Elle l’attendait mais l’attente était pénible. Il était parti. Il était dans cette grande maison, aux fenêtres ouvertes en bois franc. La maison de son père. Elle marcha pour calmer ses esprits. Les cerisiers en fleurs l’accueillirent sous leur ombre douce. L’herbe se courba sous une légère brise, ses mèches rousses virevoltaient devant son visage.
Deux mois qu’ils se connaissaient. Deux mois qu’il lui faisait la cour, patiemment. Ils s’étaient embrassés sous les cerisiers, lentement, en n’osant croire à un bonheur si grand. La fraîcheur de la nuit, l’avait fait frissonnée. Elle s’était blottie tout contre lui, heureuse comme elle ne l’avait jamais été. Tout était resté un secret, nul ne savait. Le parc avait toujours été désert quand ils se rencontraient.
Une main se posa dans ses cheveux. Elle se retourna sur son amoureux. Il pleurait. Elle n’avait pas besoin qu’il parle pour savoir quel malheur s’était abattu sur eux. Malgré tout, il murmura tout en la serrant dans ses bras ces mots honnis :
-Il a refusé… Il n’avait plus de doute à présent. Elle pleura tout contre son cœur. L’amour de sa vie lui était refusé. Son père de l’intérieur de la demeure l’appela. Elle lui fit un sourire triste et l’embrassa. Il essuya ses larmes délicatement…
Elle le quitta, le cœur en miette et marcha désespérément vers sa maison. Elle y entra et retrouva son père. Il se tenait la tête entre ses mains, assis dans un fauteuil près de l’âtre. Il lui dit d’un seul souffle qu’un jeune homme voulait sa main mais qu’il ne voulait pas la rendre malheureuse, qu’il avait refusé. Il ne voulait pas qu’elle soit avec quelqu’un qu’elle n’aimait pas. Elle éclata en sanglots.
-Père laissez-moi annoncer mon union!
-De quelle union parlez-vous?
-De celle que je désire de tout mon cœur!
-Si c’est ce que votre cœur désire, ne laissez pas le temps vous éloignez. Rejoignez le. Vous avez ma bénédiction.
Elle remercia son père avec chaleur et se précipita dehors. Dans le parc, le soleil brilla sous les ramilles et son tendre amant l’attendait effondré. Quand il vit son doux visage illuminé de bonheur, il s’élança vers elle. Elle couru vers lui, l’attirant dans ses bras en riant. Son rire cristallin résonna encore longtemps dans leurs oreilles bien des années plus tard. Ils s’étreignirent, s’embrassèrent passionnément et manquèrent de tomber au milieu des fleurs. Ils se serrèrent n’osant croire encore une fois à un jour si merveilleux…
Fin!
Chevalerie
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