21/07/2009 - DE LA DÉLOCALISATION ET AUTRES PERVERSITÉS PATRONALES
Réduction des coûts : le credo des patrons.
Personne (en théorie) et surtout pas les consommateurs, n’est contre, bien au contraire !
Seul le choix des moyens pour y arriver révèle plus qu’une pierre d’achoppement, carrément un menhir, pour ne pas dire une montagne.
Certes, les plus futés de nos dirigeants industriels, ont parfois entendus parlé de l’analyse de la valeur et des méthodes (pour ne parler que des plus basiques), ces modes d’amélioration des produits et de simplification de leur production dont la tare est d’être des pratiques de techniciens.
Mais de nos jours, seuls les économistes et financiers ont le droit à la parole et sont rois, et ce d’autant que leurs prévisions sont abscons, hautement invérifiables et semblent effrayantes ou juteuses aux yeux d’un actionnaire moyen..
Comme beaucoup de théories, dans la mesure où elles n’intègrent que des éléments connus, elles ont une chance sur une variable de se réaliser, à moins d'être appuyées par des groupes de pression ou des trusts-mafia internationaux.
Nous voilà donc, pieds et poings liés, à la merci de "gens" (patrons, conseillers financiers ou juridiques, banquiers, assureurs, etc..) qui n’ont, le plus souvent, pas l’ombre d’une compétence technique ou humaine ; seul compte pour eux l’activation des leviers et le défilement des images sur l’écran de leurs nuits blanches et l’espoir du jackpot en vue du blanchiment de leurs revenus.

Et pour cela ils perdent tout sens pratique, toute faculté d’analyse ; seule référence désormais, le FRIC.
Ce qui est curieux c’est qu’ils semblent avoir perdus de vue des coûts aussi substantiels qu’injustifiés, du style de celui d’une publicité dont l’impact est surtout écologique, ou, par exemple, de celui qu'occasionne la rémunération de certains actionnaires, sans parler de la leur propre (ah, ces mafias des grandes écoles, le plus dur c’est d’y rentrer ; mieux qu'un pactole, une assurance vie, et pour les nuls il y a toujours le refuge de la politique multicartes et multi-râteliers, locale comme nationale).

Leur seule réponse à une crise actuelle, réelle ou opportune, est le mépris.
Alors qu’ils ont, souvent honteusement, profité, voir abusé, de conditions d’implantation plus que favorables, ils n’ont aucun scrupule à déserter une région, voir un pays, qui les a accueilli et servi, pour aller chercher, au profit de leurs seuls intérêts, d'autres ailleurs et recourir à une pressurisation devenue impossible (quoique !, si l'on se réfère aux aménagements actuels du code du travail ..), et, en toute bonne conscience, à l'esclavage d’une population considérée comme exclusivement subalterne.
Hors il se trouve que de plus en plus de Vulgum Pecus constituants la majorité des êtres de cette planète en ont marre d’être pressurés, raillés et corvéés à merci, désormais ils sont de plus en plus nombreux à crier : "LES À FRIC, ASSEZ !"
Il existe une méthode simple de réguler leurs élans rationalistes : le BOYCOT !
TOUTE ENTREPRISE qui, au mépris de tout examen sérieux des réalités de son marché et de sa production, qui, par absence de réflexion sur le devenir de ses fabrications ou anticipation sur les évolutions des conditions environnementales et motivations sociales, sans prise en compte attentive du devenir de ses employés, de l’impact régional de ses décisions, etc.., si donc une entreprise n’avait d’autre proposition que la délocalisation sauvage :
CONSOMMATEURS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !
BOYCOTEZ TOUS LES PRODUITS DE LA MARQUE, TOUS SES CENTRES DE VENTES ET FILIALES,
ET VOUS EMPLOYÉS ! RACHETEZ LES SITES DE PRODUCTION POUR LE CENT SYMBOLIQUE, CRÉEZ VOTRE MARQUE, MÊME PETITS, DEVENEZ CONCURENTS ; Vous formez une famille, vous possédez le savoir faire, vous maîtrisez les réseaux, vous bénéficiez de l’appui de vos populations, de vos élus
CHASSEZ LES COMMERÇANTS DU TEMPLE ET GÉREZ VOS DESTINÉES !
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