Le Vioxx était promis à un très bel avenir. Et c'est cet anti-inflammatoire vedette qui a fait trébucher l'un des laboratoires pharmaceutiques les plus innovants. Le numéro deux américain, Merck & Co., a payé très cher sa décision de retirer ce médicament de la vente en septembre 2004 : pertes de chiffre d'affaires et de résultats, effondrement du titre en bourse procès en cascade. Le groupe centenaire a courbé l'échine, mais a vite relevé la tête. Ses autres médicaments avec, en tête, l'anti-asthmatique Singulair continuent sur leur belle lancée (+ 20 % en 2006). vaccins prometteurs
Le lancement de trois nouveaux vaccins a été couronné de succès : Rotateq (vaccin à rotavirus contre les gastro-entérites aiguës), Zostavax (contre le zona) et, surtout, Gardasil, contre le cancer du col de l'utérus, qui pourrait se hisser bientôt dans le hit-parade des produits du groupe. En outre, le joint-venture signé dans le domaine cardiovasculaire avec Schering-Plough génère déjà de confortables bénéfices. Autant de moteurs de croissance du chiffre d'affaires et des résultats dans les années à venir. nombreux procès
Les démêlés judiciaires concernant l'anti-inflammatoire Vioxx constituent toutefois une épée de Damoclès. Au quatrième trimestre 2006, le laboratoire a encore dû provisionner 75 millions de dollars pour couvrir les futures dépenses juridiques, après des sommes de 598 millions de dollars au troisième trimestre et de 295 millions en 2005. Merck a toutefois remporté plusieurs victoires judiciaires aux Etats-Unis. Et ces mauvaises nouvelles ont été digérées par la Bourse. Le titre, tombé bien bas, a repris de la hauteur. En un an, il s'est envolé de plus de 30 %. Car, en dépit de toutes ses difficultés, le fleuron de la pharmacie américaine est bien parti pour voir son bénéfice net par action (hors éléments exceptionnels) enregistrer une croissance à deux chiffres jusqu'en 2010 ! |
Un petit aparté concernant mon trade sur Hi média :
"Après de bons chiffres d'activité au quatrième trimestre 2006, le groupe publicis retrouve la faveur du marché. L'année 2007 marquera un net virage sur Internet, grâce à sa récente acquisition de Digitas. Acheter "
cela permettra peut être de renforcer l'aspect spéculatif de Hi-média (OPA) faute de mieux. Je pense que les volumes actuels et la stagnation du titre sont les prémices à une hausse d'ici la publication prévue au mois de mars.
Pour confirmer cela, ce dimanche évo7 sur le forum boursorama, nous donne un lien video sur une interview de rémi Badinet (havas). Très intéressant :
http://tf1.lci.fr/infos/media/high-tech/0,,3392173,00-vie-medias-prochaine-revolution-agences-publicitaires-.html
Entretien avec David Bernard, directeur financier de Hi-Média publié sur boursier le 12/02/2007 :
http://www.boursier.com/vals/FR/david-bernard-directeur-financier-d-hi-media-interview-1577.htm
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