs de la pluie
Frissonnent ce soir
Et cernent ton visage
Entre deux ondes
Les reflets de la rue
Voilent l'hiver
Et clivent nos deux cœurs
Sous la porte cochère
Ton manteau de velours
Vaste lourd et noir
Enferme nos amours
Aux parfums de la rue
Les miroirs de la pluie
Mêlent le ciel
Et livrent nos deux ames
Au destin de l'hiver
Pour en savoir plus : http://www.insolitudes.com/
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28/08/2007 - BONJOUR MARIE
Sympa de prendre le temps de découvrir mes élucubrations
Sympa de manifester un intérêt en posant un commentaire
Juste un problème : comment rejoindre votre blog ou vous répondre personnellement ?
A bientôt n'est-ce pas !
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9/08/2007 - LARMES À GAUCHE
Le plaisir des larmes
Ou
De la manipulation des extrêmes pour la vision de l’autre
Cessez de vous poursuivre et de vous canibaliser !
Cessez de vous écouter le nombril !
Cessez de vous croire "la référence"
Et, au delà de toutes les extravagances,
S’il vous reste une parcelle d’humanité
Masturbez-vous et bloguez-moi
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31/07/2007 - LUMIERES
La perte le manque.
Pas de définition précise, juste le sentiment d'une trace sombre que seul le temps peut - dans le meilleur des cas - rendre lumineuse.
La perte le manque.
J'ai beau les remacher ces mots jusqu'à m'en dessécher les muqueuses, tenter de donner corps à ces lettres dans ma bouche, les coller à ma langue, rien ne vient, pas l'ombre d'une image. Pourtant, je ne connais qu'eux. D'où vient cette impression étrange qu'ils font semblant de ne pas m'atteindre? L'armure s'est épaissie encore, mais la glace est fragile. Le moindre rayon ferait fondre ce givre.

et l'ovale des taches sur les murs, ma main
amincit leur chemin, le coupe, le déplace.
Peut-on parvenir un jour à aimer son manque, en faire autre chose qu'une cicatrice que chaque heure creusera un peu plus? En bomber les contours ou mieux, les cultiver?
Je n'y crois plus.
Cette mélancolie qui me prend, je sais l'unique manière d'y mettre un terme définitif. Il ne m'y manque que le courage du geste.
Ainsi saurai-je le pourquoi. La transparence du soi. Le pas figé net dans son élan et les traces qui s'enfoncent alors qu'on n'est plus là. Ainsi saurai-je la forme précise de ce manque.
Et le vent chien d'arrêt une chanson qui flanche
je sais que temps sait,
pâle,
ce que le temps étale
au mouillé retenu dans le filet
des branches
Peine au loin
Liebeslied
Tu devrais te prendre par la taille l'aube est encore petite il fait beau.
Tu devrais t'enlacer t'enfuir vers ce pays où donner
ressemble à re-se-voir
La perte. Substance dissoute pour toujours. Le manque. Cette énergie passive du désespoir. Peut-être suffit-il de vouloir, mourir à ce qui veut durer. Abandonner les vieilles peaux et les formes usées?
Mon âme est dans ces coins où elle sait tomber
prodigieuse en morceaux
j’espère une cambrure dans le voile tango
qui attend sous les vitres
un petit son de harpe
qui déchire la pluie
Tu disais qu'il fait beau!
Et ce qui coule là
derrière mes yeux
c'est quoi
texte : http://www.blog-gratuit.com/Russalka/
tableaux : http://www.blog-gratuit.com/mythogaia/
La première lumière glisse par la fenêtre
matin au bord du monde, éclosion de vie nue.
Vie brève, ô ma vie rêve, de tes arches épanouies les épis se détachent,
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22/05/2007 - Le CHASSE-MAREE
Le CHASSE-MAREE : Livres / Livres maritimes / Yachting et navigation de plaisance www.chasse-maree.com

Passions du bateau classique par D. Charles
Réf. 10 14 11 Prix 44.97 EUR
Quel niveau de restauration peut-on entreprendre et jusqu’où peut-on aller dans le respect de la chose ancienne ? Peut-on moderniser un bateau “historique” ? Une réflexion approfondie sur le patrimoine de la plaisance par l’un des meilleurs spé******tes.
Format 24,5 x 28,5 cm, relié, 160 pages
Manuel de yachting et de canotage par Dixon KEMP
Réf. 10 02 62 Prix 150.00 EUR
Un fabuleux manuel de gréement et de manœuvre : bourré de conseils et de gravures, il reste d’actualité pour qui rêve de naviguer sur un voilier traditionnel. Il traite de tous les types de yachts, des embarcations voile-aviron jusqu'aux grands yachts classiques.
Format 21,5 x 29 cm, 2 vol sous coffret. Vol 1 : 327 pages, relié. Vol 2 : 133 plans dépliants, non reliés.
A découvrir, si ce n'est déjà fait : Une vie, une passion, un architecte, des bateaux simples et qui "marchent": http://users.skynet.be/p.balta/
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16/04/2007 - DES PROJETS DÎTES-VOUS !
Notre prochaine mission d'Etudes en Chine du 26 mai au 03 juin 2007
programme :
Un Centre Sino - Européen de la Culture, de l'Art de Vivre et de la Formation à créer en Chine...
China mission 07
Mission d’Etudes Chine du 26 mai au 03 juin 2007
(Document non – contractuel, sous réserve de modification)
Présentation des villes et régions chinoises à visiter
Zhuhai : plus qu'une base arrière de Macao :
Zhuhai, comme Shenzhen, faisait partie des 4 premières villes chinoises expérimentales ouvertes au Capitalisme en 1980.
Shenzhen devenant en moins de 30 ans une des 4 villes les plus chères, industrielles et commerçantes de Chine, Zhuhai a pris un autre chemin : le petit village de pêche a été transformé en une ville moderne du tourisme, dont le niveau de vie reste très raisonnable par rapport à ses statuts spéciaux. Il a encore un fort potentiel de croissance.
Réputée pour son bel environnement, son air pur et son climat tempéré, le site est reconnu comme la ville la plus conviviale à vivre de la province du Guangdong. Située au nord de Macao, elle s'étend sur 7 653 km, compte environ 1,5 million d'habitants et a connu une croissance économique forte (environ 15%) depuis une vingtaine années.
En cours de conception, un grand pont maritime reliant Hong Kong et Macao passera par Zhuhai.
Une île de Zhuhai a été planifiée dans ce cadre comme la base logistique et complémentaire pour aider Macao à recevoir des touristes. Cette occasion offre des nombreuses opportunités des projets touristiques, culturels, de construction et des services.
Au-delà d'être une base arrière de Macao, qui lui fournit des services tertiaires, la volonté politique locale est aussi forte de développer des salons et d'expositions internationaux, créer des Centres Culturels Internationaux, favoriser l'industrie du Tourisme, l'industrie logistique portuaire et l'industrie des technologies d'informations pour profiter pleinement des avantages environnementaux et géographiques de la ville.
Macao, quant à elle, dépassant l'année dernière Las Vegas, devient numéro 1 mondial du secteur. Des projets importants de l'infrastructure du Tourisme sont planifiés pour 5 ans à venir. Les analystes parlent du début de ressors des secteurs de loisir en Chine.
A peine à 65 km de Hong-Kong, Macao offre une vision nettement plus pittoresque de la culture chinoise.
Liens intéressants : Site Officiel de Macao : www.macau.gov.mo/
Site Officiel de Zhuhai : http://www.zhuhai.gov.cn/english/360287970189639680/index.html
Mission économique française à Hong Kong et Macao : http://www.missioneco.org/hongkong/
Belles photos : http://escaleenchine.free.fr/carnet_route/macao.htm
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29/03/2007 - TABOUS LAIDS
Il ne faut pas croire un instant que les tabous n'existent que chez les primitifs ; nos soit-disant civilisations n’en sont nullement affranchies .
Une grande partie de notre existence est dominée par les tabous et nous nous attachons à certains d'entre eux avec une ténacité si grande qu'elle peut devenir un vrai supplice.
Le respect témoigné par l'homme moderne à ses cols durs et à ses cravates, même aujourd'hui, par les plus lourdes chaleurs, est un exemple de tabous dont la raison d'être est parfaitement inconnu de ceux qui l’observe.
Un autre tabou a pendant des années occasionnées la torture physique de millions de femmes et de jeunes filles : le port des talons hauts de forme étroite a été patiemment enduré sans pouvoir s’y soustraire et continue à l’être au prix de déformations et de douleurs dont le coût de résolution grève chaque jour un peu plus le trou de la sécurité sociale.
Miroirs déformants de réalités incomprises, médailles porte-bonheur ou autre pattes de lapin, nos troubles sont profonds et notre ignorance sans bornes.
"COUTUMES ET CROYANCES ETRANGES" de A. HYATT VERRILL
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