NicOx ne montera pas jusqu'au ciel. Il s'en approche pourtant de très près. Ce lundi 11 décembre, l'action de la firme de biotechnologies s'est encore envolée de près de 19 %, portant la performance à 560 % depuis le début de l'année ! Après des alliances nouées avec Pfizer et Merck, la Bourse parie, une fois de plus, sur le rachat de la société par un laboratoire pharmaceutique. En mal de nouveaux médicaments, les grands de la pharmacie restent, il est vrai, toujours friands d'un ou deux produits en phase finale de développement ou déjà commer******és, susceptible de venir compléter leur portefeuille de molécules. Et, en s'alliant avec des grands de la pharmacie, les petites firmes de biotechnologie, plus productives et fortement consommatrices de capitaux, trouvent justement des moyens de financer leur recherche. Une quête difficile, plus encore pour les jeunes sociétés de petite taille qui n'ont pas encore lancé de produits ou qui ne réalisent pas encore de bénéfices. Le marché a tendance à en sous-évaluer le prix. D'où la multiplication d'alliances, de rachats avec des primes très élevées, voire de surenchères. « L'américain Gilead a fait une offre sur Myogen, Genzyme a renchéri sur Millennium pour remporter Anormed, Eli Lilly a annoncé l'achat d'Icos Partner pour profiter du ****** (traitement de l'impuissance) et enfin Merck & Co a offert une prime de 100 % à Sirna afin d'acquérir sa technologie auréolée du prix Nobel », souligne Michael Sjöström, cogérant de Pictet Funds Biotech, chez Sectoral Asset Management. Cette multiplication des concentrations ouvre de belles perspectives, en favorisant notamment les nouvelles introductions en Bourse. Ainsi le spé******te des dérèglements génétiques Genfit (bénéficiaire) intégrera Alternext le 19 décembre. L'investisseur qui s'aventure dans le secteur doit toutefois faire preuve d'une grande sélectivité.
NicOx, notre préférée
Sur le marché parisien, c'est à NicOx que va notre préférence. Le développement clinique de ses produits est en bonne voie et sa technologie brevetée de libération d'oxyde nitrique a été validée par plusieurs accords. La firme a effectivement présenté les premiers résultats favorables d'une étude clinique concernant le Naproxcinod, molécule en phase III de développement contre l'arthrose. Si la société reste encore déficitaire (15,5 millions en 2005), sa trésorerie de 97,6 millions d'euros lui permet de voir venir.
Transgène, bientôt une alliance ?
Bonne nouvelle pour Transgène, qui vient d'obtenir une aide de 25 millions d'euros de l'Agence de l'innovation industrielle. Cette enveloppe permettra à la filiale à 56,7 % de BioMérieux d'accélérer son développement. Le marché attend toujours une alliance avec un grand laboratoire pour le codéveloppement de son premier vaccin thérapeutique. Le cours en serait dopé. Mais certains spé******tes restent sceptiques.
Cerep doit faire ses preuves
Cerep n'était pas logé à aussi bonne enseigne. L'action a dévissé de 25 % depuis le début de l'année malgré un rebond de 21 % mardi. Si les avancées majeures dans le développement de deux anticancéreux ont été appréciées, la nouvelle stratégie doit faire ses preuves.La société devra aussi renouer avec les bénéfices même si elle continue à réduire ses pertes.
ExonHit avance
Après des débuts boursiers en fanfare (doublement du titre introduit à 2,89 euros le 18 novembre 2005), le spé******te de l'analyse du génome fait moins d'étincelles. Pourtant, le développement d'un de ses produits prometteurs (contre la maladie d'Alzheimer) avance. L'entreprise, qui disposait de 11,5 millions d'euros au 30 juin dans ses caisses, réduit ses pertes.
BioAlliance, fin prêt pour 2007
C'est le 13 octobre que la société a obtenu l'autorisation de mise sur le marché du Loramyc, qui pourrait capter, selon certains analystes, un tiers du marché de la candidose oropharyngée chez les patients immunodéprimés. BioAlliance Pharma compte toujours lancer ce premier produit début 2007.
Innate, une belle pépite
Enfin, les investisseurs qui ont choisi Innate Pharma n'ont pas eu à le regretter. Depuis son entrée au compartiment C d'Eurolist, le 31 octobre, le spé******te de l'immunothérapie a gagné près de 18 %. Cette belle pépite, qui a noué un accord de partenariat avec le danois Novo Nordisk, reste à des cours d'achat