Il nous pèse de vous annoncer l'actualité d'Emile et ce qui l'attend dans les semaines à venir car sa greffe de moelle osseuse est maintenant programmée.
Il nous a fallu "digérer" la nouvelle et attendre des précisions concernant le déroulement de cette intervention, avant d'en informer toutes celles et ceux qui se soucient de la santé de notre petit Emile.
Commençons par la bonne nouvelle : un donneur compatible a été trouvé sur le fichier international, sa note de compatibilité est de 10 sur 10, c'est ce que l'on appelle un donneur parfait...
Vous devez vous demander pourquoi tout est allé tellement vite, il faut vous dire que nous avons nous mêmes été abasourdis par la rapidité de l'évolution. Emile avait certes des numérations sanguines basses, surtout au niveau des plaquettes, mais était plutôt en bonne forme ce qui nous rendait confiants.
Fin mars, il nous a fait une fièvre inexpliquée qui a provoqué une hospitalisation de 3 jours à Saint Louis. Ses plaquettes étant descendues à 10 000 et ses globules blanc ayant baissé à des niveaux dangereux, le Dr Leblanc nous a indiqué que la greffe devait être programmée dans les trois mois.
Ensuite tout s'est enchainé très vite et l'hopital Debré où Emile sera greffé a tout programmé, le déroulement sera donc le suivant :
Bilan complet durant une semaine d'hospitalisation du 23 au 27 avril : il faut examiner soigneusement tous les organes pour savoir dans quel état est l'organisme pour traverser cette épreuve physique qu'est la greffe et pouvoir réagir au mieux si une éventuelle complication devait survenir.
Pose du catheter central sous anesthésie générale.
On aura peut-être une sortie le Week end du 28-29 pour respirer, mais sans garantie.
La semaine du 30 avril, Emile entre en chambre stérile pour le conditionnement : il s'agit d'une chimiothérapie lourde qui vise à détruire sa moelle osseuse défectueuse avant de pouvoir la remplacer.
Emile devra rester dans un lit entouré de rideaux plastiques et nous ne pourrons venir auprès de lui qu'à partir de midi et sans pouvoir rester dormir.
Une fois le conditionnement achevé, la greffe sera réalisée (autour du 10 mai) : une simple perfusion des cellules de moelle du donneur par le catheter.
Ensuite il faut attendre 2 à 3 semaines l'apparition des premiers globules blancs qui indiquent la prise de greffe.
Le suites sont particulières pour chaque individu, la sortie du milieu stérile se fait quand les 1000 polynucléaires neutrophiles sont atteints de manière stable. il est impossible de donner de date concernant Emile pour l'instant. En effet il peut survenir des infections ou des signes de réaction du greffon contre l'hôte.
Pour ceux qui veulent en savoir davantage : vous avez un article dans ce blog qui décrit la greffe de façon plus détaillée.
Après le milieu stérile, le greffé passe en chambre protégée (air filtré).
Des transfusions pour maintenir un taux de globules rouges et de plaquettes suffisant sont encore nécessaires pendant de nombreuses semaines.
Le retour à la maison ne peut se faire que lorsque l'enfant peut boire et manger, et que tous les traitements peuvent être relayés par voie orale.
Voilà, on s'apprête à partir pour ce marathon sans savoir quand nous franchirons la ligne d'arrivée...
Emile est au courant de ce qui va lui arriver : il sait que sa petite usine (sa moelle) va être changée, qu'il va pour celà devoir faire beaucoup de dodos à l'hôpital, notamment dans ce drole de lit entouré de plastique pour ne pas avoir de microbes, que nous ne pourrons pas rester avec lui tout le temps, notamment la nuit... Il oscille entre compréhension calme (résignation) et révolte. Il se réjouit néanmoins de pouvoir jouer aux jeux vidéos (chose qu'il ne connait pas encore), d'avoir de nouveaux DVD et de pouvoir jouer aux légos...
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Un grand merci à ceux qui ont déjà eu l'info et nous ont envoyé des petits mots de soutien...
Comme toujours, on essayera de vous tenir au courant
Emile est né le 2 janvier 2003 après une grossesse nerveusement pénible : 10 échographies, 2 IRM et un caryotype, pour finalement ne rien trouver, à part un retard de croissance in utero.
Mais ce retard aurait pu être mis sur le compte du chagrin, car j’ai perdu ma maman à 3 mois de grossesse. Finalement Emile a été déclenché à 36 semaines, car il ne grandissait pas et serait, au dire des docs, mieux dehors, car pratiquement plus prématuré (on soupçonnait un problème de circulation sanguine au niveau du cordon).
A la naissance c’était un petit bébé d’1kg900, mais très débrouillard, et donc pas de couveuse pour la crevette. Il a suivi son petit bonhomme de chemin, avec pour seuls problèmes des difficultés à pousser, et un appétit d’oiseau : on s’est souvent bagarrés pour le faire manger. Il est super actif et même plutôt hardi.
Il a toujours mené une vie de petit garçon tout à fait normale, en suivant la courbe de croissance du bas sur le carnet de santé : marche à 13 mois, crèche à un an, il parle très bien et a un caractère bien trempé.
Au mois d’avril 2005, nous sommes allés chez le doc toutes les semaines : infections à répétition, on mettait ça sur le compte de la crèche, où les mômes se refilent tous les microbes.
A la 4ème visite, le doc a fini par nous prescrire un bilan sanguin : 33 000 plaquettes !!! (le minimum normal est de 150 000), on a filé aux urgences de Pontoise.
Après prélèvement de moelle osseuse, soulagement : pas de leucémie. Mais après plusieurs semaines, son taux de plaquettes ne remontait pas vraiment. Nous avons donc été orientés sur l'hopital St Louis à Paris, dans le service spé******é d'hématologie pédiatrique, pour examens complémentaires. On recherchait maintenant une cause constitutionnelle, mot "soft" pour dire maladie génétique. Après 2 biopsies de moelle osseuse sous anesthésie générale, qui ont raté, c’est le test de cassure chromosomique qui a donné son verdict, le 28 juillet 2005 : une maladie génétique rare appelée anémie de fanconi (moins de 200 cas en France).
On a eu du mal à accuser le coup : le pronostic est lourd et la perspective de perdre son enfant insoutenable. A cela s’ajoutait la peur pour la grossesse en route depuis février : la puce serait elle indemne ?
Vu ses proportions in utéro qui étaient normales, on a décidé de ne pas prendre le risque de l’amniocentèse (3% de risques de faire échouer la grossesse à ce terme…).
Depuis cette terrible nouvelle, Emile continue d’évoluer normalement, on a fêté ses mille jours en septembre 2005 (pour le jeu de mots ou plutot de chiffres : les 1000 jours d’Emile !!) et ses trois ans le 2 janvier, il subit des prises de sang régulières pour surveiller ses plaquettes, qui chutent quand il a une infection, et on va régulièrement à St Louis voir le Pr Leblanc spé******te de cette maladie.
Emile est rentré à l’école en janvier, et progresse à pas de géants. On tremble dès qu’il se cogne, ce qui arrive très souvent parce que c’est un cascadeur… Sa sœur Rachel est arrivée le 15 novembre dernier, elle est magnifique et ne présente aucun signe de l’anémie de Fanconi. Malheureusement elle n'est pas compatible avec son frère, le sang de cordon qui a été prélevé lors de l'accouchement et mis au congélo dans une banque à St Louis, ne pourra donc pas servir à une greffe de moelle ultérieure…
Depuis quelques mois, les taux d'Emile sont en baisse, il faut donc s'attendre à une greffe pour bientot (peut-être dès 2007). Les recherches dans les fichiers de donneurs de moelle sont lancées, avec des premiers résultats assez encourageants.
De notre côté nous envisageons la conception d'un troisième pitchoun avec double diagnostic pré-implantatoire : il s'agira de choisir un embryon sain et compatible avec Emile après fécondation in vitro. Les chances de réussite sont minces (10 à 15% de réussite), mais comment ne pas tout tenter ???
Voilà en résumé notre histoire, et surtout celle d'Emile.
Un article qui date un peu (septembre 2003), mais qui est très bien fait ( pas trop technique...), et surtout écrit par une spécialiste du sujet...
Nouveaux traitements des maladies rares du sang.
Professeur Eliane Gluckman,
Service hématologie greffe de moelle osseuse de l’Hôpital Saint Louis (AP-HP), Paris.
La maladie de Fanconi est un très bon exemple pour aborder les maladies rares du sang. Le professeur Fanconi était un pédiatre suisse qui travaillait à Zurich et il a été le premier à décrire cette maladie dans les années 1920. C'est une maladie héréditaire, transmise par les deux parents. Elle est donc autosomale récessive. Les deux parents ne savent pas qu'ils ont la mutation, puisque lorsqu'un seul gène est atteint, cette maladie est totalement asymptomatique. C'est donc le hasard malheureux qui fait que les enfants sont malades, lorsque deux parents ont cette mutation et lorsqu'ils héritent du gène anormal des parents.
La maladie de Fanconi est une maladie qui associe plusieurs malformations que l'on peut voir parfois dès la naissance : anomalies au niveau des mains, retard de croissance, taches sur la peau… D’autres manifestations plus handicapantes surviennent à l’âge de 4 ou 5 ans. On s'aperçoit alors que l'enfant devient pâle, il a des bleus. Sa moelle osseuse s’arrête progressivement de fonctionner et ne produit plus de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes.
Comme dans toutes les maladies rares, il faut connaître le diagnostic pour pouvoir le faire immédiatement. Toutefois, compte tenu de la petite taille de l’enfant et de ses malformation et quand on en a l’habitude -, il est assez aisé de diagnostiquer cette maladie dès l'entrée de l'enfant en consultation. Toutefois, ce sont des examens plus spécialisés qui vont montrer que la marque de cette maladie est une fragilité de certains chromosomes. Ce sont des chromosomes qui cassent facilement et font que la cellule se divise mal. Petit à petit il y a un arrêt et une destruction prématurée des cellules à division rapide, c'est-à-dire essentiellement celles de la moelle osseuse.
Cette maladie, quand elle n’est pas prise en charge, aboutit au décès de l'enfant. En moyenne, le diagnostic se fait vers l'âge de 5 ans, et le décès intervient vers l'âge de 14 ou 15 ans. Si ces patients ne meurent pas de l'épuisement de leur moelle osseuse, c'est une maladie qui entraîne une fréquence accrue de leucémies ou de cancers, en raison de la fragilité des chromosomes. C'est donc une maladie grave, relativement rare et il n'y a aucun moyen aujourd'hui de dépister facilement les porteurs de la mutation. Donc, c'est en général à partir d'un premier enfant atteint que l'on va suspecter le diagnostic chez les enfants suivants et essayer de prévenir la maladie.
Les recherches :
Lorsque l'on s'intéresse à une maladie rare, on est souvent bien seul. Nous avons a été seuls pendant très longtemps, car nous étions un petit groupe de chercheurs qui nous intéressions particulièrement à cette maladie. Ce n'est qu'au moment de la carte du génome que les découvertes ont commencé à arriver et qu'un certain nombre de gènes ont été identifiés dans cette maladie. Actuellement, plus de 8 gènes sont connus et clonés. La semaine dernière, il y a eu un article traitant de l'identification d'un 9e gène.
Les recherches se sont orientées, entre autre, vers l'étude des mutations : il était important de savoir ce que faisaient ces gènes mutés. On ne savait pas et l’on ne sait toujours pas très bien quel est le mécanisme qui est atteint dans cette maladie et pourquoi une mutation d'un gène entraîne des conséquences aussi graves pour les enfants. On commence à avancer un peu et c'est une voie tout à fait nouvelle qui est en train d’être explorée.
C’est ainsi qu’on a pu voir que certains gènes étaient déficients dans l’anémie de Fanconi, qu’ils avaient quelque chose à voir avec la stabilité de la cellule et qu'il y avait des relations avec certaines mutations observées au cours des cancers du sein ou de certains cancers de l'ovaire. Donc, ces gènes, dans cette maladie rare, permettent de mieux connaître les mécanismes d’apparition d’une leucémie et de cancers. C'est pourquoi il faut faire de la recherche sur ces maladies. De ce fait, beaucoup de chercheurs commencent à s'intéresser à cette maladie, car c'est une clef pour comprendre d’autres maladies.
On a maintenant des méthodes de diagnostic assez précises, ce qui a débouché sur la possibilité du diagnostic prénatal. Aujourd'hui, avec l'étude des mutations, on peut espérer faire un diagnostic extrêmement précoce, dès le début de la grossesse, et éviter ainsi aux femmes le traumatisme d'un avortement tardif. On a beaucoup parlé d’un cas dans la presse : les parents d'un enfant atteint d'une maladie de Fanconi ont demandé à ce qu'il y ait une sélection d'embryons, non seulement sur la possibilité d'éliminer la mutation, mais aussi sur des caractéristiques génétiques qui en feraient un donneur de moelle ou de sang de cordon possible pour un traitement ultérieur. Un cas qui amène à une réflexion éthique.
Une autre voie de recherche est celle des donneurs pour faire des greffes de moelle. Les enfants atteints de la maladie de Fanconi ont des moelles qui ne fonctionnent pas correctement et il est donc tout à fait légitime de penser qu'on peut leur faire des greffes. C'est un traitement qui marche très bien lorsque ces patients ont des frères ou des sœurs identiques du point de vue des systèmes de compatibilité cellulaire. Dans ce cas, comme il y a une grande proximité génétique entre le donneur et le receveur, les résultats des greffes sont vraiment excellents.
Malheureusement, il n'y a pas toujours un frère ou une sœur identique « à disposition », et les recherches se sont orientées dans deux directions : la première, c'est la constitution de registres de donneurs de moelle non apparentés. Il y a actuellement 8 millions de donneurs dans le monde, parmi lesquels on recherche le donneur identique, c'est-à-dire celui qui serait équivalent au frère ou à la sœur. Mais chacun a des « typages » et des groupes différents, nous sommes tous différents et la probabilité de trouver un donneur n'est pas de 100 %, elle est de l'ordre de 30 %.
La deuxième voie de recherche a été de chercher d'autres cellules que les cellules de moelle, et a abouti à la constitution de banques de sang de cordon ombilical. Le sang de cordon ombilical est plus intéressant que les cellules de moelle adultes parce que les cellules d'un nouveau-né à la naissance n'ont pas la même fonction immunologique que des cellules adultes. Elles sont naïves et, donc les réactions immunologiques entre donneurs et receveurs sont très atténuées, lorsqu'on utilise ce type de donneurs. Ceci permet de faire des greffes qui ne seraient pas identiques pour le système de compatibilité tissulaire. D'ailleurs, la première greffe de sang de cordon au monde a été faite chez un patient atteint de la maladie de Fanconi dont on savait que la sœur n'était pas atteinte par la maladie grâce aux tests faits pendant la grossesse. On savait qu'elle était identique, ce qui a permis de prélever le sang de cordon, de le congeler puis de l’injecter. Cette greffe a été faite, il y a maintenant plus de 12 ans, avec un enfant qui est totalement guéri de cette maladie. C'est donc une approche très prometteuse et qui permet d'avancer.
Bien sûr, on ne s'arrête pas là et c'est une maladie candidate à la thérapie génique. La thérapie génique est une option possible, bien que les progrès soient très lents et comportent pour le moment des risques associés.
Néanmoins, la recherche continue et l'on travaille actuellement sur des vecteurs différents pour faire entrer les gènes dans les cellules ; vecteurs qui permettraient d’éviter ce type de complications. Les différents essais de thérapie génique ont beaucoup fait progresser la science, car ils ont permis de mettre en évidence des effets secondaires qui n'étaient pas attendus, même après les expériences chez l'animal. Parfois, ce n’est qu’une fois le passage à l’homme effectué qu’on se rend compte d’un effet d'une nouvelle thérapeutique.
Ces recherches et ces observations permettent d’améliorer constamment les techniques de thérapie génique. Des recherches sont actuellement en cours, non pas directement sur la maladie de Fanconi, mais sur d'autres maladies héréditaires de la moelle osseuse. Dans la maladie de Fanconi, la difficulté réside dans le fait que les cellules sont tellement malades qu’elles sont très rares. Il est donc très difficile d'introduire un gène dans des cellules déjà très fragiles et en quantité insuffisante. Pour arriver à soigner cette maladie par thérapie génique, il faudra encore attendre un peu et faire des progrès dans la façon d'administrer le gène. Mais cela reste probablement possible dans les années à venir.
Nous avons donc pu faire plusieurs choses dans cette maladie rare.
On a fait avancer le domaine de la génétique et l’on a commencé à comprendre le mécanisme des cancers et des leucémies, ce qui est quand même important. On a un traitement, qui existait même avant que l'on ait découvert les gènes, puisque les greffes dans cette maladie se font déjà depuis une trentaine d'années. On a pu diversifier les sources de cellules qui seraient utilisables. On a pu maîtriser les lois de la compatibilité en prouvant que l'on peut faire des greffes qui ne sont pas strictement identiques. On a un peu compris le mécanisme qui fait que ces cellules sont fragiles, et l’on a une possibilité de le corriger.
Il est important, pour le professionnel de santé comme pour le chercheur d'avoir un contact avec un grand nombre de patients et d'être spécialisé pour une maladie. Il faut avoir beaucoup de malades pour connaître, décrire et expliquer une maladie : il faut suivre les patients, même si l'on ne sait pas quoi faire ; c'est important que le contact avec les médecins ne soit jamais rompu. Ce n'est pas parce que l'on ne sait pas un jour, qu'on ne saura pas le lendemain. La médecine va parfois très vite et la recherche permet de faire avancer les choses.
Beaucoup m'ont posé des questions sur le sujet, voici quelques éléments de réponse au travers d'une plaquette de France greffe de moelle :
DEVENIR DONNEUR
LE DONNEUR
L
a condition absolue de succès d’une greffe de moelle est la compatibilité tissulaire HLA du donneur avec le receveur. Les frères et soeurs sont assez fréquemment compatibles entre eux (30 % des cas).
Pour les patients qui n’ont pas cette chance, un Registre de donneurs volontaires de moelle osseuse a été constitué en 1987.
La compatibilité entre individus totalement étrangers l’un à l’autre se rencontre en moyenne avec une fréquence d’environ 1 sur 1 million. C’est pourquoi l’engagement pour être donneur volontaire est si important.
Quelques conditions essentielles doivent être remplies :
- être âgé de 18 à 50 ans.
- être en bonne santé.
- accepter l’anonymat, c’est-à-dire de donner sa moelle à un malade que l’on ne connaîtra pas.
- être donneur volontaire, bénévole et s’engager à fournir à France Greffe de Moelle ses modifications de résidence.
Le donneur doit pouvoir être contacté par France Greffe de Moelle dans UN MOIS, UN AN, CINQ ANS...ou plus jusqu’à ce qu’il ait atteint sa soixantième année, selon les besoins.
L’intention de devenir donneur volontaire de moelle doit être signifiée par écrit à :
France Greffe de Moelle
Hôpital Saint Louis BP 10
75462 Paris cedex 10
ou à l’Etablissement Français du Sang dont dépend le domicile (adresse disponible sur www.fgm.fr). Le donneur potentiel recevra dans les semaines qui suivent, une convocation du Laboratoire d’Histocompatibilité proche de son domicile, afin de réaliser les examens biologiques sanguins nécessaires à la détermination des caractéristiques définissant sa
"carte d’identité" tissulaire.
FRANCE GREFFE DE MOELLE
C
réée en 1987, France Greffe de Moelle a reçu la mission du Ministère de la Santé, de constituer et de gérer un fichier national de donneurs de moelle osseuse. FGM centralise, par un réseau informatique sécurisé, l’ensemble des caractéristiques des donneurs inscrits par les Centres Donneurs.
D
epuis 1988 existe un réseau de communication, la WMDA (World Marrow Donor Association) qui regroupe les Registres gérant les fichiers nationaux dont FGM est l’un des membres. L’objectif principal est de garantir aux malades un raccourcissement considérable des procédures qui leur donne les meilleures chances de trouver le meilleur donneur, au meilleur moment et au moindre coût, où que ce soit dans le monde.
Chaque patient a ainsi l’opportunité de peut-être trouver un donneur qui lui soit compatible parmi les inscrits dans les divers Registres nationaux. Ils sont actuellement plus de 9 millions.
L
’accréditation WMDA garantit la qualité des informations et la transparence des systèmes développés par chaque équipe nationale. France Greffe de Moelle a été le premier Registre à être reconnu pour la qualité de ses prestations en recevant cette accréditation le 25 mai 2004.
Le typage HLA - Le prélèvement - La greffe
L
e typage HLA est effectué par un Laboratoire d’Histocompatibilité rattaché à l’Etablissement Français du Sang ou à l’Hôpital Universitaire de la région. Cet examen, pour le donneur volontaire, correspond à une simple prise de sang.
Dès lors, toutes les caractéristiques du donneur sont intégrées dans le Registre national géré par France Greffe de Moelle (FGM).
Lorsqu’il y a compatibilité suffisante avec un malade, le donneur volontaire est convoqué à un hôpital proche de son domicile, habilité à réaliser des prélèvements de moelle, pour que soient réalisés tous les examens médicaux nécessaires avant toute anesthésie.
A
la date convenue, la moelle osseuse est prélevée par ponction au niveau des os du bassin (crêtes iliaques), sous anesthésie générale ou péridurale.
La moelle du donneur est reconstituée en 48 heures environ. Le donneur est hospitalisé 2 jours et peut être fatigué pendant une huitaine de jours.
Les seuls risques encourus par le donneur au cours du prélèvement sont :
- le risque anesthésique (quasi nul puisque les donneurs sont prélevés uniquement s’ils sont déclarés à
"risque = zéro").
- exceptionnellement un risque infectieux ou traumatique aux points de ponction.
Les frais engagés par le donneur sont pris en charge par l’hôpital greffeur.
Il peut donner pour un seul patient, une seule fois. Très exceptionnellement, il pourrait être reconvoqué pour le même malade.
S’il le souhaite, il peut devenir donneur de plaquettes sanguines.
Les informations lui seront données à l’Etablissement Français du Sang proche de son domicile.
La préparation et la réalisation d’une greffe de moelle osseuse non apparentée représentent une série d’étapes qui ne peuvent être réalisées que dans les Centres Hospitaliers pourvus de l’équipement nécessaire, par des médecins hautement spécialisés.
Il existe actuellement une trentaine d’unités de ce type en France.
Après un traitement spécifque pour optimiser les conditions de réussite de la greffe, la moelle prélevée sur le donneur est réinjectée au malade par voie intra-veineuse comme une simple transfusion.
LA MOELLE OSSEUSE
n’a rien à voir avec
LA MOELLE ÉPINIÈRE
La moelle osseuse est indispensable à la vie puisqu’elle est responsable de la fabrication des éléments du sang et du système immunitaire :
Globules rouges
Globules blancs
Plaquettes
PRINCIPALES INDICATIONS POUR CE TYPE DE GREFFE :
l’aplasie médullaire,
les leucémies aiguës ou chroniques,
les maladies constitutionnelles
(déficits immunitaires du nourrisson).
Actuellement, les résultats sont très encourageants et ne sont pas statistiquement différents de ceux observés avec un donneur familial.
HÔPITAL SAINT LOUIS - PAVILLON LAILLER
1, avenue Claude Vellefaux - 75462 Paris cedex 10
tél. : 01 55 93 65 34 - web : www.fgm.fr - mail : fgm@fgm.fr
Pour tous ceux qui veulent nous soutenir, ou simplement prendre des nouvelles, voici un blog concernant Emile, notre petit garçon qui est atteint d'une maladie génétique rare : l'anémie de Fanconi.