Elle était la sur le quai. Le bateau avait la cale pleine. Mais la n'était pas le problème. Il avait besoin d'effectifs. Il ne restait pas assez de matelots. Le problème n’était pas compliqué. Dans le port, une trentaine de gens attendaient une occasion comme celle la. Un de ceux-la était Charlie, il avait 17 ans. Il était robuste, n'avait pas le mal de mer et avait déjà été mousse sur un bateau pour un court trajet. Mais cette fois la le voilier allait longer les côtes de la République des Sargains. Un trajet de plusieurs milles marins. Avec de la chance dans six mois le bateau reviendrait à Port Surlieu. Charlie avait une chance énorme, celle d'avoir une copine. Yselle et lui s'aimaient depuis deux ans. Ils avaient fait connaissance dans le port. Ils l'avaient fait la première fois dans une cabine d,un voilier ancré a Port Surlieu. Un amour passionné mais d'une infinie tendresse les unissaient.
Comme pour réduire a néant tous ses espoirs, Charlie avait été choisi. Il partirait sur le Rubis Bleu. Quand il vint le lui dire, Yselle s'en doutait déjà. Elle avait vu dans ses yeux la même lueur que son père. Elle savait que comme lui il finirait sur la mer. Elle avait pourtant tant espérée mais c'était vain. Ce fut en larmes qu'elle reçut la nouvelle. Il partirait le lendemain à six heures. Il la serra tout contre lui-même. Lui prit le visage et l'embrassa longuement. Cette nuit la ils le firent avec plus de lenteur que jamais. La nuit semblait s'étirer pour qu'ils restent quelques heures de plus ensemble. Mais vint la séparation. La jeune femme se força à sourire en le regardant sur le quai. Il lui envoya la main. Puis pendant qu'elle éclata en sanglots il rentra dans la cabine commune. Il déposa la lettre de sa bien-aimée dans son sac.
On devinait dans le ciel une amorce de tempête. Des nuages noirs menaçants approchaient à une vitesse hallucinante. Le capitaine observait le ciel en fronçant des sourcils. Il n'était pas rare d'avoir des tempêtes dans cette mer agitée. Mais celle-la s'annonçait monstrueuse.
Après deux heures de navigation, elle leur tomba dessus. La tempête orageuse avait commencé son oeuvre. Les vagues s'espaçaient de moins en moins et celles ci prenaient des proportions titanesques. Il pleuvait dru et les vagues montaient sur le pont. Le capitaine criait des ordres à son second en essayant de garder le cap. Deux hommes et lui s’épuisaient a tenir la barre. Et ce qui devait arriver, arriva. Le gouvernail d'étambot se fendit puis s'arracha. On le vit plus loin lors d'un éclair. Puis il fut sur la crête d'une vague et celle-ci s'écrasa sur le pont. Les matelots essayaient d'enlever les dernières voiles pour qu’elle ne se déchire pas. Les autres s'accrochaient péniblement aux bastingages quand le gouvernail les frappa de plein fouet. La majorité tomba à l'eau mais Charlie ne reçut qu'une gerbe d'eau glacée. Il remercia le ciel et se cramponna de toutes ses forces au bastingage. Les dernières voiles enlevées, le reste des matelots s'autorisèrent un soupir qui fut de courte durée. Le mat de misaine c'était mit à grincer en même temps que les deux autres. Il fut le premier à pencher sérieusement vert le pont principal. Puis dans une trompeuse lenteur il s'abatis sur les hommes rassemblé là. Il se fendit en deux morceaux dont un roula et brisa le bastingage de tribord. La vague suivante ramassa 10 hommes qui se perdirent dans la fausse nuit de la tempête. Le navire se cambre sous la force d'une vague. Tout à coup les matelots désespérés virent une trouée dans les nuages. Le soleil s'y déversait. Les matelots s'autorisèrent l'espoir d'y passer mais le bateau passa proche sans y pénétrer. Plusieurs hommes avaient tenus plus lâchement les cordes enroulées autour de leurs mains. Charlie vit avec horreur un de ses amis et cinq hommes glissé sur le pont. Pour tomber ensuite dans la mer. Charlie regrettait amèrement de ne pas être resté à Port Surlieu auprès de sa belle. Ses cheveux blonds si soyeux sur sa nuque. Le voilier fit une embardée et Charlie se blessa à la jambe. Chaque vague venait le brûler. L'insupportable douleur lui fit relâcher le cordage une seconde. Mais cette seconde lui fut e. Il passa par dessus bord.
Vingt minutes plus tard la tempête se calma. Elle laissa un regard de désolation pour les hommes restant. Le capitaine fit un décompte une quarantaine d'hommes s'était noyé. Le voilier était loin de leur point de départ. Mais Port Surlieu restait le port le plus proche. Ils avaient perdu les canots, les trois mats et le gouvernail. Il restait plusieurs voiles en bon état. Les vivres s'étaient perdus, les barils d'eau potables renversés. Ils ne surent jamais qu'elle chance les fit échoué sur la grève à une demi lieue de Port Surlieu. Mais ils en étaient très heureux. Quand Yselle apprit la nouvelle elle pleura de toutes les larmes de son coeur. En se demandant s'il avait lu avant de mourir sa lettre lui disant des deniers au revoirs. Elle annonçait aussi qu'elle était enceinte de lui.
Fin!
Chevalerie