LEVER DE RIDEAU
Bonjour à tous.
Moi c’est Julie, élève de 4e
à l’Institution Guynemer, passionnée de Théâtre depuis toujours. Je suis montée
sur les planches à l’âge de 12 ans.
J’aime le Théâtre car c’est un
moyen de m’exprimer.
Je le pratique dans une troupe de
théâtre à Ressons/matz. (2h /semaine).
Le Théâtre c’est une activité
« que chacun découvre son potentiel d’expression, pour que chacun apprenne
à jouer et à travailler avec l’autre dans la tolérance, mais surtout pour que
le mot apprendre soit lié au mot plaisir ».
J’ai longuement conversé avec M.
Yannick Le Perff, mon professeur qui vit complètement de sa passion : Le
Théâtre.
Voici un aperçu des questions
posées et de notre conversation :
Qu’aimez-vous dans le théâtre
?
La magie du rideau qui se lève et
qui se referme en vous ayant peut-être fait croire à l’impossible. Les
rencontres humaines et le plaisir de la découverte. L’enfance est encore
présente lorsque l’on joue ou lorsque l’on fait jouer les autres.
Comment en êtes-vous arrivé à
faire du théâtre ?
Dès l’enfance, le plaisir du jeu
était dans l’oubli de soi. Jeune adulte, la réalité ne m’amusait pas plus que
cela et c’est dans l’imaginaire (écriture) que j’allais chercher mon équilibre.
Je me suis alors aperçu lorsqu’il fallait jouer devant les autres, que je me
sentais bien et mal à la fois, mais le plaisir l’emportait finalement. Par la
suite j’ai travaillé dans différents domaines et l’opportunité s’est présentée de
devenir comédien professionnel en abandonnant le travail que je faisais alors.
J’ai passé le pas.
Depuis combien de temps
faites-vous ce métier ?
Depuis 1995.
Qu’est-ce qui vous a donné
envie de faire du théâtre ?
J’avais joué dans une colonie de
vacances dans un film imaginé et réalisé avec les animateurs et les autres
enfants. Peut-être que cette aventure est l’une des premières actions
marquantes pour le plaisir d’imaginer une histoire. Je pense que le plaisir
reste le principal moteur des envies et des décisions à prendre.
Comment produisez-vous une
pièce de théâtre ?
Il faut avoir la pièce, les
comédiens, les lieux (répétition et présentation), les moyens techniques
(décors, lumières, son et costumes) et surtout les moyens financiers de
réaliser l’aventure.
Combien de temps mettez-vous à
monter une pièce de théâtre ?
Cela dépend évidemment du projet
(la pièce, la distribution et les moyens), une pièce se monte en quelques
semaines sur le plan artistique, les comédiens arrivent sur le plateau pour les
répétitions (texte su à 75%). La mise en scène est finalisée lors des dernières
répétitions en costumes et lors des premières représentations.
Quelle est votre pièce de
théâtre préférée et pourquoi ?
Je n’ai honnêtement pas de pièce
préférée. J’aime autant les classiques de Molière et de Shakespeare que la
pièce de Jean POIRE « la cage aux folles ». J’ai une préférence pour
les pièces qui divertissent avec intelligence, avec une certaine réticence
celles qui ennuient le public.
Comment travaillez-vous avec
les élèves ?
Qu’il s’agisse des enfants ou de
jeunes adultes, je m’adresse avant tout à des personnes capables de faire et
d’imaginer. Je valorise les efforts et ne donne aucune note. J’accompagne et
révèle ce qui existe en chacun. Il est crucial de faire prendre conscience des
petites avancées car souvent ce sont ces légers progrès qui autorisent les
grands déclics.
Les superstitions des
comédiens ?
Il y a toujours eu des traditions
et rumeurs pour colporter celles-ci à travers les âges, « le vert »
fameuse couleur soit disant à éviter sur scène, le mot « corde »
qu’il ne faut pas prononcer sur une scène de théâtre et en coulisse, ou encore
le mot « merde » que l’ensemble d’une troupe s’évertue à dire aux
partenaires avant d’entrer sur scène auquel il ne faut jamais répondre par un
« merci » mais par plusieurs « merdes » consécutifs. Toutes
ces croyances portent en elles le mystère du monde théâtral.
Voilà, j’espère que mon article
ne vous a pas trop ennuyé mais qu’au contraire j’ai pu transmettre, à quelques
unes ou quelque uns, l’envie de faire du théâtre.