20080820 - D...comme Déclaration

Si d'aventure tu venais à souffrir
A être plus pauvre que la pauvreté
Aveugle, sourde et sans goût
Ne plus avoir de sensations
Implorer tous les pardons
Dans ton dernier souffle...
Si tu venais à trembler de froid
A brûler sous le soleil
Dans le désert
Ou dans la dernière geôle de l'enfer
Plus loin que Lucifer...
Perdue sur un champ de bataille
En sang perdant tes entrailles
Criant, pleurant, gémissant
A l'agonie du présent
Implorant la délivrance
Si tu perdais les mots
Si tu perdais la Philo
Rejetée de tous, trahie, abandonnée, blessée
Calomniée, détruite, abîmée
Là d'où l'on ne revient pas
Je te le redis encore une fois :
JE SERAI LA
Pour te sauver, pour aller où personne ne va,
Pour passer s'il le faut ma vie à trépas,
De tout je te ramènerai
Je soulèverai des montagnes, je vaincrai les flammes,
J'ouvrirai les océans, je marcherai dedans
Je traverserai les volcans d'aujourd'hui et à travers le temps
J'affronterai les vivants, les morts ou les revenants
J'irai te chercher dans le désert, dans les glaces, partout sur la plénisphère
Je vaincrai toutes les armées du monde et toutes celles de l'ombre
Je maîtriserai la foudre, je décrocherai la lune
J'étranglerai les dragons
Sur les portes du Panthéon
J'écrirai ton nom
Je voyagerai dans l'univers
La Voie lactée et toutes les autres
Je les passerai au peigne fin
Je fouillerai chaque recoin
Tu entendras ma voix hurler dans la nuit
Tu verras mes yeux briller de tous les feux
Jusqu'à cet instant merveilleux
Tu me sentiras, terrible à te chercher
Jusqu'à te toucher, te goûter, et nos âmes se mélanger...

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20080819 - E...comme Esprit
Esprit
plâne sur les choses
sur les personnes
sur le monde,
il effleure de son aîle l'infiniment petit
repart vers l'infiniment grand
va et vient entre l'ici-bas et l'au delà...
transmet un souffle
par lui le monde bouge
où il passe il y a métamorphoses
frémissements ...
imaginé le drapé dans son incognito
l'esprit ...

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20080814 - D comme...Diabolise...

Diabolise
Au mal qui charme si bien
Au bien qui marche si mal
A l'ancienne nouveauté
A la nouvelle ancienneté
Aux dix mille diables chiches qui leurrent dans leurs niches
Au démon de l'échine du chien qui se morfond en suppliques phalliques
A l'homme qui consomme la pomme
A la liste dualiste des couplets du couple
Aux rêves battant pavillon de Balthus
A ceux qui pleurent sur leurs heures
Au fil de l'eau qui tamise le fleuve du temps
A l'éternel mécontent qui tance la constance du temps
A l'eau des végétaux venue de nulle part
Aux figues bleues qui nous ressemblent
A l'imaginaire marginalisé qui nous rassemble
Aux billes de la pluie
A la bulle de la Lune
Aux lunules de la nuit
Aux lacunes de la Lune
Aux nombreux nombrils de Vénus venus impacter la voie lactée
Au téléphone de personne qui ne dérange pas les anges
(Ou comment taire l'ange qui passe et se passe de commentaires)
A l'envergure en déconfiture de l'aigle englué
A l'au-delà de l'âme où l'hymen du poème me meut
Au cinéma de ma dulcinée
A l'insoumise hirondelle revenant délivrer la part belle du printemps
A la colline polyglotte dont la glotte ne parle que de la cause de la vallée
Au dualisme de l'isthme
Au vent d'autan qui ne s'achète pas pour autant
A la main grise de l'âme qui aiguise sa lame
Au tonnerre qui déraisonne
Aux saisons qui détonnent
A la vie de l'homme du désert, avide de Liberté, suspendue à la voie des airs :
Je sanctifie
l'image
magique
de la
couleur
de
nos
rires
Je diabolise la main mise du vampire de nos pleurs ..

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200808 9 - M...comme Miracle
Je peins le bonheur sur les brumes matinales,
Paysages éphémères qui vers les cieux s'élèvent,
N'aimant le soleil qu'aux premières lueurs de l'aube,
Lorsque les pensées, à la fine toile liées,
N'osent encore contempler l'éclat du présent.
Je peins la brume, souvenir posthume.
Le monde apparaît en sa clarté naissante.
Nul miracle, simple poursuite de vies,
Corps tourmentés par la valse des sentiments,
Ames aiguisées sur la roue du présent
Qui sans cesse engage dans l'hier
Les bonheurs d'instants muets en prières.
Sous la voûte de pierre résonnent les murmures
Des êtres — esprits croyants — qui posent l'avenir
Sur les vents d'un soupir
Et que la vie emmure.
Regards en reflet à la surface des lacs
Où l'eau se morfond dans le calme hivernal,
Attendant que s'ouvrent les terres et dans les profondeurs abyssales
S'engouffrer en une plainte élégiaque.
Les larmes convenues des soirs d'orage,
Les armes factices des jours de révolte,
Et dans les cratères de la rue, la rage
D'une foule que le vent exhorte.
Les brumes s'affalent sur les pavés luisants,
Etalant les couleurs de mes espoirs défunts,
Troublant la quiétude des eaux endormies
De lacs urbains d'âmes emplis.
En fines gouttelettes l'aimée se répand
Aux crevasses des paupières d'une rue
Eveillée. Les pas des chalands
D'elles chargés, sèchent au soleil écru.
Où donc va la brume,
Lourde d'humaine amertume ?

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A propos
De loin, dans les "Terres de Légendes", là où palpite le Monde, le korrigan rêveur, livre sa vision du monde...Et si c'était la vérité ?
Une version en Noir & Blanc,ainsi est le Monde du rêveur...
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